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De sang, d'écume et de glace tome 1 sur 3
EAN : 9791022405775
640 pages
Michel Lafon (06/04/2023)
4.27/5   380 notes
Résumé :
Des personnages haut en couleurs et décrits avec minutie et malice, des décors qui transporteront le lecteur dans l'univers conté par l'auteure, une intrigue à couper le souffle : Alexiane de Lys sait comment captiver son lectorat !

La perspective de passer ce qui pourrait être son dernier été loin de chez elle n'enchante pas vraiment Perséphone. La jeune fille atteinte d'une mystérieuse maladie qui l'affaiblit de jour en jour se retrouve coincée dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
4,27

sur 380 notes
Par quoi vais-je bien pouvoir commencer 🤔 ?

Tout d'abord, arrêtons-nous un moment sur la couverture... Que dire de cette sublime couverture ? En fait, il suffit de la regarder et tout est dit je crois ? Voyez par vous-mêmes ! Ce n'est pas la première fois que je vois l'un des travaux de Tiphs et grâce à ceux-là, j'ai vraiment envie de découvrir son travail d'auteure (et toujours plus de ses merveilleux dessins !)

Ensuite, c'est vraiment un plaisir de lire Alexiane de Lys ! Elle sait toujours nous harponner avec ses histoires 😁 Sa plume est tellement claire, limpide et surtout très efficace à lire, que l'on ne voit pas les pages défiler et pourtant, on en redemande encore et toujours plus ! Elle apporte toujours un soupçon d'humour via ses personnages, ce qui allège le ton parfois dur du roman. Et c'est tellement rafraîchissant !
À chaque nouveau roman que je lis, je me demande toujours d'où peut donc venir toute cette imagination ? Alexiane de Lys arrive à nous emmener avec elle dans chaque détail, dans le moindre recoin de chaque description qu'elle nous fait ! C'est si bien détaillé qu'on a l'impression d'y être (et même de vouloir y aller !) J'attends ainsi toujours avec beaucoup d'impatience ses nouveaux livres 😁



Parlons maintenant du livre de sang, d'écume et glace !
Perséphone est une jeune fille très mal dans sa peau. Pour preuve, elle déteste ce prénom et préfère qu'on l'appelle Penny ! Elle se fait insulter par ses camarades de classe car elle est différente des autres. En plus de cela, il semblerait qu'elle soit atteinte d'une maladie inconnue qui la ronge à petit feu. Ainsi, c'est tout naturellement qu'elle pense passer l'été cloîtrée chez elle sans sortir, se laissant dépérir... mais c'est sans compter sur son père qui va changer ses plans ! En effet, ce dernier va l'envoyer chez sa soeur, en Bretagne, afin qu'elle s'aère et change d'environnement ! Sans savoir que Perséphone ne sera plus jamais la même après ce voyage...



Présentons un peu les personnages :
Perséphone devrait être une jeune adolescente comme les autres mais sa "maladie" lui gâche la vie et l'empêche de se projeter dans le futur ! de plus, elle se laisse totalement marcher sur les pieds à cause de cela et n'ose pas envoyer balader ceux qui s'en prennent à elle ! Cependant, cela pourrait changer après son arrivée en Bretagne !
J'ai également remarqué que Perséphone a une façon assez intrigante d'appeler ses parents : le paternel, ma génitrice, mère Teresa, la daronne... Bien sûr elle les appelle aussi papa et maman de temps en temps mais c'est étrange tout de même... Est-ce que son langage signifie quelque chose de spécial ou est-ce que j'analyse trop ? Après tout, de nombreux jeunes appellent leurs parents de cette manière...
On remarque qu'elle a très souvent été attirée par l'eau (on en avait déjà la preuve puisqu'elle adore prendre de longs bains) mais encore plus lorsqu'elle est arrivée en Bretagne ! Une fois dans l'océan, c'est comme si elle avait enfin trouvé sa place dans le monde, comme si elle était chez elle... au point de ne plus vouloir en sortir ! Par ailleurs, c'est toujours près de l'eau qu'on tente de l'enlever 🤔 Tiens, en parlant d'enlèvement, est-ce que la raison d'être de Penny est de toujours se faire enlever ou va-t-elle, à un moment ou à un autre, se rebeller et agir ? D'abord, elle se retrouve aux mains des "sorcières" comme elle les appelle ; puis elle se fait kidnapper par un personnage mi-humain mi-requin... À croire qu'elle en est réduite à une simple proie ! Pourtant, elle s'est débattue face aux deux garces (pas suffisamment...) et, grâce à sa métamorphose, elle a réagi plus fortement face à Mewen (n'est pas sirène qui veut Penny !). Mais, n'ayant pas été éduquée en tant que sirène, elle s'est vite fait avoir... Néanmoins, il se pourrait bien, qu'avec un peu d'entraînement, elle devienne l'une, si ce n'est la meilleure et plus puissante sirène n'ayant jamais existé !
En parlant de métamorphose, celle de Perséphone fut vraiment dégoûtante à lire ! Âmes sensibles, vous êtes prévenues ! Pourtant, ça ne m'a pas dérangée le moins du monde ! Attention, je ne dis pas que je ne me suis pas sentie écoeurée face à la description de la transformation de Perséphone, loin de là ! Toutefois, il fallait bien en arriver là pour qu'elle devienne enfin qui elle devait réellement être ! Après tout, dans la nature, certaines espèces muent (ce qui pour nous pauvres humains peut paraître dégoûtant) mais cela est tout à fait naturel ! Au contraire, l'auteure a parfaitement retranscrit cette métamorphose !
Plus elle en apprend sur la vie des Marie Morgane, mais aussi des Margygr et des Iemanja, plus Perséphone grandit et change. La pauvre proie se transforme en véritable prédatrice ! Bon, ok, il lui reste quasiment tout à apprendre sur ses nouveaux "pouvoirs" mais instinctivement, elle arrive déjà à manipuler l'eau ! Et aussi, à utiliser son chant ! Ça promet donc pour la suite 😉

Mewen est un triton qui doit obéir à sa reine. Pour cela, il va employer tous les moyens nécessaires afin d'enlever Perséphone, allant jusqu'à l'assommer ! Au début, c'est quelqu'un de fier : il obéit, courbe l'échine devant les autres sirènes et ne fait jamais ce qu'il désire ! Après tout, chez les sirènes, ce sont les femmes qui sont les maîtresses ! Les hommes sont traités comme des moins que rien ! Il ne montre aucune compassion envers Perséphone, il ne la traite pas bien du tout ! Il suit les règles comme un bon petit toutou ! Pourtant, il a un statut plus élevé que les autres hommes puisqu'il est un grand guerrier, mais cela n'est pas suffisant pour qu'on le traite mieux... C'est donc tout naturellement qu'il rêve de liberté, de ne plus se soumettre à personne... son salut viendra peut-être de Perséphone 🤔😉 Ensuite, plus il passe du temps avec cette dernière, plus son comportement se fait moins radical, dirons-nous. Il n'hésitera pas à l'aider (aide qu'il recevra en retour de la part de celle-ci) et l'accompagnera même pour son périple...
Il est vrai que c'est un personnage qui ne s'ouvre pas beaucoup, mais Perséphone va arriver tout de même à lui soutirer quelques informations sur son passé, mais aussi sur l'histoire des sirènes... Ce qui, je trouve, lui permet de ne plus tout ressasser tout seul dans son coin... C'est une bonne chose que, doucement, il parvienne à mettre sa rancoeur vis-à-vis de Perséphone de côté, pour découvrir qu'elle se soucie véritablement de lui (même si elle préférerait mourir plutôt que de lui l'avouer !)

Au départ, la relation entre Perséphone et Mewen n'était pas du tout agréable : l'un ayant kidnappé et assommé l'autre ! Mais plus on avance dans l'histoire, plus l'un comme l'autre comprend que leurs vies n'ont pas été roses ! Perséphone est traitée vraiment méchamment par Mewen parce que 1) elle est une femme et que chez les sirènes il est question d'un système matriarcal où les hommes sont relégués à être des sous-fifres des femmes et 2) parce qu'elle est une humaine et qu'il hait au plus haut point les humains car ces derniers abîment et détruisent la Terre sur laquelle ils vivent (encore plus les océans : réchauffement climatique, destruction des coraux, plastique qui tue plein d'espèces...). On apprendra également une autre raison de son désamour des humains lors d'un moment particulièrement touchant de communication avec Perséphone. Pourtant, dans certains de leurs actes, je peux y percevoir un petit quelque chose ; je ne dirais pas qu'ils se font confiance (pas pour l'instant en tout cas) mais il me semble que leur relation pourrait se diriger vers un partenariat assez efficace ! En plus, je suis assez intéressée de savoir pourquoi Perséphone est "liée" de cette façon à Mewen ; j'ai hâte d'en découvrir la raison ! Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, lisez ce livre 😉

La tante Méduse est trop drôle et en même temps assez mystérieuse, elle ne délivre des infos qu'au compte-goutte... mais c'est ce qui la rend tellement intéressante ! Elle va être d'un grand secours pour Penny, je dirais même, un grand soutien pour elle ! Je la trouve vraiment géniale ! J'ai beaucoup aimé en apprendre petit à petit sur elle, sur son histoire. Et maintenant que je connais la véritable identité du père de Penny, je suis impatiente de savoir comment tante Lee-Anne s'est retrouvée mêlée à tout ça !

Trestana est la fille de la reine des Marie Morgane et je m'attendais à ce qu'elle soit aussi calculatrice que sa mère (je ne sais pas pourquoi mais c'est l'idée que je m'étais faite d'elle) alors qu'en fait, pas du tout, c'est même le contraire ! Elle rêve de liberté, de pouvoir aller sur terre, de faire ce qu'elle a envie de faire sans tout le protocole guindé des Marie Morgane et surtout de son rôle d'héritière ! Elle va devenir une alliée de Penny, et pourquoi pas, ça serait intéressant je trouve, une bonne amie !

En revanche, cette Izold me sort par les trous de nez ! Dès qu'elle apparaît je ne peux m'empêcher de fulminer ! Elle est vraiment l'archétype de la sorcière ! Elle est trop ancrée dans le passé et les traditions qu'elle est prête à tout pour suivre ses propres règles, quitte à tricher et manipuler les autres ! En plus, elle est conseillère de la reine des Marie Morgane, donc elle possède un pouvoir relativement fort...

Dahud, la reine des Marie Morgane, me laisse perplexe. Je ne sais pas si elle est vraiment la grande méchante ou si elle cherche réellement à aider Perséphone ! En même temps, ce n'est pas en menaçant ses parents qu'elle va vraiment l'aider 🤔 Mais tout de même, j'ai voulu croire à son histoire, à tout ce qu'elle racontait à Penny sur le passé des différentes sirènes... Pourtant, il semblerait qu'elle lui ait menti d'après Hildr, la reine disparue des Margygr... Qui ment ? Qui dit la vérité ?...



Ce qui m'a le plus intriguée dans ce livre ?
Premièrement, les requins sont gentils et les dauphins méchants 😱 Why not ? Il n'empêche que quand le mégalodon est apparu, j'avais l'impression de me retrouver dans le film En eaux troubles avec Jason Statham et je peux vous dire que beaucoup de gens se font manger dans celui-ci donc... j'ai flippé pour Penny mais aussi pour moi pauvre lectrice 😰





Pour conclure, je dirai que j'ai eu vraiment du mal à lâcher ce livre tellement j'ai adoré cette aventure 😍... J'étais tellement prise dans l'histoire que j'aurais pu continuer ma lecture, surtout après les révélations de la fin 😨🤔 mais ne soyons pas trop gourmande ! Je vais digérer tout ça et attendre avec impatience la suite 😉
Dans ce premier tome, nous découvrons comment les Marie Morgane vivent, où elles vivent, nous en avons des descriptions extrêmement bien détaillées ; aussi, je suis impatiente de découvrir ce qu'il en est des deux autres espèces de sirènes, puisqu'il semblerait que Perséphone et Mewen soient amenés à rencontrer au moins l'une d'elles 🤔...
Curieux hein ?


Plongez vous aussi au coeur de l'océan en compagnie de Perséphone... et laissez-vous entraîner dans ses profondeurs...



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« - Les anémones sont de terribles prédateurs. Et celles-ci ont été génétiquement modifiées pour neutraliser tous les intrus des maisons dont elles gardent l'entrée. Si vous touchez un de ces tentacules, vous allez le sentir passer.
- Bon d'accord ...mais comment fait-on pour entrer ?
- Je ne sais pas comment ça se passe par chez vous, mais nous, on frappe ou on sonne et, généralement, ça suffit pour qu'on vienne nous ouvrir. »

Baccalauréat, des douleurs, du harcèlement, un physique différent, des vacances en Bretagne, tante Méduse, des aquariums, des crimes, des choses fascinantes, des secrets, des problèmes épidermiques, l'océan qui chante, une attaque, de l'exaltation, un puissant inconnu, une transformation, un enlèvement, une marée mortelle, une légende, une capitale secrète..

Un roman fantastique (Au propre comme au figuré !) avec une héroïne qui au départ se sent vraiment seule, dépassée par les événements, et qui ne veut pas être un "monstre".
Ensuite, elle ne se laissera pas faire, s'habituera à sa nouvelle apparence, assumera des révélations, vivra des aventures, acceptera un marché, et fera face à son destin.

L'écrivaine Alexiane de Lys m'a complètement enthousiasmée avec ce premier tome !

Cette série en comporte trois déjà sortis, vivement que je puisse les lire.

Alexiane de Lys avait été primée pour sa série « Les ailes d'émeraude ».

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Très honnêtement, si j'avais vu ce roman dans une librairie sans en avoir entendu parler, je ne l'aurai pas acheté. Il y a un an ou deux, il m'aurait vraiment fait de l'oeil, mais maintenant je ne lis plus autant de fantastique et ce n'est plus trop mon genre de prédilection (alors qu'avant vraiment je les dévorais !).
Sauf qu'une pote (Elisa_22 si tu passes par là :D) me l'a énormément conseillé, et comme elle a très bien fait marcher sa propagande je l'ai acheté !

Déjà une ligne sur la beauté du bouquin ! Bon, je me suis arrangée pour le lire pendant les vacances, parce que l'emmener en cours vu sa taille et son poids non merci… Mais il est vraiment beau, surtout au niveau de la couverture !
Par contre, je trouve que les pages sont trop grandes et l'écriture trop compacte par moment, et ça fait un peu peur en le commençant du coup.

Sinon, rien qu'après ma lecture du premier chapitre, j'ai été un peu nostalgique.
Parce que j'ai eu une période où je lisais des tas de fantastique/young adult et retrouver ce style d'écriture et ce schéma narratif ça m'a rappelé plein de souvenir !

Ensuite, j'ai eu un peu peur parce que les 100 premières pages ont été longues et ne m'ont pas happé dans l'histoire. J'aimais bien Perséphone mais sans plus, l'écriture était assez jeunesse, et je m'ennuyais un peu (à part les passages avec la tante Méduse qui me fait trop rire).
Mais j'imagine que c'est juste le temps d'introduire l'univers parce qu'après je ne sais pas exactement comment, je l'ai littéralement dévoré.

Déjà, le principe des sirènes basées sur le folklore breton c'est super bien trouvé et c'est très bien fait ! C'était la première fois que je lisais un livre qui parle de ce type d'univers et j'avais vraiment peur d'un côté enfantin mais pas du tout, c'est immersif et approfondi, donc j'ai été très agréablement surprise par cet aspect là.

Ensuite, mais quand je dis que j'ai dévoré les quasi 350 pages restantes, c'est que je l'ai pratiquement lu d'une traite, et quand je ne lisais pas je n'arrêtais pas d'y repenser.
Et c'est assez bizarre parce qu'en soi l'histoire n'a rien de particulier, il y a des rebondissements mais je les ai pratiquement tous vu venir (à cause du côté jeunesse sans doute), et même si la relation Perséphone-Mewen est super bien faite, ça ne justifie pas une addiction pareille !

À part ça, je pense que le point fort du roman, en laissant l'univers de côté, c'est comme je l'ai dit plus haut la relation Perséphone-Mewen, et les personnages en eux-mêmes. Parce qu'ils sont assez bien développés pour la plupart et vraiment, la relation entre les deux protagonistes est très bien construite et incroyable ! On s'y attache trop et on a envie de la voir évoluer et de suivre son développement.

Tout ça pour dire que j'ai vraiment été surprise par ce roman, je ne pensais pas l'aimer autant ! Et je pense que j'achèterai rapidement la suite pour pas perdre cet élan d'enthousiasme.
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Rien qu'avec sa sublime couverture, j'étais déjà sous le charme de cet ouvrage ! de plus, n'ayant pas pour habitude de lire des romans avec des sirènes, il me tardait de découvrir les aventures de Perséphone / Penny. Honnêtement, c'était très sympathique et distrayant ! Je cherchais quelque chose de léger dans le genre young adult et ce titre a su répondre à mes attentes. Cependant, il est loin d'être parfait… Les défauts sont nombreux et pourront parasiter le plaisir de certains. Tout dépend de ce que vous attendez en plongeant dans ces pages !

Ce titre est principalement à destination d'ados et de jeunes adultes. Ces derniers s'identifieront peut-être à notre pétillante narratrice venant juste de passer son bac. Jusque-là, ses principales préoccupations concernaient le lycée, le harcèlement dont elle faisait les frais ainsi que des problèmes de santé. La pauvre jeune fille souffre d'une maladie inconnue qui semble la ronger progressivement. Au départ, j'ai aimé le fait que Penny soit différente des autres, car cela changeait des personnages féminins canons et badass que l'on a l'habitude de croiser. J'espérais que l'autrice en profite pour mettre en avant le caractère de son héroïne et que celle-ci apprenne à aller de l'avant, malgré ses imperfections… Hélas, le récit a complètement changé cette tendance, balayant alors mes espoirs… C'est un peu spoiler toutefois, vous devez vous en douter : le personnage sur la couverture n'est autre que Penny sous sa véritable forme. En réalité, la demoiselle est une beauté au visage doux, aux formes généreuses et à la peau chocolat. Bien que j'apprécie le fait d'avoir une héroïne non-caucasienne (c'était l'une des raisons qui m'avaient poussé à acquérir ce livre !), j'ai regretté qu'elle devienne une femme à la plastique de rêve… Un peu d'imperfection aurait été original !

Si l'on passe outre son physique avantageux, Penny est un personnage principal attachant, mais assez classique. Certes, j'ai pris beaucoup de plaisir à la suivre et son humour m'a décroché quelques sourires toutefois, elle ne sort pas des sentiers battus. Elle s'adapte très (trop !) vite à ses pouvoirs latents, se comporte de façon peu mature, voire comme une pré-ado dès qu'il a été question de partir en vacances chez sa tante bretonne et ne réfléchira pas toujours à ses actes. Elle est également vite émoustillée face au beau torse musclé de son ravisseur… Il est à noter que si vous en avez assez des schémas vus et revus, je vous conseille de passer votre chemin ! On est sur une énième saga avec une héroïne forte, courageuse et au caractère bien prononcé. Celle-ci a des origines inconnues, mais également des pouvoirs incommensurables (laissant présager un parent surpuissant). Suite à une rencontre inattendue d'un beau gosse avec qui elle va entretenir une relation « chien et chat », elle va plonger dans un univers aussi incroyable que méconnu… mais va facilement trouver sa place. le tout est saupoudré de personnages manichéens. Rien de nouveau sous le soleil… Néanmoins, c'est tout de même bien passé avec moi ! En effet, le ton humoristique dans la narration a réussi à gommer toutes ces imperfections. de plus, j'ai aimé quelques protagonistes, comme au beau Mewen dans ce monde ultra-féministe ainsi que la fameuse Tante Méduse dont le caractère est aussi excentrique qu'atypique.

Comme expliqué plus haut, je n'avais pas spécialement envie d'originalité. Je cherchais simplement de la légèreté et une ambiance maritime. Or, la plume d'Alexiane de Lys est vraiment très fluide, efficace et dynamique. Elle se lit très bien ! On ne ressent aucun ennui, car tout se goupille avec aisance et sans temps morts. En outre, l'univers des sirènes est très riche et plus complexe qu'on ne le pense ! Les mythes sont bien intégrées au texte. Si vous avez adhéré à la série « Les Ailes d'Émeraude », vous devriez accrocher à cette nouvelle saga. Honnêtement, j'ai ressenti énormément de similitudes. J'ignore si c'est volontaire ou non cependant, il y a beaucoup d'éléments en commun, que ce soit au niveau des personnages ou de certains rebondissements… Une fois de plus, cela ne me dérange pas néanmoins, je comprends que cela puisse rebuter d'autres lecteurs.

Vous l'aurez compris : ce premier tome propose une bonne dose d'action, tout en introduisant bien son univers. Certes, il souffre de plusieurs points faibles, notamment son côté classique, toutefois, j'ai pris plaisir à le découvrir. Si j'en ai l'occasion, je lirai volontiers le second tome lorsqu'il sortira !
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Attention aux SPOILS !
Fervent lecteur d'Alexiane de Lys, je me suis jeté sur "De Sang, d'Ecume et de Glace" dès qu'il est sorti. J'étais ravi d'entreprendre cette croisière sur l'océan (c'est le cas de le dire) d'un tout nouvel univers onirique. Et je n'ai pas été déçu !
Plus je tournais les pages, plus je me disais avec une certaine ironie que l'intrigue ressemblait beaucoup à celle des "Ailes d'Emeraude" mais sous l'eau (mais loin de moi l'idée de réduire cet ouvrage à l'histoire d'un livre déjà écrit, bien que LAE soit une trilogie époustouflante, entendons-nous bien).
Voici quelques exemples de comparaisons amusantes : Perséphone est une adolescente/jeune adulte un peu en marge de la société, ce qui était un peu le cas de Cassiopée (bien que celle-ci soit en plus orpheline). Mewen est l'équivalent de Gabriel, un psychopathe flippant qui kidnappe la protagoniste sans crier gare (et qui peut se montrer particulièrement ambivalent d'un point de vue émotionnel). Et il existe trois "camps" (ou peuples) de sirènes : les Margyrs, les Marie Morgane et les Iemanja, ce qui rapproche beaucoup cette division de celle opérée dans LAE (avec les Myrmes, les Narques et les Krylatyys). Et cette similitude rend pour ma part l'intrigue d'autant plus captivante !
Mais sortons un peu de cette comparaison entre LAE et SEG. L'histoire en elle-même est aussi belle qu'elle est effrayante. Toute cette étendue sous-marine de merveilles insoupçonnées (et dont il ne faudrait pas sous-estimer le danger qu'elles représentent) me font beaucoup penser à cette peur qu'on ressent parfois lorsqu'on n'a plus pied dans la mer, et qu'on s'imagine tout un tas de bêtes flippantes prêtes à nous dévorer juste en-dessous de nos jambes frétillantes...
Si tu vois ce message, Alexiane de Lys, j'ai A-DO-RÉ Tante Méduse (comme beaucoup d'autres). Aussi excentrique qu'elle est déterminée, sa passion pour les fonds marins et sa faune a fini par moi-même me happer dans son univers délirant. J'espère que d'autres personnages comme ceux-là (drôles et originaux) viendront combler les futurs univers oniriques que tu nous offriras. Elle m'a beaucoup fait pensé à Grace dans Avatar (mais en plus folle, c'est le cas de le dire).
L'auteure a également contribué à éveiller ma curiosité à l'égard d'une région de France en particulier : la Bretagne. Et cette intrigue me donne même l'envie d'aller visiter la région de mon arrière-grand-mère. Désormais, quand je mange des galettes bretonnes, je pense à Tante Méduse et à la ville de Brest. Je trouve cela fascinant à quel point une fiction peut nous donner la simple envie de voyager. Plus simplement, j'admire la facilité avec laquelle quelques mots bien juxtaposés peuvent stimuler notre soif de découvertes !
Quelque chose m'a toutefois surpris dans ce roman, sans pour autant que cela soit perçu comme une "faute de style" ou une "HoRrEuR dE lA lItTéRaTuRe". Cette chose, c'est le passage du présent de l'indicatif au passé. Les fidèles lyséens (lol) savent comme moi que l'auteure a toujours écrit ses romans au présent de l'indicatif et à la première personne du singulier. Toutefois, SEG est écrit au passé (mais toujours à la première personne). Alors, je m'interroge sur les raisons de ce changement. En tant qu'auteur.e, on est bien sûr libre de changer le temps ou le ton de notre récit, mais peut-être que des raisons plus profondes (et qui vont au-delà d'une simple décision intuitive) peuvent être intéressantes à évoquer.
Que dire d'autre encore sur ce roman ? Ah oui ! J'ai beaucoup apprécié mes retrouvailles avec la "petite voix". A croire qu'Alexiane de Lys écrit elle aussi ses histoires avec une conscience insupportable qui lui murmure des phrases cinglantes en permanence. Je me rappelle encore un extrait de l'ouvrage : "Je n'ai pas envier d'y aller" et la petite voix rajoute : "Allez où d'ailleurs ?"
Dans LAE (oui encore), Alexiane de Lys explique (SPOILS) que c'est une conscience. On finit par comprendre que c'est une sorte d'antenne qui permet de manipuler les esprits. Mais il faut croire que l'auteure ne voulait pas s'en séparer, même après LAE ! Et ce que je peux comprendre, elle ajoute à l'intrigue une touche de légèreté qui fait franchement bien rire, après tout !
Et que dire du talent de l'auteure pour les petits surnoms bien sympathiques ? Mewen a eu l'honneur d'être surnommé "Fessier d'Enfer" par cette folle de Tante Méduse. J'avoue que j'ai tellement rigolé que je me suis demandé si les voisins n'allaient pas appeler le SAMU ou les pompiers. Cela me rappelle le surnom de Gabriel dans LAE (oui encore) : Levi's man.
Je souhaite à Alexiane de Lys (notre mère-divine à tous [lol]) tout le courage du monde pour la rédaction et la publication de la suite de SEG. J'attends avec patience la sortie de futurs livres ou trilogies pour venir alimenter mon Imagination à la soif inextinguible !
La vie d'un.e écrivain.e est semée d'embûches, mais la satisfaction procurée par la publication d'une histoire dans laquelle on s'est dévoué corps et âme est d'une valeur inégalée.

SHDB.





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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
- Tu faisais quoi, chez lui ?
- Non, mais c'est pas tes oignons, espèce de curieuse !
- Allez, quoi. Tu peux bien me le dire, non ?
Elle a détourné le regard et tendu la main vers le paquet de cigarettes posé sur la table. Je l'ai devancée en subtilisant les clopes et en les écrasant dans mon poing.
- Ah oui, tu vas arrêter de fumer aussi. C'est vraiment pas bon pour le stress, paraît-il. Ça aidera peut-être tes ulcères.
- Mince, a-t-elle grogné en se massant les yeux. T'aurais pas pu y rester, chez les sirènes ?
- Donc, on en était où ? Ah oui, la raison pour laquelle tu t'étais réfugiée chez ton ex-mari, cette nuit.
Elle s'est affalée contre le dossier de sa chaise avec le même air boudeur qu'une gamine de six ans à qui on viendrait de refuser une sucrerie.
- C'est pas mon ex-mari, je te rappelle. On est juste séparés.
- Essaie pas de noyer le poisson, ça marche pas.
- C'est toi que je voudrais noyer, là.
- Ça revient au même. Donc ?
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La porte d'entrée a claqué et tous mes nerfs se sont relâchés d'un coup. J'allais me lever pour rejoindre le paternel au rez-de-chaussée quand je l'ai entendu monter les marches quatre à quatre.
Je me suis demandé à quel genre de menace il tentait d'échapper avant de réaliser qu'il allait certainement me proposer un cinéma pour profiter de l'absence de mère Teresa. Seulement non, ce n'était pas ça.
Du tout.
Il a fait irruption dans ma chambre, sans frapper, essoufflé et les cheveux en bataille. Ses yeux brillaient tellement d'excitation que j'ai dû plisser les miens pour l'observer. Le pendentif en forme de clé qu'il ne quittait jamais a tressauté contre son torse alors qu'il débaroulait dans mon espace privé.
Il ne m'a même pas adressé la parole au début, et moi j'étais trop choquée pour l'ouvrir. Il s'est contenté de saisir ma valise flambant neuve, au-dessus de l'armoire, et de la lâcher sur mon lit.
- Euh... Papa ? Tu fais quoi, là ?
- Prépare tes affaires pour deux mois, Penny. Tu pars en vacances.
Je suis restée bête un court instant, alors qu'il vidait le contenu de mes tiroirs directement dans la malle.
- Tu peux répéter ?
- Toi. Vacances. Deux mois. Sans parents.
J'ai eu l'impression d'être frappée par une météorite.
- Mais... mais j'étais pas au courant !
- Encore heureux ! Tu aurais forcément gaffé auprès de ta mère et là, on aurait été marron.
- Elle ne sait pas ?
Je tombais de Charybde en Scylla. Il s'est arrêté quelques secondes pour me dévisager d'un air presque désolé.
- Ma puce, si ta mère le savait, elle nous aurait tous les deux enfermés à double tour dans nos chambres respectives et elle aurait installé un dragon au pied de l'escalier. Tu veux bien m'aider, s'il te plaît ? On n'a pas beaucoup de temps.
Je me suis levée mécaniquement pour l'assister dans sa tâche. Mon coeur battait si fort dans ma poitrine que j'en avais mal à la tête. J'ai commencé à sentir la peur mordre dans mes entrailles et je me suis mise à trembler.
- Papa, je veux pas y aller.
Aller où, d'ailleurs ?
- Ah ? J'ai peut-être omis de préciser que tu n'avais pas le choix ?
- Mais... mais tu m'envoies où ?
- En Bretagne, ma chérie ! Chez tatie Lee-Anne.
Mes intestins ont fait un double noeud et ont serré très, très fort.
- Tante Méduse ? Mais papa, je ne peux pas, elle habite au bord de l'Océan, il paraît !
- Oh, a-t-il geint en joignant les mains d'un air compatissant, deux mois de vacances avec vue sur mer et plage privée, comme je te plains !
- Mais j'ai la phobie de l'eau !
C'était carrément faux et carrément une excuse qui ne fonctionnerait pas avec lui. Si ma mère était persuadée que j'avais peur de l'eau, mon père, lui, n'était pas dupe. Pour preuve : il a cessé de s'agiter dans tous les sens et m'a considérée avec sévérité, les bras croisés.
- Non, Penny. Tu n'as pas peur de l'eau. Ta mère oui, et elle a réussi à te faire croire qu'elle t'avait refilé cette phobie comme si c'était une tare héréditaire. Arrête de vivre par procuration et émancipe-toi un peu !
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- Bon allez, c'est pas tout, mais faut qu'on bosse ! On réglera tes problèmes épidermiques plus tard. Passe-moi mes palmes.
Je n'ai pas réagi, choquée.
- Tatie... tu plaisantes, j'espère ! Regarde mes mains, bon sang ! On dirait que je me décompose ! Je ne vais pas bien, là ! Et toi tu veux aller nager ? T'es folle ? Emmène-moi aux urgences avant que je perde mes membres.
- Arrête de chouiner, Calimero ! Je m'y connais en problèmes de peau, et je peux t'assurer que t'es pas sur le point de devenir manchote. Alors fais confiance à ta vieille tante et aide-moi. Ce soir, on verra ce qu'on peut faire pour toi.
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N'empêche, si je devais me montrer parfaitement honnête, je ne trouvais pas la force de regretter mon geste. Je craignais même de recommencer, si l'occasion se représentait.
Que m'arrivait-il, au juste ? Qu'était devenue la gentille Penny, celle qui se faisait marcher sur les pieds sans rien dire, celle qui tendait volontiers l'autre joue ?
Elle s'est fait kidnapper et assommer par un taré de triton, m'a soufflé ma conscience.
Touché. Je pouvais difficilement rester douce et compatissante alors que ce malade me traînait au fond de l'océan, contre mon gré, et me frappait sans le moindre scrupule. Au fond, ma patience et ma gentillesse avaient sûrement des limites.
Tant mieux.
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-Je n'ai pas accès à Internet! Comment va-t-on pouvoir réserver un taxi pour la Gare si je ne peux pas chercher le numéro d'une société sur le web ?
-Par l'armure de nos ancêtres, à soupiré Mewen de façon fort théâtrale. Vous les jeunes, vous êtes vraiment des assistés.
-Ah, parce que t'as une meilleure idée, je suppose, Papy Mewen ?
Honnêtement, même si notre différence d'âge me mettait déjà bien assez mal à l'aise sans qu'il est à commencer ses phrases par vous les jeunes. Mewen m'a lance un regard noir avant de prendre en main le téléphone fixe, toujours pose sur ma table de chevet.
-Je te ferais remarquer,morveuse, que j'ai beau avoir vingt ans de plus que toi, mon espérance de vie est deux fois supérieur à celle des Margygr. Tu sais l'espèce sirénienne à laquelle tu appartiendrais, au moins à moitié ? Mon métabolisme vieillit beaucoup plus lentement que les géantes du Nord. Ce qui signifie qu'il se peut que je sois génétiquement plus jeune que toi. Alors, tu en dis quoi grand-mère ?
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Vidéo de Alexiane de Lys
Julie Muller Volb, lauréate 2017, nous livre ses impressions à chaud suite à la remise du Prix obtenu pote son roman L'hayden, le secret d'Eli. Alexiane de Lys et Charline Rose, lauréates 2014 et 2016, témoignent de leur propre experience et marquent leur soutien à Julie.
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