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ISBN : 2253152447
Éditeur : Le Livre de Poche (06/03/2002)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 358 notes)
Résumé :
"Chacun de nous, à un moment ou à un autre, a envie d'entendre des choses qui sortent de l'entendement", confie Amin Maalouf dans un entretien.

Le rêve de Baldassare Embriaco, ce Génois d'Orient et négociant en curiosités, est de trouver un livre mystérieux qui contiendrait la clé du Salut du monde.

Un matin de 1665, donc, Baldassare quitte Gibelet et part affronter les affres de l'univers, sous la forme de tempêtes, de pirates ou de g... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Malaura
  06 septembre 2013
1666, l'année de la Bête…
Les gens n'ont plus qu'un mot à la bouche "Apocalypse" et voient dans la date qui approche le signe de la fin des temps. « Son ombre voile les poitrines et les fenêtres des maisons ».
Prédictions, prophéties, présages, augures…chacun interprète les signes et « quand on cherche des signes, on en trouve. Signes manifestes, signes éloquents, signes troublants, tout ce que l'on cherche à démontrer finit par se vérifier».
Quatre mois avant l'année de la Bête, Baldassare Embriaco, Génois d'Orient installé dans la ville libanaise de Gibelet où il tient un commerce prospère de curiosités et de livres rares, voit sa sérénité et sa bonne fortune mises à mal à mesure que s'approche la fin de l'année 1665.
Malgré sa volonté de raison garder, il a vu les choses se précipiter lorsqu'il a fait l'acquisition d'un livre étrange, rare et précieux, un livre légendaire très convoité écrit par un certain Mazandarani, s'intitulant « le Dévoilement du nom caché » ou plus communément « le Centième nom ».
Dans le Coran, sont mentionnés 99 noms de Dieu; le livre de Mazandarani recèlerait en ses pages le nom suprême du Créateur, le Centième nom, un nom « qu'il suffirait de prononcer pour écarter n'importe quel danger et obtenir du Ciel n'importe quelle faveur ».
Ce livre censé apporter le Salut, le marchand l'a eu en sa possession mais il l'a laissé échapper sans avoir pu y jeter un coup d'oeil, le vendant presque malgré lui à un émissaire du roi de France.
Pris de remords, le coeur empli de doutes et de craintes, c'est avec le sentiment d'avoir commis une lourde faute qu'il lui faut impérativement réparer, que Baldassare décide d'entreprendre un long voyage afin de retrouver le livre perdu.
Mais sans doute que la décision d'un tel périple, dont il ne sait s'il se soldera par un échec ou une réussite, est aussi l'occasion pour Baldassare de donner un nouveau sens à sa vie et de fuir une existence terne et étriquée.
Accompagné de ses deux neveux Boumeh et Habib, de son serviteur Hatem et de Marta, une jeune femme passionnément aimée quelques années auparavant, il quitte Gibelet pour une course folle à travers le monde, qu'il consigne au jour le jour dans un journal.
Par terre et par mer, à pied, à dos d'âne ou par bateau, de Constantinople en passant par Amsterdam, Londres, Naples ou Gênes, il parcourt des villes à feu et à sang, des provinces ravagées par la terreur, des contrées saccagées et ruinées par le fléau des intégrismes religieux.
Au gré de ses pérégrinations, vivant mille aventures et mille désillusions, Baldassare témoigne de la folie des hommes lorsque la foi les aveugle et rencontre aussi l'amour à l'heure où il ne l'attendait plus.
Ecrivain nomade, lorsque le lecteur ouvre un livre d'Amin Maalouf, il sait que le voyage, l'exotisme et l'ailleurs seront au rendez-vous. Il y a chez Amin Maalouf un profond désir de briser les frontières que les hommes dressent entre eux, un immense sens du partage, une volonté de créer du lien entre les peuples, entre les terres, entre les langues.
Merveilleux conteur, l'écrivain franco-libanais à qui l'on doit le très beau « Samarcande » ou encore « le rocher de Tanios », sait assouvir notre soif d'imaginaire, notre goût de l'aventure et notre désir de réflexion, par des oeuvres denses, amples et consistantes dans lesquelles les questionnements sur l'homme, les valeurs d'humanisme, les interrogations sur la religion et sur l'identité s'inscrivent étroitement dans la trame fictionnelle.
« le périple de Baldassare » est de cette veine. Ecrit sous forme de journal personnel, il est à la fois roman d'aventures, roman initiatique, roman historique, tout en possédant la saveur d'un conte oriental.
C'est à un long et beau voyage dans les grandes cités du XVIIème siècle que nous convie ici Amin Maalouf, un merveilleux périple entre Orient et Occident, au côté de l'attachant Baldassare Embriaco, homme tolérant et bon, humaniste et grand érudit, témoin de son temps, de la folie, de la bêtise et de la cruauté des hommes.
Baldassare narre son parcours avec les qualités et les défauts des grands hommes ; de son écriture posée et réfléchie, il livre tout sur le papier : ses craintes, ses espoirs, ses amours et ses doutes, la peur irraisonnée qui s'est emparée des hommes ainsi que les misères et les fléaux qui s'abattent sur les pays traversés, la peste qui décime, le feu qui ravage, la religion qui impose, l'obscurantisme qui tue…
La langue d'Amin Maalouf sait tout autant se faire chatoyante ou précise, tumultueuse ou réfléchie, poétique ou lucide pour faire de ce voyage un beau moment de littérature, même si, ici où là, l'on pourra constater quelques petites baisses de régime, mineures au regard de l'ensemble de ce très bel ouvrage.
« le périple de Baldassare » a été également adapté en bande-dessinée. Une BD en trois parties réalisée par Joël Alessandra.
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Macha_Loubrun
  07 novembre 2013
Jusqu'à présent, Baldassare Embriaco a tranquillement fait prospérer son commerce de livres et d'objets rares à Gibelet au Lyban. Ce riche négociant génois est érudit et son habileté et sa pondération le font passer pour un sage alors qu'il est assailli par le doute et la peur. Dans quatre mois, ce sera l'année de la Bête humaine. 1666. Tant de mauvais présages et même la fin du monde, sont annoncés ! Au début, il se garde de trop y croire mais un jour, le vieil Idriss lui lègue le Centième Nom, le livre de Mazandarani, censé révéler le centième nom du Prophète. Ce livre qu'il a trop vite cédé à un émissaire du Roi de France l'obsède et va enfiévrer sa vie et le mener sur les routes d'Orient et d'Europe pour le retrouver.
Tout au long de son périple, il tient un journal, récit intime, passionnant et sincère, n'hésitant pas à faire part de ses faiblesses et de ses doutes… Baldassare est bien souvent balloté par les évènements qu'il subit… Ses sentiments sont exacerbés par une avalanche de péripéties , on suit avec avidité son récit fourmillant d'informations historiques, religieuses et culturelles.
De Constantinople à Amsterdam en passant par Londres, Naples ou Gênes, sa quête spirituelle se transforme en aventure, il connaît les tourments de l'amour, se lie d'amitiés très diverses dans un contexte de guerre et d'intégrismes religieux particulièrement dangereux.
Baldassare ne sera plus le même à la fin de son voyage, posant ses bagages pour le plus grand regret du lecteur encore sous le charme de ce livre foisonnant d'émotions.
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dido600
  29 mars 2014

Nous sommes au milieu du 17 siècle l'âge d'or de l'empire Ottoman La tirade de Baldassare le Génois un libraire et négociant en curiosité effectuant un somptueux périple a' travers le bassin méditerranéen de Constantinople de Gênes de Londres a' l'intéressante fouille recherche autrement dit d'un livre cabalistique supposé d'apporter la délivrance au moment même ou' de nombreuses communautés de croyants annoncent la fin du monde .
Depuis de belles lurettes L'homme hésite invariablement entre la science et la magie.la foie et la superstition l'astronomie et l'astrologie .Baldassare le héros de ce récit contemple cet incroyable pugilat entre la raison et la déraison dans son entourage et a' l'intérieur de lui-même Ce roman se dévore goulûment un style très simple avec intensément de citations mais j'ai l'impression que l'épilogue de cette histoire n'a pas révéler tout ses secrets néanmoins un très beau roman de l'ensemble .
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IreneAdler
  13 avril 2013
Amin Maalouf nous invite à suivre le voyage initiatique de Baldassare Embriaco (à 40 ans tout de même) de Gibelet au Liban à Londres, en passant par gènes dont sa famille est issue. À la poursuite d'n mystérieux livre qui dévoilerait le nom caché de Dieu.
Il traverse une grande parie du Moyen Orient, rencontrant l'amour, les malheurs, l'amitié. Il voit des prodiges, des injustices, l'intolérance et l'ouverture d'esprit. Il découvre comment sont les hommes et les femmes ; il se découvre aussi. Et si ce n'est pas toujours beau, il reste honnête avec lui et va de l'avant. Car finalement ce qui compte ici, ce n'est pas le but, mais bien le voyage. Et même s'il n'en est jamais le maître (il se laisse beaucoup faire), il n'en profite pas moins pour apprendre le plus possible, toujours. Même si la lassitude le guette parfois et qu'il voudrait revenir en arrière. Il reviendra au pays natal, au berceau, plus humble, plus riche en lui-même.
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Pacomeux
  22 juin 2014
1666 : APOCALYPSE NOW ?
Prenez l'empire Ottoman à son apogée.
Prenez une année de « fin de monde » : 1666.
Prenez un livre donnant la clef de la survie : le « Centième nom » d'un certain MAZANDARANI.
Prenez un amoureux des livres : Embracio BALDASSARE, un génois vivant à Gibelet dans le Liban actuel et menant une vie tranquille sans anicroche.
Concoctez une trop brève rencontre entre le livre magique et BALDASSARE, puis des regrets de la part de ce dernier d'avoir cédé trop rapidement le livre.
Secouez abondamment et mélangez
Ajoutez-y Constantinople, Gènes, Naples, Amsterdam, Londres
Laissez mijoter en bateau, en caravane ou à dos d'âne.
Rajoutez une dose d'amour, des intégristes religieux de tout bord, des prophètes de tout poil, des trafiquants, des neveux envahissants.
Laissez reposer 490 pages.
Vous obtenez un conte, sous forme de journal personnel, que vous découpez en « Quatre Cahiers » distincts.
Le premier cahier qui raconte le début du périple de BALDASSARE est perdu à Constantinople.
Le second cahier est perdu sur l'île de Chio lorsque notre héros en est expulsé après y avoir recherché sa bienaimée.
Le troisième cahier est perdu à Londres lors du Grand Incendie de cette année là.
Le quatrième cahier lui ne sera pas perdu, tout comme le « Centième Nom » que BALDASSARE finit par retrouver. Mais est-ce bien le bon grimoire ? Est-il magique ?
Durant sa quête initiatique, notre héros s'avère en permanence balloté par les évènements.
Il ne maîtrise rien : ni les évènements, ni ses décisions. C'est le destin qui décide de tout.
Ainsi, tout au long du récit, BALDASSARE se pose plus en témoin qu'en acteur proactif. C'est un être profondément humain qui déteste le conflit et les décisions dérangeantes.
Sa passivité excessive le fera transiter par tous les sentiments : le désespoir, l'amour, la colère, l'amitié, l'intolérance, l'espoir, la raison…
Sa quête aboutit à la conclusion simple que depuis toujours les hommes ont besoin de croire en quelque chose qui les dépasse. Qu'importe le prix à payer. Alors que la vérité toute simple est là, à portée de main.
Conclusion : un roman historique généreux – un début entrainant et rythmé – puis des longueurs dans les méandres des étapes de l'histoire – Alain MAALOUF qui maîtrise parfaitement les cultures orientale et occidentale, nous comble de détails historiques, le tout sous la forme d'un conte des Mille et Une Nuits.
P@comeux - 2014/06 ©
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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
dido600dido600   26 mars 2014
Quand les amants s’étendent trop tôt, ils perdent la moitié des délices. Le premier temps de l’amour se passe debout, lorsqu’on vogue agrippés l’un à l’autre, étourdis, aveuglés, chancelants ; ne vaut-il pas mieux que la promenade se prolonge, que l’on se parle à l’oreille et qu’on se frôle des lèvres debout, que l’on se déshabille l’un l’autre lentement et debout, en se serrant éperdument après chaque vêtement écarté ?
Nous demeurâmes donc ainsi, un long moment, à dériver autour de la chambre, avec des murmures lents et des caresses lentes. Mes mains se sont appliquées à la dévêtir, puis à l’envelopper, et mes lèvres choisissaient patiemment sur son corps frémissant où butiner, où se poser, où butiner encore, des paupières qui voilaient ses yeux, aux mains qui dissimulaient ses seins, à ses hanches larges blanches dénudées. L’amante, un champ de fleurs, et mes doigts et mes lèvres un essaim d’abeilles.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   03 novembre 2009
Lorsque la foi devient haineuse, bénis soient ceux qui doutent !
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najnajenajnaje   02 février 2016
Ce que la présence de cette femme a apaisé en moi, ce n'est pas la soif charnelle d'un voyageur, c'est ma détresse originelle. Je suis né étranger et je mourrai plus étranger encore. Je suis trop orgueilleux pour parler d'hostilité, d'humiliations, de rancœur, de souffrances, mais je sais reconnaître les regards et les gestes. Il y a des bras de femmes qui sont des lieux d'exil, et d'autres qui sont la terre natale.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   03 novembre 2009
Cette recommandation [Aime ton prochain comme toi-même] paraît, à première vue, irréprochable [mais] à voir ce que la plupart des gens font de leur vie, à voir ce qu'ils font de leur intelligence, je n'ai pas envie qu'ils m'aiment comme eux-mêmes.
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dido600dido600   21 mars 2014
Dans un lieu où la plupart acceptent l’argent impropre, celui qui s’obstine à refuser apparaît comme une menace pour les autres, comme un dénonciateur possible, et l’on fait tout pour se débarrasser de lui. On ne s’est d’ailleurs pas gêné pour me le dire : si tu veux garder la tête attachée aux épaules, tu dois faire comme nous, tu ne dois te montrer ni pire ni meilleur. Comme je n’ai pas envie de mourir, mais que je n’ai pas non plus envie de me souiller ni de me damner, je préfère agir comme je l’ai fait avec vous. À l’intérieur du bâtiment je me vends, et à l’extérieur je me rachète.”
Étrange époque que la nôtre, où le bien est contraint de se déguiser sous les oripeaux du mal !

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Videos de Amin Maalouf (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amin Maalouf
Bienvenue dans le premier CRASH TEST BIBLI ! Dans ce nouveau rendez-vous sur la chaîne, je vais vous parler de tous les livres que j'emprunte en bibliothèque (où je vais quasiment tous les samedis...) Romans contemporains, classiques, français, étrangers, BDs, mangas, essais... tout y passera :-)
? Chronique des Désorientés d'Amin Maalouf : http://ulostcontrol.com/les-desorientes-amin-maalouf/
? Blog : http://ulostcontrol.com/
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On reste en contact ? ? Facebook : https://www.facebook.com/ulostcontrol/ ? Twitter : https://twitter.com/ulostcontrol ? Instagram : https://www.instagram.com/ulostcontrol/
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