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ISBN : 2253150053
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/2001)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 600 notes)
Résumé :
Que signifie le besoin d'appartenance collective, qu'elle soit culturelle, religieuse ou nationale ? Pourquoi ce désir, en soi légitime, conduit-il si souvent à la peur de l'autre et à sa négation ? Nos sociétés sont-elles condamnées à la violence sous prétexte que tous les êtres n'ont pas la même langue, la même foi ou la même couleur ? Né au confluent de plusieurs traditions, le romancier du Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993) puise dans son expérience personnel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  12 novembre 2017
♫And the Buffaloes used to say "be proud of your name"
Et les bisons disaient "Sois fier de ton nom"
The Buffaloes used to say "be what you are"
Les bisons disaient "Sois fidèle à toi-même"
The Buffaloes used to say "roam where you roam"
Les bisons disaient "Va où tes pas te mènent"
The Buffaloes used to say "do what you do"
Les bisons disaient "Fais comme tu le sens"♫
Extrait de Jimmy, Moriarty, 2007, Paroles et traduction
Je vous rappelle mon dernier livre lu,
signé du même nom que cette chanson entendue
https://www.babelio.com/livres/Moriarty-Le-secret-du-mari/697024/critiques/1463741
homonymie et traduction
véritables transitions
pour vous faire la présentation
de notre académicien et de ses plus belles convictions
sur l'Identité, du simple individu à toute une population
la Génèse et toutes les conceptions,
du cas particulier (les secrets ! que les parents taisent) à la généralisation,
terminer sur la mondialisation, et
l'hégémonisation
et les enjeux pour notre civilisation...
Mr Amin Maalouf
ou Les prémisses à une Revendication :
"Identifions-nous"
tel un certain devoir d'indignation écrit en 2010 par Stephane Hessel
ouvert à l'universalité, combat l'uniformité
Je te pressens toujours comme un futur Nobel...


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Luniver
  02 janvier 2014
Les êtres humains se divisent en tout un tas de catégories bien pensées et bien définies : opinions politiques, opinions religieuses, orientation sexuelle, couleur de peau, … de temps en temps, dans une région du monde, une de ces catégories prend soudain une importance capitale pour une foule de gens, qui estiment d'ailleurs qu'il n'existe qu'une seule bonne réponse possible. Et tant pis pour les ceux qui pensent que la case à remplir est un peu étroite, et qui aimeraient pouvoir y inscrire plusieurs choses : les formulaires ont déjà été imprimés, faites votre choix, et plus vite que ça !
Étant moi-même binational, je ressens parfois cette impression de vivre un écartèlement forcé. À doses infimes certes : les cultures belge et française ne sont pas les plus inconciliables qui soient, les rares conflits ne portent généralement que sur des points de vocabulaire (alors que quiconque possède un brin de bon sens ne peut que reconnaître que « septante » et « nonante » sont bien plus logiques) ou des tests de loyauté lors des rencontres sportives entre les deux pays. J'imagine un peu le casse-tête de faire partie de deux cultures qui se considèrent comme concurrentes, voire même ennemies. Il doit être difficile de ne jamais se considérer comme un traître à l'un des camps, ou pire, traître à soi-même.
Cet essai d'Amin Maalouf aborde donc le thème complexe de l'identité, et pose directement les bonnes questions : plutôt que débattre sans fin pour savoir qui a raison, le plus intelligent est de se demander comment faire cohabiter au mieux des individus qui auront forcément des opinions différentes sur un tas de sujets. La première étape est de s'intéresser aux autres manières de vivre, et d'en comprendre la logique. Un quart de pas hésitant est parfois suffisant pour permettre à l'Autre de vous faire découvrir un large pan de sa culture. On regrette alors de ne pas l'avoir fait plus tôt.
Si les questions sont bien posées, les réponses se font toutefois attendre. Certains espoirs me semblent tout à fait utopiques : il y a peu de chance que la population mondiale devient tri- ou quadrilingue, comme il y a peu d'espoir que les cultures et les langues très minoritaires survivent éternellement. de même, si quelqu'un pense avoir le droit de me donner des coups de pied dans la rue, même en étant très respectueux envers sa manière de vivre, notre cohabitation sera sans doute délicate. Laisser à l'autre le droit de vivre comme il l'entend est après tout une opinion qui, comme toute opinion, a souvent été contestée.
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cmpf
  14 mai 2015
Votre identité est multiple, laquelle de ses facettes choisissez-vous de mettre en avant ? Plus vous en reconnaissez, plus vous êtes unique, nous dit Amin Maalouf qui est au centre d'une toile (au sens toile d'araignée) particulièrement riche.
Il souligne également combien il est facile et à priori légitime de prendre les armes contre ceux qui nous menacent, et combien le spectateur d'une grande injustice envers un groupe, peut petit à petit admettre comme justes les représailles contre le groupe persécuteur. Il rappelle aussi que la modernité n'a pas toujours été du côté de l'occident. C'est un ouvrage très positif. Un des leitmotiv de ce livre est de ne pas se replier sur soi sous prétexte que le monde est trop compliqué, ou qu'on ne s'y retrouve pas.
Si le propos se veut universel, il est tout de même centré sur ce que l'auteur connaît le mieux : la France et la communauté musulmane, bien que lui-même soit chrétien. Mais puisque Libanais, il connaît de l'intérieur la difficulté de faire cohabiter des confessions et communautés différentes. « J'ai seulement voulu lancer quelques idées, apporter un témoignage, et susciter une réflexion sur des thèmes qui me préoccupent depuis toujours, et de plus en plus à mesure que j'observe ce monde si fascinant, si déroutant, où il m'a été donné de naître. »
Plaisir rare, j'ai eu l'impression d'écouter un ami parfois exprimer avec talent, ce que je pense et ressent mais ne saurais si bien exposer et parfois m'enseigner des éléments que j'ignorais mais qui me semblent parfaitement analysés.
Bien que vieux de 17 ans ce texte est hélas toujours utile et le sera encore longtemps.
Challenge ABC 2014-2015
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JeanPierreV
  13 février 2016
Publié il a 18 ans, ce livre fait partie à mon avis de ces textes que chacun devrait avoir lu, de ces classiques que chaque bachelier aurait du étudier en terminale ou en 1ère.
Tous les jours les journaux télévisés, la presse papier nous parle de ces jeunes filles de ces ados en quête d'identité, mal dans leur peau, qui quittent la France pour aller faire le djihad….Certains sont des petits fils d'immigrés et on rappelle encore leurs origines…à la troisième génération…. ou leur religion. On entend souvent dire « un jeune musulman » mais jamais « un jeune catholique » …Pourquoi? Comme s'il ne faisaient pas totalement partie de la communauté française….Comme s'ils n'étaient pas totalement français, malgré leur carte d'identité…Comme si ce trait de leur identité leur collait à la peau.
Les conflits qui ont ensanglanté la fin du XXème siècle, Guerres dans l'ex-Yougoslavie, Guerre Hutus-Tutsis au Ruanda, guerre du Liban sont tous des conflits qui ont opposé des groupes de personnes qui pendant des années semblaient vivre en bonne intelligence, des conflits qui ont tous eu une cause identitaire, religieuse.
L'actualité donne encore plus de poids à cet essai prémonitoire
Amin Maalouf, académicien français, né au Liban dans une famille de culture catholique, est arrivé en France en 1976 à la suite de la guerre du Liban.
Il »décortique » l'identité. Oh ! Pas celle de notre carte d'identité, qui en dit bien peu de nous, mais notre identité complexe, qui fait que chacun de nous est unique ..Une identité composée notamment mais non exclusivement de notre patrimoine familial, culturel, religieux, de notre couleur de peau, de nos langues – langue de naissance et langues acquises – …de notre environnement, lieu d'habitation, sports pratiqués, etc….Nous ne pouvons donc avoir avec les autres que quelques points communs…
Cette approche humaniste et documentée, permet à chacun de comprendre que nous avons plus de points communs avec notre voisin qu'avec nos ancêtres…quels qu'ils soient.Nous devons, tous, faire un pas vers l'autre : « J'aurais envie de dire aux uns d'abord : « Plus vous vous imprégnerez de la culture du pays d'accueil, plus vous vous pourrez l'imprégner de la vôtre » ; puis aux autres : « Plus un immigré sentira sa culture d'origine respectée, plus il s'ouvrira à la culture du pays d'accueil ». » (P. 51)….Faute de quoi, au nom d'identités non respectées non comprises, non assumées, peuvent naître des extrémistes, des tueurs…
Nous vivons également dans un monde qui a tendance à uniformiser les cultures, la culture occidentale s'imposant sur tous les continents . Cette mondialisation, gomme les différences – prééminence croissante de l'anglais sur les autres langues, perte de langues locales, abandon de traditions culturelles locales, culinaires, émergence de fast-foods, de chaines alimentaires sans âme…etc. Nous devons lutter afin de les préserver ces cultures, ces langues locales ou nationales au même titre que nous luttons pour préserver les espèces animales ou végétales en danger.
Amin Maalouf nous dit : « L'objectif (de l'essai) est [……] : essayer de comprendre de quelle manière ladite mondialisation exacerbe les comportements identitaires, et de quelle manière elle pourrait un jour les rendre moins meurtriers ». Un danger que nous connaissons encore mieux aujourd'hui…
J'ai essayé de m'imprégner de cet essai dense et précis..J'ai aimé relire certains passages, noter ces phrases choc, et si on juge de l'intérêt d'un livre au nombre d'extraits que l'on a envie ou besoin d'enregistrer, au nombre de pages qu'on cornera, sans aucun doute « Les identités meurtrières », est sans aucun doute un livre qui ne peut laisser aucun lecteur indifférent, un livre que chacun, jeune révolté ou adulte critique et censeur, devrait lire et relire, un livre qui ouvre l'esprit, un livre dont chacun devrait s'imprégner.
Jusqu'aux derniers paragraphes, l'auteur nous pousse à réfléchir, et à agir
« D'ordinaire, lorsqu'un auteur arrive à la dernière page, son voeu le plus cher est que son livre soit encore lu dans cent ans, dans deux cents ans. Bien entendu, on n'en sait jamais rien. Il y a des livres qu'on voudrait éternels et qui meurent le lendemain, alors qu'un autre survit qu'on croyait être un divertissement d'écolier. Mais toujours on espère. Pour ce livre, qui n'est ni un divertissement, ni une oeuvre littéraire, je formulerai le voeu inverse : que mon petit-fils, devenu homme, le découvrant par hasard dans la bibliothèque familiale, le feuillette, le parcoure un peu, puis le remette aussitôt à l'endroit poussiéreux d'où il l'avait retiré, en haussant les épaules, et en s'étonnant que du temps de son grand-père, on eût encore besoin de dire ces choses là. » (P. 189)
Il appartient à chacun de nous, de faire en sorte que son petit fils, que nos petits enfants aient cette réaction d'étonnement
Un ouvrage indispensable qui doit nous permettre de nous remettre en question, de nous interroger sur nos comportements, et de les modifier éventuellement.
Lien : http://mesbelleslectures.com..
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OnIstanbulRooftop
  20 janvier 2015
S'il fallait juger un livre aux nombres de pages qui en finissent cornées, signe de mon intérêt, voire de ma fascination, pour ce qu'elles expliquent, décrivent, racontent, Les identités meurtrières auraient obtenu les 5 étoiles admiratives réglementaires facilement.
Leur nombre décroît pourtant à mesure que l'essai se déroule, qu'Amin Maalouf égrène ses questions, son point de vue, ses arguments, ses réponses. Ces dernières viennent peu à peu noircir le constat précédent, celui qui m'était venu à la lecture des premières pages : si ces évidences étaient partagées par tous, ne vivrions-nous pas dans un monde meilleur ? Mieux encore : ce livre ne devrait-il pas être mis à disposition de tous, afin d'assurer la diffusion de ces idées, afin de montrer à chacun d'entre nous que l'identité ne peut être unique, qu'elle est nécessairement plurielle, et que la diversité est une richesse plutôt qu'un boulet que l'on traîne ? Ou tout du moins, qu'elle devrait l'être, une richesse, plutôt qu'un poids sur le dos de ces milliers de jeunes ou de plus vieux qui la vivent comme telle.
Les premières pages du livre, qui consacrent à la notion d'identité des lignes nombreuses et pertinentes, sont donc à mon sens les plus intéressantes du bouquin. Les plus visionnaires, oserais-je dire ? Il n'est pas certain que Maalouf en soit particulièrement heureux aujourd'hui mais ses propos sont un écho triste à ce que l'actualité française et - surtout ? - internationale nous livre, chaque jour désormais.
Mon coeur s'est serré, particulièrement, lorsque, évoquant la pression sociale - consciente ou inconsciente - qui nous "somme" de choisir parmi l'une de nos "identités", l'une de ces caractéristiques qui font de nous un tout, Maalouf explique que "c'est ainsi que l'on fabrique des massacreurs".
Et c'est avec encore davantage de tristesse que je lui ai donné raison, non pas seulement à cause de ce qui s'est passé récemment en France, mais également parce que, en tant que bi-nationale, issue de deux cultures drastiquement différentes et qui se méprisent souvent l'une l'autre, je suis régulièrement (mais pas nécessairement quotidiennement) confrontée à des questions, telles que Maalouf les énumère en introduction ; confrontée à des choix qui pourraient facilement me faire dériver vers une espèce de schizophrénie identitaire ; assise, le cul entre deux chaises, au risque de me casser méchamment la gueule.
Je n'irais pas jusqu'à dire que j'en ressens un malaise. Au contraire, j'aborde la chose comme une richesse et relativise, avec succès le plus souvent, toutes ces contradictions qui s'imposent parfois à moi, ou que les autres cherchent, d'un côté comme de l'autre, à m'imposer. Il n'en demeure pas moins qu'une telle situation, aujourd'hui, mène parfois à des situations dramatiques, des situations qu'Amin Maalouf pointe avec justesse du doigt.
J'ai trouvé, toutefois, les réponses apportées par l'auteur gentiment utopistes, voire carrément naïves. le passage sur la mondialisation, avec ses avantages et ses inconvénients, passait encore ; celui sur les langues, celles qui meurent et qui devraient survivre (certes, mais comment ?), celles qui s'universalisent et que chacun devrait connaitre pour pouvoir communiquer, celles enfin qu'on devrait apprendre, en plus, comme une richesse, une façon de s'insérer dans un nouvel environnement, d'enrichir son horizon, de s'imposer tous autant que nous sommes comme des "citoyens du monde". Dieu que cette expression m'énerve !
Bien sûr, il serait stupide de demander à Maalouf de trouver les réponses miracles aux problèmes pointés, en 1998, et encore existants en 2015 ; il n'en demeure pas moins que la réflexion laisse un léger goût d'inachevé, un goût amer en vérité.
Ce livre demeure pourtant une jolie leçon d'humanité, de tolérance et de respect, donc.
Et c'est pleine d'espoir que je me joins au voeu final de l'auteur : celui que son petit-fils (ou le mien ?) trouve un jour par hasard ce livre dans la bibliothèque familiale, le feuillette un peu, avant de le reposer, "en s'étonnant que du temps de son grand-père, on eût encore besoin de dire ces choses-là."
(Challenge Variétés 2015 - dans la catégorie "Un livre qui ne soit pas de la fiction")
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Citations et extraits (127) Voir plus Ajouter une citation
patr_ixpatr_ix   30 juillet 2010
Et le destin? [...] J'ai l'habitude de répondre que, pour l'homme, le destin est comme le vent pour un voilier. Celui qui est à la barre ne peut décider d'où souffle le vent, ni avec quelle force, mais il peut orienter sa propre voile. Et cela fait parfois une sacrée différence.
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ninosairosseninosairosse   17 novembre 2017
Lorsque je parle de dépasser l'appartenance religieuse, je ne cherche pas à dire qu'il faudrait dépasser la religion elle-même. Pour moi, la religion ne sera jamais reléguée aux oubliettes de l'Histoire, ni par la science, ni par aucune doctrine, ni par aucun régime politique. Plus la science progressera, plus l'homme devra s'interroger sur sa finalité. Le Dieu du "comment ? " s'estompera un jour, mais le Dieu du "pourquoi ?" ne mourra jamais. Peut-être n'aurons-nous pas dans mille ans les mêmes religions qu'aujourd'hui, mais je n'imagine pas le monde sans aucune forme de religion.
p110
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cmpfcmpf   10 mai 2015
Le maître mot, ici encore, est réciprocité : si j’adhère à mon pays d’adoption, si je le considère mien, si j’estime qu’il fait désormais partie de moi et que je fais partie de lui, et si j’agis en conséquence, alors je suis en droit de critiquer chacun de ses aspects ; parallèlement, si ce pays me respecte, s’il reconnaît mon apport, s’il me considère, avec mes particularités, comme faisant désormais partie de lui, alors il est en droit de refuser certains aspects de ma culture qui pourraient être incompatibles avec son mode de vie ou avec l’esprit de ses institutions.
Le droit de critiquer l’autre se gagne, se mérite.
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ninosairosseninosairosse   14 novembre 2017
Chacun d'entre nous doit se frayer un chemin entre les voies où on le pousse, et celles qu'on lui interdit ou qu'on sème d'embûches sous ses pieds; il n'est pas d'emblée lui-même, il ne se contente pas de "prendre conscience" de ce qu'il est, il devient ce qu'il est; il ne se contente pas de "prendre conscience" de son identité, il l'acquiert pas à pas.
p33
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seshat123seshat123   16 novembre 2015
Au sein de chaque communauté blessée apparaissent naturellement des meneurs. Enragés ou calculateurs, ils tiennent les propos jusqu'au-boutistes qui mettent du baume sur les blessures. Ils disent qu'il ne faut pas mendier auprès des autres le respect, qui est un dû, mais qu'il faut le leur imposer. Ils promettent victoire ou vengeance, enflamment les esprits, et se servent quelquefois des moyens extrêmes dont certains de leurs frères meurtris avaient pu rêver en secret. Désormais le décor est planté, la guerre peut commencer. Quoi qu'il arrive , "les autres" l'auront mérité, "nous" avons un souvenir précis de "tout ce qu'il nous ont fait endurer" depuis l'aube des temps. Tous les crimes, toutes les exactions, toutes les humiliations, toutes les frayeurs, des noms, des dates, des chiffres.
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Videos de Amin Maalouf (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amin Maalouf
Amin Maalouf, auteur d?exception, était de passage à la Grande Bibliothèque le 20 juin 2019 pour le lancement de son nouveau livre, «Le naufrage des civilisations».
Il était reçu par Jean-Louis Roy, président-directeur général de BAnQ, pour un entretien public.
En collaboration avec l?Université d?Ottawa et Savoir média.
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