AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253051209
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1989)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 989 notes)
Résumé :
Samarcande, c'est la Perse d'Omar Khayyam, poète du vin, libre-penseur, astronome de génie, mais aussi celle de Hassan Sabbah, fondateur de l'ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l'Histoire.
Samarcande, c'est l'Orient du XIXe siècle et du début du XXe, le voyage dans un univers où les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes. Samarcande, c'est l'aventure d'un manuscrit qui, né au XIe siècle, égaré lors des invasions mon... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
leluez
  20 août 2012
Samarcande c' est une ville d'Ouzbékistan, à la limite des mondes turcs et persans. le poète persan Omar Khayyam, scientifique et poète y a vécu une partie de sa vie. Dans la première partie de son livre, Amin Maalouf nous fait découvrir la vie de ce poète et l'origine de la création d'un volume mythique de poèmes que Omar a rédigé tout au long de sa vie. On y découvre aussi l'histoire mouvementée de cette contrée au XIe siècle.
Dans la seconde partie c'est la redécouverte de ce manuscrit de la fin du XIXe au début du XX e siècle avec de la même façon l'histoire extrêmement troublée de toute la région.
L'écriture d'Amin Maalouf est toute en délicatesse et en poésie, il sait nous faire découvrir l'âme des personnages de son livre et nous promener dans l'histoire d'une région qui ne nous est en général pas très familière. Et si l'on se prend à réfléchir aux similitudes dans les troubles politiques entre les deux périodes décrites dans ce livre et notre époque qui est toujours aussi mouvementée dans toute cette région, on se dit que la poésie est réellement plus que nécessaire pour tenter d'aider les hommes à surmonter ces épreuves. Pour moi, ce livre y participe car au delà de l'histoire, l'auteur arrive à nous emmener dans une réflexion assez fine sur les hommes, leurs cultures et leur soif de pouvoir. Un très beau livre que je relirai à coup sur.

Lien : http://allectures.blogspot.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          710
Luniver
  03 juillet 2013
Samarcande est avant tout un hommage au poète perse du 11ème siècle Omar Khayyam, dont les célèbres Robâiyât chantent le vin et la contemplation.
La première partie du roman concerne la vie du poète lui-même, et la rédaction de ses quatrains. Bien qu'étant l'un des hommes les plus érudits de son temps, il se tient éloigné des conflits politiques. Il ne peut cependant pas s'en couper complètement : pas toujours très bien vu parmi le peuple à cause de sa conception très personnelle de la religion, il lui faudra toujours un puissant protecteur qui lui permettra de réaliser ses travaux au calme. La vie de Khayyam est également liée aux Assassins, fanatiques religieux qui bouleversent l'équilibre politique de la région en ôtant la vie à plusieurs dirigeants pas assez souples à leur goût.
La seconde partie du livre nous emmène dans l'Iran du 19ème siècle, à la recherche du manuscrit de Khayyam. Pillée à la fois par la Russie et par l'Angleterre, le pays connaît une grande période de trouble, et est déstabilisé à chaque fois qu'il tente de s'émanciper de ses deux « protecteurs ».
Maalouf a toujours le don de nous faire vivre les événements de l'intérieur, quelles que soient la période et la région concernées, expérience d'autant plus intéressante pour un européen qui ne connaît pas grand chose de l'histoire de l'Orient. Agréable à lire, instructif : n'hésitez pas à vous y plonger !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          552
mellah
  30 août 2013
Samarcande est un roman historique, réel et fictionnel d'Amine Maalouf. L'auteur nous embarque dans une odyssée qui s'étend du 18 mai 1048 jusqu'au 18 avril 1912, trois jours après le naufrage du Titanic, là où le narrateur benjamin Omar Lesage perd le manuscrit d'Omar el Khayyâm.
L'auteur y décrit la vie du persan Omar Khayyâm et le périple de son manuscrit, ce fameux mathématicien qui a révolutionné l'algèbre avec ces travaux sur les équations cubiques, il suffit de rappeler qu'il est le premier qui a introduit le X symbole international de l'inconnu en math, astronome, poète et libre penseur! L'auteur des Robaites(quatrains) incluses dans le manuscrit.
Contre vents et marées, le manuscrit tombe entre les mains de Djemâl ad-Dîn al-Afghâni . Un philosophe réformiste et libre penseur ! Et finit entre celles de benjamin O Lesage.
Dans le fond Amine Maalouf y décrit les étapes politico-historiques de la perse et de l'orient.
L'absolutisme religieux, les traditions séculaires, la main mise des puissances étrangères y favorisant le despotisme et la corruption pour en tirer profil et qui reste toujours monnaie courante, la lutte pour le trône, le pouvoir corrompu et d'autres facteurs qui font que la démocratie et la bonne gouvernance ne s'y concrétise pas.
Quel en est le rapport entre Omar Khayyâm et Djemâl ad-Dîn al-Afghâni ?
L'auteur fait une passerelle entre les deux philosophes pour démontrer que le changement y vient de cette catégorie de gens !
Il est à noter que tous les personnages du roman entre autres :
Omar Khayyam, Nizam al-Mulk, Nizam al-Mulk, Alp Arslan, Malik Shah Ier, Hassan ibn al-Sabbah, Henri Rochefort, Nasseredin Shah, Djemâl ad-Dîn al-Afghâni , Mirza Reza Kermani, Mirza Reza Kermani, Howard Baskerville, Morgan Shuster ont bel et bien existé sauf jahane et chirine qui y sont employé pour assaisonner le coté passionnel du roman.
Bien-que l'ouvrage m'ait saisi, j'y trouve quelques passages un peu languissants ! Mais dans l'ensemble,le livre est une grande réflexion sur la démocratie , la liberté et les valeurs humaines.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          468
Iboo
  30 août 2015
Ce n'est jamais le pur hasard qui nous amène vers un livre. Non, il y a toujours un petit quelque chose, pas toujours définissable, qui fait que notre regard est attiré par un mot, un nom, une image... Puis, notre main se tend, on le prend, on le palpe, on se décide, on l'emporte, on l'ouvre. Il n'y a pas de hasard. C'est le livre qui a parlé, qui nous a parlé.
Et ce livre-là avait fait plus que me parler, il m'avait donné rendez-vous...
RENDEZ-VOUS A SAMARKAND (Extrait des Contes des 1001 nuits) :
Un matin, le khalife d'une grande ville vit accourir son premier vizir dans un état de vive agitation. Il demanda les raisons de cette apparente inquiétude et le vizir lui dit :
- Je t'en supplie, laisse-moi quitter la ville aujourd'hui même.
- Pourquoi ?
- Ce matin, en traversant la place pour venir au palais, je me suis senti heurté à l'épaule. Je me suis retourné et j'ai vu la mort qui me regardait fixement.
- La mort ?
- Oui, la mort. Je l'ai bien reconnue, toute drapée de noir avec une écharpe rouge. Elle est ici, et elle me regardait pour me faire peur. Car elle me cherche, j'en suis sûr. Laisse-moi quitter la ville à l'instant même. Je prendrai mon meilleur cheval et je peux arriver ce soir à Samarkand.
- Etait-ce vraiment la mort ? En es-tu sûr ?
- Totalement sûr. Je l'ai vue comme je te vois. Je suis sûr que c'était elle. Laisse-moi partir, je te le demande.
Le khalife, qui avait de l'affection pour son vizir, le laissa partir. L'homme revint à sa demeure, sella le premier de ses chevaux et franchit au galop une des portes de la ville, en direction de Samarkand.
Un moment plus tard, le khalife, qu'une pensée secrète tourmentait, décide de se déguiser, comme il le faisait quelquefois, et de sortir de son palais. Tout seul, il se rendit sur la grande place au milieu des bruits du marché, il chercha la mort des yeux et il l'aperçut, il la reconnut. Le vizir ne s'était aucunement trompé. Il s'agissait bien de la mort, haute et maigre, de noir habillée, le visage à demi dissimulé sous une écharpe de coton rouge. Elle allait d'un groupe à l'autre dans le marché sans qu'on la remarquât, effleurant du doigt l'épaule d'un homme qui disposait son étalage, touchant le bras d'une femme chargée de menthe, évitant un enfant qui courait vers elle.
Le khalife se dirigea vers la mort. Celle-ci le reconnut immédiatement, malgré son déguisement, et s'inclina en signe de respect.
- J'ai une question à te poser, lui dit le khalife, à voix basse.
- Je t'écoute.
- Mon premier vizir est un homme encore jeune, en pleine santé, efficace et honnête. Pourquoi ce matin, alors qu'il venait au palais, l'as-tu heurté et effrayé ? Pourquoi l'as-tu regardé d'un air menaçant ?
La mort parut légèrement surprise et répondit au khalife :
- Je ne voulais pas l'effrayer. Je ne l'ai pas regardé d'un air menaçant. Simplement, quand nous nous sommes heurtés, par hasard, dans la foule et que je l'ai reconnu, je n'ai pas pu cacher mon étonnement, qu'il a dû prendre pour une menace.
- Pourquoi cet étonnement ? demanda le khalife.
- Parce que, répondit la mort, je ne m'attendais pas à le voir ici. J'ai rendez-vous avec lui ce soir, à Samarkand.
Farid ud-Dîn Attar
Poète et mystique soufi de la Perse,
né vers 1140 et mort vers 1230 à Nishapur
C'est cette légende, racontée par mon père quand j'étais enfant qui a fait que, cinquante ans plus tard, j'ai été irrésistiblement attirée par ce livre. Lequel livre, d'ailleurs, ne fait à aucun moment état de cette légende mais, étrangement, son auteur est né à Nishapur, comme Omar Khayyam...
Quel livre fabuleux que ce "Samarcande" ! Seul un oriental comme le talentueux Amin Maalouf pouvait l'écrire en y conservant toute la magie et le fantasme.
Ne me résignant pas à mettre fin au voyage, je n'ai pu résister, en le refermant, à aller quérir sur le Net toutes les informations que je pouvais trouver sur ce lieu mythique, sur ses personnages historiques, et même sur les "Robaïyat" d'Omar Khayyam.
Fascinant ! Absolument fascinant !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          383
Cacha
  14 mars 2016
Amin Maalouf nous raconte dans ce livre l'histoire d'un manuscrit, perdu, retrouvé, perdu à nouveau au cours des siècles.
Dans la première partie du livre (celle que j'ai le plus appréciée, mais la deuxième partie est aussi captivante ) nous est contée la vie de son auteur, Omar Khayyam, lettré persan éclairé d'une époque lointaine (le XIème siècle).
Dans la deuxième partie, nous suivons les péripéties d'un jeune américain en Iran, au début du XXème siècle, dans une période trouble.
C'est l'histoire d'un pays fabuleux dans un Orient mythique, tiraillé depuis toujours entre les lumières et l'obscurantisme.
Je n'oublie pas non plus les deux magnifiques amoureuses de ce récit historique, Djahane et Shirine, si semblables dans leur manière de vivre librement selon leur désir malgré les siècles qui les séparent.
La langue est fluide, la documentation bien présente, nous voyageons aisément dans le temps et l'espace avec ce récit magnifique.
Le seul petit bémol réside peut-être dans l'invraisemblable dernière perte du manuscrit mais... sait-on jamais ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          451
Citations et extraits (193) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   04 septembre 2011
« Trois amis étaient en promenade sur les hauts plateaux de Perse. Surgit une panthère, toute la férocité du monde était en elle. La panthère observa longuement les trois hommes puis courut vers eux. Le premier était le plus âgé, le plus riche, le plus puissant. Il cria : « Je suis le maître de ces lieux, jamais je ne permettrai à une bête de ravager les terres qui m’appartiennent » il était accompagné de deux chiens de chasse. Il les lâcha sur la panthère, ils purent la mordre, mais elle n’en devient que plus vigoureuse, les assomma, bondit sur leur maître et lui déchira les entrailles. Tel fut le lot de Nizam-el-Molk. Le deuxième se dit : « Je suis un homme de savoir, chacun m’honore et me respecte, pourquoi laisserai-je mon sort se décider entre chiens et panthère ? » il tourna le dos et s’enfuit sans attendre l’issue de combat. Depuis, il a erré de grotte en grotte, de cabane en cabane, persuadé que le fauve était constamment à ses trousses. Tel fit le lot d’Omar Khayyam. Le troisième était homme de croyance. Il s’avança vers la panthère les paumes ouvertes, le regard dominateur, la bouche éloquente. « Soit la bienvenue en ces terres, lui dit-il. Mes compagnons étaient plus riches que moi, tu les as dépouillés, ils étaient plus fiers, tu les as rabaissés. » la bête écoutait, séduite, domptée. Il prit l’ascendant sur elle, il réussit à l’apprivoiser. Depuis, aucune panthère n’ose s’approcher de lui, et les hommes se tiennent à distante. » Quand survient le temps des bouleversements, nul ne peut arrêter son cours, nul ne peut le fuir, quelques-uns parviennent à s’en servir. Mieux que quiconque, Hassan Sabbah a su apprivoiser la férocité du monde. Tout autour de lui, il a semé la peur ; pour se ménager, dans son réduit d’Alamout, un minuscule espace de quiétude. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          810
leluezleluez   16 août 2012
Cette fois, son regard était au loin, elle m’offrait son profil à contempler, sa peau hâlée d’un grain si pur. La douceur aurait-elle un teint, ce serait le sien ; le mystère aurait-il une lueur, ce serait la sienne. J’en avais les joues moites, les mains froides. Le bonheur battait mes tempes. Dieu, qu’elle était belle, ma première image de l’Orient
Commenter  J’apprécie          800
janemarjanemar   15 août 2012
Quel homme n’a jamais transgressé Ta Loi, dis ?
Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ?
Si Tu punis le mal que j’ai fait par le mal,
Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?

De temps à autre un homme se dresse en ce monde,
Etale sa fortune et proclame : c’est moi !
Sa gloire vit l’espace d’un rêve fêlé,
Déjà la mort se dresse et proclame : c’est moi !

Goutte d’eau qui tombe et se perd dans la mer,
Grain de poussière qui se fond dans la terre,
Que signifie notre passage en ce monde ?
Un vil insecte a paru, puis disparu.

Omar Khayyam
Cité dans "Samarcande"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          461
soleil23soleil23   08 février 2012
Considérons les Anciens, les Grecs, les Indiens, les musulmans qui m'ont précédé, ils ont écrit abondamment dans toutes ces disciplines. Si je répète ce qu'ils ont dit, mon travail est superflu ; si je les contredis, comme je suis constamment tenté de le faire, d'autres viendront après moi pour me contredire. Que restera-t-il demain des écrits des savants ? Seulement le mal qu'ils ont dit de ceux qui les ont précédés. On se souvient de ce qu'ils ont détruit dans la théorie des autres, mais ce qu'ils échafaudent eux-mêmes sera immanquablement détruit, ridiculisé même par ceux qui viendront après. Telle est la loi de la science ; la poésie ne connaît pas pareille loi, elle ne nie jamais ce qui l'a précédée et n'est jamais niée par ce qui la suit, elle traverse les siècles en toute quiétude. C'est pour cela que j'écris mes robaïyat. Sais-tu ce qui me fascine dans les sciences ? C'est que j'y trouve la poésie suprême : dans les mathématiques, le grisant vertige des nombres ; avec l'astronomie, l'énigmatique murmure de l'univers. Mais de grâce, qu'on ne me parle pas de vérité !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
PseudoPseudo   12 février 2012
Il ne suffit pas de tuer nos ennemis, leur enseigne Hassan, nous ne sommes pas des meurtriers mais des exécuteurs, nous devons agir en public, pour l'exemple. Nous tuons un homme, nous en terrorisons cent mille. Cependant, il ne suffit pas d'exécuter et de terroriser, il faut savoir aussi mourir, car si en tuant nous décourageons nos ennemis d'entreprendre quoi que ce soit contre nous, en mourant de la façon la plus courageuse nous forçons l'admiration de la foule. Et de cette foule des hommes sortiront pour se joindre à nous. Mourir est plus important que tuer. Nous tuons pour nous défendre, nous mourons pour convertir, pour conquérir. Conquérir est un but, se défendre n'est qu'un moyen.

Hassan ibn al-Sabbah

pages 122-123
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
Videos de Amin Maalouf (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amin Maalouf
Bienvenue dans le premier CRASH TEST BIBLI ! Dans ce nouveau rendez-vous sur la chaîne, je vais vous parler de tous les livres que j'emprunte en bibliothèque (où je vais quasiment tous les samedis...) Romans contemporains, classiques, français, étrangers, BDs, mangas, essais... tout y passera :-)
? Chronique des Désorientés d'Amin Maalouf : http://ulostcontrol.com/les-desorientes-amin-maalouf/
? Blog : http://ulostcontrol.com/
--------------------------------------------------------------------- Running by Dj Quads https://soundcloud.com/aka-dj-quads Music provided by Audio Library https://youtu.be/BdOoZMsytuc ---------------------------------------------------------------------
On reste en contact ? ? Facebook : https://www.facebook.com/ulostcontrol/ ? Twitter : https://twitter.com/ulostcontrol ? Instagram : https://www.instagram.com/ulostcontrol/
+ Lire la suite
autres livres classés : littérature libanaiseVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1125 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
. .