AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782732472300
528 pages
Éditeur : La Martinière Jeunesse (09/02/2017)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 507 notes)
Résumé :
En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
A l'évidence, Fey... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (214) Voir plus Ajouter une critique
Olti
  20 avril 2019
Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques sur cette série, je me suis jetée dessus suite à ça (et à l'avis de booktubeuses) et... j'ai failli lâcher toutes les 10 pages. Je l'ai lu sur liseuse et ma lecture m'énervait tellement que régulièrement je poussais un énorme soupir de frustration et éteignais ma liseuse.

J'alternais entre des "mais qu'est-ce que..." d'incompréhension et "mais t'es conne ou quoi ???" d'énervement, car l'héroïne est le personnage qui m'a le plus agacée.

Ce n'est clairement pas pour moi, certes, mais ce n'est pas qu'une histoire de goût. Vraiment, j'ai eu l'impression de passer d'incohérence en incohérence, de facilité narrative en prise de la lectrice pour une idiote.

Tout d'abord d'une manière générale : je n'accroche pas du tout à la façon dont l'auteure représente une héroïne "belle-et-rebelle" et une "histoire d'amour". Donner un caractère de cochon à un personnage, le faire insulter les gens et devenir colérique sans raison valide (il y a bien une raison à chaque fois, mais jamais valide), ce n'est pas en faire un personnage fort.

Vraiment, les échanges c'est limite : (contexte totalement plat où deux coloc mangent ensemble et s'entendent plutôt bien) : "J'embrasserais bien ces jolies lèvres..." (= mec relou) versus "Espèce de SALE PORC !!" (= nana colérique). C'est ridicule. le pire étant quand l'héroïne vous raconte pendant des plombes qu'elle rêve que le héros l'embrasse, et qu'elle lui répond ça quand il le lui propose... il n'y a pas de juste milieu ?

Manipuler le lecteur en donnant à l'héroïne des pensées qui ne tiennent pas debout, pour ensuite justifier ses emportements face au "héros" ou ses décisions débiles, non non NON. C'est artificiel et ça ne fait PAS du personnage un personnage "intéressant et fort" comme on essaye de nous le faire croire. Ça le rend juste caractériel et ridicule. S'il y avait une once de logique, tous les autres personnages lèveraient les yeux au ciel et l'ignoreraient quand Feyre se met à péter des câble alors que tout le monde est adorable avec elle.

De la même manière, lui faire dire un truc pas drôle, même si ça fait rire tout le monde dans le roman, ça ne la rend pas drôle. Et lui faire découvrir, 3 jours après, la réponse à une énigme ultra simple dont on avait la réponse dès qu'elle a été posée, ça ne la rend pas spirituelle. Essayez de faire un effort pour vos personnages, et pour nous...
Du côté de l'histoire "d'amour", ces éternelles relations basées sur de l'attirance physique (avec toujours ces héros aux "muscles saillants"...) avant tout, et sur un vague point commun débile, ça ne marche pas non plus. le coup du "je veille sur mes proches" "oh ben ça alors ! Moi aussi, en tant que seigneur, je veille sur mes sujets !" "oh merde, on a tellement en commun"... mais c'est... c'est non quoi ! C'est ridicule. C'est comme prendre deux personnages "oh j'aime bien prendre un goûter." "oh moi aussi" "oh ça alors, on est faits l'un pour l'autre !".
Certes, tout le monde ne veille pas sur ses proches, mais malgré tout ce n'est pas un trait de caractère ça, c'est un truc basique d'empathie humaine !! Et en dehors de ça... eh bien ils n'ont rien à partager.

Maintenant, dans le détail :
Feyre (ohlala, elle a un nom prédestiné avec déjà "fey/fée" dedans) est la plus jeune de ses soeurs... donc en toute logique, quand elle avait 8 ans, sa mère lui a confié de prendre soin de tout le monde... screugngngngngn??? Elle lui a extorqué ça sous forme de promesse en plus, qu'on n'a pas le droit de rompre. Merci, best maman de l'année. C'est tellement artificiel, ça fait l'excuse pas crédible pour faire de l'héroïne une martyre qui va mériter son prince.

Donc Feyre se retrouve à être exploitée, à chasser pour nourrir son père et ses 2 soeurs aînées, qui foutent rien et dépensent l'argent qu'elle se tue à gagner ET en plus qui lui parlent mal. Alors, que sa promesse oblige Feyre à nourrir ses soeurs O.K., mais en quoi elle l'empêche de répondre ses 4 vérités à Nesta quand cette dernière la traite comme un chien ?
En rien, ne rien répondre, ça en fait juste une bonne petite martyre (bis)... d'autant que dès qu'elle sera chez les Fae, là, des horreurs et des critiques, elle en sortira à la pelle, et surtout quand c'est pas justifié.
Et pourquoi sa soeur aînée est trop débile pour "se rendre compte" qu'il faut qu'elle se sorte les doigts du cul pour aider sa famille ? Et pourquoi l'autre parle à Feyre comme à de la merde ?
Ne cherchez pas, y'a pas de raison valable (y'en a une. Mais pas valable, c'est encore de l'esbroufe).

Feyre se retrouve envoyée dans un super domaine magique chez les Fae, qu'elles redoutent énormément car ils sont suuuuper dangereux et tout et tout, ce qu'on nous dit depuis le départ. Il y a tout un background comme ça, de mortels qui craignent à mort les immortels et tout, car les mortels sont faibles et fragiles face à eux qui font de la magie et sont tout-puissants... et donc en toute logique, que fait la pauvre petite mortelle Feyre une fois face à ces êtres dangereux et terrifiants ? Elle les provoque, les insulte, et s'imagine tranquilou pouvoir s'enfuir dans une terre ultra dangereuse, peuplées de créatures qui peuvent la tuer en un claquement de doigt car... car elle est belle et rebelle ? Car elle a fort caractère ? Non, car elle est STUPIDE. Arrêtez de faire passer des actes de rébellion incohérents pour de la force de caractère. Si vous partez en safari et que vous décidez de vous jeter au milieu des lionnes, vous n'êtes pas une forte tête.

SI on résume donc : Feyre est très bien traitée, mais elle n'arrête pas d'être en colère et désagréable avec ses hôtes. Parce que... elle veut retourner auprès de ses proches... qui la maltraitaient et étaient des connards avec elle hein. Cohérent. Alors au départ, elle dit que c'est à cause de sa promesse à sa mère, mais on lui explique que sa famille vit super bien et tout, grâce à son sacrifice... mais comme elle est stupide, on doit le lui répéter plusieurs fois avant que ça rentre. Mais elle veut quand même partir pour "sa promesse" (la logique ?).
Pendant 30 pages elle veut "plaider sa cause" pour passer outre le traité qui la force à rester dans un beau château près de deux bogoss. On lui explique gentiment que c'est impossible, c'est la loi. Et pourtant... on va continuer de l'entendre parler de "trouver un moyen pour plaider sa cause" toutes les 2 pages... mais putain mais tu vas arrêter d'être conne ???
Elle croit au départ que les Fae ne peuvent pas mentir... mais n'arrêtent pas de douter de leur parole (allô ? La logique ? On a besoin de vous, revenez je vous en prie !). A chaque fois que l'histoire pourrait s'arranger, Feyre se monte tout un film dans sa tête pour justifier une de ses réactions de colère incohérente... qui ne sert en vérité qu'à faire durer le suspens du "finiront-ils ensemble ou pas ?" qui aurait dû se résoudre très vite en fait, dès qu'elle a compris qu'elle aimait bien le gars, qu'elle n'avait pas de raison de partir, et qu'elle était mieux là que chez elle.
En fait, ce roman, c'est du vent.

Je ne vais pas rentrer plus dans le détail, tout ce 1er tome est comme ça et m'a profondément énervée. J'ai eu l'impression d'être prise pour une idiote avec ce personnage principal qu'on essaye de me vendre comme une "femme forte" et qui n'est que l'ombre de ce concept. Et une histoire "d'amour" qui n'est que du vent.

Mais j'ai bien compris que j'étais un peu toute seule...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          2511
Saiwhisper
  11 mai 2017
Olala, ce roman young adult a une réputation amplement méritée et tient ses promesses ! Une pépite ! Il ne faut pas avoir peur de sa taille, car les pages se tournent vraiment toutes seules. le début permet de directement rentrer dans l'action : c'est immersif et bien écrit. On découvre un monde avec des humains à la vie pauvre et misérable qui chassent pour survivre. Feyre, l'héroïne, fait tout pour subvenir au quotidien de sa famille. Comme dans « Cendrillon », elle est la bonne à tout faire : elle chasse, dépèce ses proies, coupe le bois, va au marché, s'occupe de la maison, etc. Hélas, sa famille ne rend pas honneur à ses efforts… Pire : au lieu de la remercier, ses soeurs l'insultent la traitent comme une moins-que-rien. J'avoue ne pas être restée de marbre lorsque j'ai été confrontée à famille égoïste et peu reconnaissante. Très rapidement, je me suis attachée à Feyre qui a vraiment toujours tout fait pour subvenir aux besoins de ses proches ou pour les protéger… Jusqu'à offrir sa propre vie ! En effet, Feyre est conduite de force par un Fae à Prythian, le royaume des Immortels… Bien qu'elle soit sa prisonnière, le propriétaire des lieux ne la considère pas ainsi et lui donne accès à l'ensemble du château. Tiens, cela ne vous fait penser à rien ? Et oui, il s'agit du conte de « La Belle et la Bête » revisité !… Mais en beaucoup mieux, je trouve. C'est le point fort de ce roman. Pourtant, on est loin d'une ambiance de princesse, car l'héroïne est une battante. Elle chasse, déteste les robes, a la langue bien pendue et ne se laisse pas faire. On est très loin du cliché de la belle adolescente toute douce et vierge… D'ailleurs, Feyre ne l'est pas : elle avait un compagnon pour assouvir ses besoins avant d'être emmenée chez les Faes. Vous l'aurez compris : c'est une femme atypique dont le caractère haut en couleur a su me conquérir.
Une fois dans le monde des Faes, il y a changement radical d'ambiance qui peut déplaire à ceux qui aiment l'action… le rythme est un peu plus lent, toutefois cela ne m'a pas dérangée, car cela permet au lecteur d'assimiler tous les éléments et de cerner les protagonistes. Ces derniers vont ainsi pouvoir apprendre apprendre à se connaître et se tester. On découvre peu à peu le palais, la malédiction, les pouvoirs magiques de ces Faes Immortels et le bestiaire. de plus, les moments d'échanges sont entrecoupés de rebondissements et de créatures maléfiques… En effet, cet univers féerique est peuplé d'un bestiaire sombre et mauvais qui hante la forêt et semble se rapprocher de plus en plus du palais. Les humains sont tout en bas de la chaîne alimentaire, si bien qu'il est très dangereux de sortir seul… Mais allez expliquer cela à Feyre qui est bien décidée à n'en faire qu'à sa tête ! J'ai adoré cette tension. Les passages dans les bois m'ont tous mis en alerte, car les êtres rencontrés étaient vraiment cruels. Je me demandais souvent comment les personnages allaient rebondir, s'en sortir, se découvrir ou s'aimer. D'ailleurs, j'ai trouvé la romance très mignonne et touchante. Je ne pensais pas trouver ce couple aussi crédible car, avouons-le, c'était vraiment mal parti ! Tellement que j'ai failli croire à un triangle amoureux ! Heureusement, ce ne fut pas le cas. La relation entre Feyre et Tamlin est taquine et pleine de nuances. Ce n'est pas une histoire d'amour toute simple. de plus, leurs conversations m'ont souvent arraché quelques sourires. Ils se cherchent…
Une troisième partie tranche radicalement avec le reste du récit et offre au lecteur un rythme époustouflant. Je n'ai pas pu lâcher mon roman tellement j'étais dedans… Wow, quelle ambiance ! On va faire la rencontre d'Amarantha, un antagoniste qui m'a beaucoup plu. Même si je trouve ses raisons de faire le Mal un peu faciles, elle ne laisse aucun répit aux personnages. On ne peut que la détester. Ses épreuves imposées sont toutes aussi horribles les unes que les autres et elle n'hésite pas à faire souffrir ceux qui se dressent devant elle. Une vraie sadique, comme on les aime ! C'est également dans cette partie où l'on va découvrir Rhysand, un personnage plein de mystère qui m'a fortement fait songer à Archibald de la saga « La Passe-miroir ». J'aime beaucoup ce genre d'individu ni bon ni mauvais qui ne pense qu'à ses petits intérêts et qui peut aussi bien sauver les autres ou leur mettre des bâtons dans les roues… Ces cent dernières pages sont tout simplement haletantes et géniales… On s'y croit. On vit les rebondissements. On en prend plein les yeux. On hurle…
Il y a vraiment trois ambiances différentes dans ce roman, cependant ce n'est pas pour me déplaire. À mes yeux, tout était bien dosé. J'ai tout aimé : les personnages travaillés, l'univers fantastique, la plume addictive et précise de l'auteure, les rebondissements, la malédiction, … J'accroche encore plus à cette saga que celle de « Keleana » (qui était pourtant très bien malgré ses quelques défauts) ! Quant à la fin, on peut dire qu'elle suffit plus ou moins à elle-même… Il n'y a pas de gros cliffhanger qui ordonne au lecteur de se jeter sur la suite… Cela dit, je l'aurais volontiers fait si le second tome était disponible en français, car j'ai été sous le charme de cet ouvrage ! Adeptes de young adult, de romance, d'action, de magie et d'héroïnes à fort caractère, foncez découvrir ce petit bijou !

Lien : https://lespagesquitournent...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
nekomusume
  27 mars 2019
A force de voir passer le tome 3 de la série sorti il y a peu, j'ai fini par me laisser tenter et plonger dans le tome 1.
Feyre est une jeune fille issue d'une famille ruinée, obligée de chasser pour nourrir un père et deux soeurs aînées qui ne savent que se lamenter sur leur sort et traitent la benjamine comme une servante. Lorsqu'elle tue une bête qu'elle soupçonne d'être un habitant du royaume des immortels, sa vie est totalement bouleversée. En effet une bête monstrueuse exige alors sa vie en échange: soit elle meurt, soit elle le suit dans son royaume où elle demeurera prisonnière. Arrivée là-bas, Tamlin le grand seigneur fae ne la traite pas en prisonnière et malgré la malédiction qui l'oblige à porte un masque sauf sous sa forme de bête et la haine viscérale de Feyre envers les immortels, elle ne reste pas insensible à son charme et à sa personnalité. Peut-être arrivera-t-elle à comprendre quelle est ce sort qui retient en otage toute la cours du printemps et comment le briser.
Le conte de la Belle et la Bête revisité, une histoire pleine de magie, de sortilèges mais surtout une malédiction très intrigante (Mais pourquoi les malédictions trouvent-elles toujours leur résolution dans les derniers moments de leur conditions? ).
Feyre est une jeune femme fière et farouche, elle a beaucoup de caractère mais même si elle n'hésite pas à se mettre en danger pour obtenir des informations sur sa situation, elle ne suit aucun des conseils ni aucune des prophéties qui lui sont faites. Non pas par révolte contre un destin qui lui serait imposé mais par simple négligence. Elle se retrouve alors dans des situations impossible et manque de provoquer la perte du royaume et de ses habitants.
Tamlin quand à lui dans le rôle du Grand seigneur soumis à une malédiction, je l'ai trouvé un peu trop lisse. A côté des sacrifices réalisés par Feyre, son rôle est assez passif, c'est un personnage qui a besoin d'évoluer dans les tomes suivants.
La reine Amarantha est particulièrement cruelle et retorse, elle aime les divertissements sanglants et voue une haine sans fin aux humains. Feyre sera soumise à rudes épreuves pour sauver l'amour de sa vie. Combats, tortures, énigmes, la deuxième partie du roman est beaucoup moins féerique que le début de l'histoire.
J'ai globalement beaucoup aimé cette histoire, même si il y a quelques longueurs, mais si le schéma général n'est pas très innovant, le monde construit autour de l'histoire est très intéressant.
#Mauvaisgenre
#Pavés2019
#Séries2019
#MultiDéfis2019 item 92 un roman dont le titre rapporterait plus de 25 points au scrabble (30 points)
#PlumesFéminines2019 item 22 un roman dont le titre mentionne une fleur
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Melisende
  06 mai 2018
Un Palais d'épines et de roses, voilà une série qui fait grand bruit depuis sa sortie en vo. Une série qui rassemble des milliers de lecteurs plus qu'enthousiastes. Je suis toujours curieuse de découvrir les best-seller, toujours curieuse de me faire mon propre avis. Mais pour celui-ci, j'avoue que l'aspect romance et « young adult » (en tout cas c'est ce que j'imaginais), me laissait un peu sceptique. Je m'attendais à quelque chose d'un peu simpliste, d'un peu niais… donc sans y aller à reculons, je n'y allais pas franchement avec de grandes attentes.
Et quelle excellente surprise ! Alors oui, la romance offerte par Sarah J. Maas est attendue et sans originalité mais l'univers derrière, emprunt de nombreuses références féeriques, quelle réussite ! Je lirai la suite, c'est certain !
Ce premier tome s'inspire du scénario de la Belle et la Bête. L'intrigue amoureuse est donc cousue de fil blanc, aucune surprise là-dedans. Je n'ai pas vibré plus que ça avec les deux héros et ne suis pas tombée sous le charme de leur romance. Malgré tout, je n'ai pas non plus été dérangée par ce qui se passe entre eux ; c'est exactement ce que j'imaginais.
De toute façon, les deux personnages principaux ne sont pas les figures qui m'ont le plus convaincue ; elles sont un peu trop convenues, encore une fois exactement là où on les attend. Donc ce n'est pas désagréable en soi, c'est simplement sans surprise et sans grande émotion.
Feyre a un petit côté antipathique, dès les premières pages. Certes elle est forte et déterminée, elle prend en charge le reste de sa famille (son père et ses deux soeurs aînées) et fait donc preuve d'abnégation et de courage… mais je ne sais, je l'ai sentie assez froide. Un peu comme Katniss dans Hunger Games. Par la suite, ça s'améliore un peu mais elle prend souvent des décisions irréfléchies, sans doute parce qu'elle s'imagine pouvoir s'en sortir. Je ne l'ai pas détestée, mais je n'ai pas non plus sentie une empathie exceptionnelle à son encontre.
C'est la même chose au sujet de Tamlin, le héros. Là aussi j'ai senti trop de distance à son encontre, trop de froideur. Bien sûr il incarne la Bête, donc mystère et noirceur sont de la partie mais… en fait non, je l'ai trouvé assez fade finalement. Même pas si mystérieux et si taciturne que ça.
En revanche, les personnages secondaires m'ont plu. A commencer par Lucien dont la personnalité ambiguë et le passé douloureux m'ont cette fois émue. de même pour Rhysand dont je ne vous dirai pas grand chose pour ne pas vous spoiler… mais il y a un certain relief en lui, une certaine complexité qui le rendent intéressant.
Le rythme de l'histoire peut surprendre car les trois premiers quarts sont assez lents. Au coeur du château et du domaine de la Cour de Printemps, Feyre tente de prendre ses marques et découvre petit à petit les secrets des habitants des lieux. C'est certes parfois assez peu rythmé mais j'ai aimé l'atmosphère qui se dégage de ces pages et toutes les informations que l'on glane au fil de celles-ci.
Et puis arrive le dernier quart de l'histoire, complètement différent. Nouveau lieu, nouveaux personnages… et intrigue qui s'enrichit d'une urgence et d'un danger bien palpables. On pourrait presque croire qu'on est entré dans un autre tome tant les différences sont présentes. Et en même temps, même si ça n'a rien à voir avec les chapitres précédents, j'ai aussi beaucoup aimé ces passages, beaucoup plus guerriers, beaucoup plus violents. Sarah J. Maas donne l'impression qu'elle entre enfin dans le vif du sujet après 300 pages d'introduction. Après nous avoir présenté les faes, nous avoir séduit par l'intermédiaire de certaines d'entre elles, nous avoir carrément effrayé grâce à d'autres… elle nous révèle le véritable visage de celles-ci. Et c'est pas joli-joli.
Les faes, voilà bien le point le plus positif de ce premier tome. Celui qui m'a fait accrocher et celui qui me fait dire que Sarah J. Maas a une solide connaissance des traditions folkloriques anglo-saxonnes.
Clairement, j'ai adoré toutes les références classiques à la Féerie : la barrière entre nos deux mondes, le temps distordu (ou pas, mais on a l'explication), le découpage du Royaume féerique (ici appelé Prythian) en Cours distinctes : la Cour du Printemps, celle de l'été, de la Nuit, de l'Aube… avec chacune leurs dirigeants et leurs caractéristiques. Mais aussi et surtout la thématique du masque – utilisée ici en lien avec la malédiction du conte de la Belle et la Bête – qui est très souvent utilisée en Féerie. Puisque les faes sont des créatures dont l'apparence est inimaginable pour les humains (trop magnifiques ou au contraire trop horribles à voir), elles revêtent souvent un masque, pas un vrai comme Tamlin et sa Cour, mais métaphoriquement. Elles adaptent leur apparence à leurs interlocuteurs, ce qu'on appelle généralement le « glamour ». Bref, de nombreux éléments que j'adore retrouver dans mes lectures.
Mais je pense que clairement, le moment où j'ai été complètement séduite par cette réécriture, c'est quand Feyre assiste – en douce – à une cérémonie féerique rituelle. le nom donné à celle-ci est différent mais impossible de ne pas y voir une référence à Beltaine, à la célébration de la saison claire et donc aux rituels pour invoquer le passage, le renouveau… et l'abondance des récoltes, des naissances. Je vous renvoie au passage de l'union sacrée décrite par Marion Zimmer Bradley dans Les Dames du Lac (la chasse de « Cernunnos » tout ça…), on peut difficilement ne pas y voir une référence. Bref, en plus du féerique dans cette histoire, il y a du païen. Et alors c'est bon, moi je signe.
Si je n'ai pas été complètement emballée par la romance inspirée du conte de la Belle et la Bête, j'ai en revanche été complètement séduite par l'univers féerique qu'utilise Sarah J. Maas. On sent qu'elle connaît le folklore anglo-saxon et même le paganisme celtique. Et bon sang que c'est bon de retrouver tous ces éléments !
Lien : http://bazardelalitterature...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Lectrice-Lambda
  19 mai 2017
Un grand merci à Babelio car c'est grâce à leur fameuse Masse Critique que j'ai eu l'occasion de lire ce livre. Je remercie également les éditions de la martinière jeunesse pour cet envoi.
« Un palais d'épines et de roses » est le premier tome d'une trilogie de Sarah J. MAAS.
Nous faisons la connaissance de Feyre, une jeune femme vivant dans la misère avec son père et ses deux soeurs. Devant chasser toute la journée pour avoir de quoi nourrir sa famille, la jeune femme commet un jour l'erreur de tuer un Fae, un immortel.
Car son monde n'est pas comme le nôtre : divisé en deux parties par un mur, il sépare les humains des immortels. Les uns ne doivent pas pénétrer dans le royaume des autres. C'est l'une des nombreuses autres règles qui ont été éditées au moment du Pacte pour que toutes les espèces puissent cohabiter.
Seulement, en tuant un Fae, Feyre se doit de payer sa dette en devenant la prisonnière de Tamlin, un Grand Fae. S'attendant au pire, la jeune femme est plus que surprise lorsqu'elle se rend compte qu'elle ne vivra pas dans une prison ou dans des cachots, mais plutôt dans un château digne des plus beaux contes de fées. Pire : tout le monde la traite comme une invitée.
Ne comprenant plus ce qu'elle fait en ces lieux, Feyre va se rendre vite compte que de lourds secrets se cachent entre ces murs. Pourquoi Tamlin et les autres habitants portent-ils tous un masque ? Pourquoi la traitent-ils ainsi ?
C'est un livre qui a fait beaucoup parlé de lui sur la blogosphère. J'en ai lu des avis positifs à son égard et j'avais un peu peur de me lancer dans cette histoire, peur de ne pas aimer comme les autres, de passer à côté de ce récit, de m'ennuyer.
Ce fût tout le contraire !
Dès les premières lignes, nous sommes immédiatement plongé dans l'univers de Feyre. Son quotidien est difficile, froid et sans sentiment car pour elle chaque nouvelle journée est passée à survivre. On apprend petit-à-petit les bases de son univers qui est bien évidemment surréaliste et a donc ses propres règles.
En opposition au ‘monde des humains', nous avons celui des Fae, les immortels. Plus grand, plus riche, merveilleusement fantastique, il contraste de manière évidente avec l'univers dans lequel Feyre a évolué. Tout est beau, riche en couleur et en vie, mais aussi en danger. Chaque nouvelle découverte était une surprise, un émerveillement, une frayeur. Je ressentais absolument toutes les émotions par lesquelles passait Feyre en découvrant ce nouveau monde et cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été aussi impliquée dans un roman fantasy.
Alors oui, « Un palais d'épines et de roses » est une réécriture de « La belle et la bête ». Avant de commencer ma lecture, je ne le savais pas et pourtant les références n'ont cessé de me sauter aux yeux, si bien que j'ai très vite compris où l'auteur a voulu en venir.
Un charmant jeune homme qui peut se transformer en un énorme loup et qui est sous le joug d'une malédiction qui l'empêche d'ôter le masque qu'il portait lors d'un bal. Il vit dans un château magnifique qui inclut un beau jardin de roses que son père avait offert à sa mère pour lui rappeler son amour. Je pourrais continuer encore et encore, mais je vous laisse le soin de découvrir les références lors de votre lecture.
Cependant, même si Sarah J. MAAS a voulu reprendre les éléments classiques de ce conte, elle a également pris un grand virage par rapport à l'histoire originale. Ici, le récit devient vite sombre et mystérieux. L'histoire contient énormément de secrets et plus on avance dans le récit, plus on se rend compte de la complexité et de la noirceur de cette intrigue. Les personnages qui campent les rôles des méchants sont vraiment sombres et toute cette horreur est parfaitement dépeinte à travers les yeux d'humains de Feyre.
Sarah J. MAAS a une plume addictive qui arrive à décrire avec beaucoup de facilité cet univers qui nous est étranger. Pas un seul instant on se sent perdu dans son monde, les descriptions réussissent à être toujours parfaitement dosées de sorte qu'elles ne soient ni trop imposantes, ni trop peu existantes.
La relation entre Feyre et Tamlin est vraiment intéressante à suivre. Dès les premiers instants, Feyre se conduit comme une véritable sauvage avec ce Fae qui l'a enlevé de sa famille. de son côté, Tamlin s'efforce à être cordial et poli. On sent que tous les deux ne supportent pas cette situation, mais qu'ils doivent faire avec. Entre les deux, nous avons Lucien, un Fae qui accompagne toujours Tamlin et qui joue les entremetteurs. Nous suivons donc avec beaucoup d'amusement les échanges entre ces trois personnages et j'ai pris énormément de plaisir à les suivre.
L'évolution de la relation entre Feyre et Tamlin est menée de manière subtile et délicate. Ils passent par beaucoup d'étapes avant d'arriver à un semblant d'intrigue amoureuse et j'ai particulièrement été touchée par le fait qu'ils soient avant tout respectueux des valeurs que chacun véhicule. Malgré son apparence, cette histoire est terriblement romantique et regorge de petits instants de tendresse et de beauté.
Il y a également beaucoup d'autres personnages qui gravitent autour, tous avec une présence plus ou moins importante. Ils ne sont pas tous gentils, loin de là, et certains profitent clairement de certaines situations pour intriguer de leur côté, comme Rhysand.
Ils ont chacun leurs histoires, leurs passés et leurs propres combats à mener et toute cette complexité rend l'univers encore plus fourni.
La fin est quant à elle vraiment surprenante.
Je ne pensais pas que la deuxième moitié du livre serait si palpitante et si riche en action. L'intrigue du récit avance beaucoup et de façon soudaine, nous rendant vraiment très accro à la dernière partie du livre. On a du mal à se détacher de l'histoire et l'on y revient très vite quand on doit laisser le livre de côté. Chaque chapitre à son importance et fourmille d'éléments qui nous aident à comprendre la fin, mais aussi d'autres qui présagent de nouvelles problématiques qui seront abordés dans les prochains tomes.
J'avoue, j'ai un petit pincement au coeur depuis que j'ai refermé ce livre. C'est vraiment une histoire qui me restera en tête et dont j'ai hâte de connaître la suite.

En conclusion, « Un palais d'épines et de roses » est une revisite vraiment plaisante, fantasy et sombre du conte de « La belle et la bête ». Sarah J. MAAS nous plonge dans son univers, nous rend dépendant de son histoire et nous fait ressentir une myriade d'émotions qui nous font passer des rires aux larmes. L'intrigue amoureuse dans ce livre est très présente, mais j'ai vraiment apprécié les différentes étapes par lesquelles vont passer les personnages, rendant leur relation plus légitime et plus mature que ce que l'histoire pouvait laisser présager.
Alors oui, même s'il y a quelques petits défauts, que l'auteur choisit parfois la facilité pour arriver à ses fins, je ressors de cette histoire véritablement conquise. Que l'attente va être longue avant d'avoir le second tome entre mes mains ! Un beau coup de coeur !
Un livre à lire absolument si vous aimez les univers fantasy, les romances et « La belle et la bête ».
Lien : http://lectrice-lambda.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Anais511Anais511   31 mars 2017
Non, c'était impossible. J'étais incapable de passer à l'acte. Ce n'était pas comme à la chasse. Ce n'était pas une question de survie. Je devais assassiner de sang-froid des innocents et perdre mon âme par ces meurtres. Mais (...) pour Prythian, pour Tamlin, pour leur monde et le mien... ces morts ne seraient pas inutiles, même si elles devaient me damner pour l'éternité. [...].
Des larmes ruisselaient sur mon visage, dans mon cou et sur le col crasseux de ma tunique. Alors qu'elle prononçait ces paroles, je savais que cette terre immortelle me serait désormais inaccessible, qu'en sauvant Tamlin, je me damnais. [...]
Encore un immortel, et nous serions tous libres. Un dernier coup à porter... [...]
Le serviteur me présenta le dernier poignard. J'allais le prendre quand le garde ôta le sac de la tête de l'immortel. [...]. Des yeux verts tachetés d'ambre se levaient vers moi.
Tout vola en éclat alors que je regardais Tamlin. [...].
Il était là, mon Grand Seigneur, mon bien-aimé, agenouillé devant moi.
-Je t'aime, lui dis-je avant de le poignarder en plein cœur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
SaiwhisperSaiwhisper   12 mai 2017
- Tout ira bien, répétai-je.
Le blessé ferma les yeux et je serrai sa main. Je sentis une chaleur à mes pieds et n'eus pas besoin de baisser les yeux pour savoir que le sang formait une mare autour de moi.
- Mes ailes, chuchota l'immortel.
- Vous les retrouverez.
Il fit un effort pour ouvrir les yeux.
- C'est juré ?
- Oui, chuchotai-je.
C'était a première fois que je faisais une promesse mensongère et je me haïssais. L'immortel esquissa un pâle sourire et referma les yeux. Mes lèvres tremblaient. J'aurais aimé avoir autre chose à lui offrir que des promesses en l'air.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
KateLineKateLine   14 mai 2017
– Il existe un monde meilleur, Nesta. Il attend seulement que tu le découvres. Et si jamais je le peux, si la situation s’améliore et si le danger est écarté… je vous retrouverai.
C’était la seule promesse que je pouvais lui faire, mais elle se redressa avec assurance.
– Ne t’inquiète pas. Pour ma part, je ne crois pas que j’aimerais vivre au milieu des immortels, répondit-elle avec un léger haussement d’épaules. Tâche de nous donner des nouvelles quand il n’y aura plus de danger. Si c’est le cas, père et Elain pourront rester ici. Moi, je crois que j’aimerais découvrir le monde et ce qu’une femme est capable d’accomplir avec de la fortune et un nom.
Tout, pensai-je. Il n’existait pas de limites à ce que Nesta pourrait accomplir dès qu’elle aurait trouvé comme moi l’endroit qu’elle pourrait considérer comme sien et auquel elle appartiendrait. J’espérais avoir la chance de voir tout cela un jour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
SaiwhisperSaiwhisper   11 mai 2017
- Qui est notre assaillant ?
- Les nagas... des immortels, des créatures d'ombre, de haine et de pourriture. Ils m'ont entendu hurler et ils vous ont flairée. Libérez-moi, humaine. S'ils m'attrapent ici, ils me mettront en cage. Libérez-moi vite et retournez auprès du Grand Seigneur.
Tout en jurant intérieurement, je posai mon arc à terre, saisis la corde et tirai mon poignard.
Mais au même instant, quatre silhouettes spectrales surgirent du couvert des arbres.
Quatre formes si sombres qu'elles semblaient avoir été taillées dans une nuit sans étoiles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
SaiwhisperSaiwhisper   13 mai 2017
- J'ai songé à bien des manières de vous torturer quand vous serez à ma cour, reprit-il. Si je vous forçais à apprendre à lire, est-ce que ce serait aussi douloureux que ça en avait l'air ce soir ?
Il s'évanouit dans l'ombre sans me laisser le temps de me jeter sur lui.

Commenter  J’apprécie          130

Videos de Sarah J. Maas (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sarah J. Maas
Sarah J Maas introduces her new series, A Court of Thorns and Roses!
autres livres classés : la belle et la bêteVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Un Palais d'Epines et de Roses

Qui est le personnage principal ?

Ferye
Fyere
Alis
Feyre

6 questions
57 lecteurs ont répondu
Thème : Un Palais d'épines et de roses, tome 1 de Sarah J. MaasCréer un quiz sur ce livre

.. ..