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EAN : 9782732472300
528 pages
Éditeur : La Martinière Jeunesse (09/02/2017)
4.26/5   807 notes
Résumé :
En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
A l'évidence, Fey... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (285) Voir plus Ajouter une critique
4,26

sur 807 notes

cascasimir
  03 juin 2021
"Tout a son prix...Un baiser, précisa Tamlin."

Il m'entraîna dans une danse effrénée. Je me laissais aller contre lui. A l'instant où nos corps se touchèrent, la chaleur du sien se répandit en moi..." Son baiser fut profond, long et ardent."

Feyre a été enlevée par une bête terrible, aux griffes noires acérées comme des poignards et aux crocs jaunes, après avoir tué un loup immense. Son ravisseur est Tamlin, un immortel, le Grand Seigneur Fae de la Cour du Printemps, capable de se transformer en monstre...

Alors que Feyre tombe amoureuse de Tamlin, il la laisse partir et revenir dans le monde des humains, à cause de la Grande Reine de Pryrthian, Amarantha.

Pour retrouver son amour, Feyre est prête à tout. Même à se mesurer contre Amarantha, d'horribles créatures et Rhysand, son âme damnée...

Dépasser ses peurs, oublier la Bête et l'aspect monstrueux de Tamlin, et sauver les Faes de l'esclavage... Et s'abandonner!

"Vous auriez pu rompre cette malédiction, gronda Alis, dont les dents aiguës n'étaient plus qu'à quelques centimètres du visage de Feyre. Il suffisait de lui dire que vous l'aimiez.. "

"Les rêves s'arrêtent
Là où pour toi et moi
Il était une fois.🎵"Liane Foly et Charles Aznavour. La belle et la bête.
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Olti
  20 avril 2019
Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques sur cette série, je me suis jetée dessus suite à ça (et à l'avis de booktubeuses) et... j'ai failli lâcher toutes les 10 pages. Je l'ai lu sur liseuse et ma lecture m'énervait tellement que régulièrement je poussais un énorme soupir de frustration et éteignais ma liseuse.

J'alternais entre des "mais qu'est-ce que..." d'incompréhension et "mais t'es conne ou quoi ???" d'énervement, car l'héroïne est le personnage qui m'a le plus agacée.

Ce n'est clairement pas pour moi, certes, mais ce n'est pas qu'une histoire de goût. Vraiment, j'ai eu l'impression de passer d'incohérence en incohérence, de facilité narrative en prise de la lectrice pour une idiote.

Tout d'abord d'une manière générale : je n'accroche pas du tout à la façon dont l'auteure représente une héroïne "belle-et-rebelle" et une "histoire d'amour". Donner un caractère de cochon à un personnage, le faire insulter les gens et devenir colérique sans raison valide (il y a bien une raison à chaque fois, mais jamais valide), ce n'est pas en faire un personnage fort.

Vraiment, les échanges c'est limite : (contexte totalement plat où deux coloc mangent ensemble et s'entendent plutôt bien) : "J'embrasserais bien ces jolies lèvres..." (= mec relou) versus "Espèce de SALE PORC !!" (= nana colérique). C'est ridicule. le pire étant quand l'héroïne vous raconte pendant des plombes qu'elle rêve que le héros l'embrasse, et qu'elle lui répond ça quand il le lui propose... il n'y a pas de juste milieu ?

Manipuler le lecteur en donnant à l'héroïne des pensées qui ne tiennent pas debout, pour ensuite justifier ses emportements face au "héros" ou ses décisions débiles, non non NON. C'est artificiel et ça ne fait PAS du personnage un personnage "intéressant et fort" comme on essaye de nous le faire croire. Ça le rend juste caractériel et ridicule. S'il y avait une once de logique, tous les autres personnages lèveraient les yeux au ciel et l'ignoreraient quand Feyre se met à péter des câble alors que tout le monde est adorable avec elle.

De la même manière, lui faire dire un truc pas drôle, même si ça fait rire tout le monde dans le roman, ça ne la rend pas drôle. Et lui faire découvrir, 3 jours après, la réponse à une énigme ultra simple dont on avait la réponse dès qu'elle a été posée, ça ne la rend pas spirituelle. Essayez de faire un effort pour vos personnages, et pour nous...
Du côté de l'histoire "d'amour", ces éternelles relations basées sur de l'attirance physique (avec toujours ces héros aux "muscles saillants"...) avant tout, et sur un vague point commun débile, ça ne marche pas non plus. le coup du "je veille sur mes proches" "oh ben ça alors ! Moi aussi, en tant que seigneur, je veille sur mes sujets !" "oh merde, on a tellement en commun"... mais c'est... c'est non quoi ! C'est ridicule. C'est comme prendre deux personnages "oh j'aime bien prendre un goûter." "oh moi aussi" "oh ça alors, on est faits l'un pour l'autre !".
Certes, tout le monde ne veille pas sur ses proches, mais malgré tout ce n'est pas un trait de caractère ça, c'est un truc basique d'empathie humaine !! Et en dehors de ça... eh bien ils n'ont rien à partager.

Maintenant, dans le détail :
Feyre (ohlala, elle a un nom prédestiné avec déjà "fey/fée" dedans) est la plus jeune de ses soeurs... donc en toute logique, quand elle avait 8 ans, sa mère lui a confié de prendre soin de tout le monde... screugngngngngn??? Elle lui a extorqué ça sous forme de promesse en plus, qu'on n'a pas le droit de rompre. Merci, best maman de l'année. C'est tellement artificiel, ça fait l'excuse pas crédible pour faire de l'héroïne une martyre qui va mériter son prince.

Donc Feyre se retrouve à être exploitée, à chasser pour nourrir son père et ses 2 soeurs aînées, qui foutent rien et dépensent l'argent qu'elle se tue à gagner ET en plus qui lui parlent mal. Alors, que sa promesse oblige Feyre à nourrir ses soeurs O.K., mais en quoi elle l'empêche de répondre ses 4 vérités à Nesta quand cette dernière la traite comme un chien ?
En rien, ne rien répondre, ça en fait juste une bonne petite martyre (bis)... d'autant que dès qu'elle sera chez les Fae, là, des horreurs et des critiques, elle en sortira à la pelle, et surtout quand c'est pas justifié.
Et pourquoi sa soeur aînée est trop débile pour "se rendre compte" qu'il faut qu'elle se sorte les doigts du cul pour aider sa famille ? Et pourquoi l'autre parle à Feyre comme à de la merde ?
Ne cherchez pas, y'a pas de raison valable (y'en a une. Mais pas valable, c'est encore de l'esbroufe).

Feyre se retrouve envoyée dans un super domaine magique chez les Fae, qu'elles redoutent énormément car ils sont suuuuper dangereux et tout et tout, ce qu'on nous dit depuis le départ. Il y a tout un background comme ça, de mortels qui craignent à mort les immortels et tout, car les mortels sont faibles et fragiles face à eux qui font de la magie et sont tout-puissants... et donc en toute logique, que fait la pauvre petite mortelle Feyre une fois face à ces êtres dangereux et terrifiants ? Elle les provoque, les insulte, et s'imagine tranquilou pouvoir s'enfuir dans une terre ultra dangereuse, peuplées de créatures qui peuvent la tuer en un claquement de doigt car... car elle est belle et rebelle ? Car elle a fort caractère ? Non, car elle est STUPIDE. Arrêtez de faire passer des actes de rébellion incohérents pour de la force de caractère. Si vous partez en safari et que vous décidez de vous jeter au milieu des lionnes, vous n'êtes pas une forte tête.

SI on résume donc : Feyre est très bien traitée, mais elle n'arrête pas d'être en colère et désagréable avec ses hôtes. Parce que... elle veut retourner auprès de ses proches... qui la maltraitaient et étaient des connards avec elle hein. Cohérent. Alors au départ, elle dit que c'est à cause de sa promesse à sa mère, mais on lui explique que sa famille vit super bien et tout, grâce à son sacrifice... mais comme elle est stupide, on doit le lui répéter plusieurs fois avant que ça rentre. Mais elle veut quand même partir pour "sa promesse" (la logique ?).
Pendant 30 pages elle veut "plaider sa cause" pour passer outre le traité qui la force à rester dans un beau château près de deux bogoss. On lui explique gentiment que c'est impossible, c'est la loi. Et pourtant... on va continuer de l'entendre parler de "trouver un moyen pour plaider sa cause" toutes les 2 pages... mais putain mais tu vas arrêter d'être conne ???
Elle croit au départ que les Fae ne peuvent pas mentir... mais n'arrêtent pas de douter de leur parole (allô ? La logique ? On a besoin de vous, revenez je vous en prie !). A chaque fois que l'histoire pourrait s'arranger, Feyre se monte tout un film dans sa tête pour justifier une de ses réactions de colère incohérente... qui ne sert en vérité qu'à faire durer le suspens du "finiront-ils ensemble ou pas ?" qui aurait dû se résoudre très vite en fait, dès qu'elle a compris qu'elle aimait bien le gars, qu'elle n'avait pas de raison de partir, et qu'elle était mieux là que chez elle.
En fait, ce roman, c'est du vent.

Je ne vais pas rentrer plus dans le détail, tout ce 1er tome est comme ça et m'a profondément énervée. J'ai eu l'impression d'être prise pour une idiote avec ce personnage principal qu'on essaye de me vendre comme une "femme forte" et qui n'est que l'ombre de ce concept. Et une histoire "d'amour" qui n'est que du vent.

Mais j'ai bien compris que j'étais un peu toute seule...
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Saiwhisper
  11 mai 2017
Olala, ce roman young adult a une réputation amplement méritée et tient ses promesses ! Une pépite ! Il ne faut pas avoir peur de sa taille, car les pages se tournent vraiment toutes seules. le début permet de directement rentrer dans l'action : c'est immersif et bien écrit. On découvre un monde avec des humains à la vie pauvre et misérable qui chassent pour survivre. Feyre, l'héroïne, fait tout pour subvenir au quotidien de sa famille. Comme dans « Cendrillon », elle est la bonne à tout faire : elle chasse, dépèce ses proies, coupe le bois, va au marché, s'occupe de la maison, etc. Hélas, sa famille ne rend pas honneur à ses efforts… Pire : au lieu de la remercier, ses soeurs l'insultent la traitent comme une moins-que-rien. J'avoue ne pas être restée de marbre lorsque j'ai été confrontée à famille égoïste et peu reconnaissante. Très rapidement, je me suis attachée à Feyre qui a vraiment toujours tout fait pour subvenir aux besoins de ses proches ou pour les protéger… Jusqu'à offrir sa propre vie ! En effet, Feyre est conduite de force par un Fae à Prythian, le royaume des Immortels… Bien qu'elle soit sa prisonnière, le propriétaire des lieux ne la considère pas ainsi et lui donne accès à l'ensemble du château. Tiens, cela ne vous fait penser à rien ? Et oui, il s'agit du conte de « La Belle et la Bête » revisité !… Mais en beaucoup mieux, je trouve. C'est le point fort de ce roman. Pourtant, on est loin d'une ambiance de princesse, car l'héroïne est une battante. Elle chasse, déteste les robes, a la langue bien pendue et ne se laisse pas faire. On est très loin du cliché de la belle adolescente toute douce et vierge… D'ailleurs, Feyre ne l'est pas : elle avait un compagnon pour assouvir ses besoins avant d'être emmenée chez les Faes. Vous l'aurez compris : c'est une femme atypique dont le caractère haut en couleur a su me conquérir.
Une fois dans le monde des Faes, il y a changement radical d'ambiance qui peut déplaire à ceux qui aiment l'action… le rythme est un peu plus lent, toutefois cela ne m'a pas dérangée, car cela permet au lecteur d'assimiler tous les éléments et de cerner les protagonistes. Ces derniers vont ainsi pouvoir apprendre apprendre à se connaître et se tester. On découvre peu à peu le palais, la malédiction, les pouvoirs magiques de ces Faes Immortels et le bestiaire. de plus, les moments d'échanges sont entrecoupés de rebondissements et de créatures maléfiques… En effet, cet univers féerique est peuplé d'un bestiaire sombre et mauvais qui hante la forêt et semble se rapprocher de plus en plus du palais. Les humains sont tout en bas de la chaîne alimentaire, si bien qu'il est très dangereux de sortir seul… Mais allez expliquer cela à Feyre qui est bien décidée à n'en faire qu'à sa tête ! J'ai adoré cette tension. Les passages dans les bois m'ont tous mis en alerte, car les êtres rencontrés étaient vraiment cruels. Je me demandais souvent comment les personnages allaient rebondir, s'en sortir, se découvrir ou s'aimer. D'ailleurs, j'ai trouvé la romance très mignonne et touchante. Je ne pensais pas trouver ce couple aussi crédible car, avouons-le, c'était vraiment mal parti ! Tellement que j'ai failli croire à un triangle amoureux ! Heureusement, ce ne fut pas le cas. La relation entre Feyre et Tamlin est taquine et pleine de nuances. Ce n'est pas une histoire d'amour toute simple. de plus, leurs conversations m'ont souvent arraché quelques sourires. Ils se cherchent…
Une troisième partie tranche radicalement avec le reste du récit et offre au lecteur un rythme époustouflant. Je n'ai pas pu lâcher mon roman tellement j'étais dedans… Wow, quelle ambiance ! On va faire la rencontre d'Amarantha, un antagoniste qui m'a beaucoup plu. Même si je trouve ses raisons de faire le Mal un peu faciles, elle ne laisse aucun répit aux personnages. On ne peut que la détester. Ses épreuves imposées sont toutes aussi horribles les unes que les autres et elle n'hésite pas à faire souffrir ceux qui se dressent devant elle. Une vraie sadique, comme on les aime ! C'est également dans cette partie où l'on va découvrir Rhysand, un personnage plein de mystère qui m'a fortement fait songer à Archibald de la saga « La Passe-miroir ». J'aime beaucoup ce genre d'individu ni bon ni mauvais qui ne pense qu'à ses petits intérêts et qui peut aussi bien sauver les autres ou leur mettre des bâtons dans les roues… Ces cent dernières pages sont tout simplement haletantes et géniales… On s'y croit. On vit les rebondissements. On en prend plein les yeux. On hurle…
Il y a vraiment trois ambiances différentes dans ce roman, cependant ce n'est pas pour me déplaire. À mes yeux, tout était bien dosé. J'ai tout aimé : les personnages travaillés, l'univers fantastique, la plume addictive et précise de l'auteure, les rebondissements, la malédiction, … J'accroche encore plus à cette saga que celle de « Keleana » (qui était pourtant très bien malgré ses quelques défauts) ! Quant à la fin, on peut dire qu'elle suffit plus ou moins à elle-même… Il n'y a pas de gros cliffhanger qui ordonne au lecteur de se jeter sur la suite… Cela dit, je l'aurais volontiers fait si le second tome était disponible en français, car j'ai été sous le charme de cet ouvrage ! Adeptes de young adult, de romance, d'action, de magie et d'héroïnes à fort caractère, foncez découvrir ce petit bijou !

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nekomusume
  27 mars 2019
A force de voir passer le tome 3 de la série sorti il y a peu, j'ai fini par me laisser tenter et plonger dans le tome 1.
Feyre est une jeune fille issue d'une famille ruinée, obligée de chasser pour nourrir un père et deux soeurs aînées qui ne savent que se lamenter sur leur sort et traitent la benjamine comme une servante. Lorsqu'elle tue une bête qu'elle soupçonne d'être un habitant du royaume des immortels, sa vie est totalement bouleversée. En effet une bête monstrueuse exige alors sa vie en échange: soit elle meurt, soit elle le suit dans son royaume où elle demeurera prisonnière. Arrivée là-bas, Tamlin le grand seigneur fae ne la traite pas en prisonnière et malgré la malédiction qui l'oblige à porte un masque sauf sous sa forme de bête et la haine viscérale de Feyre envers les immortels, elle ne reste pas insensible à son charme et à sa personnalité. Peut-être arrivera-t-elle à comprendre quelle est ce sort qui retient en otage toute la cours du printemps et comment le briser.
Le conte de la Belle et la Bête revisité, une histoire pleine de magie, de sortilèges mais surtout une malédiction très intrigante (Mais pourquoi les malédictions trouvent-elles toujours leur résolution dans les derniers moments de leur conditions? ).
Feyre est une jeune femme fière et farouche, elle a beaucoup de caractère mais même si elle n'hésite pas à se mettre en danger pour obtenir des informations sur sa situation, elle ne suit aucun des conseils ni aucune des prophéties qui lui sont faites. Non pas par révolte contre un destin qui lui serait imposé mais par simple négligence. Elle se retrouve alors dans des situations impossible et manque de provoquer la perte du royaume et de ses habitants.
Tamlin quand à lui dans le rôle du Grand seigneur soumis à une malédiction, je l'ai trouvé un peu trop lisse. A côté des sacrifices réalisés par Feyre, son rôle est assez passif, c'est un personnage qui a besoin d'évoluer dans les tomes suivants.
La reine Amarantha est particulièrement cruelle et retorse, elle aime les divertissements sanglants et voue une haine sans fin aux humains. Feyre sera soumise à rudes épreuves pour sauver l'amour de sa vie. Combats, tortures, énigmes, la deuxième partie du roman est beaucoup moins féerique que le début de l'histoire.
J'ai globalement beaucoup aimé cette histoire, même si il y a quelques longueurs, mais si le schéma général n'est pas très innovant, le monde construit autour de l'histoire est très intéressant.
#Mauvaisgenre
#Pavés2019
#Séries2019
#MultiDéfis2019 item 92 un roman dont le titre rapporterait plus de 25 points au scrabble (30 points)
#PlumesFéminines2019 item 22 un roman dont le titre mentionne une fleur
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Lunartic
  06 juin 2021
Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour mon avis sur Un palais d'épines et de roses, le premier tome de la saga éponyme événement depuis quelque temps déjà écrit par Sarah J. Maas. Je remercie infiniment ma petite Junette de m'avoir donné ce livre. Cela faisait si longtemps que je souhaitais le découvrir ! Il s'agit en effet non seulement d'une réécriture de contes, ou le genre de lecture dont je raffole totalement, mais aussi de la réadaptation d'un de mes contes préférés de tous les temps, à savoir La belle et la bête. Vous l'aurez compris, il n'en fallait pas plus pour m'attirer telle l'abeille par le bon miel. Et force est de constater qu'Un palais d'épines et de roses m'a tout bonnement conquise !
Déjà, pour ce qui est de la réécriture de cette fable légendaire qu'est La belle et la bête en soi, je trouve que Sarah J. Maas s'est tout à fait bien débrouillée. Elle a su reprendre tous les éléments fondamentaux du conte et les remanier à sa sauce sans dénaturer ce dernier et tout en créant un univers à part qui n'appartient qu'à elle et à son imagination fourmillant de bonnes idées qui ont eu de quoi me laisser bouche bée et les mirettes grandes ouvertes et scintillantes de mille feux. J'ai effectivement été fascinée par tout l'historique partagé par les faes et les humains, toute cette mythologie et ces traditions inventés quasiment ex nihilo par l'écrivaine et qui donnent au monde de l'héroïne Feyre tout son charme et sa personnalité. La Cour du Printemps, qui est le lieu où se déroule essentiellement l'intrigue dans ce premier tome, n'a clairement rien à envier au château de la Bête de Jeanne-Marie le Prince de Beaumont (ou de Gabrielle de Villeneuve, en fonction de la version du conte que vous préférez), bien au contraire ! Cette vaste propriété m'a littéralement enchantée et à mon sens, elle dégage une aura à la Cocteau ou la Disney, un savant mélange de l'esthétique et de l'ambiance de mes deux adaptations cinématographiques préférées de ce conte si cher à mes yeux qui produit à la lecture une atmosphère incomparable a aucune autre et assurément enivrante. J'avais purement et simplement le désir impérieux de rester dans ce palais pour toujours, sans jamais que l'on m'en déloge.
Concernant Feyre, je l'ai immédiatement adoré. Bon, d'accord, je l'admets, je mens un peu car le crime qu'elle commet au tout début de l'histoire et qui est le véritable élément déclencheur de tout ce qui suit m'est resté un bon bout de temps en travers de la gorge. Cependant, cela m'a justement bien prouvé que Feyre n'était pas une jolie princesse/demoiselle en détresse irréprochable, loin de là. Sarah J. Maas a choisi de prendre le personnage de la Belle tel qu'on le connaît, gracile, à la beauté parfaite et pure, d'une gentillesse et d'une bienveillance sans nom, totalement à contre-courant, même en ce qui concerne la grande et vorace passion que les studios Disney lui ont attribué, j'ai nommé... la lecture ! En effet, Feyre sait à peine lire avant d'être embarquée à la Cour du Printemps. Son talent à elle, c'est la peinture (et le tir à l'arc aussi). C'est sa façon bien personnelle de déchiffrer, de "lire" le monde qui l'entoure, dans toute la magnificence de sa myriade de couleurs, et cette manière de percevoir les choses et les êtres m'a profondément émue. Pour résumer le personnage qu'est Feyre, je dirais que c'est une protagoniste de sa propre histoire extrêmement courageuse, qui met sa famille pourtant peu reconnaissante de la multitude de ses sacrifices au centre de tout, et qui ne manque certainement pas de répartie et d'audace. J'ai également beaucoup apprécié le fait que l'autrice n'en ait pas fait un parangon de beauté classique mais une jeune femme forte au magnétisme presque bestial, tout bonnement singulier. Feyre est une héroïne de fantasy ou même simplement un protagoniste féminin qui sort du lot, c'est indéniable et elle n'a pas manqué de me surprendre à moult reprises au fil de l'avancée de l'intrigue. Chapeau la demoiselle !
Pour ce qui est des autres figures importantes de l'histoire, j'ai personnellement instantanément succombé au sex-appeal (oui, oui, sortons les grands mots !) de Tamlin, le protagoniste masculin de cette aventure épique que nous propose Sarah J. Maas au pays des grands faes. Je sais que mon beau et noble seigneur de la Cour du Printemps est très peu tenu en estime par les autres innombrables lecteurs de la saga mais qu'importe : malgré le fait que le gaillard ne soit assurément pas exempt de défauts, cela ne m'empêche pas de l'aimer de toutes mes forces et de le soutenir mordicus face à ses réfractaires de la conséquente team Rhysand. Eh oui, je fais ma marginale en déclamant à corps et à cri à qui veut bien l'entendre que je n'apprécie pas le moins du monde Rhysand. C'est même pire que cela : je ne peux clairement pas voir le loustic en peinture ! Je sens que je vais m'attirer les foudres de ses nombreux partisans et partisanes mais je l'assume fièrement, vous pouvez le croire. D'où ma réticence coriace à me procurer la suite de la série malgré la délectation évidente avec laquelle j'ai dévoré ce premier tome. Je vous explique : si j'ai adoré chaque petit moment de complicité et d'engueulades croustillantes entre Feyre et Tamlin, si je suis tombée en pâmoison face à la puissance de leur amour (voyons, je ne spoile personne ici, vous vous y attendiez, non ?), en revanche, l'arrivée de Rhysand dans la seconde partie du récit m'a laissée totalement de marbre. Ou plutôt, non : je ne peux pas dire qu'elle ne m'a fait ni chaud, ni froid car elle m'a donné envie de m'arracher les cheveux et de me cogner la tête contre les murs. Tout le contraire d'une preuve d'indifférence, donc. Déjà que cette seconde partie est d'une atrocité sans nom au niveau de ce qui s'y passe et une torture infinie à lire comparée à la douceur et à la beauté pure (ou peut-être pas tant que ça...) de la première, l'introduction de Rhysand dans le récit a été le pompon sur la pomponette comme dirait l'adage. Très sincèrement, je ne comprends pas comment autant de lecteurs ont réussi à être séduits par un tel bellâtre. Je ne dis pas que Tamlin est un modèle de vertu à côté, loin de là, mais j'ai fait mon choix et je ne le renierai certainement pas ici. J'aurais à la rigueur largement préféré que Feyre doive se rapprocher comme elle le fait avec Rhysand de Lucien, c'est dire ! Non pas que j'ai une dent contre Lucien, bien au contraire (même s'il est vrai que nos relations n'aient pas débuté de la meilleure des manières), simplement, c'est le meilleur ami de Tamlin, son bras droit, son pilier, et de l'imaginer avec Feyre, ce serait la pire des trahisons que je pourrais commettre envers mon petit bichon (pas le surnom idéal à donner à un individu mi-homme mi-bête, n'est-ce pas ?) ! Néanmoins, Lucien serait un bien meilleur parti que Rhysand à mes yeux, qu'on se le dise ! Il peut paraître antipathique au premier abord mais c'est en réalité un homme loyal, droit dans ses bottes, plein de ressources et qui ne manque pas de bons conseils à donner à qui sait les entendre. C'est aussi une oreille attentive qui prendra toujours la peine de vous écouter. Il m'a fait penser à un savant mix entre Lumière et Big Ben : extrêmement taquin et consciencieux à la fois, la meilleure addition qui soit ! D'ailleurs, puisque l'on part dans les comparaisons, Rhysand ferait à mon sens un Gaston parfait... en mille fois plus ignoble et insupportable. D'accord, d'accord, j'arrête de cracher mon venin, mais il fallait bien que ça sorte !
Pour conclure, je dirais que ce premier tome d'Un palais d'épines et de roses m'a véritablement conquise : la Cour du Printemps m'a purement et simplement enchantée, je suis tombée en amour pour Feyre et Tamlin (et pour Lucien aussi, pauvre choupinours, il ne faut pas le laisser dans un coin) et je sens que d'autres personnages du récit nous réservent de sacrément belles surprises dans les tomes à venir. Malheureusement, je ne sais toujours pas si je me lancerai dans la lecture de ces derniers car le peu que j'en ai entendu n'envisage rien de bon, à mes yeux du moins. du coup, je préfère me contenter du COUP DE COeUR somme toute monumental que j'ai eu pour ce tome 1, cela me convient parfaitement pour le moment. Mais après tout, il ne faut jamais dire jamais... L'avenir nous dira si j'aurais in fine changé d'avis et laissé sa chance au reste de la saga !
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
Anais511Anais511   31 mars 2017
Non, c'était impossible. J'étais incapable de passer à l'acte. Ce n'était pas comme à la chasse. Ce n'était pas une question de survie. Je devais assassiner de sang-froid des innocents et perdre mon âme par ces meurtres. Mais (...) pour Prythian, pour Tamlin, pour leur monde et le mien... ces morts ne seraient pas inutiles, même si elles devaient me damner pour l'éternité. [...].
Des larmes ruisselaient sur mon visage, dans mon cou et sur le col crasseux de ma tunique. Alors qu'elle prononçait ces paroles, je savais que cette terre immortelle me serait désormais inaccessible, qu'en sauvant Tamlin, je me damnais. [...]
Encore un immortel, et nous serions tous libres. Un dernier coup à porter... [...]
Le serviteur me présenta le dernier poignard. J'allais le prendre quand le garde ôta le sac de la tête de l'immortel. [...]. Des yeux verts tachetés d'ambre se levaient vers moi.
Tout vola en éclat alors que je regardais Tamlin. [...].
Il était là, mon Grand Seigneur, mon bien-aimé, agenouillé devant moi.
-Je t'aime, lui dis-je avant de le poignarder en plein cœur.
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SaiwhisperSaiwhisper   12 mai 2017
- Tout ira bien, répétai-je.
Le blessé ferma les yeux et je serrai sa main. Je sentis une chaleur à mes pieds et n'eus pas besoin de baisser les yeux pour savoir que le sang formait une mare autour de moi.
- Mes ailes, chuchota l'immortel.
- Vous les retrouverez.
Il fit un effort pour ouvrir les yeux.
- C'est juré ?
- Oui, chuchotai-je.
C'était a première fois que je faisais une promesse mensongère et je me haïssais. L'immortel esquissa un pâle sourire et referma les yeux. Mes lèvres tremblaient. J'aurais aimé avoir autre chose à lui offrir que des promesses en l'air.
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KateLineKateLine   14 mai 2017
– Il existe un monde meilleur, Nesta. Il attend seulement que tu le découvres. Et si jamais je le peux, si la situation s’améliore et si le danger est écarté… je vous retrouverai.
C’était la seule promesse que je pouvais lui faire, mais elle se redressa avec assurance.
– Ne t’inquiète pas. Pour ma part, je ne crois pas que j’aimerais vivre au milieu des immortels, répondit-elle avec un léger haussement d’épaules. Tâche de nous donner des nouvelles quand il n’y aura plus de danger. Si c’est le cas, père et Elain pourront rester ici. Moi, je crois que j’aimerais découvrir le monde et ce qu’une femme est capable d’accomplir avec de la fortune et un nom.
Tout, pensai-je. Il n’existait pas de limites à ce que Nesta pourrait accomplir dès qu’elle aurait trouvé comme moi l’endroit qu’elle pourrait considérer comme sien et auquel elle appartiendrait. J’espérais avoir la chance de voir tout cela un jour.
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aurianebrouardaurianebrouard   02 mars 2017
Certains me recherchent sans jamais me trouver ;
J'en embrasse d'autre qui, ingrats, me foulent aux pieds.

Je semble préfère l'intelligence et la beauté,
Mais je bénis les audacieux et les têtes brûlées.

Mes soins sont presque toujours d'une douceur indicible ;
Dédaigné, je deviens féroce et presque invincible.

Chacun des coups que je porte est puissant,
Et quand je tue, c'est toujours lentement. ..
+ Lire la suite
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SaiwhisperSaiwhisper   13 mai 2017
- J'ai songé à bien des manières de vous torturer quand vous serez à ma cour, reprit-il. Si je vous forçais à apprendre à lire, est-ce que ce serait aussi douloureux que ça en avait l'air ce soir ?
Il s'évanouit dans l'ombre sans me laisser le temps de me jeter sur lui.

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Vidéo de Sarah J. Maas
Dans un empire contrôlé par la magie d'os, Lin, la fille de l'empereur, va devoir lutter pour réclamer son droit au trône.
Sur toutes les îles de l'Empire, on prélève sur chaque enfant un éclat d'os derrière l'oreille, lors d'un rituel trop souvent mortel. Depuis son palais, l'empereur utilise ces précieux fragments pour créer et contrôler de redoutables chimères animales, les concepts, qui font régner la loi. Mais son autorité vacille et partout la révolte gronde.
Sa fille, Lin, a été privée de ses souvenirs par une étrange maladie et passe ses journées dans l'immense palais plein de portes closes et de noirs secrets. Pour regagner l'estime de son père, elle décide de se lancer dans le périlleux apprentissage de la magie d'os.
Une magie qui a un prix… alors que la révolution vient frapper aux portes du palais, Lin devra décider jusqu'où elle peut aller pour reconquérir son héritage… et sauver son peuple.

« Un des meilleurs romans de Fantasy qu'il m'a été donné de lire depuis longtemps… Ce livre mérite une place à part. » Sarah J. Maas, autrice de Un palais d'épines et de roses
Pour en savoir plus : https://tidd.ly/3dof2LO
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Un Palais d'Epines et de Roses

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