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EAN : 9782020973373
252 pages
Éditeur : Seuil (08/01/2009)
  Existe en édition audio
3.51/5   243 notes
Résumé :
Le héros de Black Bazar est un dandy africain de notre temps, amoureux des cols italiens et des chaussures Weston, qui découvre sa vocation d'écrivain au détour d'un chagrin d'amour.
Naviguant entre complainte et dérision, il brosse avec truculence un tableau sans concession de la folie du monde qui l'entoure.

Tour à tour burlesque et pathétique, son récit va prêter sa voix à toute une galerie de personnages étonnants, illustrant chacun à leur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
3,51

sur 243 notes

Malaura
  20 janvier 2013
Depuis que sa compagne l'a quitté pour un joueur de tam-tam en emmenant leur petit fille, Fessologue, surnommé ainsi pour sa connaissance approfondie des derrières féminins (les faces B), tente de surmonter sa colère en écrivant un journal sur une vieille machine à écrire.
Entre anecdotes, pensées et impressions, des brèves de comptoir aux marchés colorés de Château Rouge, le jeune congolais, installé en France depuis 15 ans, brosse un tableau drolatique de la communauté africaine au sein de la capitale.

Poète, essayiste, romancier, l'écrivain francophone Alain Mabanckou incarne le nouveau combat contre communautarisme et racisme avec le rire et l'humour pour seules armes.
Celui qui souligne que « l'ironie et le rire sont des armes redoutables qui suscitent souvent bien plus de réflexion qu'une approche stricte et sérieuse » reste dans la même veine sarcastique que celle de « Verre Cassé » et n'hésite pas à utiliser l'autodérision pour bousculer les idées reçues et fustiger les petites médiocrités et autres préjugés qui alimentent le racisme ordinaire.
A travers une galerie de personnages hilarants, farfelus ou pathétiques, Black Bazar est le témoignage de la folie du monde mais aussi le constat désopilant d'une Afrique étonnamment désunie, en proie aux fréquentes querelles d'ethnies.
Ce sentiment de haine au sein même de la communauté africaine, Mabanckou le dénonce avec autant de vigueur qu'il en met à condamner toutes formes de racisme.
« L'autocritique est essentielle si l'on veut ensuite poser un regard juste sur le reste du monde » explique-t-il en s'attristant des ségrégations que ses compatriotes exercent entre eux.
Sous ses airs de galéjade, Black Bazar est un texte au thème identitaire fort, mais à aucun moment l'auteur ne veut se départir de son humour ravageur, ce qui en rend la lecture éminement plaisante et ludique.
Avec ironie, verve et truculence, il met ainsi en scène des personnages pris entre deux mondes, deux cultures, des êtres résolus à conserver leurs origines et en même temps déterminés à s'intégrer au mieux dans la culture occidentale (allant même pour certains jusqu'à se décrêper les cheveux et blanchir la peau, symbole d'ascension sociale et culturelle !)
Un proverbe africain dit : « Si vous voulez savoir la vérité, écoutez les fous »,
Mabanckou nous le prouve en alliant lucidité et grain de folie dans ce texte pétillant, cocasse et savoureux, à la drôlerie irrésistible.
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aouatef79
  30 juillet 2019
Le talentueux écrivain franco-congolais ,Alain Mabanckou , nous donne à lire le roman "Black Bazar". On y trouve la
truculence , l 'ironie , la dérision et l 'enjouement. L' auteur de "Memoires du porc-épic" et "Les Cogognes sont immortelles " est un orfèvre de la langue et il la manie avec art .Perso , le lire est toujours un plaisir !
"Black Bazar"raconte la vie d' un congolais à Paris .Il y mène une vie de dandy .Ses amis
l' ont surnommé Fessologue pour sa connaissance du derrière des femmes qu 'Il désigne par l 'expression :La face B .Il prétend s 'y connaître et il cite selon ses sources bibliques :"La science du derrière existe depuis l 'origine du monde quand Adam et Eve avaient tourné le dos au Seigneur " . Au début du roman , Fessologue est à la fois malheureux et empli de colère , sa moitié ,Couleur d'origine", l 'a quitté pour rejoindre un joueur de tam-tam , l 'Hybride .Ce chagrin d 'amour le laisse découvrir sa vocation d 'écrivain .Le dandy navigue alors entre complainte et dérision , il brosse avec truculence un tableau sans concession de la folie du monde qui l'entoure .Tour à tour burlesque et pathétique , son récit va prêter sa voix à toute une galerie de personnages étonnants , illustrant chacun à leur manière la misère et la grandeur de la condition humaine .
l''auteur ne rate pas l' occasion de dénoncer le racisme et le communautarisme et il le fait avec le ton de la dérision .
J' ai apprécié ce beau livre qui mérite la note de 5/5 .
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domisylzen
  20 novembre 2016
J'avais coincé avec "mémoires de porc-épic" et avais décidé de donner une seconde chance à cet auteur.
Bah je n'ai pas était plus loin, j'ai arrêté ma lecture à la centième page. Je ne mets pas les talents de l'auteur en cause mais je ne pense pas être en phase, en ce moment, avec ce style d'écriture. Besoin de choses plus aériennes, plus positives, plus en harmonie avec la vie.
Un homme surnommé fessologue en raison de son amour pour les fesses des femmes, nous raconte son quotidien, fait de jalousie, de rancoeur, de banalité et de souffrance. Il nous détaille sa relation avec sa compagne surnommée "couleur d'origine", qui a, pour lui, le plus beau cul du monde. Ensemble ils ont eu une fille mais "couleur d'origine" les abandonnera pour fuir avec un autre homme que le narrateur surnomme : l'Hybride.
Désolé monsieur Mabanckou, vous n'y êtes pour rien, peut-être, un jour prochain, nos routes se croiseront-elles de nouveau ?
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blandine5674
  08 avril 2016
Ça y est je suis une fan d'Alain Mabanckou après ce deuxième livre que je lis de lui. C'est déjanté, loufoque, génial comme j'aime. Voici un dandy africain dingue des fringues italiennes surnommé Fessologue, es spécialiste de la face B des femmes. Et la propriétaire des plus belles fesses qui était sa compagne et la mère de sa fille l'a largué pour l'Hybride. Il fait croire à tout le monde qu'elle est partie en vacances au Congo. Il se méfie surtout de Monsieur Hippocrate, le pire des voisins qui puisse exister. Les dialogues sont d'une grande drôlerie et les situations également dues à sa mauvaise foi. Ça et là des références de livres, des textes de Brassens et autres chansons. Amusant que ce passage de Mama Fiat 500 presque identique à Petit Piment qui sera écrit six ans plus tard. C'est tellement une denrée rare un livre qui fait rire, qu'il ne faut pas s'en priver.
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A_fleur_de_mots
  26 janvier 2020
Définitivement, j'adore lire Alain Mabanckou, poéte et romancier franco-congolais. Lire cette langue populaire que Mabanckou s'amuse à pétrire, à colorer d'accents congolais est un vrai plaisir et régal. Loin d'utiliser un français culte, nous sommes face à une langue parlée transcrite à l'écrit mais dont l'art de Mabanckou est de nous la rendre tellement imagée avec des couleurs vives et des accents congolais, ivoiriens et tchadiens que, bien que le roman se déroule à Paris, son lecteur est transporté dans les rues vives et dynamiques de ces grandes métropoles de l'Afrique francophone.
Sans tabous ou politiquement correct, nous suivons notre protagoniste, Fessologue, comme ses amis du bar Jip's où il est un habitué l’appellent, un dandy congolais (du petit Congo, pas le pays de l'autre côté) vivant à Paris depuis 15 ans s'essaie à l'écriture - bien que un de ses amis ivoiriens lui conseille d'abandonner cette idée car “pour nous autres les nègres, c'est pas notre dada”- suite à une rupture sentimentale et surtout suite à la rencontre de Jean-Philippe, un écrivain haïtien, qui bouleversera sa vie.
Grâce au dynamisme de cette langue imagée et colorée, qui fait toute la beauté de la langue française, Mabanckou nous plonge au sein de la communauté africaine sub-saharienne de France, et surtout de Paris, des immigrés qui se débattent avec la précarité de leur situation légale et économique, essayant tant bien que mal d'affirmer leur identité “africaine” avec toutes les contradictions que l'intégration à un autre pays, et surtout l'ancien pays colonisateur, peut comporter.
Au travers du procédé littéraire du rapport des conversations de comptoir, l'auteur nous fait découvrir de façon fort habile, une communauté africaine de la capitale très dynamique et surtout, emplie de contradictions entre revendications de réparations contre les français et les belges, volonté de s'intégrer pleinement jusqu'à la transformation physique pour ressembler le moins possible à un “nègre”. Tout le monde en prend pour son grade dans cette satire sociale: le racisme ambient en France, le racisme entre communautés et ethnies africaines, les dictatures africaines, l'hypocrisie des anciens pays colonisateurs, l'hypocrisie des bobos français pour leur fascination superficielle de l'Afrique, l'ignorance des “africains” de l'histoire de leur continent, de leur complaisance pour certains clichés communautaires.
Il y aurait encore beaucoup de commentaires à écrire sur ce roman, mais le plus marquant est la langue utilisée et la capacité de Mabanckou de faire une critique très acerbe de nos sociétés occidentales et africaines avec un humour coup de poing qui rend les propos très pertinents.
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
SPOUNYSPOUNY   08 juin 2021
Elle a rangé les feuillets, les a déposés près de ma machine à écrire et m’a dit :
- Y a un grand problème dans ton Black Bazar…
- Ah oui ?
- Est-ce que ma couleur est aussi une couleur d’origine ?
Elle a éclaté de rire puis m’a regardé d’un air sérieux que je ne lui connaissais pas jusqu’alors.

Elle a murmuré :
- J’attendais que tu finisses enfin ton livre pour te le dire : j’aimerais que tu viennes habiter avec moi…
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clarinetteclarinette   03 avril 2010
Ecoute mon gars, sois réaliste ! Laisse tomber tes histoires de t'asseoir et d'écrire tous les jours, y a des gens plus calés pour ça, et ces gens-là on les voit à la télé, ils parlent bien et quand ils parlent y a un sujet, un verbe et un complément. Ils sont nés pour ça, ils ont été élevés dans ça, alors nous autres les nègres, c'est pas notre dada, l'écriture. Nous c'est l'oralité des ancêtres, nous c'est les contes de la brousse et et de la forêt, les aventures de Leuk-le-lièvre qu'on raconte aux enfants autour d'un feu qui crépite au rythme du tam-tam. Notre problème c'est on n'a pas inventé l'imprimerie et le bic, on qu'on sera toujours les derniers assis au fond de la classe à s'imaginer qu'on pourrait écrire l'histoire du continent noir avec nos sagaies. Est-ce que tu me comprends ? En plus on a un accent bizarre, ça se lit aussi dans ce que nous écrivons, or les gens n'aiment pas ça. D'ailleurs il faut avoir un vécu pour écrire. Et toi, qu'est-ce que tu as comme vécu, hein ? Rien ! zéro ! Moi par contre, j'aurais des choses et des choses à raconter par ce que je suis un métis, je suis plus clair que toi, c'est un avantage important. Si je n'ai pas encore écrit une seule ligne à ce jour c'est que le temps me manque. Je me rattrapperai quand je serai à la retraite dans une belle maison en pleine campagne, et le monde entier saura ce qu'est un chef- d'oeuvre !
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SachenkaSachenka   20 mars 2017
- Y a des Blancs de toutes les couleurs! Y en a avec des taches bizarres sur le visage, y en a avec des cheveux tout blancs alors qu'ils sont encore jeunes, y en a avec la peau très blanche comme le vin de palme, y en a avec une peau telle qu'on se demande même s'ils méritent d'être des Blancs y en a qui, au lieu de rougir quand ils sont en colère ou gênés, ils deviennent tout bleus! Les Blancs, y en a de toutes les couleurs, c'est moi qui vous le dis! Je dirais même que les Blancs ne sont pas blancs comme on le croit!
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SachenkaSachenka   09 mars 2017
Je connais l'usage du monde. Par contre, la bagarre, le conflit, je ne connais pas. Les polémiques, les prises de bec, je n'apprécie pas. D'ailleurs, quand il y a une bagarre de banlieusards à la gare du Nord ou au métro Marcadet-Poissonniers je ne sépare pas les bagarreurs, je m'éloigne du champ de bataille, je laisse les belligérants se modeler leur portrait comme ils veulent. Faut jamais déranger les peintres contemporains, il faut les laisser exprimer la folie de leur art quand ils peignent leur Guernica. Qu'ils se bagarrent comme ils l'entendent, c'est pas moi qui jouerai les arbitres. La bagarre ce n'est souvent qu'une histoire de manque de communication, je veux dire une méconnaissance de l'usage du monde.
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A_fleur_de_motsA_fleur_de_mots   27 janvier 2020
- Qu’est- ce que tu me racontes là? Le vrai peintre c’est celui qui transgresse les normes. Magritte lui-même l’a dit: “ Un peintre ne peint pas pour mettre de la couleur sur une toile, comme un poète n’écrit pas pour mettre des mots sur une feuille.”
Je suis resté bouche bée, parce que René Magritte avait prévu tous les arguments pour défendre sa boutique! C’est peut-être ce que devrait faire tout artiste avant de casser sa pipe. Ne pas laisser aux autres le soin de définir sa création. Jeter ici et là les clés de son oeuvre pour éviter que les bavards professionnels travestissent l’expérience de toute une vie et la sueur de tout un travail.
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Videos de Alain Mabanckou (106) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Mabanckou
Souleymane Diamanka, Louis-Philippe Dalembert & Alain Mabanckou étaient les invités de la Maison de la Poésie mardi dernier pour une soirée dédiée à la collection Points Poésie ! Retrouvez la rencontre en intégralité sur leur page YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=¤££¤8Souleymane Diamanka7¤££¤4IQ&t=1420s
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