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ISBN : 2020973375
Éditeur : Seuil (08/01/2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.48/5 (sur 221 notes)
Résumé :
Le héros de Black Bazar est un dandy africain de notre temps, amoureux des cols italiens et des chaussures Weston, qui découvre sa vocation d'écrivain au détour d'un chagrin d'amour.
Naviguant entre complainte et dérision, il brosse avec truculence un tableau sans concession de la folie du monde qui l'entoure.

Tour à tour burlesque et pathétique, son récit va prêter sa voix à toute une galerie de personnages étonnants, illustrant chacun à leur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
Malaura
  20 janvier 2013
Depuis que sa compagne l'a quitté pour un joueur de tam-tam en emmenant leur petit fille, Fessologue, surnommé ainsi pour sa connaissance approfondie des derrières féminins (les faces B), tente de surmonter sa colère en écrivant un journal sur une vieille machine à écrire.
Entre anecdotes, pensées et impressions, des brèves de comptoir aux marchés colorés de Château Rouge, le jeune congolais, installé en France depuis 15 ans, brosse un tableau drolatique de la communauté africaine au sein de la capitale.

Poète, essayiste, romancier, l'écrivain francophone Alain Mabanckou incarne le nouveau combat contre communautarisme et racisme avec le rire et l'humour pour seules armes.
Celui qui souligne que « l'ironie et le rire sont des armes redoutables qui suscitent souvent bien plus de réflexion qu'une approche stricte et sérieuse » reste dans la même veine sarcastique que celle de « Verre Cassé » et n'hésite pas à utiliser l'autodérision pour bousculer les idées reçues et fustiger les petites médiocrités et autres préjugés qui alimentent le racisme ordinaire.
A travers une galerie de personnages hilarants, farfelus ou pathétiques, Black Bazar est le témoignage de la folie du monde mais aussi le constat désopilant d'une Afrique étonnamment désunie, en proie aux fréquentes querelles d'ethnies.
Ce sentiment de haine au sein même de la communauté africaine, Mabanckou le dénonce avec autant de vigueur qu'il en met à condamner toutes formes de racisme.
« L'autocritique est essentielle si l'on veut ensuite poser un regard juste sur le reste du monde » explique-t-il en s'attristant des ségrégations que ses compatriotes exercent entre eux.
Sous ses airs de galéjade, Black Bazar est un texte au thème identitaire fort, mais à aucun moment l'auteur ne veut se départir de son humour ravageur, ce qui en rend la lecture éminement plaisante et ludique.
Avec ironie, verve et truculence, il met ainsi en scène des personnages pris entre deux mondes, deux cultures, des êtres résolus à conserver leurs origines et en même temps déterminés à s'intégrer au mieux dans la culture occidentale (allant même pour certains jusqu'à se décrêper les cheveux et blanchir la peau, symbole d'ascension sociale et culturelle !)
Un proverbe africain dit : « Si vous voulez savoir la vérité, écoutez les fous »,
Mabanckou nous le prouve en alliant lucidité et grain de folie dans ce texte pétillant, cocasse et savoureux, à la drôlerie irrésistible.
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nadiouchka
  20 mai 2016
Après Verre cassé et Mémoires de porc épic, Alain Mabanckou nous décrit dans son Black Bazar (un peu d'humour noir, déjà dans le titre), la vie de Fessologue, le narrateur surnommé ainsi car il est particulièrement intéressé – et spécialisé – par la face B des femmes (leur derrière). C'est plus fort que lui et il en fait une référence très importante quand il compare les femmes (ce qui pour lui est une science qui remonte à l'origine des temps).
Sa compagne – Couleur d'origine - vient de le quitter en emmenant leur fille, pour suivre un musicien moche et mal habillé ce qu'il ne comprend pas car lui met un point d'honneur à toujours porter des vêtements de marque et dit qu'il est beaucoup plus beau. D'ailleurs, il est un grand adepte de la SAPE – Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes.
Dans ce roman, l'auteur utilise toujours l'humour pour parler de tout : des personnages, de leur culture et de leurs origines, de la politique, bien que parfois le discours soit un peu pathétique.
Fessologue retrouve ses amis presque chaque jour au Jip's, un bar où il a ses habitudes. Ce dandy africain décrit avec beaucoup de verve le monde qui l'entoure et le jour où il rencontre Jean-Philippe, un écrivain, il décide d'écrire lui aussi et va acheter une machine à écrire - pour faire comme les écrivains – machine sur laquelle il tape partout : chez lui, au café ou dans un square. Jean-Philippe lui parle aussi de Dany Laferrière, écrivain haïtien.
Il écrit tout ce qui lui passe par la tête, ce qui lui permet de ne pas penser à celle qui l'a quitté et à qui il envoie, chaque mois, une pension alimentaire du montant décidé par elle. Mais il se plie à ses exigences pour sa fille.
Si l'écriture est pleine d'humour, il n'en reste pas moins que ce roman est sérieux quand il parle du Congo avec sa situation politique et le problème de la colonisation ainsi que de la négritude et du racisme.
Mais là aussi, il arrive à en parler en termes hilarants et ça restera ainsi jusqu'à la fin du livre.
Avec Black Bazar, Alain Mabanckou utilise un style tellement facile à lire que l'on se retrouve, à la dernière page, tout étonné de voir combien le roman a été lu aussi facilement et de façon décontractée, sans prise de tête alors que les problèmes politiques sont nombreux et sérieux.
Le lecteur se sent même impliqué dans le discours du Fessologue qui trouve, finalement, le grand amour avec Sarah qui lui demande de venir habiter chez elle.
Il est également à remarquer que l'auteur a dédicacé son livre à sa mère, Pauline Kengué à laquelle il fait d'ailleurs un peu allusion au cours de l'histoire.
Alain Mabanckou, porte-parole de son pays, nous a livré ici, encore une fois, l'occasion de porter un regard attentif sur l'Afrique qui rencontre en son sein des problèmes d'ethnies.
Télérama dit de ce livre : On s'amuse évidemment de ces conservations de comptoir, on se réjouit de l'énergie et de la verve qui les portent, on se régale de cette langue populaire que Mabanckou pétrit, électrise, colore sans souci du politiquement correct.
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domisylzen
  20 novembre 2016
J'avais coincé avec "mémoires de porc-épic" et avais décidé de donner une seconde chance à cet auteur.
Bah je n'ai pas était plus loin, j'ai arrêté ma lecture à la centième page. Je ne mets pas les talents de l'auteur en cause mais je ne pense pas être en phase, en ce moment, avec ce style d'écriture. Besoin de choses plus aériennes, plus positives, plus en harmonie avec la vie.
Un homme surnommé fessologue en raison de son amour pour les fesses des femmes, nous raconte son quotidien, fait de jalousie, de rancoeur, de banalité et de souffrance. Il nous détaille sa relation avec sa compagne surnommée "couleur d'origine", qui a, pour lui, le plus beau cul du monde. Ensemble ils ont eu une fille mais "couleur d'origine" les abandonnera pour fuir avec un autre homme que le narrateur surnomme : l'Hybride.
Désolé monsieur Mabanckou, vous n'y êtes pour rien, peut-être, un jour prochain, nos routes se croiseront-elles de nouveau ?
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blandine5674
  08 avril 2016
Ça y est je suis une fan d'Alain Mabanckou après ce deuxième livre que je lis de lui. C'est déjanté, loufoque, génial comme j'aime. Voici un dandy africain dingue des fringues italiennes surnommé Fessologue, es spécialiste de la face B des femmes. Et la propriétaire des plus belles fesses qui était sa compagne et la mère de sa fille l'a largué pour l'Hybride. Il fait croire à tout le monde qu'elle est partie en vacances au Congo. Il se méfie surtout de Monsieur Hippocrate, le pire des voisins qui puisse exister. Les dialogues sont d'une grande drôlerie et les situations également dues à sa mauvaise foi. Ça et là des références de livres, des textes de Brassens et autres chansons. Amusant que ce passage de Mama Fiat 500 presque identique à Petit Piment qui sera écrit six ans plus tard. C'est tellement une denrée rare un livre qui fait rire, qu'il ne faut pas s'en priver.
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carre
  01 janvier 2012
Weston, le héros de Black bazar traine régulièrement au "Jip" un bar du 1er arrondissement de Paris, sa compagne vient de le quitter pour un joueur de tam-tam. Il décide de mettre sur papier ces sentiments.Bien évidemment ce point de départ est l'occasion pour Mabanckou de dresser le portrait de personnages truculents, drôles, pathétiques, touchants mais aussi pour parler du racisme ordinaire, d'exclusion, de communitarisme. Mabanckou ne juge pas, il laisse le lecteur apprécier suivant ces convictions les idées émises.
L écriture est joyeuse, volubile, enjouée et l'on retrouve le même plaisir qu'a la lecture de "Verre cassé" le roman qui révéla Mabanckou.
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
clarinetteclarinette   03 avril 2010
Ecoute mon gars, sois réaliste ! Laisse tomber tes histoires de t'asseoir et d'écrire tous les jours, y a des gens plus calés pour ça, et ces gens-là on les voit à la télé, ils parlent bien et quand ils parlent y a un sujet, un verbe et un complément. Ils sont nés pour ça, ils ont été élevés dans ça, alors nous autres les nègres, c'est pas notre dada, l'écriture. Nous c'est l'oralité des ancêtres, nous c'est les contes de la brousse et et de la forêt, les aventures de Leuk-le-lièvre qu'on raconte aux enfants autour d'un feu qui crépite au rythme du tam-tam. Notre problème c'est on n'a pas inventé l'imprimerie et le bic, on qu'on sera toujours les derniers assis au fond de la classe à s'imaginer qu'on pourrait écrire l'histoire du continent noir avec nos sagaies. Est-ce que tu me comprends ? En plus on a un accent bizarre, ça se lit aussi dans ce que nous écrivons, or les gens n'aiment pas ça. D'ailleurs il faut avoir un vécu pour écrire. Et toi, qu'est-ce que tu as comme vécu, hein ? Rien ! zéro ! Moi par contre, j'aurais des choses et des choses à raconter par ce que je suis un métis, je suis plus clair que toi, c'est un avantage important. Si je n'ai pas encore écrit une seule ligne à ce jour c'est que le temps me manque. Je me rattrapperai quand je serai à la retraite dans une belle maison en pleine campagne, et le monde entier saura ce qu'est un chef- d'oeuvre !
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SachenkaSachenka   20 mars 2017
- Y a des Blancs de toutes les couleurs! Y en a avec des taches bizarres sur le visage, y en a avec des cheveux tout blancs alors qu'ils sont encore jeunes, y en a avec la peau très blanche comme le vin de palme, y en a avec une peau telle qu'on se demande même s'ils méritent d'être des Blancs y en a qui, au lieu de rougir quand ils sont en colère ou gênés, ils deviennent tout bleus! Les Blancs, y en a de toutes les couleurs, c'est moi qui vous le dis! Je dirais même que les Blancs ne sont pas blancs comme on le croit!
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nadiouchkanadiouchka   22 mai 2016
C’est sans doute Couleur d’origine qui a accru mon obsession pour les derrières. Depuis cette première rencontre je ne pensais plus qu’à ça. Ainsi, au lieu de marcher la tête relevée comme tout le monde, moi j’avais désormais la manie de chasser du regard les chutes de reins des passantes et de me livrer par la suite à des analyses très poussées. Je suis maintenant convaincu que comme pour les cravates on peut lire la psychologie d’un être humain par la façon dont il remue son arrière-train. Faut donc pas s’étonner qu’au Jip’s la plupart de mes potes m’appellent Fessologue.
P.70
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SachenkaSachenka   09 mars 2017
Je connais l'usage du monde. Par contre, la bagarre, le conflit, je ne connais pas. Les polémiques, les prises de bec, je n'apprécie pas. D'ailleurs, quand il y a une bagarre de banlieusards à la gare du Nord ou au métro Marcadet-Poissonniers je ne sépare pas les bagarreurs, je m'éloigne du champ de bataille, je laisse les belligérants se modeler leur portrait comme ils veulent. Faut jamais déranger les peintres contemporains, il faut les laisser exprimer la folie de leur art quand ils peignent leur Guernica. Qu'ils se bagarrent comme ils l'entendent, c'est pas moi qui jouerai les arbitres. La bagarre ce n'est souvent qu'une histoire de manque de communication, je veux dire une méconnaissance de l'usage du monde.
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SachenkaSachenka   08 mars 2017
- Vous êtes indépendants depuis bientôt un demi-siècle et tu me dis qu'il n'y a qu'une seule route? Qu'est-ce que vous avez foutu pendant tout ce temps? Faut arrêter de toujours montrer du doigt les colons! Les Blancs sont partis, ils vous ont tout laissé, y compris des maisons coloniales, de l'électricité, un chemin de fer, de l'eau potable, un fleuve, un océan Atlantique, un port maritime, de la Nivaquine, du mercure-chrome et un centre-ville!
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Videos de Alain Mabanckou (125) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Mabanckou
Leçon inaugurale d'Alain Mabanckou, écrivain, professeur de littérature à UCLA (17 mars 2016). "L?Afrique a pendant plusieurs siècles été vue, imaginée, fantasmée par les Européens comme un continent sauvage, ténébreux, matière première des récits d?aventures et d?exploration, teintés d?exotisme, qui ne laissaient pourtant entendre qu?une seule voix, celle du colonisateur. Il faut attendre le milieu du XXe siècle pour qu?une littérature écrite par et pour les Africains se révèle. de la négritude à la « migritude », il appartient aux écrivains noirs d?aujourd?hui de penser et de vivre leur identité artistique en pleine lumière." Revoir tous les cours donnés par Alain Mabanckou au Collège de France : https://www.college-de-france.fr/site/alain-mabanckou/_course.htm
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