AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2021304531
Éditeur : Seuil (16/08/2018)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 55 notes)
Résumé :
À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camar... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
montmartin
  26 septembre 2018
Michel 13 ans, vit avec maman Pauline et papa Roger ses parents dans une maison en planches à Pointe-Noire. Papa Roger travaille dans un hôtel et il passe son temps à écouter sur sa radio Grundig la voix de la révolution congolaise. « Une radio ne doit pas mentir, surtout si elle a coûté très cher et que les piles sont encore neuves. » Maman Pauline fait le commerce des bananes.
Michel est un garçon qui passe son temps à rêver, à noter des choses sur des bouts de papier, comme si des cafards se battent à l'intérieur de son cerveau. Il perd en permanence la monnaie lorsqu'il va faire les courses à l'épicerie de Mâ Moubobi. « Les prix ne sont pas fixés pour de bon, ça dépend de si vous connaissez ou pas Mâ Moubobi, voilà pourquoi la boutique s'appelle “Au cas par cas”. » Michel évite de parler de ce qui se rapporte au sexe, car il ne veut pas que l'on pense qu'il exagère toujours et être impoli sans le savoir.
Avec ses mots à lui, remplis d'innocence et de poésie Michel nous raconte les trois jours qui ont suivi l'assassinat du camarade président Marien Ngouabi, le chef de la révolution socialiste congolaise. Trois jours qui vont changer sa vie et celle de sa famille. « Il faut que je pleure moi aussi, j'essaye, mais c'est difficile. La seule façon c'est de mettre du piment dans les yeux comme font les veuves quand elles n'arrivent pas à pleurer leur mari. »
J'ai beaucoup aimé la façon dont Alain Mabanckou nous raconte l'Afrique post-coloniale. Il utilise la voix naïve et toujours teintée d'humour d'un jeune garçon pour nous raconter l'indépendance, les luttes entre ethnies pour prendre ou garder le pouvoir, la corruption, les arrangements, l'importance de la famille, l'influence de l'ancien colonisateur qui décide qui sera président. Un sujet grave donc, mais traité avec légèreté. L'auteur nous raconte le quotidien pittoresque de cette famille congolaise et c'est un monde coloré qui s'agite devant nous, où la polygamie fait partie de la vie.
À travers le jeune Michel, il sait se moquer des pays occidentaux dont les présidents sont incapables de rester chefs jusqu'à leur mort, il rend hommage à la langue française « Les fables de Jean de la Fontaine qu'on aimait parce que dedans il y avait des animaux intelligents qui parlaient le français sans faire de fautes de grammaire ou d'orthographe, comme s'ils étaient allés à l'école. » Ce roman est donc avant tout un témoignage qui nous ouvre les clefs du fonctionnement politique des pays africains, en choisissant comme narrateur un jeune garçon dont la fraîcheur, la spontanéité et le naturel nous emportent, Alain Mabanckou réussit son pari de ne jamais nous ennuyer.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
Nuageuse
  04 septembre 2018
Sous un titre poétique, Alain Mabanckou nous emmène au plus profond de la violence après la décolonisation du Congo et de l'Afrique, via les nouvelles transmises à la radio.
Il faut s'accrocher pour les dates et le nom de tous ces présidents élus à vie et donc "sont plus développés que les pays d'Europe qui se croient déjà développés".
Alain Mabanckou a su garder une écriture innocente pour faire parler Michel, son double autobiographique.
Un roman fort sur le continent africain où l'indépendance de chaque pays est assez récente (enfant, je ne me rendais pas compte que 1960 était si proche de nous..) .
J'ai beaucoup aimé son "anaphore" : "[..] sinon on va dire que moi Michel j'exagère toujours et que parfois je suis impoli sans le savoir . "
Commenter  J’apprécie          220
Nat_85
  11 octobre 2018
Après le succès de " Petit Piment " en 2015, Alain Mabanckou, écrivain franco-congolais, revient à Pointe-Noire, trois jours dans l'histoire post coloniale du Congo. Avec un fort goût autobiographique, son nouveau roman " Les cigognes sont immortelles " est paru en cette rentrée littéraire 2018 aux éditions du Seuil.
p. 14 : " On va encore dire que moi Michel j'exagère toujours et que parfois je suis impoli sans le savoir. "
C'est par la voix de Michel, jeune adolescent, que cette histoire est narrée. Fils unique de papa Roger - employé à l'hôtel Victory Palace - et maman Pauline - grossiste en bananes, il est le spectateur des bouleversements politiques du Congo.
p. 83 : " - Dans ce pays on a tout connu, Michel... Et le voilà qui commence à parler de l'époque ancienne, quand les Français nous ont colonisés, puis quand ces mêmes Français ont décidé que ce serait un abbé polygame, Fulbert Youlo, un Lari, donc un Sudiste, qui serait notre Premier Ministre. "
Dans le pays les différentes ethnies vivent ensemble : les sudistes et les nordistes. Mais c'est avec les capitalistes noirs que la cohabitation est plus compliquée.
Papa Roger, maman Pauline et leur fils Michel habitent le quartier Voungou, dans des "maisons en attendant", rêvant d'un avenir meilleur...
p. 195 : " - Mon fils, avant de se lancer dans les grandes batailles, il faut déjà gagner les petites... "
L'histoire se déroule sur trois jours, dont l'élément déclencheur est l'assassinat du président congolais Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, à Brazzaville.
p. 41 : " [...] vient par l'entremise d'un commando-suicide d'attenter lâchement à la vie du dynamique chef de la Révolution congolaise, le camarade Marien Ngouabi, qui a trouvé la mort au combat, l'arme à la main, le vendredi 18 mars 1977, à 14H30. "
Au pied d'un manguier et en compagnie de papa Roger, il prend des nouvelles de la situation du pays, aux sons de la radio Grundig par la Voix de la Révolution Congolaise.
p. 33 : " Cet arbre est un peu mon autre école, et mon père s'amuse parfois à l'appeler "l'arbre à palabres". Il écoute toujours la radio ici lorsqu'il revient de l'Hotel Victory Palace. Comme son travail est très fatiguant, les week-ends il se repose là du matin jusqu'au coucher du soleil, assis dans sa chaise en lianes avec sa radio à zéro mètre."
Et c'est au plus profond de la violence après la décolonisation du Congo et de l'Afrique, via les nouvelles transmises à la radio, et les habitants du quartier que Michel offre au lecteur le témoignage d'une enfance passée dans un pays instable politiquement.
Michel a la réputation d'être un rêveur, toujours un peu maladroit.
p. 171 : " Je m'en fous que dans la cours de récréation les élèves me surnomment maintenant "le rêveur". Ils ne savent pas que sur un de ses bouts de papier où elle me félicitait, Louise avait écrit, avec sa belle écriture : "Fais-moi rêver". Et elle avait aussi dessiné deux coeurs, avec une ligne qui les traverse. Ça voulait dire que, lorsqu'on est amoureux, les coeurs font du cheval sur l'équateur, et c'est pour ça que ceux qui ne savent pas chevaucher tombent et se font très mal... "
Il se définit comme une cigogne blanche de la Révolution socialiste congolaise, en référence au chant soviétique qu'il entonnait au collège "Quand passent les cigognes".
Alain Mabanckou nous conte l'Afrique, dans une écriture très poétique et exotique, par les yeux d'un adolescent, dont le discours paraît naïf, mais qui est  finalement très perspicace. Alliant majestueusement la légèreté et l'humour à la gravité du contexte, la plume de cet auteur est inimitable ! Une belle découverte en cette rentrée littéraire !
p. 139 : " Ce sont les Nordistes qui l'ont tué, mais il est devenu une cigogne, et moi je sais que les cigognes sont immortelles. "
Lien : https://missbook85.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
mjaubrycoin
  07 janvier 2019
A travers le récit de trois journées dans la vie d'un adolescent rêveur qui pourrait bien être le double de l'auteur, c'est une page d'histoire contemporaine qui se déroule sous les yeux du lecteur.
Le Congo-Brazzaville séparé de l'état voisin le Congo-Kinshasa à la suite d'un savant découpage territorial issu de la colonisation, a beau obéir au modèle communiste importé tout droit d'Union Soviétique, cela n'empêche pas la corruption de gangréner la vie politique, le tribalisme de régir les rapports sociaux et le recours à la violence et au coup d'état meurtrier de constituer le moyen de changer de dirigeants.
Quand une poignée de généraux estime que le chef de l'état n'est plus apte (ou plus digne ?) à exercer ses fonctions, on procède à son élimination et on profite de l'occasion pour pourchasser sa famille proche ou lointaine et même les membres de son ethnie...
En ces jours de mars 1977, le Président Marien Ngouabi est assassiné dans son palais, sous les yeux de son fils et cet évènement dramatique ne laissera personne indifférent, surtout pas le narrateur Michel accoutumé depuis le plus jeune âge à vénérer le défunt, soutenu par sa famille.
Le pauvre garçon voit ses parents se disputer (son père rejoint de temps en temps sa première famille et ses cinq enfants ), son chien se sauver, des oncles inconnus débarquer chez lui pour conseiller à sa mère de taire la douleur qu'elle éprouve à savoir un de ses proches parents assassiné.
C'est toute la vie quotidienne de ce petit quartier africain qui nous est présentée en même temps avec une indulgence amusée et un regard tendre. Michel le narrateur nous parle des siens, de leurs petites habitudes, de ses premiers émois sentimentaux, mais aussi des choix plus graves qu'il sera amené à faire et qu'il devra assumer, quittant définitivement les rivages de l'enfance.
Je découvre Alain Mabanckou avec ce roman et j'ai apprécié la langue simple et poétique qui décrit tellement bien la réalité quotidienne, les formules répétées telles des mantras qui parsèment le texte, les pointes d'humour qui font sourire.
Voici une intéressante incursion dans un pays à l 'histoire tourmentée, qui peine à sortir du colonialisme et qui se trouve ravagé par des luttes tribales impitoyables. Certes la vie est dure mais la solidarité omniprésente et la famille élargie sert de cocon protecteur. Un message transmis par l'auteur qui reste fier de ses racines mais bannit de son propos toute idéalisation réductrice.
Une belle découverte que je dois à un membre actif de mon club de lecture.
Merci Claude !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
traversay
  10 octobre 2018
Après Petit Piment, Alain Mabanckou revient de nouveau dans sa chère ville de Pointe-Noire avec Les cigognes sont immortelles, au fort goût autobiographique. L'écrivain avoue d'ailleurs dans ses interviews que ce roman est une sorte de "chaînon manquant" dans son oeuvre, celui qui ne pouvait être écrit qu'après tous les autres. le livre se concentre sur 3 journées, en mars 1977, celles qui ont suivi le meurtre du président du Congo-Brazzaville, Marien N'Gouabi. C'est à hauteur d'un enfant de 11 ans que Mabanckou nous raconte une histoire familiale impactée par l'épuration qui a suivi cet assassinat. Avec un style inimitable, gouailleur et empreint d'innocence, devant des rebondissements imprévus pour ce garçon, tant dans sa sphère proche que dans un environnement politique qu'il essaie de comprendre. Et les personnages qui l'entourent sont inoubliables : père, mère, oncle mais aussi un chien qui s'enfuit sans demander son reste en apprenant à la radio ce qui est arrivé au président (sic). A travers une plume apparemment légère, l'écrivain franco-congolais évoque avec force les ravages du colonialisme et l'instabilité et versatilité des dictatures qui ont suivi les indépendances africaines. A l'aide de cercles concentriques, le roman part d'une foyer congolais, s'étend à un quartier, à une ville, à un pays et plus largement à un continent tout entier. Et Mabanckou de rappeler au passage que la plupart des grands hommes de progrès de cette époque (par exemple Lumumba) ont été assassinés avec la complicité de l'occident. Derrière l'humour de Les cigognes sont immortelles, il y a une blessure originelle de l'Afrique qui n'a sans doute pas cicatrisé aujourd'hui. Ce message ne s'oppose pas, loin de là, à l'écriture chatoyante, débridée et picaresque d'un livre souvent irrésistible où l'on découvre le quotidien du Congo sous un régime marxo-léniniste vu à travers le regard d'un gosse intrépide que la candeur ne peut plus protéger. Avec ses multiples lectures et son impressionnante fluidité narrative, Les cigognes sont immortelles ne serait-il pas le roman le plus accompli et même simplement le meilleur d'Alain Mabanckou ?
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180

critiques presse (10)
LeMonde   12 novembre 2018
Incontournable de la littérature francophone, le Franco-Congolais, qui publie « Les cigognes sont immortelles », porte une voix joyeuse et engagée.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaCroix   09 novembre 2018
Alain Mabanckou, à travers ce récit frais d’un collégien, nous fait entrer dans le quotidien d’une famille congolaise.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Liberation   15 octobre 2018
Le jeune Michel ne parvient pas à pleurer, c’est un problème. Entre ses premiers succès auprès des filles et son interprétation très particulière et imagée de la géographie congolaise, se faufile le vacarme des camions militaires, qui fait battre le cœur. Une langue tendre et ironique pour raconter l’histoire.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro   12 octobre 2018
En 1977, au Congo, le «président éternel» est assassiné. Un enfant raconte. Du grand art.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   01 octobre 2018
Avec “Les Cigognes sont immortelles”, l’écrivain congolais qui a consacré son talent à dépeindre la société africaine est au sommet de son art. Et, plus engagé que jamais face à l’urgence de décrire un continent à la dérive, marque un tournant dans son œuvre.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs   13 septembre 2018
Ce roman, c'est Antigone à Pointe-Noire, conté sur le ton ingénu du Petit Nicolas. Et une nouvelle déclaration d'amour de Mabanckou à Pauline Kengué, mère courage, mère chérie qui «ne savait pas lire, même si elle se débrouillait très fort en français parlé.»
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   10 septembre 2018
Inlassable conteur qui puise dans l’humour de quoi alléger un quotidien parfois trop lourd, Alain Mabanckou narre le Congo des années 1970, un pays en prise avec un régime marxiste-léniniste qui va se muer en dictature militaire. Et comme bien souvent lorsqu’il convoque Michel, l’écrivain offre un cantique à ses parents aujourd’hui disparus.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   29 août 2018
Le style faussement naïf du narrateur, Michel étant un héros rêveur et peu concerné par la vie adulte, glisse avec douceur. Sous ses airs pacifiques et drolatiques, le récit de Michel est profondément ironique, sans qu'il en soit conscient lui-même.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeSoir   29 août 2018
Alain Mabanckou tient sa promesse d’imaginer d’autres mondes face au chaos du réel avec « Les cigognes sont immortelles ».
Lire la critique sur le site : LeSoir
Culturebox   14 août 2018
Après "Petit Piment" en 2015, l'écrivain franco-congolais Alain Mabanckou nous invite une nouvelle fois chez lui, dans le pays de son enfance et de sa jeunesse, Pointe-Noire, ville côtière du Congo. [...] Un roman plein d'humour, qui mêle habilement petites et grande histoires.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
montmartinmontmartin   25 septembre 2018
Les fables de Jean de La Fontaine qu'on aimait parce que dedans il y avait des animaux intelligents qui parlaient le français sans faire de fautes de grammaire ou d'orthographe, comme s'ils étaient allés à l'école.
Commenter  J’apprécie          210
ProfesseurDanProfesseurDan   23 août 2018
Quand j'écoute tout ça, je me demande pourquoi quelqu'un qui était Premier ministre s'agite aujourd'hui pour être le maire de Paris alors que Premier ministre c'est un poste plus important que maire d'une ville. Je me demande encore et encore pourquoi notre radio nationale donne ces nouvelles de bonheur et ne prononce pas une seule fouis le nom du capitaine Kimbouala-Nkaya qui aimait notre pays et qu'on a mitraillé pour rien. Nous sommes tristes au Congo, pendant que les Parisiens sont peinards et heureux ce dimanche 20 mars 1977 où ils ont élu leur marie Jacques Chirac sans se bagarrer, sans sortir les camions militaires dans la rue, sans avoir à dire au peuple que c'est le couvre-feu, que c'est interdit de se regrouper à plus de trois personnes dehors à partir de dix-neuf heures jusqu'à sept heures du matin. (p. 205)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Nat_85Nat_85   11 octobre 2018
Il faut que je pleure moi aussi, j'essaye, mais c'est difficile. La seule façon c'est de me mettre du piment dans les yeux comme font les veuves quand elles n'arrivent pas à pleurer leur mari.
Commenter  J’apprécie          170
AchilleviAchillevi   11 novembre 2018
Je vois des forêts, des prairies, des animaux de toutes les qualités et de tous les gabarits. J'aperçois la fumée des feux de brousse. Je vois des paysans qui reviennent des champs avec des sacs remplis d'ignames, de tubercules. Ils souffrent, leur village est en haut, et ils doivent monter la colline avec ces kilos sur la tête. Et j'écris ça dans mon cahier, je griffonne, je griffonne, j'ai peur que si je note pas ça, ces belles choses vont disparaitre comme de la fumée et je ne m'en souviendrai pas. Je note que la fumée rejoint le ciel, mais que le vent efface la fumée et que le ciel redevient tout bleu, et moi Michel je cours, je cours, j'arrive dans une clairière où Louise m'attend avec une longue robe toute blanche et des oiseaux bleus qui tournent autour de sa tête.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ProfesseurDanProfesseurDan   23 août 2018

Le client regarde avec respect et crainte la photo de notre chef de la Révolution socialiste congolaise. C'est la même qu'on avait dans notre classe à l'école primaire. Le camarade président Marien Ngouabi porte une casquette de militaire et regarde vers sa droite. Il n'a pas de barbe, il a de gros favoris qui nous permettaient de le dessiner facilement pendant la leçon d'instruction civique. Sa veste militaire est magnifique, avec le bouton d'en haut fermé et, au-dessus de sa poche droite, il a l'insigne des paracommandos prouvant qu'il est capable de sauter d'un hélicoptère ou d'un avion et de retomber par terre sans s'écraser la tête grâce à son parachute. Le camarade président Marien Ngouabi est triste sur cette photo. Il a peut-être compris que ce n'est pas facile d'être un chef de la Révolution dans un pays où les gens veulent tous payer plus tard. (p. 30)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Alain Mabanckou (124) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Mabanckou
Retour sur la séance de dédicaces d'Alain Mabanckou, qui a publié son 12ème roman "Les cigognes sont immortelles" aux éditions Seuil.
Site Web Sauramps : https://www.sauramps.com
Retrouvez nous sur :
Facebook : https://bit.ly/2lhDbcc Twitter : https://bit.ly/1UDrTNf Instagram : https://bit.ly/2MEVCE7 Pinterest : https://bit.ly/2K6kiUc
autres livres classés : congoVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr






Quiz Voir plus

L'Afrique dans la littérature

Dans quel pays d'Afrique se passe une aventure de Tintin ?

Le Congo
Le Mozambique
Le Kenya
La Mauritanie

10 questions
261 lecteurs ont répondu
Thèmes : afriqueCréer un quiz sur ce livre
.. ..