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ISBN : 2266231219
Éditeur : Pocket (10/07/2014)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Julien Makambo est un jeune Congolais fraîchement débarqué en France sous le nom de José Montfort. Il est accueilli à Paris par Pedro, figure de proue du milieu congolais de la capitale. Rusé renard, Sapeur à la pointe des tendances et « homme d'affaires » au bras long, Pedro prend Julien sous son aile, l'initiant au monde des combines souterraines. Puis, crise oblige, Pedro propose à Julien une mission mystérieuse mais particulièrement juteuse. Seule condition : ne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
LUKE59
  20 août 2013
Julien Makambo est un jeune homme naïf originaire du Congo Brazzaville détenu à Fresnes car inculpé du meurtre par défenestration d' une jeune femme.Par flashbacks successifs , il nous narre son arrivée à Paris, la promiscuité dans le studio qu' il doit partager avec six de ses compatriotes, les activités mafieuses auxquelles il se livre sous la direction de son mentor et accessoirement beau-frère Pedro, la vie nocturne , l' alcool, les filles et le monde frivole de la Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes)...Un style accrocheur, beaucoup d' humour et un suspense maintenu jusqu' au bout : ce n' est, en effet, que dans les dernières pages que l' on découvre comment le jeune Julien "les ennuis", alias José Montfort au vu de ses faux papiers , s' est fait impitoyablement piéger par les caïds de sa tribu parisienne.
Commenter  J’apprécie          180
Christw
  12 décembre 2013
La collection Vendredi 13, dirigée par Patrick Raynal, compte treize titres dont l'action se déroule autour du vendredi 13 et se termine mal. L'esprit Série Noire est posé et des auteurs tels Bordage, Chamoiseau, Pouy et Alain Mabanckou donnent de l'allure au projet. Compliments, en passant, pour la couverture maline et le format agréable des éditions La Branche (l'objet, le papier rappellent ceux des éditions Sabine Wespieser) .
Le roman de Mabanckou est doublement noir. Monde de pommés, petits truands, filles faciles, trafics de faux en tous genre avec l'ambiance sombre des hôtels et bars malfamés. Mais aussi l'immigration noire à Paris où Sénégalais, Maliens et Congolais, fringués en technicolor, ne semblent pas toujours appartenir à la même Afrique.

Julien Montfort, nom inscrit sur ses faux papiers, immigré congolais de Pointe-Noire, écrit son histoire du fond de sa geôle à Fresnes. Vivant en promiscuité dans un studio parisien, sous les directives de Pedro, toujours à l'affût de bonnes affaires illégales, il est devenu son bras droit mais aussi, malgré lui, son pantin naïf. le vendredi où ils rencontrent le fils de ministre venu de Brazzaville, pour une affaire juteuse, les circonstances ne vont pas faire mentir son vrai nom: José Makambo signifie «ennuis» dans la langue Kikongo. En attendant Pedro occupé à «régler» l'affaire proposée, une jeune femme blonde s'écrase devant lui sur le trottoir. Trop visible dans son costume vert électrique et ses chaussures bordeaux, il s'enfuit effrayé et devient la cible des poursuites et le suspect principal. Pedro lui remet une somme d'argent et Julien/José comprend que l'enjeu du coup est le meurtre dont il ne sait rien. Il se réfugie dans un petit hôtel discret de banlieue.
Quel est son rôle ? Quoiqu'il arrive, il est coincé : la filière congolaise lui propose de se dénoncer à la place de Pedro et de bénéficier plus tard des honneurs et de la protection du milieu. S'il refuse, sa planque sera dénoncée. Je ne dévoile pas l'entourloupe de la fin qui donne son sens au roman : tais-toi et meurs, il est la victime impuissante d'une noire mystification.
On assiste à la transposition d'éléments classiques du polar dans la communauté immigrée africaine parisienne. Un monde clos qui vit de trafics louches sans grande envergure, dans une relative pauvreté, avec quelques figures caricaturales. Personnellement, j'ai trouvé tout cela un peu ennuyeux en dépit de quelques moments de verve pince-sans-rire, un fabriquant de faux documents aux allures de desperado mythique et une nymphomane exultant dans les toilettes. le tout est décrit d'une façon agréable mais très convenue, encore que l'écriture dépouillée sied pourtant à ce personnage simple et candide. Soupir de soulagement, tout à la fin, en découvrant la clé du roman qui lui donne sa dimension.
Il est peut-être souhaitable d'aborder Alain Mabanckou par un ouvrage plus autobiographique et divertissant, un de ceux qui semblent avoir séduit la majorité (Demain j'aurai vingt ans, Black Bazar, Mémoires de porc-épic). Il y a trop de longueurs dans Tais-toi et meurs. Un manque d'unité aussi : je n'ai pas vu l'intérêt de raconter l'histoire du détenu qui partage sa cellule, j'ai cru un moment que l'issue du récit se trouvait là.
L'auteur écrit beaucoup depuis une dizaine d'années : romans, essais, poésies. Est-il toujours bon de multiplier l'écrivain lorsqu'il a du talent ?
Dernier point : hormis le personnage principal qui paraît plutôt victime des événements, on brosse ici un tableau peu engageant de la communauté africaine. À une époque où la question de l'immigration est sensible, faut-il risquer d'en renforcer certains préjugés ?

Lien : http://www.christianwery.be/..
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ManouParis
  27 septembre 2015
Julien Makambo, alias José Montfort en France, est un Congolais venu vivre à Paris. A son arrivée dans la capitale, il est pris en charge par Pedro, son presque beau-frère et néanmoins figure incontournable du "Milieu" congolais. Il est initié aux petites magouilles comme la revente de titres de transports dans le métro, qui lui permettent de gagner de l'argent rapidement. C'est le début de la belle vie, de l'achat des belles sapes, malgré la colocation à plusieurs, entassés dans un petit studio rue de Paradis.
Le temps passe, ainsi que la valse des filles, les soirées, les engueulades et les rires... jusqu'à la dernière "mission" de José, qui va mal tourner. Une femme blanche est défenestrée ; il est vu devant l'immeuble (dans un costume couleur diabolo-menthe, très discret !) et bientôt recherché par la police. Son récit nous parvient depuis la prison de Fresnes où il écrit son histoire, comme un témoignage d'une vérité qui ne peut éclater au grand jour.
C'est le second livre d'Alain Mabanckou que je lis, et j'ai retrouvé là ses thèmes de prédilection, avec ce petit plus du roman noir. Il dépeint la communauté congolaise, la débrouille pour ceux qui arrivent, ou la SAPE (et l'enseigne "mythique" qui l'illustre, la boutique Connivences). Les lieux ont aussi leur place de choix dans son roman : le quartier de Château-Rouge et le 10e arrondissement de Paris, Montreuil. Il aborde aussi la répercussion d'affaires criminelles mettant en cause des immigrés, et attisant le racisme. L'appropriation par les politiques de cette "affaire de la rue du Canada", où a eu lieu le meurtre. Les petits larcins ; vols de chéquiers, faux papiers, intimidation. La dureté psychologique de la vie carcérale aussi, par le personnage de Fabrice, compagnon de cellule du héros, qui se désole d'avoir laissé sa femme et son fils dehors. Mais aussi et surtout, l'écrivain met en avant le poids des liens qui unissent José à Pedro, et aux autres, à ceux qui l'ont accueilli en France, qui ont partagé une entraide qui n'a rien de gratuite. Tout se paye au royaume de la soi-disant solidarité, et dans son cas le prix sera le plus fort.
Car ce titre, Tais-toi et meurs, c'est l'injonction qu'il reçoit par la communauté de ne pas trahir, d'endosser une faute qui n'est pas la sienne. Tant pis pour sa vie, celle de Pedro vaut "plus", car il est perçu comme un bienfaiteur, et cela arrange tout le monde de fermer les yeux sur un petit dérapage... Tant pis pour la vérité, pour la justice et l'innocence. Il faut bien que quelqu'un paie : ce sera José. En même temps, quand on sait que son nom, Makambo, signifie "les ennuis", on comprend mieux le destin tragique qui attend ce jeune homme...qui lutte de toutes ses forces pour redevenir Julien, celui qu'il est vraiment, quitte à en perdre symboliquement la vie, c'est à dire son existence aux yeux de la toute-puissante communauté.
Ce roman aux facettes multiples mêle portrait sociologique, polar et rire. Pour l'apprécier à sa juste valeur, il faut - à mon sens - le prendre dans sa globalité, et s'intéresser à tous ses aspects, ne pas le lire que comme un policier. Cependant, arrivé à sa fin, il risque de vous laisser, comme moi, un goût amer dans la bouche.
http://manouselivre.com/tais-toi-et-meurs/
Lien : http://manouselivre.com
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yv1
  26 septembre 2012
Je classe ce bouquin dans la catégorie polar eu égard à la collection vendredi 13 de l'éditeur. Ce n'est pas à proprement parler un roman policier. Alain Mabanckou décrit le monde de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes) et le milieu africain de Paris. Celui des petites magouilles. Son (anti)héros est un pauvre garçon qui tombe dans un environnement qui le dépasse et qui l'amène à avoir des comportements répréhensibles bien que plutôt bénins. On découvre également la suspicion des uns par rapport aux autres selon leurs pays d'origine voire même selon la région s'ils sont du même pays. La solidarité africaine existe, certes, mais avec une certaine méfiance entre ethnies et nationalités. L'auteur montre aussi les appartements partagés à plusieurs, la promiscuité et la difficulté de vivre ensemble
Toute l'aventure de Julien se passe dans les quartiers de Paris dans lesquels la population d'origine africaine est nombreuse, dans les restaurants, les cafés. Alain Mabanckou excelle dans les alternances de moments graves et de moments plus drôles, comme des discussions oiseuses entre plusieurs protagonistes, ou des descriptions physiques, notamment des rois de la SAPE. C'est vrai que le costume vert diabolo-menthe de Julien, associé à une cravate et des chaussures bordeaux, doit valoir le coup d'oeil.
Et puis, plus largement, l'auteur décrit la pègre africaine et plus particulièrement, la pègre congolaise, entre les faux-papiers, les vols de chéquiers, les changements d'identité et une véritable économie parallèle -ou souterraine- de contrefaçons de marques, de billets de train, de métro. Bref, un monde qui m'est totalement inconnu sur lequel A. Mabanckou met le viseur. Un monde dans lequel un service n'est pas gratuit. Contrepartie sera demandée, mais personne ne sait encore quand ni sous quelle forme.
Il parle aussi de tous ces hommes et femmes venus d'Afrique pleins d'espoir et qui se retrouvent confrontés à la triste et dure réalité de la vie quotidienne en France : plus de travail, pas d'argent, logements insalubres, ...
Je vous le disais pas vraiment un polar, même si l'aventure qui va mener Julien en prison est suffisamment bien racontée, l'auteur sachant réserver quelques surprises et effets et les servir aux bons moments.
Encore un très bon titre de cette collection, décidément excellente et un très bon livre de Alain Mabanckou qui ne me déçoit jamais (bon, un tout petit peu sur Demain, j'aurai vingt ans, mais c'est oublié). Quels talents !
Lien : http://lyvres.over-blog.com/
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Nahe
  11 décembre 2012
Dans cet excellent roman noir, Alain Mabanckou nous entraîne, en compagnie de Julien Makambo, son héros, au coeur de la communauté congolaise de Paris. Fraîchement débarqué de Pointe-Noire, le jeune homme est pris en charge par Pedro, son « beau-frère », qui en fait rapidement son homme de main. En deux temps trois mouvements, voilà Julien devenu José Montfort et partageant un appartement et le quotidien de quelques compatriotes. Au menu : petites magouilles et trafics louches en tout genre pour subsister. C'est une véritable économie parallèle que l'auteur nous dépeint ainsi.

Du jour au lendemain, cette vie « paisible » bascule lorsque Julien/José, en mission pour Pedro, se retrouve mêlé à un assassinat et est présenté comme l'Ennemi Public numéro 1.

C'est le récit de son cheminement depuis son arrivée sur le territoire français que nous livre Julien qui, depuis la prison de Fresnes, entreprend de se raconter dans l'espoir de se racheter une conduite et d'expliquer son parcours à Fabrice, son compagnon de cellule.

Dans ces pages, sombres et cyniques, l'auteur nous décrit la vie de la communauté congolaise de Paris et les difficultés que ses membres rencontrent. Outre le volet policier, il aborde également les difficultés à faire sa place dans la société française et à s'y installer durablement. Arrivés en France avec de faux papiers, ils se bâtissent une existence faite de logements insalubres, de manque d'agent, de travail illégal, … Pour Julien/José, la rue du Paradis porte décidément bien mal son nom !

Il évoque également les relations et les préjugés qui existent entre Africains d'origine différente, l'occasion de quelques passages bien sentis, voire cocasses. Sur le même ton, à travers ses personnages, l'auteur raille les Français et leurs costumes aux couleurs mornes. Il présente en effet les Sapeurs, qui lient le respect à l'extravagance des vêtements qu'une personne porte. Adepte de cette « Société des ambianceurs et personnes élégantes », Pedro est un pape à Paris et Julien n'hésite pas à suivre son exemple, adoptant complet voyants, Weston et chemises Yves-Saint-Laurent. Son costume vert électrique lui vaudra d'ailleurs quelques déboires.

A travers le récit de Julien et le triste parcours qui le conduit inexorablement vers la prison, Alain Mabanckou signe un roman noir vivant et réaliste, avec l'espoir de réhabiliter son héros, de le présenter comme la victime inconsciente des machinations de Pedro.

Lien : http://nahe-lit.blogspot.be/..
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critiques presse (1)
Lhumanite   15 octobre 2012
L’auteur de Verre cassé et du Sanglot de l’homme noir possède son sujet sur le bout des doigts avec l’art et la manière de nous tenir en haleine tout en nous apprenant beaucoup sur la vie de la « communauté » africaine à Paris.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   27 avril 2017
- Shaft c'est le vrai spécialiste, et à force de fabriquer des fausses identités pour les autres il a fini par oublier qui il était lui-même. On l'appelait autrefois Le Caméléon, mais un jour il a vu le film Shaft, il a décidé de porter le même manteau que cet acteur afro-américain qui jouait dedans. Bien avant son surnom de Caméléon, il se prenait carrément pour Jean-Paul Belmondo dans Peur sur la ville. C'est dire que lorsqu'il se prendra pour Rambo on sera foutus, à Château Rouge ! Il aura un couteau et s'imaginera que Paris est une jungle.
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ChristwChristw   12 décembre 2013
— C'est pour ça qu'ils sont tristes et froids ces français ! Regardez-les dans la rue ! C'est pitoyable ! Vous vous rendez compte qu'ils portent du gris et du noir 365 jours sur 365, et même plus quand c'est une année bissextile ! Le vert électrique, mes frangins, c'est la couleur de la vie, de l'espérance, de l'optimisme. Et comme dans ce pays les gens ne vivent pas, n'ont pas d'espérance et sont pessimistes, ils ont en horreur cette couleur. Toi, avec ton beau corps, tu ne dois pas hésiter mon gars ! Tu as peur de quoi ? De ces ignorants de la mode, hein ? Je suis convaincu que tu reviendras dans ma boutique pour d'autres couleurs ! Et je t'informe au passage que tu n'as rien vu car j'ai du rose, du jaune, du rouge et du mauve dans ma réserve au sous-sol ! Si tu ne prends pas ce costume, c'est que tu es encore sous la domination coloniale !

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le_Bisonle_Bison   14 mai 2017
- Tu ne peux plus fuir, José, c'est fini, je vais te tuer pour remettre les compteurs de la communauté à zéro...
- Je vais aux toilettes et...
- Non, tu auras tout le temps d'aller aux toilettes une fois mort. Là-bas tout le monde a le temps. Et d'ailleurs on ne fait que dormir, pisser, chier, s'enculer et se masturber.
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le_Bisonle_Bison   29 avril 2017
- Je ne sais pas quel problème il a, ce type, mais mon pote Sidibé Traoré qui voit tout m'a dit de pas rester près de lui ! Et puis, Kirdine, toi-même tu sais, moi j'ai été un caïd avec mes potes de Clichy-sous-Bois, et je sais flairer de loin ce qui pue ! Et ce type, il pue comme un paquet de merde d'hippopotame !
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le_Bisonle_Bison   30 avril 2017
- Monsieur Montfort, le droit a une logique. Je veux entendre par là qu'il ne s'agit pas de hurler qu'on est innocent, encore faut-il le prouver. Ne croyez pas que les preuves sont ramassées au petit matin par les immigrés qui nettoient les rues de Paris !
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Vidéo de Alain Mabanckou
Leçon inaugurale d'Alain Mabanckou, écrivain, professeur de littérature à UCLA (17 mars 2016). "L?Afrique a pendant plusieurs siècles été vue, imaginée, fantasmée par les Européens comme un continent sauvage, ténébreux, matière première des récits d?aventures et d?exploration, teintés d?exotisme, qui ne laissaient pourtant entendre qu?une seule voix, celle du colonisateur. Il faut attendre le milieu du XXe siècle pour qu?une littérature écrite par et pour les Africains se révèle. de la négritude à la « migritude », il appartient aux écrivains noirs d?aujourd?hui de penser et de vivre leur identité artistique en pleine lumière." Revoir tous les cours donnés par Alain Mabanckou au Collège de France : https://www.college-de-france.fr/site/alain-mabanckou/_course.htm
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