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EAN : 9782353060559
220 pages
Éditeur : Editions La Branche (13/09/2012)
3.68/5   44 notes
Résumé :
Julien Makambo est un jeune Congolais fraîchement débarqué en France sous le nom de José Montfort. Il est accueilli à Paris par Pedro, figure de proue du milieu congolais de la capitale. Rusé renard, Sapeur à la pointe des tendances et « homme d'affaires » au bras long, Pedro prend Julien sous son aile, l'initiant au monde des combines souterraines. Puis, crise oblige, Pedro propose à Julien une mission mystérieuse mais particulièrement juteuse. Seule condition : ne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Giraud_mm
  07 août 2020
Quand Julien Makambo, jeune immigré clandestin congolais, débarque à Paris, il meurt virtuellement une première fois en devenant José Monfort. Il est pris en charge par son presque beau-frère Pedro, et ils vivent de petites combines. Mais les temps sont durs, et pour remonter ses finances, Pedro prépare un gros coup auquel il associe José. Et cette fois, ce n'est pas seulement une mort virtuelle qui est en jeu...
Il y a du Chester Himes dans ce roman ! Pas tant dans la forme de l'écriture : on est loin de la truculence pagnolesque de l'américain. Mais à coup sûr dans la façon dont Mabanckou raille les travers de cette petite communauté congolaise qui s'entasse dans un appartement parisien : on affiche une solidarité de façade, mais on se jalouse sans se l'avouer ; on survit de petites embrouilles, mais on veut paraître en s'achetant les plus belles fringues ; et on fait preuve d'une grande naïveté...
Julien/José est un personnage attachant, qui se laisse griser par une vie qui lui paraît facile, et que Pedro peut manipuler à sa guise. Il a bien, de temps à autre, des éclairs de lucidité, mais le collectif et l'argent étouffent rapidement sa méfiance. On comprend que pour lui la chute sera plus dure.
De sa belle écriture, à travers ce roman noir, Alain Mabancjkou nous fait découvrir un bout de la communauté africaine de Paris. Il y met de la tendresse mais pas de complaisance. La critique est d'autant plus sévère qu'elle est suggérée plus qu'exprimée.
Belle découverte d'un roman aussi noir que caustique !
Lien : http://michelgiraud.fr/2020/..
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aouatef79
  31 mai 2020
"Tais-toi et meurs", est un livre du flamboyant , truculent et talentueux écrivain , franco-congolais , Alain Mabanckou .Le principal protagoniste du roman est Julien Makambo alias José Monfort .Ce dernier est un jeune congolais naïf et rêveur .l débarque à Paris avec de faux papiers .A son arrivée sur le sol français , il est pris en charge par José Pedro , le caïd de la pègre congolaise à Paris .Pedro est un truand rusé , futé , un renard et un manipulateur .Ce dernier va initier Julien aux combines qui vont lui permettre de se faire de l 'argent et vivre comme un nabab .Il porte des habits chatoyants .Il connaîtra l 'alcool et les femmes .Les jeunes qui comme Julien ne savent pas qu 'ils sont exploités par le caïd qui les place dans de petits logements et ils sont nombreux à vivre dans des conditions déplorables et dans la promiscuité .Le grand frère est là pour veiller sur eux .
Pedro propose à Julien une mission très délicate et il doit la faire sans poser des questions .C 'est ainsi que Julien se
retrouve , un vendredi 13 , témoin de la défenestration
d 'une jeune femme .Il est arrêté et placé en détention
provisoire .En prison , il écrit un journal , dans lequel il
tente de reconstituer l 'enchaînement sinistre des événements qui l 'ont conduit là où il se trouve .
Ce roman est certes un thriller mais il est aussi réaliste
en nous montrant dans quelles conditions déplorables et
précaires vivent les clandestins qui fuient leur pays pour
un Eldorado fictif .



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LUKE59
  20 août 2013
Julien Makambo est un jeune homme naïf originaire du Congo Brazzaville détenu à Fresnes car inculpé du meurtre par défenestration d' une jeune femme.Par flashbacks successifs , il nous narre son arrivée à Paris, la promiscuité dans le studio qu' il doit partager avec six de ses compatriotes, les activités mafieuses auxquelles il se livre sous la direction de son mentor et accessoirement beau-frère Pedro, la vie nocturne , l' alcool, les filles et le monde frivole de la Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes)...Un style accrocheur, beaucoup d' humour et un suspense maintenu jusqu' au bout : ce n' est, en effet, que dans les dernières pages que l' on découvre comment le jeune Julien "les ennuis", alias José Montfort au vu de ses faux papiers , s' est fait impitoyablement piéger par les caïds de sa tribu parisienne.
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ManouParis
  27 septembre 2015
Julien Makambo, alias José Montfort en France, est un Congolais venu vivre à Paris. A son arrivée dans la capitale, il est pris en charge par Pedro, son presque beau-frère et néanmoins figure incontournable du "Milieu" congolais. Il est initié aux petites magouilles comme la revente de titres de transports dans le métro, qui lui permettent de gagner de l'argent rapidement. C'est le début de la belle vie, de l'achat des belles sapes, malgré la colocation à plusieurs, entassés dans un petit studio rue de Paradis.
Le temps passe, ainsi que la valse des filles, les soirées, les engueulades et les rires... jusqu'à la dernière "mission" de José, qui va mal tourner. Une femme blanche est défenestrée ; il est vu devant l'immeuble (dans un costume couleur diabolo-menthe, très discret !) et bientôt recherché par la police. Son récit nous parvient depuis la prison de Fresnes où il écrit son histoire, comme un témoignage d'une vérité qui ne peut éclater au grand jour.
C'est le second livre d'Alain Mabanckou que je lis, et j'ai retrouvé là ses thèmes de prédilection, avec ce petit plus du roman noir. Il dépeint la communauté congolaise, la débrouille pour ceux qui arrivent, ou la SAPE (et l'enseigne "mythique" qui l'illustre, la boutique Connivences). Les lieux ont aussi leur place de choix dans son roman : le quartier de Château-Rouge et le 10e arrondissement de Paris, Montreuil. Il aborde aussi la répercussion d'affaires criminelles mettant en cause des immigrés, et attisant le racisme. L'appropriation par les politiques de cette "affaire de la rue du Canada", où a eu lieu le meurtre. Les petits larcins ; vols de chéquiers, faux papiers, intimidation. La dureté psychologique de la vie carcérale aussi, par le personnage de Fabrice, compagnon de cellule du héros, qui se désole d'avoir laissé sa femme et son fils dehors. Mais aussi et surtout, l'écrivain met en avant le poids des liens qui unissent José à Pedro, et aux autres, à ceux qui l'ont accueilli en France, qui ont partagé une entraide qui n'a rien de gratuite. Tout se paye au royaume de la soi-disant solidarité, et dans son cas le prix sera le plus fort.
Car ce titre, Tais-toi et meurs, c'est l'injonction qu'il reçoit par la communauté de ne pas trahir, d'endosser une faute qui n'est pas la sienne. Tant pis pour sa vie, celle de Pedro vaut "plus", car il est perçu comme un bienfaiteur, et cela arrange tout le monde de fermer les yeux sur un petit dérapage... Tant pis pour la vérité, pour la justice et l'innocence. Il faut bien que quelqu'un paie : ce sera José. En même temps, quand on sait que son nom, Makambo, signifie "les ennuis", on comprend mieux le destin tragique qui attend ce jeune homme...qui lutte de toutes ses forces pour redevenir Julien, celui qu'il est vraiment, quitte à en perdre symboliquement la vie, c'est à dire son existence aux yeux de la toute-puissante communauté.
Ce roman aux facettes multiples mêle portrait sociologique, polar et rire. Pour l'apprécier à sa juste valeur, il faut - à mon sens - le prendre dans sa globalité, et s'intéresser à tous ses aspects, ne pas le lire que comme un policier. Cependant, arrivé à sa fin, il risque de vous laisser, comme moi, un goût amer dans la bouche.
http://manouselivre.com/tais-toi-et-meurs/
Lien : http://manouselivre.com
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myrtigal
  02 mars 2021
Premier livre d'Alain Mabanckou que je lis, trouvé purement au hasard à la bibliothèque il m'a donné envie par son thème policier/thriller mêlé à de l'humour, il me semblait distrayant et c'est ce que je recherchais.
Je n'ai pas été déçue ! Ce roman a été tout à fait divertissant, drôle et plutôt haletant.
C'est l'histoire de Julien Makambo, plus connu sous le faux nom de José Montfort depuis qu'il est arrivée du Congo en France grâce à son beau frère Pedro. On va suivre les deux, ainsi que leurs 5 colocataires également venus du Congo et trempant tous dans des magouilles et traffic en tout genre afin de gagner leur vies, en plein coeur du 18ème arrondissement de Paris.
Jusqu'au jour où les simples magouilles se transforment en crime dont Julien sera le malheureux témoin, il sera traqué par la police et contraint de se cacher.
J'ai beaucoup aimé l'humour général du livre qui réussi à rendre ce petit thriller plutôt léger et agréable. La plongée dans la culture congolaise est vraiment réussie et ajoute une vrai identité à ce roman !
La narration est très fluide, très simple, très vivante et nous entraine de ce méli-mélo entre vol, magouille et crime !
Une sympathique première découverte d'Alain Mabanckou.
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critiques presse (1)
Lhumanite   15 octobre 2012
L’auteur de Verre cassé et du Sanglot de l’homme noir possède son sujet sur le bout des doigts avec l’art et la manière de nous tenir en haleine tout en nous apprenant beaucoup sur la vie de la « communauté » africaine à Paris.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   01 juin 2020
-Ecoute mon gars, toi et moi on a neuf mètres carrés ici ,et si tu étais calé en maths à l 'école ,tu auras déjà compris que chacun de nous à quatre mètres et demi d 'espace .Je ne veux pas d 'embrouilles avec toi .J 'attends tranquillement de sortir de ce trou pour retrouver ma femme et mon enfant .Alors , tes conneries de grand frère par-ci , grand -frère par là , ça ne marche pas avec moi , à ma connaissance je n 'ai pas de petit frère , à moins que mon père ait trompé ma mère ! En tout cas je suis fils unique , et je tiens à le rester ! Pigé ?
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le_Bisonle_Bison   27 avril 2017
- Shaft c'est le vrai spécialiste, et à force de fabriquer des fausses identités pour les autres il a fini par oublier qui il était lui-même. On l'appelait autrefois Le Caméléon, mais un jour il a vu le film Shaft, il a décidé de porter le même manteau que cet acteur afro-américain qui jouait dedans. Bien avant son surnom de Caméléon, il se prenait carrément pour Jean-Paul Belmondo dans Peur sur la ville. C'est dire que lorsqu'il se prendra pour Rambo on sera foutus, à Château Rouge ! Il aura un couteau et s'imaginera que Paris est une jungle.
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aouatef79aouatef79   30 mai 2020
Il est grand ,très beau garçon ,une musculature saillante;maculée de tatouages reproduisant avec le souci de détail les visages de sa femme et de son enfant .Dans une certaine mesure il me fait penser à mon compatriote Pedro ,mon grand frère , mais en plus sportif .Alors que Fabrice tient à sa musculature comme à la prunelle de ses yeux , Pedro , lui , s 'intéresse plus à
l 'accoutrement ,aux habits extravagants de couleurs vives .Si mon codétenu me fait penser à lui , c 'est aussi parce qu 'en partageant cette cellule je me sens comme dans un studio de la rue de Paradis . La-bas c 'était Pedro le chef ici c 'est naturellement Fabrice qui l 'emporte sur moi .
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ChristwChristw   12 décembre 2013
— C'est pour ça qu'ils sont tristes et froids ces français ! Regardez-les dans la rue ! C'est pitoyable ! Vous vous rendez compte qu'ils portent du gris et du noir 365 jours sur 365, et même plus quand c'est une année bissextile ! Le vert électrique, mes frangins, c'est la couleur de la vie, de l'espérance, de l'optimisme. Et comme dans ce pays les gens ne vivent pas, n'ont pas d'espérance et sont pessimistes, ils ont en horreur cette couleur. Toi, avec ton beau corps, tu ne dois pas hésiter mon gars ! Tu as peur de quoi ? De ces ignorants de la mode, hein ? Je suis convaincu que tu reviendras dans ma boutique pour d'autres couleurs ! Et je t'informe au passage que tu n'as rien vu car j'ai du rose, du jaune, du rouge et du mauve dans ma réserve au sous-sol ! Si tu ne prends pas ce costume, c'est que tu es encore sous la domination coloniale !

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aouatef79aouatef79   29 mai 2020
Je ne suis pas seul dans cette cellule . Je la partage avec Fabrice Lorient , un Français d 'une quarantaine d 'années , lui aussi en détention provisoire pour, m 'avait-il laissé entendre ,une petite brouille de rien du tout . Je ne sais pas ce que signifie une petite brouille de rien du tout ,mais lui ,il est si confiant qu 'il a juré de demander réparation contre sa détention qu 'il qualifie
d 'illégale .
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Vidéo de Alain Mabanckou
Extrait du recueil CONGO de Alain Mabanckou
La poésie, lieu-dit Congo, coule là où se rencontrent les fleuves et les voix. Au royaume de l'enfance, la mémoire appelle les rêves les plus doux: fluidité, beauté, méditation.
Né au Congo-Brazzaville, Alain Mabanckou est poète, essayiste et l'auteur de plusieurs romans dont «Verre Cassé» (Seuil, 2005), «Mémoires de Porc-épic» (Seuil, prix Renaudot 2006), «Demain j'aurai vingt ans» (Gallimard, 2010), «Petit Piment» (Seuil, 2015). L'ensemble de son oeuvre a été couronné par l'Académie Française (Prix de Littérature Henri Gal, 2012). Il enseigne la littérature francophone à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA). En 2015, Alain Mabanckou est nommé Professeur au Collège de France pour la Chaire annuelle de Création artistique 2016. Il a publié chez Mémoire D encrier deux recueils de poésie, «Tant que les arbres s'enracineront dans la terre» (2004) et «Congo» (2016).
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