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Francis Lacassin (Autre)
ISBN : 2070374831
Éditeur : Gallimard (04/07/1983)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 19 notes)
Résumé :
«Au gibet de Savannah, sur le quai devant la Mer Océane, un homme jeune est pendu.
Ses vêtements sont ceux qu'il portait sur L'Étoile Matutine : un bel habit rouge, un gilet brodé, des culottes de velours noir et des bas blancs. Le tout abondamment orné de galons d'or...»
Mac Orlan, aventurier de l'imaginaire, invente des Antilles où les gentilshommes de fortune vivent mille aventures, de l'abordage à la potence.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
raton-liseur
  15 janvier 2014
J'ai lu ce livre rapidement, mais je dois avouer qu'il m'a plutôt déçue. Je voulais une histoire de mer, j'ai eu une histoire de pirates, bon soit. Mais non, pas exactement une histoire, des historiettes en réalité, puisque chaque chapitre, et le livre en compte vingt, sont autant d'histoires indépendantes les unes des autres, parfois des histoires vécues par le narrateur lui-même, parfois celles d'individus rencontrés dans une taverne mal famée ou tout autre lieu aussi louche. Ce manque d'unité de l'ensemble m'a déçue et ne m'a pas permis de rentrer dans un récit dont j'ai trouvé la construction décousue. Et en plus, j'ai pu voir passer le capitaine Flint, ainsi qu'une énième chasse au trésor. Alors peut-être que je fais une overdose de Long John Silver et de ses acolytes après avoir lu récemment une version abrégée de L'île au trésor par Stéphane Frattini puis une nouvelle aventure de Long John Silver par Xavier Dorison et Mathieu Lauffray, toujours est-il que j'aurais aimé un peu plus de nouveauté, d'inventivité. Les pirates ne se résument quand même pas à l'équipage du Walrus ! Et avec tout cela un style sans unité, oscillant entre le précieux et l'argot.
Bref, peu de nouveautés dans cette description de la piraterie alors sur le déclin, et encore moins de vraisemblance. Alors, peut-être suis-je passée à côté du propos de l'auteur, ou du moins de l'interprétation qu'en fait le préfacier de mon édition Folio, Francis Lacassin. Pierre Mac Orlan aurait voulu peindre « une Ile au trésor sans trésor, sans perroquet et sans espoir » (titre de la préface), de dépouiller la figure du pirate de tout l'apparat romanesque dont les siècles l'ont parés, pour le décrire tel qu'il est, c'est-à-dire un assassin, plus cruel que courageux, plus égoïste qu'anarchiste. Et c'est vrai que les personnages de ce roman ne sont guère glorieux et ne correspondent pas à l'image d'Epinal du pirate. Pas d'abordages intrépides, juste des prises qui capitulent à la simple vue du drapeau noir (ce qui était souvent la réalité, ni les marins des bateaux de commerce ni les pirates n'étaient assez fous pour s'engager dans des combats à l'issue incertaine mais toujours sanglante), des personnages sans foi ni loi, certes, mais pas au grand coeur, impulsifs, batailleurs, plus prompts à user de leur couteau que de leur cervelle…
Vu sous cet angle, le roman commence peut-être à avoir un intérêt, mais si il faut lire les préfaces pour apprécier un bouquin, où va-t-on ? Non, je reste sur ma première idée, pour une aventure marine ou une croisière en compagnie de pirates, on peut passer son chemin, et trouver mieux ailleurs. J'ai un autre livre de Mac Orlan dans ma bibliothèque, L'Ancre de Miséricorde, qui a l'air dans la même veine en plus, je ne sais trop quel sort réserver à ce livre après cette première pêche infructueuse…
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Thaddeus
  14 mai 2015
Nous lisons quelques histoires de la vie des gentilshommes de fortune sous le pavillon noir, histoires qui montre aussi une certaine érudition de l'auteur. Écrit au «je», il y a aussi un prolifération de récits dans le récit. On y prend ce qu'on veut, à la bonne franquette. Récits qui sont souvent terribles et sanglants. Des coups de couteaux, des gorges tranchées, des hommes pendus, des morts qui frappent aux portes réclamant leurs biens usurpés, l'inquisition, la peste, l'esclavage; voilà ce que le lecteur peut trouver dans ce roman, non sans un indubitable désordre. Désordre qui ne lassera jamais l'amateur de récits.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur   15 janvier 2014
C’est George Merry, le capitaine de L'Étoile Matutine. Il ne fumera plus mélancoliquement sa pipe longue et pour lui, maintenant, les Espagnoles replètes n’ont plus sous leurs jupes de quoi exciter sa curiosité.
Raide et somptueux au bout de sa corde, il attire à peine le regard des passants et l’exemple de sa mort ne remplit de crainte que le cœur des faibles.
(p. 191, Chapitre 20).
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raton-liseurraton-liseur   15 janvier 2014
Mac Graw disait encore : « La vie des hommes qui vont droit devant eux, renaîtraient-ils dix fois en dix mondes meilleurs, serait toujours semblable à la première. Il n’y a qu’une façon d’aller droit devant soi. »
(p. 24, Introduction).
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ThaddeusThaddeus   14 mai 2015
Les fous, dit Mac Graw, ne sont pas les envoyés de Dieu mais du Diable. Cette fille est folle et, bien qu'elle soit plus dévote qu'une duègne, le feu qui la consume n'est pas celui qui réchauffe les saintes.
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ThaddeusThaddeus   10 mai 2015
Nous en avons tous vu plus qu'il n'est permis à un homme et nous ne nous rappelons rien, si ce n'est un petit nom de femme entendu dans notre jeunesse.
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ThaddeusThaddeus   14 mai 2015
Notre gentilhomme de fortune se brûlait aux feux qu'il avait allumés et cuisait lui-même dans le désir comme un damné dans les chaudières de Satan.
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Videos de Pierre Mac Orlan (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Mac Orlan
Second volet du Vidéo-Blog Grif''GRAPHE sur le salon BD de Montargis: 3 interviews-dédicaces de dessinateurs talentueux et polymorphes, qui ont le vent en poupe: -Christian de Metter dont on connait les adaptations de polars très noirs chez Rivages-Casterman : pour l'heure, il abandonne le picturalisme pour faire retour sur le trait : un trait incisif comme à la pointe d'un couteau - l'occasion également de renouveler le genre Western. -Kokor qui rend hommage à Beuville, Morris et Gus Bofa ('Excusez du peu!) : le critique n'a plus rien à faire: l'auteur est entré en osmose avec ses pairs et pourtant en parallèle, il propose la caméra un trait vif et Kokoresque à nul autre pareil -même si on le décrypte mieux...- -Riff Rebs' ou la "Défense et illustration" de l'adaptation littéraire, à condition que cette "re-création" soit l'occasion de propositions visuelles fortes, donc faite avec ses tripes et pas sur injonction éditoriale.Sabre de Bois, frères de la côte, buvons à la santé de Jack London et Pierre Mac Orlan ! Ca bouge, ça s'agite et ça cogite dans la BéDé : Montargis le Festival animé par Arnaud Floc'h le reflète bien !
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