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Nicole Hibert (Traducteur)
EAN : 9782253120438
346 pages
Le Livre de Poche (29/08/2007)
3.59/5   305 notes
Résumé :
Hoffman, New Jersey, une petite ville paisible, une communauté bourgeoise. Lorsque l'on apprend que le très estimé et séduisant docteur Avery a poignardé sa femme, c'est la stupeur. Rejeté par ses deux fils, il ne trouve de soutien qu'auprès de Nina, sa fille de seize ans, convaincue de son innocence. Quinze ans plus tard, libéré sur parole et décidé à retrouver le coupable, il revient à Hoffman. Mais la ville est-elle prête à l'accueillir, à lui pardonner ? Armée d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
3,59

sur 305 notes
Comme d'hab, j'ai bien peur de ne pas être d'accord avec l'éditeur sur ce qui est écrit ci-dessus.
C'est gentillet. de l'eau de rose. du Somerset Maugham (je n'ai rien contre cet homme). le suspense psychologique ce sera pour une autre fois.
Oui, bien sûr, il y a des personnages, Nina qui croit à l'innocence de son père, le frère aîné lui est persuadé de sa culpabilité, le puîné, devenu alcoolo après la mort de sa mère, n'est sûr de rien.
Alors des personnages qui se croisent, des amis, des ennemis, des doutes, un futur petit ami qui s'implique, mal mais qui est solide et soutient, une belle soeur un peu louche, une vieille copine qui couche ou qui ne couche pas avec l'aîné ? Un couple devenu parents de substitution pour le puîné et un refus global, sauf pour Nina, du retour du père. Voilà, il y a de la matière mais sans liant cela ne reste que de la matière et là est le problème.

Pas grand intérêt.
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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J'avais lu ce roman il y a quelques années et j'en gardais un souvenir ému : c'est le premier polar dont j'ai deviné le coupable avant la fin ! Comme c'était exceptionnel pour moi, je suis immédiatement devenue une grande fan de Patricia MacDonald, cette auteure tellement gentille qu'elle m'avait permis de deviner le dénouement de son histoire :-)

Je me suis donc lancée dans une relecture et, devinez quoi ? Je ne sais même plus comment, à l'époque de ma première lecture, j'ai identifie le coupable... Je devais être particulièrement concentrée sur l'histoire lors de ma première lecture et, si je ne m'étais pas souvenue de l'identité de la personne, je serais passée complètement à côté cette fois-ci.

L'histoire est assez basique : un médecin est soupçonné d'avoir tué sa femme et est envoyé en prison. Les trois enfants du couple sont séparés : Nina est élevée par une vieille tante, son frère aîné part à l'université, et le second frère est en quelque sorte adopté par un couple vivant à Hoffman.

Quand le docteur Avery est libéré conditionnellement, il a une mauvaise idée : il veut retourner à Hoffman, afin de prouver son innocence. Nina le suit, afin de veiller sur lui et de l'aider

Hoffman étant une petite ville (normalement) sans histoires, vous vous doutez bien que l'arrivée du docteur Avery ne laisse personne indifférent... Les commérages vont bon train et les voisins sont assez choqués de sa présence.

On se retrouve donc avec une ambiance classique de petite ville où tous se liguent contre le "méchant" et Nina, qui est seule à croire à l'innocence de son père, se retrouve bien vite très isolée. Quand son père est assassiné à son tour et que Nina commence à enquêter, c'est en quelque sorte la goutte d'eau qui fait déborder le vase : les habitants ne comprennent pas son attitude et pensent qu'elle devrait tourner la page, rentrer à Manhattan et laisser dormir les morts.

Que dire des personnages ? J'ai bien aimé Nina, qui m'a semblé assez énergique et décidée. Mais les autres personnages sont assez bizarres. le docteur Avery, tout d'abord m'a paru extrêmement désagréable. Alors que sa fille fait tout pour l'aider et qu'elle tente de le protéger le plus possible, lui se contente de la rabrouer. Une seule chose l'intéresse : renouer avec ses deux fils, qu'il n'a plus vu depuis son procès. Et Nina qui l'a toujours soutenue pendant ses 15 ans de détention ? Elle n'a qu'à aller voir ailleurs s'il y est. Sympa, non ?

Avec les deux frères de Nina, on atteint le summum de l'étrangeté. le plus jeune (dont j'ai oublié le nom) a décidé d'appeler ses parents adoptifs Maman et Papa et de couper totalement les ponts avec son frère et sa soeur (admettons, si ça lui fait plaisir, mais ce n'est pas très sympa non plus). L'aîné, qui a des problèmes de couple, se préoccupe plus de ceux-ci et de sa carrière que de la mort de son père et des ennuis de sa soeur. Quelle famille !

Dans l'ensemble j'ai apprécié cette relecture. Certes, il y a des polars mieux écrits, mais La fille sans visage a le mérite de m'avoir fait passer un bon moment à chacune de mes lectures.
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La Fille Sans Visage est un thriller psychologique de l'écrivaine américaine Patricia MacDonald paru en 2005 aux éditions le Livre de Poche. Qui a dit qu'il ne se passait jamais rien dans la ville de Hoffmann, dans le New Jersey ? C'est l'histoire d'un médecin réputé, le Docteur Avery, qui, après un procès bâclé, se retrouve en prison pour le meurtre de sa femme, alors que les indices prouvent le contraire. Après sa sortie de prison, bien décidé à s'innocenter, il va se rendre à nouveau dans cette petite ville calme, autrefois accueillante pour lui, mais...
Les personnages principaux sont Nina Avery, la fille du Docteur Avery, Patrick et Jimmy, ses frères, le Docteur Quinteros, un médecin exerçant à la prison où le Docteur a été incarcéré, Rose et Georges Connelly, la « famille » chez qui s'est réfugié Jimmy ayant eu des problèmes et la femme de Patrick, Gemma.
Dans ce roman au suspense des Dix Petits Nègres d'Agatha Christie, nous voyons une référence au film d'André Cayatte, le Glaive et la Balance (1963) car une question torture notre esprit : le Docteur Avery est-il coupable ou innocent ? Pour enfoncer le clou, toute la ville de Hoffmann se montre réticente à l'idée d'accueillir à nouveau un accusé et seule Nina, sa cadette, le croit innocent tout au long du livre. Normalement, une famille doit rester unie, non ? Nina se retrouve donc seule à croire à son innocence.
Une allusion au roman L'Etranger (1942) d'Albert Camus est visible. Souvenez vous, ce livre où le narrateur est exilé de sa ville natale suite à un procès. Nous pouvons, effectivement, identifier le Docteur Avery à l'Etranger de Camus, nous avons l'impression que les gens évitent ce médecin autrefois réputé. Que cache-t-il d'autre ? Trafic de drogue, par exemple ?... de plus, le roman s'ouvre sur le cadavre d'un proche. Durant tout le roman, l'autrice joue avec nos nerfs et nous dévoile, peu à peu, les personnages comme dans Expiation. Patricia MacDonald se demande à quoi on peut juger une personne ? A son alibi ? A ses relations ? Et puis, surtout, la ville et la famille pardonnera-t-elle à la soi disante culpabilité ? Et restera-t-elle intacte et unie face à un tel drame ? le titre se réfère à Marsha Avery, la femme du Docteur, s'étant faite larder de coups de couteau. Belle métaphore !
Un roman qui ne demande qu'à être lu comme le suggère la première de couverture, à l'ambiance mystérieuse et aux apparences trompeuses. Si je devais classer les romans par excellence, ce serait d'abord La Soeur de l'Ombre, La Double Mort de Linda, La Fille Sans Visage et enfin Expiation. La famille sera un thème qu'elle explorera de nouveau quelques années plus tard, en 2013, avec La Soeur de l'Ombre.
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Cela faisait 2 ans et demi que ce Patricia Mac Donald trônait dans ma PAL : mon 8ème.

Eh bien… j'ai adoré ce roman ! (D'où ma note de 4,5). J'avais très apprécié aussi « Rapt de Nuit » mais je ne pensais pas en commençant celui-ci à quel point il allait m'accaparer.

Scénario un peu classique au départ : un homme (un médecin) est emprisonné pour avoir assassiné son épouse. Il se dit innocent, est condamné et un beau jour il sort en conditionnel. Il a purgé sa peine et pourrait donc profiter de sa nouvelle vie mais il veut absolument retrouver le véritable assassin.

Quasiment toute sa famille lui tourne le dos, ainsi que ses anciens amis. Sauf sa fille croit en lui. Les crimes reprennent. Est-il vraiment innocent finalement ?

Ce roman est très habilement écrit ( j'ai soupçonné tout le monde au fur et à mesure que j'avançais dans l'histoire ) ! Tout le monde ? Peut-être pas le véritable coupable finalement !
Un page-turner (je n'aime vraiment pas cet anglicisme !!) très efficace.

Je vous le recommande.
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La fille sans visage est un vrai polar-détente, qui se lit très vite et dont on devine rapidement le dénouement.
J'ai apprécié cette histoire de famille compliquée. J'avoue que la petite ville de Hoffman n'y est d'ailleurs pas étrangère.
Patricia McDonald est un écrivain du genre Mary Higgins Clark : les personnages sont bien détaillés, l'ambiance et le décor sont bien mis en place, et les interventions des forces de police quasi-inexistantes. Le gros point fort de ce polar se situe donc au niveau des relations entre les différents intervenants. C'est plus une intrigue psychologique qu'un polar sanglant, ce qui n'est pas déplaisant.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Il avait eu la sensation d'être un vieillard. Une vieillard fatigué, résigné à faire pénitence et qui avait renoncé et accepté de n'être qu'à moitié vivant. Ne jamais abuser de quoi que ce soit. Ne jamais s'attacher exagérément à rien ni à personne. Ne jamais rire vraiment. En revoyant Calvin, il s'était remémoré ce que c'était, planer. Etre défoncé et vivant. Il se souvenait. Et il voulait retrouver ça.
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Elle ferma les yeux, penser à André lui donnait une légère sensation de vertige. Elle les rouvrit aussitôt, se réprimanda. Ce n'était que de l'attirance animale envers un inconnu. Un inconnu fiancé. Même si elle avait l'impression que cette attirance était peut-être réciproque, ça ne signifiait rien.
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Puis je être heureuse à présent, papa? En dépit de tout? Elle savait bien ce qu'il répondrait. Ce qu'il lui disait invariablement quand elle doutait d'elle même. "Tu le peux, Nina."
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Elle soutint son regard, eut l'impression qu'un étau comprimait sa poitrine, que son corps cédait. Le désir de toucher sa peau, sa bouche, de se pelotonner dans ses bras, brûla comme une drogue dans ses veines.
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Le suicide est un acte irrationnel, renchérit le commissaire. On ne peut pas le considérer sous l'angle de la logique.
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