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Lori Saint-Martin (Traducteur)Paul Gagné (Traducteur)
ISBN : 2080685910
Éditeur : Flammarion (29/12/2004)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 59 notes)
Résumé :
1962. Les MacCarthy rentrent au pays et s'installent à Centralia, au sud de l'Ontario. Ils forment une famille exemplaire. Jack, le père, est officier de carrière et Mimi, la mère, une femme resplendissante. Madeleine, huit ans, croit encore que l'école est un des endroits les plus sûrs qui soient. Mike, douze ans, est le héros de sa petite sœur.
Mais la vie à la base militaire ne tardera pas à faire craquer ce vernis. Un meurtre inconcevable secoue... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Tiguidou
  05 juin 2015
Je ne vous ferai pas un résumé de l'histoire, la quatrieme de couverture le fait tres bien. Au début j'ai été agacé par cet espece de ''road story'' qui nous décrit en long et en large la campagne ontarienne . Au point ou je me suis demandé s'il y avait une histoire qui suivrait. En plus le texte était truffé d'extraits de chansons et de nomenclatures d'insignes routieres, ce qui donnait une écriture un peu saccadée, hachée. Apres le road story il y a eu l'interminable bbq. Autre point qui m'a agacé, ce sont toutes ces phrases en italiques supposément en francais dans le texte, mais meme si Mimi est acadienne, je ne reconnaissait pas les expressions que les acadiens utilisent. Je connais quelques acadiens et ils ne parlent pas comme ca. C'est vrai qu'il y a plusieurs variantes dans le parler acadien mais celle-la je ne la connaissais pas. Bon. Maintenant les points positifs. Cette histoire est extraordinaire et superbement écrite. Les personnages sont forts et jamais on n'a besoin de revenir en arriere pour se rappeler qui est qui. La gradation dans l'intrigue est lente au début et s'accélere passé les 200 premieres pages.Mais plus on avance dans l'histoire, plus on voit que ces pages ne sont pas inutiles. Rarement j'ai lu un auteur nous décrire avec autant d'émotion et de sensibilité ce qu'un enfant peut ressentir quand il est victime d'abus sexuel par une personne en autorité. J'ai 65 ans et ces descriptions des sentiments des enfants m'ont beaucoup touché. Une autre chose que l'auteure nous décrit si bien, c'est l'impact d'un premier mensonge sur un couple. Non seulement sur la personne a qui on a menti, mais sur la personne qui a menti et qui vit de la culpabilité. On voit tres bien qu'on ne sait jamais ou ce premier mensonge nous conduira. Ensuite il y a toute la question de l'enquete et du proces dont je ne vous dirai rien pour ne pas gacher votre lecture, mais cette partie-la aussi nous réserve sa part de réflexions et d'émotions. On peut aussi mentionner toute la question du sens du devoir et du patriotisme qui est soulevée et nous porte a nous positionner sur ces questions. Ann-Marie MacDonald nous pose aussi la questions: qu'est qu'on est pret a faire au nom du progres et de la suprématie de notre idéologie ou de notre pays? Au final, une lecture captivante, bouleversante,émouvante dont on ne sort pas indeme. J'ai eu besoin de reprendre mon souffle avant d'entreprendre la lecture d'un autre livre. C'est le premier livre que je lis de cette auteure et je lirai certainement son ouvrage précédent ''Un parfum de cedre'. Étant moi-meme canadien ( du Québec) je dois avouer a ma courte honte ne pas lire beaucoup d'auteurs canadiens, et je vais corriger cette lacune car je me rend compte qu'il y en a de tres bons. Chapeau Mme MacDonald.
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majolo
  29 octobre 2012
Les MacCarthy dont le chef de famille est un militaire canadien, s'installent sur une base de l'aviation canadienne à Centralia en Ontario.
C'est une famille parfaite vivant dans un monde parfait: Jack et Mimi et leurs enfants Mike et Madeleine.
Cependant, un ancien camarade de Jack lui demande de protéger un scientifique allemand fuyant le régime soviétique, sans en dire un mot à sa hiérarchie directe. le voilà contraint de mentir et comploter.
Quant à Madeleine, elle découvre que l'école n'est pas le monde sûr et protecteur qu'elle croit: terrorisée et se sentant affreusement coupable des sévices que lui fait subir l'instituteur, elle tait sa souffrance à ses parents.
Le mensonge et les secrets toujours plus nombreux vont lézarder l'équilibre de cette communauté, jusqu'à la survenue d'un crime odieux qui sonnera le glas de cette partie de leur vie.
C'est un très beau roman qui traite de la culpabilité, des choix douloureux qu'on doit faire parfois, et des ravages des non-dits.
Le contexte historique de la guerre froide et du cynisme des deux blocs qui s'affrontent est extrêmement bien relaté.
C'est bien écrit. le style est dense, rendant parfois la lecture un peu laborieuse.
Les personnages sont forts et les sentiments sont bien décrits.
On n'oublie pas cette histoire, et pour moi, c'est toujours bon signe.
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paroles
  14 janvier 2013
Madeleine, 8 ans, a une enfance heureuse. Jack, son père est officier dans l'aviation canadienne. Mimi, sa mère, est une femme au foyer resplendissante. Et Mike, son frère âgé de 12 ans, est son héros.
Mais bientôt, son beau monde va s'écrouler. Madeleine est victime des attouchements de son instituteur. Madeleine se tait. Et personne autour d'elle ne remarque quoique ce soit. Ensuite, une petite fille du village est retrouvée morte.
Jack est confronté à un dilemme : doit-il soutenir un criminel de guerre caché sous une fausse identité et soutenu par son propre pays ou bien faire condamner un innocent ?
Madeleine aura bien du mal à se construire entre mensonges et non-dits.
Un roman qui se lit facilement et qui nous apprend la vie quotidienne des aviateurs au lendemain de la seconde guerre mondiale.
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nymeria
  04 octobre 2010
En vrai pavé, le vol du corbeau m'a déplut dès le départ. Un style désagréable et haché (Téléphone. Il répond) qui m'a vraiment rebuté, une histoire qui démarre très lentement. C'est simple sur 200 pages, il ne se passe presque rien. Les 50 premières pages tournent autour du trajet en voiture de la famille qui se rend dans sa nouvelle demeure. Peuplé de paroles de chanson, de quelques descriptions, on se demande où veut en venir l'auteur. Il a vraiment fallu que je m'accroche. « Allez, me disais-je il, va bien se passer quelque chose, encore quelques pages » Bien m'en a pris car après les 200 premières pages (quand même !) et la famille installée dans son nouveau chez soi, le récit décolle et on ne le lâche plus !
La narration alterne entre la voix du père qui a pour mission secrète de cacher un exilé soviétique, avec tous les mensonges qui en découlent, et Madeleine, 8ans, narratrice émouvante, qui nous raconte avec ses mots et à travers ses yeux, le comportement étrange de son professeur qui pour la punir, lui fait faire le poirier, puis lui demande si elle fait de l'exercice, et c'est avec horreur que l'on finit par comprendre les intentions de cette homme pervers. Abusant de la naïveté et de la crédulité de ses jeunes élèves, ce n'est pas une, mais plusieurs petites filles dont cet instituteur abusera et c'est avec angoisse et dégoût que l'on attend avec Madeleine la phrase fatidique :  « les petites filles qui suivent resteront après la classe ». Choquant et dérangeant.
Lien : http://avideslectures.over-b..
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GB
  16 février 2013
Excellent livre même si j'aurais coupé le texte d'une centaine de pages. L'histoire d'une erreur judiciaire qui a eu des répercussions sur plusieurs personnes, à des degrés divers. Une fin qui nous prend par surprise car tout le texte nous met sur une autre piste. Avec , en arrière-plan la guerre froide du début des années 60. Ce livre est aussi bon, même meilleur que " un parfum de cèdre" du même auteure.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
tessgeffroytessgeffroy   02 mai 2012
Carroll se demande comment elle réussira à survivre à celle-ci. Reste assise sans bouger, et la nuit va passer à travers toi, autour de toi. Puis ce sera le matin. Et Claire aura officiellement "disparu".
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GBGB   16 février 2013
La violence sexuelle est une forme de vol. A votre retour, vous trouvez votre logis sens dessus dessous. On a traité tous vos objets, précieux ou banals, irremplaçables ou simplement couteux, de la même façon. Ils ne font plus qu'un.
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GBGB   16 février 2013
Derrière le masque de la conversation, il y a dans la pièce ce qui est là depuis le début: l'abscence. Ils la gardent en vie en faisant la conversation...
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GBGB   16 février 2013
De pareils instants deviennent des souvenirs presque sur-le-champ, des fragments d'un passé doré qui, d'une certaine façon, cohabite avec le présent.
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GBGB   16 février 2013
C'est drôle , la vie, pas vrai? On trouve les plus beaux souvenirs au milieu des plus tristes. Du coup, ils sont encore plus beaux.
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