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EAN : 9782290257982
736 pages
Éditeur : J'ai Lu (24/03/2021)
3.71/5   80 notes
Résumé :
Du Cap-Breton début de siècle jusqu'au New York des années jazz, voici le destin mouvementé de James Piper et de ses quatre filles. Kathleen, l'aînée, développe en grandissant une voix exceptionnelle. Son père lui voue une admiration sans bornes et veut faire d'elle une cantatrice célèbre. Mais le destin de la famille semble marqué par le drame et l'admiration ressemble de plus en plus à une obsession...
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Er-et-cel
  23 février 2014
Voilà un livre que j'ai lu d'abord parce-que l'auteur est canadienne et que je n'en lis pas souvent et puis, ma femme m'a raconté que l'une des héroïnes allait à pied de Nouvelle-Ecosse à Boston. J'adore les récits de voyage, je l'ai donc ouvert.. Tabarnac! C't'écoeurant! dirait mon voisin.
Ça se passe au Cap Breton, le Finistère du Canada. C'est de l'autre côté de l'Atlantique en face de la Bretagne; aussi humide, aussi pauvre, aussi bigot mais ici ce sont les compagnies minières de charbon qui règnent.
Pour l'histoire, je reprends une partie du résumé des traducteurs:
Une mère morte trop jeune, un père conduit aux pires excès par un amour débordant et quatre enfants, de la sainte nitouche à la fille perdue, liées entre elles par de terribles secrets qui se dévoilent peu à peu.
Ce que les traducteurs ne disent pas, c'est que ça commence fort: d'abord une superbe mais étonnante scène d'amour puis une malédiction proférée par le beau-père, à la page 24 (il y en a 575): "Qu'il se réveille avec le contenu de sa bouche répandu autour de lui, sur son oreiller, et que Dieu dévaste sa demeure.. Non, peut-être pas sa demeure."
Tout le livre est aussi vivant jusqu'à la fin. Pas de longues descriptions, des plans qui changent souvent comme au cinéma, des phrases plutôt courtes.
Et puis cette famille. Quelle famille! un père increvable, dans tous les sens que vous pourrez imaginer, des filles brillantes, originales, qui chantent superbement l'opéra, le ragtime, le jazz. Vous les entendez presque!

On traverse un demi siècle, de 1898 à 1950, les grèves de mineurs, la première guerre, la crise de 29, la prohibition en compagnie des écossais, libanais, antillais, juifs du cap Breton. Quelques détails originaux, un commentaire mordant, une allusion. Lumière!
Oui, vraiment, Ann-Marie MacDonald sait raconter L Histoire.. et les histoires.
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Tempsdelecture
  03 avril 2021
Un parfum de cèdre est une fresque romanesque publiée pour la première fois en français, il y a déjà vingt-et-ans de cela – cela ne nous rajeunit pas – écrite par l'auteure canadienne et anglophone Ann-Marie Macdonald. Cette oeuvre dense est son premier roman, il s'est très bien vendu internationalement et vient d'être réédité en ce mois de mars 2021 par les éditions J'ai Lu. Il est doté d'une nouvelle couverture très raffinée, qui nous amène en Nouvelle-Écosse, à l'est du Canada, province imbriquée entre le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve. Plus précisément sur l'Ile du Cap Breton, qui fut colonisée par Écossais et Irlandais entre autres, ce qui explique l'utilisation courante du gaélique comme langue vernaculaire.
Un peu plus de sept-cents pages, une tuile, sur le destin de la famille Piper, que l'on pourrait facilement qualifier de tragique sans vraiment prendre trop de risques. C'est une fresque familiale, mais une famille particulière, qui a pour chef de famille et pour noyau James Piper, d'abord adolescent, jeune homme puis homme vieillissant. Si les descendants des immigrants européens sont clairement présents en Nouvelle-Écosse, il y a aussi d'autres familles qui viennent de contrées un peu plus lointaines, comme la famille libanaise de Materia, les Mahmoud, la jeune fille que James épousera Ce sentiment de malaise se maintiendra d'un bout à l'autre des sept centaines de pages du roman. Car Materia n'est qu'une première étape, une brève et malheureuse introduction à ce qui sera un foyer tenu de main de fer par un père tyran domestique, jouant le chaud et le froid, qui a enfermé ses filles dans un carcan asphyxiant. En particulier, Kathleen, l'aîné dont il est follement épris, la belle, la pure, la douée, si différente de sa mère.
On ne peut nier que longueurs pèsent sur le récit, Ann-Marie MacDonald a tendance à se perdre dans des circonvolutions secondaires, qui n'apportent pas grand-chose à l'histoire. Je pense aux relations entre Frances et Mercedes, les jeunes soeurs de Kathleen, figures qui ne parviennent pas à toujours tenir un rôle essentiel dans ce drame. L'auteure aurait pu se passer de certains passages qui font dérouter inutilement l'histoire, pourtant assez bien construite, en des fils narratifs secondaires non essentiels à l'intrigue principale. Si je me suis quelquefois un peu perdue entre Frances et Mercedes, Kathleen en revanche est un personnage parfaitement exploité jusqu'à l'ultime dénouement. James Piper, le pilier central du destin familial, est mis davantage en retrait en seconde partie de roman même si son influence pèse constamment à travers les choix de ses filles. En dernière partie, les deux soeurs Frances et Mercedes gagnent un peu en épaisseur, l'une pour donner à l'histoire familiale un ultime rebondissement, l'autre pour perpétuer malgré elle la négativité du paternel. Pour résumer, la narration si elle est globalement réussie, connaît quelques creux, des impasses narratives dont le roman d'une épaisseur conséquente aurait pu se passer.
J'ai beaucoup aimé lire ces différents destins de femmes, qui sont toutes dirigés par un petit homme égoïste et orgueilleux, pourtant héros de guerre, qui refuse leur émancipation, qui les maltraite, un homme qui ne vit étrangement qu'en compagnie de femmes, qui règne sur sa femme et ses filles, ironie des choses, comme un sultan sur son harem. le tout sur un fond de racisme ou la pâleur d'un teint va encore de pair avec la valeur d'un individu, à travers le microcosme des Piper, famille mixte, où le fils anglais a épousé une fille libanaise, les racines orientales finissent bien par ressortir à un moment ou un autre de l'arbre généalogique. Homme et blanc au sein d'une communauté profondément patriarcal et xénophobe, qui commence cependant à s'ouvrir lentement, à force de se comporter en tyran jaloux et possessif,
C'est avec beaucoup de curiosité que j'ai suivi les péripéties de la famille Piper, dont on devine les drames d'entrée de jeu. Si tout au long de ces sept-cents pages quelques passages à vides peuvent se faire sentir ici ou là, je me suis beaucoup attachée à cette région d'Amérique du Nord qui m'est totalement inconnue et qui pourtant confère beaucoup de caractère au récit. Me voilà maintenant avec une furieuse envie de visiter la Nouvelle-Écosse.
Lien : https://tempsdelectureblog.w..
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annec44
  24 octobre 2015
Le Cap Breton, une île au large du Canada dans les années 1900. C'est l'histoire d'une famille que l'on suit sur plusieurs générations avec leurs chagrins, leurs joies, leurs choix et ceux qu'ils ont à subir, leurs doutes et surtout le regard des autres.
En effet, ce regard extérieur, ce jugement d'autrui est partie prenante de ce roman puisqu'il va déterminer certains choix de nos personnages.
James, jeune accordeur de piano, fait la rencontre d'une jeune fille Libanaise, Materia. Ils vont tous deux s'enfuir au nom de leur amour, un amour interdit. Ils auront ensemble des enfants : Kathleen, l'artiste, adorée, adulée par son père, qui voudra devenir chanteuse mais... ; Mercedes, la "sainte" de la famille ; Frances, la "rebelle" et enfin Lily, l'infirme... Quelle va être leur histoire ? Leur destin va-t-il les mener où ils le souhaiteraient ?

Mon avis : Nous sommes au début des années 1900, dans une petite ville quelque peu reculée du monde. Autant dire que les moeurs de l'époque sont encore très contrôlées : Kathleen en fera d'ailleurs l'amère constatation en découvrant New-York. On est à l'époque de la première guerre mondiale, lointaine et en même temps si présente, de la prohibition, puis de la seconde guerre mondiale.
C'est dans ce contexte que la famille Piper va devoir cohabiter. Ce mariage mixte va lui-même à l'encontre des moeurs d'autrefois.
Ce roman évoque de nombreux problèmes de société : cette mixité désavouée, la prostitution, l'homosexualité, l'alcool et la contrebande... Tous ces thèmes sont traité de manière résolument moderne sans pour autant dénoter avec le style du livre.
Il y a énormément d'amour dans ce livre mais jamais de pathos. C'est d'ailleurs cet amour si intense qui poussera chacun des personnages à faire des choix, parfois de mauvais choix...
La mort est également très présente, mais ne provoque jamais vraiment de malaise, parfois de la tristesse, de celle que l'on ressent quand on regrette de ne pas avoir connu une personne.
Ce livre m'a en quelque sorte rappelé "Les quatre filles du Dr March" que j'avais lu enfant. Mais attention : on est bien ici dans un livre pour adultes. le texte est totalement abouti. Malgré la quantité de personnages dans l'histoire, l'auteur a su mener et garder le fil conducteur jusqu'au bout de son raisonnement.
Le style est très sobre. Au vu des sujets sensibles, on ne tombe jamais dans la vulgarité gratuite. Tout est dit avec beaucoup de sensibilité et de subtilité. Les émotions passent sans que l'on s'en aperçoive, cela ayant pour effet de ne rendre aucun personnage détestable.
Une très belle lecture.
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Cryssilda
  31 mai 2008
"Un parfum de cèdre" d'Ann-Marie MacDonald
Flammarion, 575 pages
- Canada -

Ce roman est l'histoire de la famille Piper vivant dans une petite ville de l'île du Cap Breton. James, fils d'immigrés irlandais/écossais, rencontre Materia alors qu'elle n'a que treize ans. Sa famille est issue de l'immigration Libanaise catholique. Ils se marient et ont très vite leur première fille Kathleen à la voix hors du commun. D'autres enfants naîtront de ce mariage... Mercedes, Frances... Très vite James va se lasser de Materia et va se consacrer entièrement à ses filles, et plus particulièrement à Kathleen. le roman va s'attacher à dénouer et révéler tous les secrets cachés de chacun des personnages présentés dans ce roman...

Ce livre est un énorme coup de coeur, il a trouvé sa place dans ma liste de livres fétiches. Tout d'abord, c'est très intelligemment écrit. Ce livre est l'un des seuls que j'ai pu lire sans savoir du tout où j'allais, chaque page a son lot de révélation et d'étonnement, jusqu'aux toutes dernières pages du roman. Tout s'articule brillamment, chaque détail revêt son importance, parfois une centaine de pages après. La narration est à l'image de la famille Piper, on a une impression de trouble, de noeuds, d'égarement au fur et à mesure que l'on découvre et comprend ce qui se passe vraiment dans cette famille.

C'est un premier roman pour Ann-Marie MacDonald, et c'est absolument épatant d'avoir cette maturité d'écrire dans un premier roman. Il me tarde de lire son second roman.

Je rapprocherais ce livre de "La petite fille qui aimait trop les allumettes" de Gaétan Soucy pour l'ambiance et la folie, et la trilogie d'Agota Kristof pour la froideur.
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Ladybug
  08 août 2011
Dans cette famille troublée, la vie s'écoule dans le silence d'évènements passés. Il y a le père, James Piper, détesté de tout le village, La mère Matéria et son air absent, Kathleen la fille adorée et talentueuse, Mercedes qui s'occupe de tout le monde, Frances, provocante, désinvolte et enfin Lily l'innocente.
C'est un roman troublant avec des personnages mystérieux et attachants. On sent la menace pesée sur cette famille. Beaucoup de choses sont sous-entendues mais quelque fois une révélation tombe abruptement. le lieu, Cap Breton, l'entourage de la famille, il émane de l'ensemble une ambiance qui ajoute au mystère.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Er-et-celEr-et-cel   19 février 2014
Une grève n'attend pas l'autre: en 1922, en 1923 et encore en mars 1925, les mineurs débraient. James se rappelle les mauvais jours d'avant la guerre. En marge du Cap-Breton, les années vingt déferlent. Cependant, le célèbre Boom d'après-guerre ne se fait jamais sentir ici. Du moins pour les gens ordinaires. Les choses vont de mal en pis. Les politiciens et les magnats de l'industrie invoquent un mécanisme mystérieux: "l'économie mondiale". Même James y voit un euphémisme désignant "les salauds sans foi ni loi qui ont tout pris sans jamais rien rendre". Bon nombre d'enfants de mineurs vont à l'école nu-pieds et mangent des sandwichs au suif trempés dans de l'eau pour leur donner plus de consistance- malgré le plein-emploi. Personne ne le sait encore, mais le Cap-Breton constitue une sorte de répétition générale de la Grande Dépression.
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Er-et-celEr-et-cel   19 février 2014
Toujours elles commençaient par saint-Laurent, qui fut brûlé vif et qui, à mi-chemin, dit à ses bourreaux:
- Vous pouvez me retourner. Je suis à point de l'autre côté.
Il devint le patron des rôtisseurs. A ces mots, elles étaient invariablement prises de fou rire, même Mercedes. Elles se sentaient toutes trois fiévreuses et malfaisantes, mais, au fur et à mesure que le jeu avançait, elles devenaient graves et respectueuses avant d'accéder à une pieuse ferveur.
Chacune avait ses favoris. Parfois, Frances choisissait sainte Barbara, dont le père était païen. Lorsqu'elle voulut devenir chrétienne, il la conduisit sur une montagne où il lui coupa la tête tandis qu'elle priait pour lui. Ou encore sainte Wénéfride qui fit un jour la connaissance d'un homme qui avait des visées impures sur elle, mais à qui elle dit non, de sorte qu'il lui coupa la tête, mais son gentil oncle la remit en place, et il ne resta plus qu'une fine cicatrice blanche. D'autres fois encore, elle était sainte Dympne, dont le père avait des visées impures sur elle, mais elle ne voulait rien entendre, si bien qu'elle s'enfuit avec le fou du roi mais son père la retrouva en Belgique et lui coupa la tête, mais, comme elle n'avait pas d'oncle gentil, elle mourut et devint la sainte patronne des fous.
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Er-et-celEr-et-cel   19 février 2014
Lorsqu'elles ne dorment pas dans le lit, les poupées vivent dans le grenier. Pour le moment elles sont sagement alignées le long du coffre: il y a Maurice, le singe joueur d'orgue de Barbarie, Scarlatine la petite fille à la tête de porcelaine, Rose Diphtérie, dont Frances a raccourci la robe de velours selon les poncifs de la mode, les jumeaux Aïe Typhoïde et Aïe Tuberculose, et la poupée garçon, Petite Vérole. Il y avait une adorable poupée en robe du soir, Choléra la France, mais elle est égarée. Trône fièrement, enfin, la danseuse de flamenco, avec sa robe cramoisie et ses castagnettes, Grippe Espagnole.
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TempsdelectureTempsdelecture   03 avril 2021
C’est un printemps contre nature. Il fait si chaud que Materia a peine à bouger. Elle est énorme. « Que peut-il bien y avoir à l’intérieur ? se demande James. On dirait un boulet de canon de trente centimètres. » Malgré tout, elle se rend à l’église tous les matins avec ses deux enfants dans le vieux landau anglais de Kathleen. Mme MacIsaac, qui la voit passer près de la pharmacie, s’inquiète d’elle : personne ne devrait être si près de Dieu. Mme MacIsaac l’invite à boire un soda à la framboise. Materia refuse – tout l’écœure -, mais les petites boivent et, après, arborent de petites moustaches roses.

Plus elle grossit, plus elle prie, car James a de nouveau cessé de l’approcher et Kathleen est chaque jour plus jolie et insouciante. Materia les voit la tête penchée sur une ardoise ou figure une addition ; elle voit Kathleen sautiller devant lui dans sa robe toute neuve ; elle voit son visage quand la petite chante juste pour lui.

Ensevelie sous la chair, Materia n’arrive plus à respirer à fond. Dès le mois de juin, elle dort sur le lit de camp de la cuisine. Plus d’escalier pour elle. Le bébé lui prend toutes ses forces – elle n’épie plus ni James ni Kathleen, pas dans son état.

Elle n’a plus rien à se mettre. De trois robes, elle en fait une: boutons de rose devant, taffetas vert sur les côtés, tissu écossais derrière. Elle passe une journée à son aise mais, à son retour, James s’écrie:

-Au nom du ciel, qu’est-ce que c’est que ça ?

Elle lui demande de l’argent. Elle achète les chutes d’un rouleau de calicot à motif floral extravagant et, avec l’aide de Mme Luvovitz, se confectionne trois amples robes. Mme Luvovitz lui propose à la place quelques mètres de mousseline bleu pâle, mais Materia n’en veut pas. Les fleurs lui plaisent. James secoue la tête, mais ne dit rien.

A cette époque-là, Materia n’arrête pas de marmonner ; ses lèvres bougent sans cesse, qu’elle raccommode une chaussette ou change une couche. Pis encore, quand elle se rend à l’église, lente comme un glacier.

-Je t’interdis de te promener sur l’avenue Plummer en parlant toute seule.

-Je ne parle pas toute seule.

-A qui parles-tu?

-A Marie.

Seigneur Dieu!
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Er-et-celEr-et-cel   19 février 2014
Des mèches couleur de charbon s'échappant de deux longues tresses. Une peau d'été, de la couleur du sable caressé par les marées. Mince dans son tablier vert et marine du couvent des Saints-Anges. Son oeil droit pleurait tandis que le gauche cédait au ravissement. Ses lèvres s'entrouvrirent silencieusement.
"Je te connais", voulait-il dire, mais rien dans sa vie ne l'attestait, de sorte qu'il se contenta de la regarder, enchanté et sans surprise.
Elle sourit et déclara:
- Je vais épouser un dentiste.
Elle avait un accent qu'elle ne perdit jamais. Un adoucissement des consonnes, un r légèrement liquide, une tendance à couper les mots non pas avec les lèvres, mais avec la gorge. Elle transformait l'anglais en musique pure.
- Je ne suis pas dentiste, dit-il en rougissant jusqu'aux oreilles.
Elle sourit..

Elle avait douze ans, presque treize.
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