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Lori Saint-Martin (Traducteur)Paul Gagné (Traducteur)
ISBN : 2290318159
Éditeur : J'ai Lu (30/04/2002)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Du Cap-Breton début de siècle jusqu'au New York des années jazz, voici le destin mouvementé de James Piper et de ses quatre filles. Kathleen, l'aînée, développe en grandissant une voix exceptionnelle. Son père lui voue une admiration sans bornes et veut faire d'elle une cantatrice célèbre. Mais le destin de la famille semble marqué par le drame et l'admiration ressemble de plus en plus à une obsession...
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Er-et-cel
  23 février 2014
Voilà un livre que j'ai lu d'abord parce-que l'auteur est canadienne et que je n'en lis pas souvent et puis, ma femme m'a raconté que l'une des héroïnes allait à pied de Nouvelle-Ecosse à Boston. J'adore les récits de voyage, je l'ai donc ouvert.. Tabarnac! C't'écoeurant! dirait mon voisin.
Ça se passe au Cap Breton, le Finistère du Canada. C'est de l'autre côté de l'Atlantique en face de la Bretagne; aussi humide, aussi pauvre, aussi bigot mais ici ce sont les compagnies minières de charbon qui règnent.
Pour l'histoire, je reprends une partie du résumé des traducteurs:
Une mère morte trop jeune, un père conduit aux pires excès par un amour débordant et quatre enfants, de la sainte nitouche à la fille perdue, liées entre elles par de terribles secrets qui se dévoilent peu à peu.
Ce que les traducteurs ne disent pas, c'est que ça commence fort: d'abord une superbe mais étonnante scène d'amour puis une malédiction proférée par le beau-père, à la page 24 (il y en a 575): "Qu'il se réveille avec le contenu de sa bouche répandu autour de lui, sur son oreiller, et que Dieu dévaste sa demeure.. Non, peut-être pas sa demeure."
Tout le livre est aussi vivant jusqu'à la fin. Pas de longues descriptions, des plans qui changent souvent comme au cinéma, des phrases plutôt courtes.
Et puis cette famille. Quelle famille! un père increvable, dans tous les sens que vous pourrez imaginer, des filles brillantes, originales, qui chantent superbement l'opéra, le ragtime, le jazz. Vous les entendez presque!

On traverse un demi siècle, de 1898 à 1950, les grèves de mineurs, la première guerre, la crise de 29, la prohibition en compagnie des écossais, libanais, antillais, juifs du cap Breton. Quelques détails originaux, un commentaire mordant, une allusion. Lumière!
Oui, vraiment, Ann-Marie MacDonald sait raconter L Histoire.. et les histoires.
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annec44
  24 octobre 2015
Le Cap Breton, une île au large du Canada dans les années 1900. C'est l'histoire d'une famille que l'on suit sur plusieurs générations avec leurs chagrins, leurs joies, leurs choix et ceux qu'ils ont à subir, leurs doutes et surtout le regard des autres.
En effet, ce regard extérieur, ce jugement d'autrui est partie prenante de ce roman puisqu'il va déterminer certains choix de nos personnages.
James, jeune accordeur de piano, fait la rencontre d'une jeune fille Libanaise, Materia. Ils vont tous deux s'enfuir au nom de leur amour, un amour interdit. Ils auront ensemble des enfants : Kathleen, l'artiste, adorée, adulée par son père, qui voudra devenir chanteuse mais... ; Mercedes, la "sainte" de la famille ; Frances, la "rebelle" et enfin Lily, l'infirme... Quelle va être leur histoire ? Leur destin va-t-il les mener où ils le souhaiteraient ?

Mon avis : Nous sommes au début des années 1900, dans une petite ville quelque peu reculée du monde. Autant dire que les moeurs de l'époque sont encore très contrôlées : Kathleen en fera d'ailleurs l'amère constatation en découvrant New-York. On est à l'époque de la première guerre mondiale, lointaine et en même temps si présente, de la prohibition, puis de la seconde guerre mondiale.
C'est dans ce contexte que la famille Piper va devoir cohabiter. Ce mariage mixte va lui-même à l'encontre des moeurs d'autrefois.
Ce roman évoque de nombreux problèmes de société : cette mixité désavouée, la prostitution, l'homosexualité, l'alcool et la contrebande... Tous ces thèmes sont traité de manière résolument moderne sans pour autant dénoter avec le style du livre.
Il y a énormément d'amour dans ce livre mais jamais de pathos. C'est d'ailleurs cet amour si intense qui poussera chacun des personnages à faire des choix, parfois de mauvais choix...
La mort est également très présente, mais ne provoque jamais vraiment de malaise, parfois de la tristesse, de celle que l'on ressent quand on regrette de ne pas avoir connu une personne.
Ce livre m'a en quelque sorte rappelé "Les quatre filles du Dr March" que j'avais lu enfant. Mais attention : on est bien ici dans un livre pour adultes. le texte est totalement abouti. Malgré la quantité de personnages dans l'histoire, l'auteur a su mener et garder le fil conducteur jusqu'au bout de son raisonnement.
Le style est très sobre. Au vu des sujets sensibles, on ne tombe jamais dans la vulgarité gratuite. Tout est dit avec beaucoup de sensibilité et de subtilité. Les émotions passent sans que l'on s'en aperçoive, cela ayant pour effet de ne rendre aucun personnage détestable.
Une très belle lecture.
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Cryssilda
  31 mai 2008
"Un parfum de cèdre" d'Ann-Marie MacDonald
Flammarion, 575 pages
- Canada -

Ce roman est l'histoire de la famille Piper vivant dans une petite ville de l'île du Cap Breton. James, fils d'immigrés irlandais/écossais, rencontre Materia alors qu'elle n'a que treize ans. Sa famille est issue de l'immigration Libanaise catholique. Ils se marient et ont très vite leur première fille Kathleen à la voix hors du commun. D'autres enfants naîtront de ce mariage... Mercedes, Frances... Très vite James va se lasser de Materia et va se consacrer entièrement à ses filles, et plus particulièrement à Kathleen. le roman va s'attacher à dénouer et révéler tous les secrets cachés de chacun des personnages présentés dans ce roman...

Ce livre est un énorme coup de coeur, il a trouvé sa place dans ma liste de livres fétiches. Tout d'abord, c'est très intelligemment écrit. Ce livre est l'un des seuls que j'ai pu lire sans savoir du tout où j'allais, chaque page a son lot de révélation et d'étonnement, jusqu'aux toutes dernières pages du roman. Tout s'articule brillamment, chaque détail revêt son importance, parfois une centaine de pages après. La narration est à l'image de la famille Piper, on a une impression de trouble, de noeuds, d'égarement au fur et à mesure que l'on découvre et comprend ce qui se passe vraiment dans cette famille.

C'est un premier roman pour Ann-Marie MacDonald, et c'est absolument épatant d'avoir cette maturité d'écrire dans un premier roman. Il me tarde de lire son second roman.

Je rapprocherais ce livre de "La petite fille qui aimait trop les allumettes" de Gaétan Soucy pour l'ambiance et la folie, et la trilogie d'Agota Kristof pour la froideur.
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Ladybug
  08 août 2011
Dans cette famille troublée, la vie s'écoule dans le silence d'évènements passés. Il y a le père, James Piper, détesté de tout le village, La mère Matéria et son air absent, Kathleen la fille adorée et talentueuse, Mercedes qui s'occupe de tout le monde, Frances, provocante, désinvolte et enfin Lily l'innocente.
C'est un roman troublant avec des personnages mystérieux et attachants. On sent la menace pesée sur cette famille. Beaucoup de choses sont sous-entendues mais quelque fois une révélation tombe abruptement. le lieu, Cap Breton, l'entourage de la famille, il émane de l'ensemble une ambiance qui ajoute au mystère.
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Evalucab3
  25 mai 2016
Quel beau roman! Je ne l'ai pas encore terminé mais je ne peux attendre plus longtemps avant de partager mon engouement. C'est tellement rare qu'il livre me transporte autant...l'atmosphère est pesante par moment, mais l'écriture tellement belle...mon coup de coeur de l'année..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Er-et-celEr-et-cel   19 février 2014
Une grève n'attend pas l'autre: en 1922, en 1923 et encore en mars 1925, les mineurs débraient. James se rappelle les mauvais jours d'avant la guerre. En marge du Cap-Breton, les années vingt déferlent. Cependant, le célèbre Boom d'après-guerre ne se fait jamais sentir ici. Du moins pour les gens ordinaires. Les choses vont de mal en pis. Les politiciens et les magnats de l'industrie invoquent un mécanisme mystérieux: "l'économie mondiale". Même James y voit un euphémisme désignant "les salauds sans foi ni loi qui ont tout pris sans jamais rien rendre". Bon nombre d'enfants de mineurs vont à l'école nu-pieds et mangent des sandwichs au suif trempés dans de l'eau pour leur donner plus de consistance- malgré le plein-emploi. Personne ne le sait encore, mais le Cap-Breton constitue une sorte de répétition générale de la Grande Dépression.
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Er-et-celEr-et-cel   19 février 2014
Toujours elles commençaient par saint-Laurent, qui fut brûlé vif et qui, à mi-chemin, dit à ses bourreaux:
- Vous pouvez me retourner. Je suis à point de l'autre côté.
Il devint le patron des rôtisseurs. A ces mots, elles étaient invariablement prises de fou rire, même Mercedes. Elles se sentaient toutes trois fiévreuses et malfaisantes, mais, au fur et à mesure que le jeu avançait, elles devenaient graves et respectueuses avant d'accéder à une pieuse ferveur.
Chacune avait ses favoris. Parfois, Frances choisissait sainte Barbara, dont le père était païen. Lorsqu'elle voulut devenir chrétienne, il la conduisit sur une montagne où il lui coupa la tête tandis qu'elle priait pour lui. Ou encore sainte Wénéfride qui fit un jour la connaissance d'un homme qui avait des visées impures sur elle, mais à qui elle dit non, de sorte qu'il lui coupa la tête, mais son gentil oncle la remit en place, et il ne resta plus qu'une fine cicatrice blanche. D'autres fois encore, elle était sainte Dympne, dont le père avait des visées impures sur elle, mais elle ne voulait rien entendre, si bien qu'elle s'enfuit avec le fou du roi mais son père la retrouva en Belgique et lui coupa la tête, mais, comme elle n'avait pas d'oncle gentil, elle mourut et devint la sainte patronne des fous.
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Er-et-celEr-et-cel   19 février 2014
Lorsqu'elles ne dorment pas dans le lit, les poupées vivent dans le grenier. Pour le moment elles sont sagement alignées le long du coffre: il y a Maurice, le singe joueur d'orgue de Barbarie, Scarlatine la petite fille à la tête de porcelaine, Rose Diphtérie, dont Frances a raccourci la robe de velours selon les poncifs de la mode, les jumeaux Aïe Typhoïde et Aïe Tuberculose, et la poupée garçon, Petite Vérole. Il y avait une adorable poupée en robe du soir, Choléra la France, mais elle est égarée. Trône fièrement, enfin, la danseuse de flamenco, avec sa robe cramoisie et ses castagnettes, Grippe Espagnole.
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Er-et-celEr-et-cel   19 février 2014
Des mèches couleur de charbon s'échappant de deux longues tresses. Une peau d'été, de la couleur du sable caressé par les marées. Mince dans son tablier vert et marine du couvent des Saints-Anges. Son oeil droit pleurait tandis que le gauche cédait au ravissement. Ses lèvres s'entrouvrirent silencieusement.
"Je te connais", voulait-il dire, mais rien dans sa vie ne l'attestait, de sorte qu'il se contenta de la regarder, enchanté et sans surprise.
Elle sourit et déclara:
- Je vais épouser un dentiste.
Elle avait un accent qu'elle ne perdit jamais. Un adoucissement des consonnes, un r légèrement liquide, une tendance à couper les mots non pas avec les lèvres, mais avec la gorge. Elle transformait l'anglais en musique pure.
- Je ne suis pas dentiste, dit-il en rougissant jusqu'aux oreilles.
Elle sourit..

Elle avait douze ans, presque treize.
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nathalamernathalamer   24 mars 2015
Anecdote qui dit tout: Moi, j'aime les romans policiers et une amie m'avait du coup passé Le Chuchoteur (que j'ai beaucoup aimé). Puis, cette même amie m'avait prêté Un Parfum de Cèdre d'Ann-Marie MacDonald... Un livre d'un tout autre genre!! Tellement rien à voir avec moi que, sur le coup, j'me suis dit "Hein? 'Est donc bien perdue de me passer ça!?" et l'ai mis de côté... Puis, un jour, n'ayant rien à lire, je l'ai commencé pour voir.... Et bien ôÔ RÉVÉLATION!!!! Et j'ai réalisé avec ce livre que la vie bien ordinaire a jadis comporté plus d'intrigues et évènements inqualifiables que n'importe quel roman policier... J'AI ADORÉ!!!!!!
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