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ISBN : 9791091328456
Éditeur : Gope éditions (30/04/2017)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Dans l’atmosphère feutrée d’une maison vietnamienne, quatre enfants font un jour une découverte macabre qui bouleverse leur équilibre familial et fait basculer leur quotidien dans l’horreur. Un lourd secret est sur le point d’être révélé, un secret qui, sous le masque de raffinement et d’impassibilité des personnages, consume lentement chacun des membres de la famille Thi Lê.
Entre conte et thriller, ce roman librement inspiré d’Alice au pays des merveilles f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Eds_GOPE
  13 septembre 2017
UN MONDE TRÈS SOMBRE, TRÈS GLAUQUE
[…]
Encore une fois, j'ai pu découvrir ce titre grâce à […] Pauline de Pinupapple & Books […]. Et ça a donné lieu à un nouveau service de presse avec une maison d'édition qui m'était inconnue, champagne ! Je remercie d'ailleurs chaleureusement les éditions Gope de m'avoir accordé leur confiance avec entrain et bienveillance pour cet envoi, cela m'a fait grandement plaisir. Cette maison indépendante a pour mission de vous faire découvrir ou redécouvrir des États asiatiques tels que la Thaïlande, Hong Kong, le Cambodge ou encore l'Indonésie et la Malaisie.
[..] Évasion garantie dans un monde très sombre, très glauque.
Notamment dans une maison où vous aurez constamment l'impression d'étouffer. Évasion donc dans les odeurs de la cuisine traditionnelle du nuoc mam, qui fait la renommée de l'entreprise familiale des Thi Lê, dans leur culture profonde, mais enfermement physique et surtout psychologique. Ce roman m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière page, il m'a perturbée, envoûtée, m'a fait hérisser les poils d'effroi aussi. En clair, il ne m'a pas laissée indemne. Et, pour un premier roman, j'applaudis cette confusion parfaitement maîtrisée dans laquelle Valérian MacRabbit laisse le lecteur sur le paillasson de son livre (ou plutôt de la chambre d'hôpital). Aussi la description parfaite du macabre et de l'inimaginable, l'oscillation entre le thriller haletant et le conte qui prend des allures d'épouvante, est saisissante.
Cette hybridité nous déroute mais le mariage est réussi jusqu'à la dernière ligne. On suit donc l'histoire de la famille Thi Lê, qui semble bien sous tous rapports et à envier si l'on admire depuis suffisamment longtemps leur maison proprette d'apparence. Mais, mais, mais... C'était sans oublier le sous-sol qui se cache au bout du jardin, symbole d'innocence et de parenthèses, de bulles de bonheur familial trop court. Et son cinquième niveau interdit d'accès, jusqu'à ce que... Un événement va bouleverser le calme apparent du quotidien des Thi Lê et mener à une explosion des tensions sous-jacentes...
Et cela de manière effroyable. Âmes sensibles s'abstenir. Pas étonnant que Franceline, la cadette de la fratrie, ait enfoui ce traumatisme au plus profond d'elle-même... À tel point qu'elle l'a purement occulté. Cependant, sa vie en tant d'adulte est loin d'être épanouissante et libératrice, tant les réminiscences de l'enfance la hantent encore et sont comme un terrier sans fin dans lequel elle s'engouffre, dans les méandres de son âme et de son esprit tourmenté de petite fille franco-vietnamienne. le roman va ainsi faire des bons habiles dans le passé, un va-et-vient constant avec le présent, grâce à une voix digne du susurrement pernicieux du Cheshire Cat.
Elle va inciter Franceline à se rappeler du moindre détail de sa jeunesse emprisonnée dans une maison qui pue la friture de poissons, sur une île fictive au large de la Bretagne. Sinon, si vous connaissez Askalie, faites-moi signe, hein !... Cette petite île qui possède tous les vices à chaque coin de rue représente l'isolement des quatre enfants d'un monde déjà injuste, moche, discriminant, et la cruauté des jeunes de leur âge ou leur stupidité, leur perversité en rajoute une couche et les enferme dans leur malheur. Un conseil : ne faites SURTOUT pas comme moi. Ou alors si, justement. J'ai lu Un fils parfait juste avant et je me suis rendu compte que les deux traitaient des mêmes thèmes.
Je vous mets le warning : si Mathieu Ménégaux encre le viol incestueux dans un univers réaliste et judiciaire, Valérian MacRabbit, quant à lui, va utiliser des détours oniriques, des métaphores effrayantes, et, in fine, c'est lui qui va nous offrir un viol d'une abomination visuelle et sensorielle insoutenable. L'un s'intéresse à la victime bafouée dans ses droits, l'autre au crime digne des pires cauchemars de l'inconscient et aux séquelles que cela laisse à une famille d'ores et déjà brisée, morcelée, à l'environnement malsain et suffocant. En tout cas, les deux ont réussi à chambouler mes sentiments vis-à-vis de la nature humaine, et pour MacRabbit, une nuance s'ajoute avec un bouleversement de mon imaginaire et de la notion de « monstre ». Je ne verrai plus jamais les créatures du pays des merveilles de la même façon.
« La petite fille n'avait pas peur des insectes et du noir, mais elle avait peur de la Mygale dont son frère lui avait parlé... »
« Il y a des visages plus beaux que le masque qui les couvre. » (Jean-Jacques Rousseau, Émile ou de l'Éducation)

28 juillet 2017
Lunartic
http://lunartic.skyrock.com/
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kadeline
  08 novembre 2017
Bâton de réglisse retrace un événement qui a complètement changé la vie d'une fratrie. On suit en particulier Franceline qui va chercher à se souvenir de ce qui s'est produit dans sa maison d'enfance, une maison vietnamienne en Askalie.
Sur la quatrième de couverture, il est écrit que c'est inspiré d'Alice au pays des merveilles ce qui transparait par le flou entre rêve et réalité mais aussi par la façon poétique/surréaliste d'aborder les choses. le début en particulier est très déroutant, poétique et c'était un peu trop pour moi. Je ne suis pas entrée facilement dans le roman, j'avais le sentiment que je ne comprenais rien.
L'écriture très onirique, qui donne un aspect farfelu et/ou candide, contraste avec la monstruosité et l'horreur des situations ce qui crée un sentiment de malaise très intéressant.
La construction du récit est audacieuse et le choix d'écrire de petits chapitres courts permet un équilibre dans l'alternance entre rêve et réalité. le livre 1 « archive » raconte un conte censé avoir été trouvé sous forme de pages volante. Dans cette partie, l'écriture est particulièrement alambiquée avec des tournures de phrases longues et peu orthodoxe. Ca sonne effectivement comme un vieux conte mais très glauque et qui met mal à l'aise. Petit bémol sur le travail d'édition le choix de la police maman l'écriture manuscrite n'est pas très heureux, la lecture n'est pas toujours facile d'accès. le livre 2 correspond à l'histoire annoncé en quatrième de couverture. L'écriture reste alambiquée même si on tend peu à peu vers quelquechose de plus simple et candide. On alterne le passé réaliste, le passé en version onirique et les séances d'hypnose de Franceline. Les parties oniriques sont tellement poétiques qu'elles sont restées incompréhensibles pour moi. En revanche, quand le récit est plus terre à terre, j'étais plus dans mon élément et j'ai beaucoup apprécié. Et quand tout est mis en place wouah la claque. Je n'ai pas été aussi surprise par un dénouement depuis longtemps.
Pour résumer, si cette lecture ne partait pas très bien pour moi du fait de son aspect trop surréaliste, une fois entrée dans la phase plus terre à terre, c'est devenu une excellente lecture qui m'a marquée.
Merci à babelio et aux éditions gope pour cette découverte déroutante.
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gaba54
  29 septembre 2017
J'ai vraiment été conquis par ce roman qui aborde le thème du secret de famille sous un angle très original. La construction déroute parfois un peu mais le mélange de suspense, d'horreur et de nostalgie de l'enfance est vraiment réussi. Et surtout, quelle belle écriture, mélancolique, elliptique, évocatrice ! C'est si rare de tomber sur un style tout à la fois dense, poétique et fluide. Chaque page était un vrai plaisir de lecture.
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Low90
  03 novembre 2017
Un livre d'une certaine noirceur, angoissant comme j'en ai peu lu jusqu'à maintenant.
Pour commencer je parlerais de la couverture que je trouve juste superbe et elle correspond bien au livre, à son histoire. Rien qu'en regardant le livre on plonge déjà dans l'histoire.
On suit l'histoire de Florencine à l'âge adulte qui grâce à de l'hypnose va replonger dans son passé pour ramener à sa mémoire un souvenir enfoui depuis longtemps. Dans son passé on va retrouver son frère et ses soeurs, Louis, Marguerite et Minh.
J'ai beaucoup apprécié le fait qu'on a se mélange entre le présent et le passé qui nous permet d'avoir des indices sur les évènements qui se sont passés.
A travers quelques images fantaisie on va assister à la perte de leur innocence pour cette fratrie qui va subir un choc qui changera et modifiera à jamais leurs existences.
J'ai aimé le style de l'auteur, ça façon d'écrire de manière fluide qui rend la lecture facile et agréable. L'auteur arrive à nous emmené là ou il souhaite avec brio.
J'ai passé un bon moment avec ce livre, c'est une lecture que j'ai beaucoup apprécié.
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sibulle
  29 septembre 2017
Beau tour de force de la part de l'auteur que d'avoir su mêler exotisme, fantastique, onirisme, mystère, horreur, poésie, douceur, dans un même roman ! Cette histoire qui se déroule sur deux époques, emmène le lecteur vers l'univers feutré d'une famille au Vietnam, au milieu des effluves de nuoc-mam... Des années plus tard, un membre de cette famille veut se souvenir, perdu dans ses souvenirs, ouatés et angoissants, d'une enfance presque classique...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Eds_GOPEEds_GOPE   13 septembre 2017
La Mygale ricana et le son se répercuta contre les murs gris de la pièce. Minh se boucha les oreilles. « C’est parce que ta mère avait peur. Peur de voir la vérité en face. Mais elle l’a toujours su, au fond. Elle a toujours su qu’un jour, tu viendrais à moi, et que ce jour-là, petite Minh… »
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Low90Low90   03 novembre 2017
Il n'y a plus de monstre quand on apprend à connaître le monstre, petite Minh. Sous le masque, il y a toujours la blessure. Jamais les hommes ne deviennent monstres de leur plein gré. C'est le monde des adultes qui crée les monstres, en refusant de chercher à les comprendre. En appelant l'Homme "monstre", il dit: " je refuse de savoir comment tu en es arrivé là. Tu es l'Autre."
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YukoYuko   06 novembre 2017
Tu as oublié ce jour, Franceline, et c’est à partir de ce jour que nous nous sommes séparées. Tu as oublié, en et oubliant, tu m’as reniée. Tu as renié ton enfance. Tu as perdu l’innocence.
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