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Marie-Anne de Béru (Traducteur)
ISBN : 2265115657
Éditeur : Fleuve Editions (25/08/2016)

Note moyenne : 3.13/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Enfant, Helen rêvait d'être fauconnier. Elle nourrit des années durant son rêve par la lecture.
Devenue adulte, elle va avoir l'occasion de le réaliser. De manière brutale et inattendue, son père, journaliste qui a marqué profondément sa vision du monde, s'effondre un matin dans la rue.
Terrassée par le chagrin, passant par toutes les phases du deuil, Helen va entreprendre un long voyage physique et métaphysique. Elle va acheter pour huit cent livres ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  02 septembre 2016
Fracassée par le décès de son père, Helen vit une période de deuil difficile, se concentrant en solitaire sur le dressage d'un rapace. Une formation à la chasse très ardue pour cet oiseau agressif et farouche, qui demande patience et détermination.
Ce livre est une heureuse surprise, d'autant plus sympathique que je ne m'attendais pas à prendre autant de plaisir à suivre les explications de l'art de la fauconnerie. le travail d'Helen est mis en parallèle avec celui de ses prédécesseurs, s'appuyant sur leurs expériences plus ou moins réussies et par la littérature qui s'y attache au fil des siècles.
Néanmoins c'est un livre qui se mérite, imprégné de tristesse et de solitude.
La mort plane sur les pages, entre le deuil de la jeune femme et l'instinct de prédation du rapace. L'oiseau comble le vide laissé par un père solaire et tant aimé. L'introspection est permanente, le décryptage analytique des sentiments souvent tortueux, et peut désarçonner ceux qui s'attachent à suivre les progrès de Mabel et les joies et déceptions de son dresseur. Par cette intimité imposée, apparaissent les questionnements du rapport à l'animal, à la domesticité, et à l'attirance pour un état sauvage authentique.
Une écriture visuelle et descriptive qui promène le lecteur dans la campagne anglaise et une puissance d'analyse psychologique: deux facettes d'un livre étonnant et très original.
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AgatheDumaurier
  21 septembre 2016
J'ai lu ce livre dans le cadre d'une opération masse critique et je remercie les éditions fleuve et babelio.
L'héroïne, Helen, est passionnée depuis l'enfance par la fauconnerie. Pourquoi pas. Elle est aussi, entre deux balades au parc épervier au poing, chargée de cours à Cambridge, mais son contrat tire à sa fin. Brutalement, son père très aimé et très aimant meurt. C'est un deuil impossible pour Helen, son monde s'effondre et disparait, elle est perdue dans le nouveau ...Alors elle decide...que la seule solution c'est évidemment...de dresser un autour ...Non, non, pas un vautour, un autour. Je répète, un autour. C'est quoi un autour ? Je vous sens titillés d'une immense curiosité... Et bien,dame, c'est un épervier, mais en plus gros. Dingue, hein ? Je n'avais pas lu ça dans Flaubert. Ce benêt s'était arrêté aux perroquets...maintenant je me demande avec anxiété quelle est exactement l'espèce du perroquet de Félicité...
Bref. L'autour est réputé depuis le Moyen Âge pour sa difficulté, sa cruauté, ses caprices, son goût du sang...un vrai défi. Bon, et la suite ? Et bien c'est tout. On va dresser le perroquet, euh, pardon, l'autour, et puis voilà.
Je n'ai pas flambé pour ce livre. D'abord les défauts, à mon humble avis. Ça part dans tous les sens et ça ne va nulle part. Papa, Mabel ( l'autour), TH White - qui c'est ça ? Un auteur - pas un autour huhuhu- des années 1930 qui lui aussi a dressé un autour pour soigner sa dépression, mais s'y est pris comme un manche... pauvres animaux anti depresseurs...Helen craint de faire aussi mal que White- c'est moyennement intéressant. Promenades au parc avec Mabel, Mabel va-elle- réussir à voler seule, Mabel tue son premier lapin ...Papa me manque, White faisait vraiment n'importe quoi avec son oiseau blabla bla...
Les qualités, car il y en a : c'est extrêmement bien écrit, tellement bien qu'au début, on se dit qu'on va réussir à s'intéresser à la fauconnerie... Mais après ça s'enlise. Ensuite, le meilleur, à mon avis, c'est la relation de l'oiseau et de l'être humain, avec une véritable tentative de la part d'Helen pour montrer l'altérité de l'animal, son comportement et sa pensée non humaine, sa beauté sauvage. Mabel est merveilleusement décrite, avec ses yeux orange, ses regards, ses culottes de plumes, ses ailes qui se déploient, sa maladresse, ses serres tranchantes, son bec d'airain, ses mimiques, et sa parfaite étrangeté. Helen lutte avec ardeur contre l'anthropocentrisme...Je n'avais jamais lu quelque chose comme ça, ce qui justifie trois étoiles.
Un livre donc un peu brouillon, parfois un peu ennuyeux, mais avec des fulgurances de style et d'idées qui font de l'auteur quelqu'un à suivre.
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Athenapan
  10 juillet 2016
Aïe aïe aïe... Ce livre m'a terriblement ennuyée, mais il m'a également mise très en colère. Plus je tournais les pages, plus ma misanthropie se décuplait. Ce livre est malgré lui, une ode à l'égoïsme, l'égocentrisme et à cet incroyable sentiment de supériorité plus ou moins inconscient de l'humain sur les animaux. Tout au long du livre, je n'ai cessé de me poser une question : comment peut-on prétendre aimer, adorer les oiseaux, et ce, avec un immense A, et cautionner la fauconnerie ? Bien entendu, mon opinion personnelle rentre en jeu, mais outre l'aspect éthique qui m'a dérangé, l'histoire en elle-même m'a profondément lassée. Un nombre incalculable de passages entièrement dédiés aux oiseaux, à leur dressage, à leur quotidien, aux termes techniques... Un amoureux des oiseaux et de leur univers tomberait certainement amoureux de ce livre, mais j'ai beau être moi-même très sensible à l'environnement et à la condition animale, ce livre est selon moi beaucoup trop procédurier.
Cependant, j'ai adoré les passages plus personnels, relatant des souvenirs, qui eux, sont emplis de tendresse, de fragilité et de profondeur. Ces moments-là sont émouvants et parfaitement bien retranscrits. La qualité de l'écriture dans son ensemble d'ailleurs, est remarquable.
Je suis donc, à mon grand regret, très déçue par la lecture de cet ouvrage...
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moussk12
  20 mars 2017
L a fauconnerie, je n'y connaissais rien avant d'avoir ce livre en main. Je ne connaissais rien aux rapaces non plus. Désormais, mes lacunes en la matière sont un peu réduites. Car sans être rébarbatif, Helen Mcdonald nous donne la base des connaissances en la matière, que ce soit pour le vocabulaire, car il y a un véritable jargon lié à cet art, mais aussi sur le dressage et l'apprentissage de cette race d'oiseau qu'est l'autour.
Car oui, c'est un véritable art. Un art ancestral que celui de savoir dresser un animal aussi dangereux, imprévisible et féroce.
Attention, je ne parle pas ici de Monsieur tout le monde, qui veut s'accaparer un animal sauvage pour son plaisir propre et limité, sans savoir à quoi il s'engage. Des imbéciles, il y en a partout, et pas seulement avec des animaux "exotiques".
Non, ce n'est pas l'objet dans ce livre. L'auteur nous décrit sa propre expérience basée sur un amour profond qu'elle ressent envers les rapaces. Son histoire nous dévoile une symbiose totale entre elle et son animal.
Les rares personnes dont elle s'entoure sont d'ailleurs, comme elle, de véritables passionnés, des gens qui apprennent, qui lisent, qui échangent sur le sujet.
Détenir un rapace n'est pas donné à tout le monde. "On ne devient pas fauconnier, on né fauconnier".
Le dressage, qui se divise en plusieurs étapes, commence par la "socialisation" dans laquelle le fauconnier s'isole avec son oiseau pour parvenir, armé de patience et de douceur, à ce que le faucon accepte le dresseur.
Puis, comme pour un autre animal ou un petit enfant, il faut le sortir tous les jours afin qu'il s'habitue aux bruits et à tout ce qui l'entoure. car l'oiseau est craintif. Ensuite, viennent les exercices où l'oiseau doit revenir sur le poing du dresseur, chercher sa pitance. Sur des distances de plus en plus grandes. Pour enfin lui laisser la liberté de chasser lui-même son gibier, sans aucune entrave, et pouvoir s'en nourrir.
Si le dresseur est un bon dresseur, l'oiseau reviendra toujours de lui-même. S'il est un mauvais dresseur, l'oiseau ne reviendra pas et reprendra son indépendance.
Parce que le rapace est dressé, mais il ne sera jamais domestiqué. Après avoir lu ce livre, je suis sûre que ce n'est pas le but ni la volonté des vrais professionnels.
Bien sûr, le livre, raconté comme un roman, est autobiographique et n'est pas un ouvrage de vulgarisation sur la fauconnerie.
C'est un voyage dans le subconscient de l'auteur qui se dévoile. C'est avant tout l'histoire d'Helen Mcdonald qui fait un véritable travail d'introversion suite au décès de son père. Un travail de deuil, qu'elle relie avec l'acquisition de cet oiseau, Mabel. Son père qui avait une fascination pour les avions. Elle achète un oiseau. Veut-elle voler elle aussi ?
L'auteur se remet constamment en question, autant dans sa capacité à dresser un animal sauvage, que dans sa capacité à revivre après la perte de son père. A renouer des liens avec les siens. Car elle pensait que, pour élever un rapace, elle devait devenir elle-même rapace, loin des hommes et si proche de la nature.
Ce livre est un hommage au père qu'elle a aimé et admiré.
C'est aussi un hommage à la nature qu'elle a appris à connaître et à aimer grâce à son oiseau.
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SZRAMOWO
  24 septembre 2016
A la page 61 de M pour Mabel, Helen Macdonald nous prévient :
«Le livre que vous lisez est mon histoire. Ce n'est pas une biographie de TH White. Mais White appartient à mon histoire quand même. Je dois l'y inclure parce qu'il u-y a été présent.»
Helen est une prof à Cambridge. Elle se passionne pour la fauconnerie et a lu de nombreux ouvrages sur le sujet. Son père, un photographe célèbre accompagne la passion de sa fille et lui permet d'accéder à ce monde fermé et surtout réservé aux hommes. Aux aristocrates. «Des hommes qui descendaient en costume de tweed de leurRange Rover cabossée ; des hommes de la haute société, qui me proposaient du tabac à priser et dont la prononciation trahissait le passage par Eton et par Oxford.»
A la mort de son père, elle décide d'apprivoiser une espèce particulière de faucon, un autour, dont on apprend qu'il a toujours eu mauvaise réputation auprès des fauconniers. Au 16ème siècle, le poète normand Gace de la Bigne n'écrivait-il pas :
« de bons ostours te faut avoir, mais ne gardez en la chambre des fauconniers ces malgracieux ostrucieux (...) ils sont maudits en l'escripture, car de compagnie n'ont cure»
Plus tard un fauconnier anglais, Baine dira de l'autour qu'il était : «...un scélérat : une brute meurtrière, difficile à dresser, maussade, indisciplinée.»
L'éleveur qu'elle contacte lui affirme :
«C'est très simple. Si vous voulez un autour bien élevé, il n'y a qu'une chose à faire. Lui donner l'occasion de tuer. Aussi souvent que possible; le meurtre, y a que ça pour lui remettre les idées en place.»
L'histoire raconte l'histoire de la relation entre Mabel, une jeune autour et Helen. de la difficulté de cette dernière à gérer une relation privilégiée avec l'oiseau qui, de fait, exclut pour un temps, tout compagnie humaine.
Et de citer ce vers de la poétesse américaine Marianne Moore :
«Le remède contre l'isolement est la solitude.»
Helen s'interroge sur l'attitude à adopter et, pour cela, fait souvent référence au roman de TH White «L'Autour» qu'elle a lu étant jeune et dont elle fait son livre de chevet.
La personnalité de White est complexe, c'est un prof, un homosexuel refoulé qui s'impose des obligations (comme la fauconnerie) pour être accepté dans la bonne société. Pour Helen il est à la fois un miroir et un repoussoir.
TH White affirme qu'il dresserait son oiseau sur les ruines de son ancienne vie.» Helen, elle, affirme : «Quand vous êtes brisé, vous vous mettez à courir droit devant vous...je n'avais pas les mêmes raisons que White mais je courais moi aussi.»
J'ai lu ce livre avec intérêt. Pour le sujet lui-même (une jeune femme qui apprivoise un faucon) et aussi pour Helen elle-même. Sa personnalité. ses efforts pour comprendre le monde. Ses interrogations. Ses tristesses. Ses hésitations.
Ce roman est très loin des romans que j'ai l'habitude de lire, une littérature d'évasion, de fuite, où l'on se confronte et s'identifie avec des personnages souvent très loin de soi. En un mot, des héros.
Helen Macdonald propose un récit où l'on se confronte avec soi-même. Où l'on partage les interrogations de la narratrice, mais il faut pour cela accepter le cadre du récit et cette relation, qui peut rebuter certains lecteurs, qui s'établit et s'amplifie au fil des pages, entre l'héroïne et son faucon.
A la page 21 du récit le lecteur peut lire :
« le simple fait qu'il y ait des autours en Grand Bretagne m'emplit de bonheur. Leur existence dément l'idée que la nature sauvage doive nécessairement être quelque chose qui n'a jamais été touché par la coeur ou la main de l'homme. La nature peut être l'oeuvre de l'homme.»
Après la lecture de cette phrase, les propos des premières pages,qui peuvent lui sembler décousus, se précisent. L'homme et le faucon sont tous les deux des prédateurs, exploitant la nature, chacun à leur manière.
L'écriture d'Helen Macdonald donne à ce roman, dont le thème pouvait apparaitre rebutant , une dimension humaine rare.
«Les livres qui racontent l'histoire d'humains se réfugiant dans la nature pour échapper à la douleur et au deuil appartiennent à un genre de récit très ancien, si ancien qu'il est devenu aussi inconscient et invisible que le fait de respirer.»
Finalement, Mabel ramène Helen vers les humains et lui en donne une vision sans concession, loin des artifices et des faux-semblants du folklore rural, de la chasse et de la fauconnerie :
«...les collines crayeuses possédaient leur propre histoire, une histoire nationale autant qu'une histoire naturelle. Beaucoup plus tard aussi, j'ai réalisé que ces mythes étaient dangereux. Qu'ils fonctionnaient pour effacer d'autres cultures, d'autres Histoires, d'autres manières d'aimer un paysage, d'y travailler et d'y exister. Plus tard encore, j'ai compris comment, imperceptiblement, ils avancent vers les ténèbres.»
Plus loin encore, alors qu'elle fait voler Mabel, elle croise un couple de voisins et tente d'établir le contact avec eux, l'homme a
«un large sourire qui soudain disparaît et se transforme en une expression que je ne comprends pas.
Ca donne de l'espoir, n'est-ce pas ? (...)
De l'espoir ?
Oui. N'est-il pas réconfortant que des choses comme celles-ci existent toujours, un vrai morceau de notre bonne vieille Angleterre, malgré tous ces immigrés qui nous envahissent ?
Je ne sais quoi répondre.
Brûlante actualité...
Ce livre reçu dans le cadre d'une masse critique (merci Babelio et les Editions Fleuve) est une véritable découverte que je recommande vivement. Helen Macdonald. Un auteur à découvrir.
Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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critiques presse (2)
Telerama   09 novembre 2016
Récit initiatique autant qu'essai sur l'art de la fauconnerie, un étrange ouvrage qui flirte avec l'animalité.
Lire la critique sur le site : Telerama
LePoint   22 août 2016
Un autour est un rapace. C'est aussi le héros d'une histoire vraie de l'auteur britannique Helen Macdonald qui a bouleversé l'Angleterre.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   02 décembre 2016
(...) j'ai eu l'impression que mon père était assis à côté de moi, dans le train ou dans un café. Tout cela me réconfortait, parce qu'il s'agissait des folies normales de la douleur. C'est ce que j'apprenais dans les livres. J'avais acheté des livres sur la douleur, la perte, le deuil. Des piles de livres instables qui envahissaient mon bureau. En bonne universitaire, je pensais qu'un livre, cela sert à donner des réponses. (p. 31)
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Antoin47Antoin47   02 août 2016
« Pendant un moment, il avait été amusant de scruter l'ombre entre les pins et le dallage désordonné de taches noires et orange que le soleil projetait sur les troncs. Mais c'est dur d'attendre quand on n'a que neuf ans. Je portais des bottes en caoutchouc et donnais des coups de pied dans la clôture. Je gigotais, me tortillais. Je poussais des soupirs. Me suspendais au grillage. À un moment, mon père s'est retourné vers moi, mi-exaspéré, mi-amusé, pour m'expliquer quelque chose. Il m'a expliqué le mot patience. Il m'a dit que la chose la plus importante dont je devais me souvenir, c'était que, si l'on voulait vraiment voir quelque chose, il fallait parfois rester immobile, sans bouger, au même endroit, et se rappeler à quel point on voulait la voir, cette chose – en un mot, être patient. »
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   09 septembre 2016
Les anciens fauconniers appelaient watching cette technique de dressage qui consiste à adopter un état d'esprit familier et rassurant, méditatif, attentif et posé. Pour la première fois depuis des mois, ma vie avait un but. J'attendais le moment à partir duquel tout le reste s'ensuivrait : le moment où l'autour baisserait la tête et commencerait à se nourrir. C'était la seule chose que je désirais. La seule qui comptait. Attendre. Guetter. Rester assise avec l'autour, c'était comme retenir sa respiration pendant des heures sans effort. Ni inspiration ni expiration. Ne restaient que les battements de mon coeur que je ressentais dans le bout de mes doigts, telle une petite pulsation dans une coupure qui ne semblait pas faire partie de moi, parce que c'était la seule chose que je sentais bouger. Comme s'il s'agissait du coeur de quelqu'un d'autre, ou de quelque chose d'autre qui vivait en moi.
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KickouKickou   10 septembre 2016
Les faucons dressés ont une aptitude particulière à faire revivre l'Histoire parce qu'ils sont en un sens immortels. Alors que les individus meurent, l'espèce elle-même demeure inchangée. Il n'y a pas de races ou de variétés de faucons car ils n'ont jamais été domestiques. Ceux que nous "volons" aujourd'hui sont identiques à ceux d'il y a 5000 ans. Les civilisations prospèrent et meurent, mais les faucons restent immuables, ce qui donne aux oiseaux de fauconnerie cette faculté d'apparaître comme des reliques d'un lointain passé.
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner   26 août 2016
J’en étais au stade de ce qu’on appelle la douleur normale. Une remontée lente et sans-à-coups vers la vie, après la perte. Ça sera vite guéri. J’en souris encore avec ironie, quand je repense à l’insouciance de cette certitude, parce que je me trompais du tout au tout. J’étais traversée par une pulsion indétectable. J’avais désespérément besoin de matière, d’amour, de n’importe quoi pour combler la perte, et mon esprit n’avait aucun scrupule à recruter n’importe qui, ou n’importe quoi, pour y parvenir.
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Helen Macdonald - M pour Mabel aux Éditions du Fleuve.
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