AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782253177807
312 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (03/02/2014)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Tueur à gages.Un métier que Calum MacLean, tout juste vingt-neuf ans, prend très au sérieux.Ce qui fait de lui un pro, c'est son perfectionnisme.Une préparation prudente et minutieuse est essentielle à ses yeux.Pour que rien ne déraille.Pour ne pas se faire repérer.Pour ne pas laisser d'indices.Ainsi il pourra éviter de tomber dans les filets de la police et conserver non seulement sa liberté mais aussi son indépendance.Sur ce dernier point Calum est intraitable : p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  30 novembre 2016
Malcolm Mackay prouve dans Il faut tuer Lewis Winter, que ce n'est pas la complexité de l'intrigue, ses innombrables rebondissements, l'inflation de personnages ou le nombre vertigineux de pages qui font d'un roman, un bon roman. Car ici, le pitch tient en quelques mots : Calum MacLean, tueur à gages, remplace au pied levé un collègue malade pour aller abattre Lewis Winter. Ce n'est pas un thème franchement inédit dans le monde du polar.

Tout le piquant, toute l'originalité, tout l'humour, toute la force du roman, tiennent dans l'interprétation personnelle et unique, quasi expérimentale selon mes critères, que fait l'auteur d'une base simplissime servie par un style minimaliste pourtant à longue portée. Un professionnel de la profession, critique littéraire au Point, évoque un style au hachoir, c'est l'image qui me paraît la plus appropriée pour définir l'écriture de Malcolm Mackay.

Nous sommes à Glasgow, mais rien de sa météo, de la crise économique qui frappe la ville n'est décrit, puisque le parti pris de l'auteur est d'analyser les pensées des personnages, sans aucune digression. Le lecteur pénètre dans la tête de Calum, de Lewis, de Zara, de Stewart ou du policier chargé de l'enquête qui vont à tour de rôle livrer leurs pensées intimes, élaborer des stratégies et des mensonges, interpréter des faits, manipuler la vérité, chacun pour défendre ses intérêts personnels.

Toute l'énergie de Calum est consacrée à atteindre la perfection dans sa spécialité, et à garder son entière indépendance de tueur free-lance, face aux bandes dans lesquelles il ne veut pas être enrôlé pour ne subir aucune pression. Pour réaliser son objectif, il a tout sacrifié : pas de femmes, pas d'amis, pas d'alcool, pas de sorties. Méthodique, obsessionnel, paranoïaque, il règle irréprochablement chaque détail de chacun de ses contrats. Lewis Winter est une cible facile, une petite frappe sans envergure, faible, alcoolique qu'il suffit d'abattre dans son sommeil aviné et ronflant. C'est ce que pense Calum. Oui, mais... Sauf que...

Roman novateur et brillant, Il faut tuer Lewis Winter montre d'une manière éclatante que le polar est un genre en constante évolution, bien loin d'avoir tout donné.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          552
Crazynath
  23 mars 2015
Une belle découverte pour moi que cet auteur que je ne connaissais que par ouïe dire .
Malcolm Mackay a réussi à me faire rentrer dans la tête d'un tueur à gage avec Il faut tuer Lewis Winter.
Même si l'histoire se déroule à Glasgow, la ville est très peu évoquée et il y a peu de descriptions .L'auteur a un style très particulier, des phrases courtes, incisives, tranchantes comme un scalpel, qui m'ont fait découvrir Colum Maclean, jeune tueur à gage qui a l'habitude de travailler en free-lance. Il va être embauché pour éliminer Lewis Winter, un petit dealer sans grande envergure, sans se douter des répercussions que cette exécution aura pour la suite de son parcours.
J'ai découvert avec plaisir que cette histoire comporte une suite, donc je ne pense pas m'arrêter en si bon chemin avec cette trilogie de Glasgow.
Commenter  J’apprécie          130
encoredunoir
  07 août 2013
Tueur à gages free-lance travaillant pour la pègre de Glasgow, Calum MacLean est réputé pour son professionnalisme et son farouche désir d'indépendance. Lorsqu'il accepte de remplacer au pied levé son collègue Frank MacLeod, malade, pour accomplir une mission pour le compte de Peter Jamieson, caïd en pleine ascension, il ne se doute pas qu'il va bientôt se trouver pris entre deux feux.
Le tueur à gages, du James Raven de Graham Greene au Keller de Lawrence Block en passant par le Martin Terrier de Manchette, est une des figures récurrentes du roman noir. Comme pour le privé, il est difficile d'éviter les poncifs du genre. Malcolm Mackay, d'ailleurs, ne semble d'ailleurs pas chercher à le faire. Si ce n'est qu'il appartient à la jeune génération – il a vingt-neuf ans – et qu'il joue pendant son temps libre sur sa console de jeux vidéos, Calum MacLean n'a rien de bien original. Minutieux organisé, prenant son travail au sérieux sans pour autant le voir autrement que comme un gagne pain qu'il convient de faire le mieux possible, MacLean n'est ni plus ni moins qu'un ouvrier consciencieux, sans rêves de grandeurs.
Ce qui rend Il faut tuer Lewis Winter original se situe ailleurs. Dans le style froid et distancié alors que l'on entre littéralement dans la tête des personnages – en particulier MacLean, Zara la compagne de Winter et Fisher l'inspecteur chargé de l'enquête – et dans la peinture sans artifices de la pègre de Glasgow où quelques ambitieux manipulent des armées de gagne-petit sans envergure.
Si l'écriture de Malcolm Mackay, sèche et dénuée d'émotions, pourra en rebuter certains, elle donne toutefois au roman une aura particulière qui saura séduire ceux qui feront l'effort d'y entrer. Après une première partie consacrée à la préparation minutieuse du meurtre de Lewis Winter, intéressante mais peut-être un petit peu longue, le rythme s'emballe. Les entrées en scène de Zara et de Fischer comme du falot Stewart créent un appel d'air et achèvent d'accrocher le lecteur curieux de voir qui va s'en sortir et comment.
En fin de compte, avec un scénario de départ sans originalité et on ne peut plus simple, Malcolm Mackay réussit à développer un roman séduisant qui non seulement tient la longueur mais apporte aussi un peu de fraîcheur au genre. On n'en demande pas plus.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
BMR
  19 août 2013
Un tueur à gages de Glasgow qui se voit confier une nouvelle mission : Il faut tuer Lewis Winter.
Calum MacLean s'installe donc en planque devant le domicile de Lewis afin de noter minutieusement les habitudes de sa cible, comme celle de sortir le soir avec sa petite amie, trop jeune et trop belle pour lui.
Car Calum MacLean est un professionnel qui ne laisse rien au hasard : c'est justement pour ce côté sérieux que l'on fait appel à ses services. Calum est un ouvrier méticuleux, précis, rigoureux. On va dire un brin maniaque même.
L'intrigue de ce curieux polar est assez minimaliste et n'est pas de celle qu'on retient. Non, c'est le style de l'auteur, Malcom MacKay, qui fait toute la saveur originale de ce petit bouquin.
Certains auteurs sont réputés pour le rythme ample de leurs longues phrases ou connus pour leur maîtrise confirmée des différents signes de ponctuation. Malcom MacKay joue dans un tout autre registre : des petites phrases courtes et sèches. Point.
À la ligne. Une écriture neutre, froide et distanciée. Une ironie acide, mordante et cynique.
Ici pas de descriptions savantes : on est presque surpris quand MacKay nous rappelle de temps en temps que ça se passe à Glasgow, tant son texte est universel et ressemble plutôt à une aventure new-yorkaise désincarnée.
Dès les premières pages, on pense inévitablement à la bd de Luc Jacamon : le tueur. Avec la même voix off qui traduit pour nous les pensées du tueur à gages méticuleux.
Page après page, MacKay nous introduit d'ailleurs ainsi dans la tête de chacun de ses personnages : le tueur bien sûr, mais aussi son commanditaire, la future victime, la petite amie, le flic, etc ... On décortique ainsi, au scalpel froid et pointu, le fonctionnement de chacun dans le dispositif et sa position dans l'organisation de la pègre de Glasgow. C'est à la fois très sinistre et très amusant. La recette est inhabituelle et plutôt originale. MacKay a dégraissé longuement son polar à la cuisson et nous laisse en apprécier la substantifique moelle.
Comme si l'auteur, visiblement aussi méticuleux que son héros, démontait pour nous, pièce par pièce, la mécanique de précision d'une machine à polar.
Le bouquin est le premier d'une série : après ce succès, la question sera maintenant de savoir si MacKay pourra renouveler tout cela pour une autre aventure écossaise ? le pari s'annonce risqué tellement l'écriture de ce premier épisode est originale et "typée".
Pour celles et ceux qui aiment l'essence même du polar.
Lien : http://bmr-mam.blogspot.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Maliae
  27 avril 2014
Merci aux éditions le livre de poche pour l'envoie de ce livre. Au début de ma lecture j'ai éprouvé quelques difficultés avec l'écriture, elle est composé de petites phrases, souvent sujet verbe complément, donnant un rythme un peu de "machine à écrire", un tac. tac. tac. qui déstabilise. D'autant plus que le livre s'adresse à nous par moment, tout en présentant ses personnages. Par moment on est dans la tête de l'un puis on passe dans la tête de l'autre sans prévenir, au début c'était un peu difficile à suivre, mais finalement le rythme est entraînant et on se plonge bien dans l'histoire. Une histoire que j'ai trouvé assez banale finalement, un peu longuette par moment, il y a une enquête puisqu'il y a un mort mais on sait déjà tout, on est plus en attente de savoir ce qui va se passer, si Calum va être pris, comment l'enquête va être mené, et pourquoi Lewis Winter était-il au milieu de ça? Des personnages que j'ai aimé pour la plupart, j'ai adoré Calum, même si je ne comprenais pas son intérêt à faire ça car il semblait très… Détaché de tout en fait. Stressé bien sûr, mais moins stressé que d'autre. Il explique aussi qu'il retient son euphorie. Par moment je me disais "mais t'y prends vraiment aucun plaisir alors pourquoi? Tu te fiches aussi de l'argent…". Mais je l'ai beaucoup aimé quand même. J'ai bien aimé Lewis Winter même si en fait je me disais que Calum lui faisait presque un cadeau, parce qu'il était un brin minable. J'ai apprécié Jamieson et Young, j'ai aimé le flic Fisher même si je trouvais qu'il allait dans la mauvaise direction et faisait trop parler ses préjugés, même le flic véreux Greig m'a plutôt bien plu. Je n'ai pas tellement apprécié Zara par contre, trop égoïste. On entre dans le monde mafieux directement depuis l'intérieur et c'est un monde où on ne peut faire confiance à personne, où on doit toujours surveillé ses arrières, un monde un peu moche même s'il y a du pouvoir et de l'argent. La fin donne envie d'avoir la suite pour en savoir plus, pour voir ce que Calum a prévu. En bref c'était un livre plutôt sympathique, par moment un peu ennuyeux mais j'ai quand même passé un assez bon moment et je lirai la suite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10


critiques presse (2)
Lexpress   16 avril 2013
Il faut tuer Lewis Winter est une pépite. [...] Il a choisi une écriture comportementaliste, obsédante, avec un côté grinçant qui fait pétiller la narration. Le lecteur est sans cesse projeté tantôt dans la tête de l'assassin, tantôt dans celle de Zara, la compagne de la victime, qui n'est pas une oie blanche.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   04 février 2013
On devient accro à cette histoire dont la suite est déjà programmée... Mackay, retenez bien ce nom.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   27 novembre 2016
Par les temps qui courent il faut passer plus de temps à étudier les sites Web pour s'assurer que les gens ne font pas de commentaires malveillants sur soi. (p.21)
Commenter  J’apprécie          312
collectifpolarcollectifpolar   27 octobre 2019
John Young est à une table au centre de la pièce et enduit la queue de billard de craie. Les billes sont dispersées sur la table, aucune n’a encore été empochée. Il vient peut-être de commencer, ou alors il a été nul. Calum n’en sait rien, il ne l’a encore jamais vu jouer. Tout le monde sait que Jamieson est bon. Qu’il a pris des leçons auprès de professionnels. Young a dû apprendre quelque chose de son patron.

« Calum, comment tu vas ?

– Très bien. » Il va prendre une queue au râtelier. Il est en jeans et T-shirt ; il ne joue bien qu’en T-shirt. Les manches entravent les mouvements.

Young rassemble toutes les rouges au centre de la table et les dispose avec le triangle. Il place soigneusement les autres sur leur mouche. Tout est précis, fait par quelqu’un qui joue souvent, et avec un partenaire sérieux. « Beau temps dehors, dit-il finalement.

– Oui. À toi de casser. »

Young se penche, ajuste et frappe. Une seule rouge s’échappe et la bille blanche revient. Une casse sans danger pour lui qui va rendre le prochain coup difficile. Il ne laissera pas Calum gagner.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
BMRBMR   20 août 2013
Ce sont les affaires. Calum a donné son accord. S’il échoue, il sera probablement puni. Pas exécuté. Si vous tuez un homme parce qu’il a échoué, qui voudra travailler pour vous ? Mais vous l’isolez. Vous lui menez la vie dure. Calum le sait. Il en a vu à qui c’est arrivé. Des hommes de talent. Ça arrive surtout aux grandes gueules, aux imbéciles qui croient pouvoir faire le boulot. C’est facile de tuer un homme, mais difficile de bien le tuer. Ceux qui le font bien le savent. Ceux qui le font mal le découvrent à leurs dépens. Leurs dépens avec leurs conséquences. Même ceux qui ont du talent ne doivent pas perdre ça de vue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
CrazynathCrazynath   01 décembre 2014
On joue pour deux raisons, l'une acceptable et l'autre pas. L'inacceptable c'est la cupidité, la perspective de davantage d'argent, dont on a pas réellement besoin. L'autre est l'excitation et c'est une autre affaire.
Commenter  J’apprécie          70
collectifpolarcollectifpolar   27 octobre 2019
Ça commence par un coup de fil. Une conversation anodine, familière, amicale, on ne parle pas affaires. Un rendez-vous est pris, en terrain neutre, un lieu public de préférence. Quels que soient l’interlocuteur et le lieu de rencontre, il faut rester prudent. Parer à toute éventualité, rien n’est acquis d’avance. On est tenté de faire confiance, mais c’est une erreur. Quelqu’un qui a été votre ami et votre confident pendant vingt ans peut vous lâcher en un clin d’œil. Ça arrive. Tout être sensé garde en tête cette triste réalité ; les autres l’apprendront.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

autres livres classés : tueur à gagesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1944 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

.. ..