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ISBN : 287858600X
Éditeur : Viviane Hamy (19/02/2015)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Associant un savant cocktail de diplomatie, d’espionnage et de voyages, Fitzroy Maclean nous livre une autobiographie sur ses débuts de carrière dans la diplomatie. Dangereusement à l’Est se lit comme un fabuleux récit d’aventures, de fascinantes chroniques présidant à la naissance de l’Europe moderne et des portraits enlevés de plusieurs grands de cette époque tels Churchill, Staline, Tito.

Trois parties composent Dangereusement à l’Est. Elles corre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Garoupe
  25 juin 2015
La 4ème de couverture précise que Fitzroy Maclean, grand ami de Ian Fleming, aurait inspiré le personnage de James Bond. Si Fitzroy Maclean peut largement être qualifié de baroudeur de la diplomatie (j'y reviendrai), oubliez le côté missions létales pour sauver le monde, gadgets et petites pépés canonnissimes. On est dans le vrai, on est dans le dur, on est au plus près du terrain, diplomatique pour commencer et militaire ensuite.
Fitzroy Maclean, après un premier poste à Paris, débarque à Moscou à la veille des purges staliniennes. Outre le compte rendu des procès ubuesques de Boukharine et compagnie en 1938 (les fameuses purges staliniennes), aboutissant à la liquidation de pseudos-dissidents pour l'exemple par le régime en place, Maclean passe son temps libre (et parfois son temps professionnel) à essayer et, parfois, réussir à pénétrer toujours plus avant dans les territoires que le gouvernement russe voudrait protéger de toute intrusion étrangère : des rues de Moscou aux rives de la Mer Noire en passant par l'Afghanistan, l'Azerbaïdjan, le Turkmenistan, l'Irak, le Kirghistan ou les provinces limitrophes de la Chine, devenant pour nous un formidable décrypteur d'un monde en plein changement, à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale. Fitzroy Maclean ne craint pas de délaisser la vie de bureau pour une vie de terrain trépidante et à la marge, à la découverte d'un univers auxquels peu d'occidentaux ont eu accès.
Puis vient la guerre et la volonté de Maclean de s'engager dans l'armée, chose qui lui est tout d'abord refusé. Mais, par un biais follement anglais, il trouve le moyen d'imposer sa démission à sa hiérarchie au prétexte… de faire de la politique ! En fait de politique, il se fera élire député pour être laissé en paix par les autorités anglaises et finalement envoyé en Afrique où il rejoindra une unité qui fonctionne un peu à la façon des « Têtes Brûlées » dans le Pacifique (le Special Air Service) : des actions derrières les lignes ennemies, etc… Ce qui frappe dans cette partie c'est le côté aventurier, baroudeur et débrouillard de Fitzroy Maclean, déjà entraperçu dans la première partie du livre, qui passe pas mal de son temps en préparatifs et en traversées (au sens premier du terme) hasardeuses du désert pour réaliser des missions qui ne sont pas toujours couronnées de succès.
La troisième partie, peut-être l'heure de gloire véritable de Fitzroy, correspond à sa mission, toujours pendant la Seconde Guerre Mondiale, auprès de Tito, chef des partisans yougoslaves, en guérilla ouverte contre l'envahisseur allemand. Si le récit de Fitzroy peut paraître parfois un peu longuet, le temps qu'il prend d'une part en descriptions et d'autre part en explications du contexte historique (et notamment toute l'histoire de la Yougoslavie du 14° siècle au début de la Seconde Guerre Mondiale) est salutaire et son didactisme ne fait que donner plus de cohérence, d'importance et de clarté à son propos. Des ordres tenus de Churchill à la rencontre avec Tito, Fitzroy Maclean a été le témoin, pendant la Seconde Guerre Mondiale (et un peu avant lors de son passage en Russie), de ce que sera l'Europe de l'Est après la fin de la guerre, de la poudrière que sont encore aujourd'hui les Balkans et les Républiques, ô combien fragiles, de l'ancien bloc soviétique.
Ce qui frappe le plus dans le personnage et le caractère de Fitzroy Maclean, c'est cette perpétuelle capacité à être là où on ne l'attend pas, à y exceller : du Moscou de la fin des années trente aux évènements fondateurs de la Yougoslavie de Tito et annonciateurs des troubles contemporains en passant par la guerre du désert entre 40 et 42. Chaque lecteur, en fonction de ses affinités historiques ou, comme moi, lacunes à combler, se passionnera pour une partie plus que pour une autre, mais force est de constater que ce livre, initialement publié en 1949 à peine 4 ans après la fin de la guerre, possède une force évocatrice de cette époque sans pareille et conserve encore aujourd'hui une pertinence toute contemporaine dont il serait dommage de ne pas profiter.
« Hotement » recommandé pour son intérêt historique, il faut passer outre le côté parfois un peu terre à terre et très détaillé de Fitzroy Maclean et ne pas se laisser débordé par la pléthore de noms de lieux, de personnages et garder en mémoire quelques passages chocs fortement évocateurs des époques traversées par l'auteur, notamment, en troisième partie, le regard de cet officier allemand qui se désole de la défaite à venir parce que l'Allemagne ne pourra pas tenir assez longtemps pour profiter de l'inévitable guerre idéologique qui surgira entre les Alliés et les Russes (ce qui relevait encore de la prémonition en 1945) ou de ce général russe rencontré par l'auteur juste avant son départ de Yougoslavie en 1945 qui s'étonne de rencontrer un occidental ayant vécu les purges staliniennes et juge dans un souffle que cela devait être compliqué pour un occidental de comprendre ce qui s'est passé à ce moment-là… marquant ainsi déjà le fossé existant entre les pensées occidentales et russes qui n'est pas sans rappeler le fossé existant aujourd'hui entre occidentaux et russes, comme si l'histoire n'était qu'un éternel recommencement.
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brumaire
  07 juin 2017
D'après la 4e de couverture la vie aventureuse de Fitzroy McLean aurait inspiré Ian Fleming pour son héro James Bond. C'est étonnant car Ian Fleming avait a sa disposition son frère Peter dont la vie est aussi aventureuse que celle de l'auteur de Dangereusement à l'Est. Tous les deux ont d'ailleurs des points communs dont celui d'avoir fait la guerre dans des unités "spéciales" : SAS pour McLean et le SOE pour Fleming.
Dangereusement à l'Est se présente comme le récit de dix années cruciales, 1935-1945, pendant lesquelles Fitzroy McLean a exercé ses talents d'abord comme jeune attaché d'ambassade à Moscou, puis la guerre venant, comme engagé volontaire dans le Special Air Service , une unité adepte des coups tordus sur les arrières de l'ennemi.
A partir de 1943 , parachuté en Yougoslavie , il sera l' attaché militaire de la coalition alliée auprès de Tito .
Dire que McLean a eu une vie aventureuse est un pléonasme. Pour ce jeune homme de bonne famille écossaise la vie EST aventure. Attaché d'ambassade à Moscou à la fin des années 1930, il n'a cure des diktats de la bureaucratie bolchévique. Il n'hésite pas à tromper la surveillance des agents du NKVD attachés à sa personne lors de ses voyages mouvementés en Asie Centrale, territoire alors interdit aux occidentaux. Sa relation des procès de Moscou (1937-38) est un morceau d'anthologie. Notamment le procès inique intenté à Boukharine, le plus proche collaborateur de Lénine accusé de trotskisme, de déviationnisme, et de tant d'autres maux....
Ces cent cinquante premières pages du livre justifient pleinement le titre du livre. La suite , tout en étant d'un grand intérêt , surtout pour les afficionados de la seconde guerre mondiale, est moins "extraordinaire" tant les parcours individuels exceptionnels sont nombreux quand les circonstances sont elles-mêmes exceptionnelles.
Elu député aux Communes (Torries of course ! ), il s'engage (il pouvait ne pas le faire étant justement député...) dans le SAS, une unité de choc qui opère sur les arrières de l'Africa Korps en Lybie. Cela nous vaut encore des comptes-rendus épiques souvent mâtinés d'esprit "pied-nickelés" ! en effet le Haut-Commandement anglais ne doutait jamais de son efficience mais sur le terrain le résultat était souvent....aléatoire ! beaucoup de scènes dans le désert m'ont rappelé le film "Un taxi pour Tobrouk", l'excellent film de Denys de la Patellière (qui vient de repasser récemment sur une chaîne de la TNT).
Montgomery ayant repris l'ascendant sur Rommel, on n'a plus besoin des services de McLean. Qu'à cela ne tienne ; ses nombreuses relations dans le milieu militaire lui trouvent de nouveaux terrains de jeux : l'Iran pendant quelque temps puis, le plus beau titre de gloire de notre distingué british, la Yougoslavie où il est parachuté dans des conditions difficiles.
D'un point de vue historique c'est certainement la partie du livre la plus intéressante. En 1943 le vent tourne pour les Allemands ; ils reculent sur tous les fronts même si leur pugnacité donne du fil à retordre aux alliés. En Yougoslavie les partisans de Tito sont les plus combatifs pour tailler des croupières à la Wermacht. Mais à pays "compliqué" situation "difficile". Les Alliés sont dans le flou concernant la situation exacte des combattants anti-nazis. Il vont alors proposer à Fitzroy McLean d'être leur "couteau suisse" dans les Balkans. En terme net et précis : à qui parachuter vivres et armes afin qu'elles profitent aux plus combatifs ? aux partisans communistes de Tito ? aux combattants nationalistes Tchetniks ? aux fidèles du Roi réfugié à Londres ? L'auteur nous donne avec maestria une leçon pertinente sur l'histoire de la Yougoslavie toute de crimes et de coups d'états. Rien de ce pays ne lui semble étranger ; il apprend en quelques mois le serbo-croate et se trouve aussi à l'aise à vider des verres de slibovitz en compagnie de Tito qu'a enseigner l'art de placer des charges de plastic sous les ponts. McLean nouveau Fregoli de la politique alliée qui tente alors d'accaparer Tito afin de le river à l'Occident .
Tout cela conté dans un style alerte et ironique sans que l'auteur ne se départisse de son flegme britannique . Les combats chez Fitzroy McLean ressemblent beaucoup à des matchs de rugby : on s'y fait mal, il y a des vainqueurs, des vaincus, mais "that's life"....! heureusement qu'au détour d'une page il nous rappelle incidemment les épouvantables massacres qu'ont opéré les SS, mais la Wermacht aussi, sur les populations civiles serbes et bosniaques.
Avant de conclure une petite remarque . Ce livre est d'une utilisation mal aisée au lit. Je veux dire que pour les adeptes de la lecture vespérale (dont je suis) la lecture de Dangereusement à l'Est est un véritable supplice : livre pesant et d'un format trop grand , brochage très serré qui ne facilite pas "l'ouverture" du livre, typographie fatigante ( trop de signes par page).....Une Babelienne dans sa critique l'avait déjà signalé.
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Unity
  16 juillet 2015
On a plus souvent l'habitude de voir la seconde guerre mondiale d'un point de vue français ou allemand. Découvrir cette période sous la plume d'un britannique, en se concentrant plus spécifiquement sur la partie est du conflit m'a tout de suite semblé intéressant. Je ne pensais pas prendre des risques énormes, étant suffisamment renseignée sur ce chapitre de l'Histoire pour éviter de me sentir trop perdue. Dangereusement à l'Est n'est pas un livre à choisir pour découvrir la seconde guerre mondiale. Beaucoup de choses ne sont pas contextualisées. Néanmoins, il constitue un excellent complément pour mieux comprendre l'organisation de l'URSS et profiter d'anecdotes militaires sur les combats en Afrique du Nord. Une vision globale de la situation mondiale suffit puisque l'auteur attache un soin véritable au détail. L'écriture est élégante, pose des ambiances précises, des personnages locaux et d'agréables touches d'humour britannique. Elle est cependant trop dense pour accrocher très longtemps. le titre demande une attention soutenue qui ne conviendra probablement pas à tous les lecteurs mais il faut, de toute manière, être assez motivé par le sujet pour s'y attaquer. En ce qui me concerne, j'apprécie particulièrement la manière qu'a McLean de poser ses décors ou présenter toutes les situations assez folles et cocasses dans lesquelles il s'est retrouvé impliqué.
La première partie, sur ses voyages en urss, est vraiment savoureuse. Avec un art de la tournure, l'auteur fait ressortir à la fois son exaspération et son amusement las devant l'administration communiste qui, sans cesse, se mettra en travers de sa progression. Tout en disséquant toute une machinerie politique inquiétante (en nous présentant d'un bout à l'autre un procès de notables qui rendrait presque 1984 mignon), l'auteur s'imprègne aussi d'une autre culture, celle du peuple russe, de toutes les civilisations asiatiques conquises, qui tentent de vivre dans leurs traditions, de garder un sens de l'accueil, malgré la haine de l'étranger qu'on voudrait leur imposer. On explore des pays souvent oubliés, comme le Turkménistan ou le Kazakhstan, on part à la rencontre de leurs habitants haut-en-couleur, de citées orientales à moitié détruites mais fières et la vodka coule assez à flot pour faire tourner la tête au lecteur lui-même. C'est un beau voyage, émaillé de scènes qui virent au comique absurde quand le narrateur trouve sur sa route des gardes qui veulent l'empêcher de passer pour des raisons qu'ils ne sont jamais capables d'expliquer clairement.
Après l'URSS, McLean retourne chez lui pour rejoindre l'armée. le changement est assez brutal. Il diversifie le témoignage et, en même temps, laisse un peu sur sa faim. D'abord un peu déçue de constater que le voyage à travers l'est était terminé, je me suis laissée prendre à des récits très différents puisque, d'aventures diplomatiques, nous passions à la guerre. C'est un petit peu moins original, les témoignages militaires étant beaucoup plus fréquents, mais McLean sait ajouter les petits détails qui passionnent. On ne peut qu'être surpris de découvrir avec quelle facilité son équipe parvient à tromper l'ennemi. Je lisais sur la quatrième de couverture que les anecdotes de l'auteur ont inspiré le personnage de James Bond. A partir de ce moment, tout s'éclaire puisque certains passages sont vraiment dignes de films d'action ou d'espionnage que l'on pourrait trouver invraisemblables. On découvre ainsi que, oui, aussi surprenant que cela soit, un soldat en uniforme britannique et avec un accent anglais peut réussir à se faire passer pour un officier italien. Je ne suis pas assez avancée pour vous en dire beaucoup plus, et cela gâcherait sans doute une partie du plaisir pour qui aurait le courage de se lancer. Mais on peut dire que les 200 premières pages ne manquent pas de rebondissements et de contenus. Elles justifient déjà largement la lecture.
Dangereusement à l'Est est un très bon document historique qui devraient intéressé tous les passionnés de la seconde guerre mondiale et amateurs de belles lettres. Les éditions Viviane Hamy ont fait un beau travail et un choix judicieux en proposant une nouvelle traduction française de l'ouvrage.
Lien : http://unityeiden.fr/dangere..
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Anne578869
  31 octobre 2017
De Paris à Belgrade en passant par Moscou, Boukhara, Bagdad, le Caire, Ispahan… Dangereusement à l'Est se lit comme un roman d'aventures. Drôle de roman qui se déroule au cours de la seconde guerre mondiale, dans des contrées fort peu hospitalières, avec des relations par toujours recommandables !
Diplomate, espion, député puis soldat, Fitzroy Maclean nous narre d'une plume alerte et pleine d'humour, ses 10 premières années au service de Sa Majesté.
Cette tranche de vie de ce jeune écossais de bonne famille, attachés aux préjugés et aux valeurs britanniques va parait-il largement inspirer son ami Ian Flemming ?
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PaulineM69
  27 juillet 2015
J'ai reçu ce livre lors d'un Masse Critique.
Habituellement je ne lis pas ce genre de roman c'est pourquoi j'ai eu du mal à rentrer dedans.
Le personnage principal, Fitzroy Maclean est sympathique, audacieux, très rusé. Cela donne envie de le suivre dans ses nombreuses aventures.
Un petit bémol sur l'édition : le texte est écrit un peu petit, c'est dommage.
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critiques presse (2)
LeFigaro   30 avril 2015
Incroyables Mémoires d'un homme hors norme qui inspira Ian Fleming.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   25 mars 2015
Dans la catégorie « grands baroudeurs de l'Histoire », Fitzroy Maclean (1911-1996) a largement sa place.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
UnityUnity   29 juillet 2015
C'est peut-être dans le caractère de leurs chefs qu'il faut chercher les raisons ultimes de leur succès. Ces chefs étaient communistes. Dans la guérilla, les idées importent plus que les ressources matérielles. Peu d'idées sont aussi insidieuses, aussi fortes, aussi tenaces que le communisme ; peu ont autant d'emprise sur l'individu. Leurs chefs imposaient aux partisans l'unité de but, la détermination et la discipline impitoyable sans lesquelles leur mouvement n'aurait pu réussir, ni même survivre. Ils possédaient et inspiraient à ceux qui les entouraient un esprit de dévouement absolu à la cause, qui amenait chacun à compter sa propre vie pour rien, comme celle des autres ; personne n'accordait ni ne demandait de quartier.
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UnityUnity   29 juillet 2015
Combattant pour une puissance étrangère contre ses compatriotes, il avait préféré se faire sauter plutôt que tomber entre les mains d'hommes de la même nationalité que lui, mais de convictions différentes ; des convictions auxquelles ils tenaient aussi férocement que lui aux siennes, et pour lesquelles ils étaient aussi prêts à tuer et à se faire tuer que lui pour les siennes. On ne saurait trouver meilleur symbole du fanatisme de cette guerre balkanique.
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UnityUnity   03 septembre 2015
Il me faut quelques minutes pour réveiller John Henniker-Major, qui a le sommeil lourd. Il a roulé sur lui-même tout au long de la pente et, à quelque distance de sa tente improvisée, une souche d'arbre l'a arrêté qu'il tient embrassée en ronflant tranquillement. Cela se reproduira souvent au cours des semaines suivantes. Le périmètre que John couvre durant son sommeil varie selon la déclivité de la pente sur laquelle nous campons, mais il est rare qu'il se réveille à l'endroit où il s'est endormi.
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UnityUnity   10 juillet 2015
Du temps s'écoula ; j'avais faim et soif, et comme j'avais trouvé une orange dans un de mes ballots, je commençai à la sucer en crachant les pépins par terre. Pour une raison mystérieuse, cet acte fit plus d'impression sur mes ravisseurs que tout ce que j'avais fait ou dit jusqu'alors. Immédiatement, on fit amener les chevaux ; on nous souhaita bon voyage et nous nous remîmes en route ; je n'en savais pas plus long qu'auparavant. C'est alors que, mû par un scrupule tardif, un cavalier au galop arriva sur nos trousses.
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UnityUnity   15 septembre 2015
Puis, il y eut l'incident des Jeep : les membres de la mission américaine laissaient les leurs à la porte. Faisant, comme tant de leurs compatriotes, généreusement confiance à la nature humaine, ou peut-être pas négligence, ils ne cadenassaient pas le volant. A la mission britannique, nous appartenions à une civilisation plus ancienne et avions de l'humanité une vue plus pessimiste ; nos Jeep étaient soigneusement cadenassées et enfermées dans un garage. Dès la première nuit, toutes les Jeep américaines disparurent, tandis que les nôtres ne bougèrent pas. On fit part de notre sympathies à nos collègues américains, tout en tout félicitant de notre prévoyance.
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