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EAN : 9782365693547
384 pages
Editions Les Escales (07/06/2018)
3.35/5   60 notes
Résumé :
Noah Sadler et Abdi Mahad sont deux adolescents inséparables, meilleurs amis depuis l’enfance. Par un matin glacial, une équipe de secours repêche le corps de Noah dans le canal de Bristol : son état est critique. Abdi, présent sur la scène du drame, garde le silence. Alors que le détective Jim Clemo se voit confier l’affaire, l’incident tourne à la bataille médiatique : Noah est anglais et issu d’une bonne famille, Abdi est fils de réfugiés somaliens. Il n’en faut ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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J'avoue avoir été emballé par les 150 premières pages de ce roman , la suite ayant été un peu plus laborieuse avec un dénouement un peu .....
Bon , nous sommes à Bristol , dans un lycée. Noah et Abdi sont deux amis très
unis . Très unis ? A voir .L'histoire pourrait nous en faire douter quelque peu . Noah est un jeune " blanc " , de bonne famille et Abdi est réfugié Somalien . Oui , et alors , me direz- vous ? Et bien voilà : Noah est atteint d'un cancer en phase terminale et ses copains se comptent sur les doigts d'une main .Abdi lui , est un jeune immigré dont la compagnie n'est pas forcément " très recherchée " non plus .Alors , oui , dans ces conditions...Et si quelqu'un veut s'interposer....briser cette alliance semble très compliqué...
Une nuit ,l'union idyllique va conduire nos deux jeunes vers une casse autos et près d'un cours d'eau où ..... le drame...Terrible , incompréhensible...
Jusque là , vous êtes scotché, acteur d'une aventure....
Et puis , donc , il se passe quelque chose de grave qui vient perturber une histoire bien , très bien lancée , qui ne demande qu'à vivre...
A partir de là , c'est plus compliqué , Noah et Abdi sont muets , vous verrez pourquoi , et on sombre dans un récit très , voire trop conventionnel , parfois aussi un peu "facile " mais " complexe ", qui allie guerre , racisme ,vengeance , coups de feu ou encore naïveté...La fin surviendra par l'intermédiaire de lettres qui rétabliront une vérité que l'on sentait poindre depuis un certain temps, sans grande surprise , donc ...
La traduction est alerte et on pourra apprécier le passage d'un " regard à un autre " qui nous pousse à rester attentifs pour bien comprendre l'ensemble de l'intrigue .
L'enthousiasme du début s'est émoussé , certes , il reste cependant que ce roman mérite notre attention , ne serait - ce que pour bien voir les forces ...et les limites d'une belle amitié...A vous de juger , les amis.
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En attendant l'arrivée d'une dizaine de thrillers en poche d'auteurs que je n'ai jamais lus encore, et d'autres avec "titres à la...", il me restait deux Gilly Macmillan non lus. Et comme en définitive je l'aime bien, cette auteure, et que j'ai une sorte de manie ces jours-ci pour les thrillers dits "domestiques" (qui se passent dans le foyer, la famille, voire la communauté proche), je m'y sens bien, avec Gilly Macmillan. Pas de sang, pas de meurtres horribles, ce n'est pas son genre. Son genre à elle ce sont les secrets, les relations entre membres d'une même famille, ou dans un couple, les renversements de situation qui ne préviennent pas, des côtés sombres, un suspense à vous tenir éveillé pour arriver à la fin. Elle excelle dans le côté analyse psychologique des gens. Ce qui nous fait nous attacher à ses personnages, même aux plus secondaires. Elle a aussi pour elle sa ville de Bristol, avec ses différents quartiers, son histoire presque millénaire, et avec tout le brassage ethnique qui fait de cette ville un lieu d'arrivée de réfugiés depuis plusieurs siècles..... Ce qui fait que chacun de ses thrillers peut y être situé.. et on s'y installe, on découvre, roman après roman. Et là j'en reviens à ce livre "Les meilleurs amis du monde". Dont le titre était : "Odd child out" (grr.. mais bon, cette fois le titre français n'est pas trop idiot, et c'était en fait intraduisible dans le sens où il s'agit de deux ados).

Ed Sadler, photographe spécialisé dans les pays d'Afrique soumis aux guerres civiles, aux exactions de milices, forçant d'autres pays à accueillir les réfugiés dans d'immenses camps où tout manque, organise sa première exposition dans sa ville de Bristol. Dans une galerie où ses photos sont mises en valeur, un monde fou se presse, coupes à la main, petits fours, un brouhaha joyeux de gens de tous milieux, mais en majorité journalistes et reporters, et amis de la famille Sadler. Pourtant Ed et sa femme Fiona sont effondrés : l'oncologue de leur fils Noah, 15 ans, vient de leur donner la pire nouvelle qu'ils pouvaient apprendre. Ed garde le sourire, il y a, dans la foule, son fils et son meilleur ami Abdi qui passent avec les plats de petits fours. L'amitié entre les deux garçons date de l'entrée au collège : Abdi, enfant d'une famille somalienne réfugiée à Bristol depuis des années, a obtenu une bourse pour entrer dans ce collège prestigieux, et lui et Noah sont tous deux tête de classe, ils s'aident, travaillent ensemble, et font toutes les activités périscolaires ensemble.
Plus tard, le soir, on retrouve les deux garçons, dans la nuit, entrant dans une casse automobile en courant, en passant par dessus la grille, ils courent jusqu'à être stoppés par le bord en béton du quai de la rivière. On y voit à peine. Mais l'un des deux tombe brutalement à l'eau. Un témoin ayant vu la scène de loin appelle la police.

Au même moment, le détective Jim Clemo, que l'on avait découvert dans "Ne pars pas sans moi", en thérapie après avoir craqué sur l'enquête précédente, finit sa dernière séance avec sa psy, et est réintégré dans ses fonctions. Et immédiatement mis à la direction de cette affaire. Un des enfants est à l'hôpital général, l'autre est à l'hôpital privé pour enfants. L'un est dans le coma. L'autre ne parle pas. Il est en état de choc.


On va connaître la famille Mahad et son histoire. Les passeurs, la naissance d'Abdi dans le désert, aux portes d'un camion bondé, les passeurs impatients. La grande soeur Sofia, étudiante brillante, le père chauffeur de taxi, la mère qui aide d'autres réfugiés de tous pays dans un centre d'accueil... et leurs relations avec la famille Sadler, dont la situation sociale et financière est à l'opposé de la leur. Et quelle est la relation entre cet accident et certaines des photos de l'exposition prises dans un camp en Somalie ? Les deux familles que tout sépare sauf l'amitié entre leurs fils sont soumises à un mystère insoluble. Que faisaient leurs fils, ados parfaits, dans cette casse, et que s'est-il passé ? L'un dans le coma, l'autre en état de choc, la police est contrainte de s'immiscer dans la vie privée et les secrets de deux communautés.

J'ai beaucoup aimé, juste un mini bémol lorsque j'ai deviné un des multiples secrets très vite, à propos du père d'Abdi. Mais c'est prenant, "haletant" comme on dit, et je recommande aux amateurs de thrillers anglais qui font pourtant chaud au coeur.

Lien : https://melieetleslivres.fr/..
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Que s'est-il passé au bord du canal ?
La scène commence ainsi… Noah Sadler, enfant d'une famille aisée, se trouve au bord du canal avec son meilleur ami Abdi Mahad, fils de réfugiés somaliens. Un appel au secours… Les pompiers, la police… Noah Sadler est repêché, du moins son corps. Son esprit inerte. Abdi n'est pas dans un meilleur état, s'il est conscient, il refuse de prendre la parole. Peu de temps avant dans cette ville de Bristol, une marche contre le racisme a dérapé. La police est accusée d'avoir mal assuré sa mission. C'est une enquête délicate que l'enquêteur Jim Clemo reprend en mains après un long arrêt maladie. Une enquête sensible où la question est toute aussi simple que complexe : que s'est-il passé ?

Jour après jour, le quotidien de deux familles opposées
Exit les chapitres, Les meilleurs amis du monde se découpe en six journées. Gilly MacMillan nous transporte dans des parcours de vie tumultueux en nous présentant les points de vue des protagonistes des deux familles.

D'abord, Noah Sadler, qui s'il ne peut ni parler ni bouger, arrive à avoir conscience de son environnement et à penser. Ses scènes sont paradoxalement et tristement vivantes. Mort à l'extérieur, vivant à l'intérieur. Pire encore, gravement malade depuis plusieurs années, Noah Sadler est condamné. Il raconte pas à pas ses sentiments, sa vie auprès d'Abdi, les conflits qui ont opposé ses parents, son profil est construit ingénieusement et l'écriture nous rend sensible à son personnage. Gilly MacMillan s'intéresse aussi aux deux parents Sadler. La mère qui a tout donné pour son fils et qui ne voit pas d'un très bon oeil la famille Mahad, contrairement à son mari. Ed Sadler, le père, est au contraire fier de l'amitié naissante entre Abdi et Noah… Il connait plutôt bien le parcours de la famille Mahad, qui a vécu un temps dans un camp somalien puisqu'il y était reporter photographe. D'ailleurs, la soirée de l'accident, Ed vivait l'un des moments les plus marquants de sa vie : sa propre exposition présentant son travail auprès dans les camps de réfugiés. La famille Sadler est celle d'une famille plutôt aisée mais dont la maladie ronge la famille et pour qui l'évènement du canal est une rupture brutale de l'unité familiale.

Gilly MacMillan brosse tout un autre portrait de la famille Mahad. Nur et Maryam sont Somaliens. Ils ont vécu plusieurs mois dans un camp de réfugiés avant d'arriver dans la ville anglaise de Bristol. La famille essaie de s'intégrer comme elle peut, Nur est chauffeur de taxi et connait quelque peu l'anglais. Maryam est une mère aimante et qui a besoin de sa fille Sofia pour lui traduire l'anglais. Sofia fait des études, tandis qu'Abdi est plus jeune, et scolarisé dans la même école privée que Noah. Les finances familiales ne sont pas extraordinaires mais suffisantes pour vivre. le rêve de l'intégration s'éclipse brutalement lorsque Noah est aux urgences et qu'Abdi, sous le choc, n'émet pas un mot.

Une histoire touchante qui ne va pas jusqu'au bout
Vraisemblablement, tout oppose la famille Sadler et Mahad. Que ce soit l'argent, l'intégration, la langue… le lien entre les deux familles qui connaissent des relations relativement neutres sont l'amitié entre Noah et Abdi. Chacun présente leur amitié comme sincère. Pourtant plus l'enquêteur Jim et son suppléant Woodley creusent, plus l'idée d'une tentative de meurtre surgit. Si c'est le cas, est-ce volontaire ou un accident ? Il n'en faut pas plus pour Emma Zhang, journaliste, qui pressée de réaliser des scoops, va se servir de cette affaire pour en faire une polémique autour d'un crime raciste.

J'ai bien aimé cette histoire de Gilly MacMillan, Les meilleurs amis du monde. Ne serait-ce qu'il est difficile de ne pas être touché. La vie quotidienne de Noah Sadler, dans l'état et l'avenir qu'on lui sait, est rendue encore plus triste lorsque l'on découvre les difficultés sociales qu'il a. Quant à la vie de la famille Mahad et de l'ambiance qui règne à Bristol, sur la recherche de polémiques par les médias agitant le drapeau de la haine, nous sommes cette fois-ci touché par les réalités contemporaines de notre époque. de manière inquiétante, l'histoire de Noah et d'Abdi pourrait être réelle. Elle est une formidable leçon contre les préjugés, et soutient l'idée qu'il faut patienter la fin de l'enquête pour s'en faire une opinon concrète.

Cependant, Gilly MacMillan a manqué de peu une histoire brillante. Les meilleurs amis du monde aurait gagné à être choquant si le climat raciste sortait de la simple description d'ambiance pour en devenir une expression à Bristol. Plusieurs fois l'écrivaine mentionne la marche contre le racisme, et appuie fortement sur l'origine étrangère de la famille Mahad, ces points-là auraient pu davantage être appuyés pour que l'histoire prenne de l'ampleur et choque le lecteur. Si je n'ai rien à dire sur la famille Sadler, les détectives m'ont peu marqué. Sans vraiment de personnalité, ils n'apportent pas grand chose à l'histoire, si ce n'est peut-être même du superflu avec l'histoire de la soeur du détective Jim. de même, le passé du détective n'est que décris et n'influence pas son enquête présente. Enfin, Emma Zhang qui est la journaliste à la recherche de la polémique n'a qu'un rôle secondaire. On aurait pu imaginer qu'elle soit le détonateur entre le crime qu'elle juge raciste et la population locale hostile aux immigrés. Avec ces ingrédients, Gilly MacMillan aurait pu nous livrer un roman brillamment antiraciste et plus choquant. Pour autant, Les meilleurs amis du monde reste une histoire que je recommande.
Lien : https://leschroniquesdejerem..
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A première vue, ce roman réunissait tous les éléments (enquête policière sur fond de tensions raciales, différences culturelles, poids du passé…) pour me plaire mais malheureusement je suis restée de marbre pendant ma lecture.
L'histoire se déroule sur quatre jours, à Bristol dans le sud-ouest de l'Angleterre. Noah et Abdi sont amis depuis leur rencontre au lycée. Une amitié sincère mais singulière car Noah souffre d'un cancer stade terminal et Abdi est fils de réfugiés somaliens. Leurs différences les ont rapprochées et soudées. Mais les apparences peuvent être trompeuses. En effet, un matin, le corps de Noah est repêché dans le canal de la ville et est envoyé d'urgence à l'hôpital. Abdi est retrouvé sur les lieux, choqué et mutique. C'est le détective Jim Clemo, fraîchement réintégré après un arrêt maladie lié à une précédente affaire, qui est en charge de déterminer ce qui s'est réellement passé.
Le début du roman commence par la fin ; page après page l'auteur va remonter le fil de l'histoire d'amitié des deux adolescents et tenter d'en comprendre les origines, les points forts et les failles ainsi que les conséquences.
Plus que le rythme extrêmement lent du récit, c'est l'absence d'épaisseur des personnages qui m'a manquée. Je n'ai ressenti aucune émotion vis-à-vis d'eux. Ni empathie, ni agacement, rien. Pour moi, l'auteur est resté superficiel à tout niveau. Il a survolé son histoire, ses thématiques (peut-être trop nombreuses pour les exploiter correctement) et ses personnages. Ce manque de profondeur a rendu ma lecture pénible et j'ai eu de la peine à arriver au bout. En un mot : encéphalogramme plat. Rendez-vous manqué pour moi. Je vous laisse vous faire votre propre avis.

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Nous sommes à Bristol, sud du Royaume-Unis.
Noah et Said se rencontrent au lycée : ils ont 15 ans.
Dans ce lycée, l'un y est parce que sa famille est aisée, l'autre parce qu'il a eu une bourse.
Noah a tout pour être heureux sauf qu'il est atteint d'un cancer très agressif et en traitement depuis son plus jeune âge.
Said, lui, fait partie de la communauté somalienne. Sa famille a fui son pays, s'est retrouvée dans un camp de réfugiés et a décidé d'émigrer vers l'Angleterre.
L'histoire commence par la fin, un drame se produit dont le lecteur essayera de comprendre les tenants et les aboutissants.
Que s'est-il passé ? Que faisaient Said et Noah près de ce canal en pleine nuit ? Se sont-ils disputés ? Chacun à leur manière, ils seront plongés dans un profond mutisme…

Parlons d'abord des points positifs du livre.

Il y a des qualités certaines au niveau de la narration. J'ai beaucoup aimé par exemple le fait qu'on ne sache jamais qui va parler. le lecteur peut ainsi être confronté à l'un des 2 amis, ou aux parents, ou à la famille. Celui qui prend la parole livre alors sa perception de l'histoire, sa manière d'analyser les événements, ses doutes ou ses certitudes. Cela offre au récit un peu de mouvement même si le rythme des événements est finalement assez lent.
La construction du récit se résume à 5 jours et à un épilogue. le jour 1 pose les faits, les autres n'apportent pas beaucoup de révélations mais permettent de ficeler l'histoire.

Les thèmes sont plutôt intéressants même s'ils ont déjà été exploités (et plutôt brillamment) dans d'autres livres à la fin 2017 ou au début 2018.
On s'attend à un cliché bien politiquement correct : le petit blanc qui se lit d'amitié avec le petit noir. Ce n'est pas le cas. L'auteur s'en sort relativement bien sur ce sujet.
« La victime est blanche et l'autre appartient à la communauté somalienne. L'affaire est extrêmement sensible. » Je m'attendais au pire… le pire n'est pas arrivé, ouf !

Les thèmes abordés ne sont pas inintéressants :
La vie dans le camp de Hartisheikh, un camp de réfugiés.
La communauté somalienne en elle-même.
L'exploration des tensions raciales quand une communauté réfugiée arrive en masse dans une petite ville.
Les différences culturelles entre une famille d'immigrés et une famille aisée bien installée dans sa communauté.
Le poids du passé et de ses secrets.

Au début du livre, l'auteur nous fait de belles promesses par la voix d'un policier chargé de l'affaire
« … Car ni lui ni moi n'avons su déceler la vraie nature de cette affaire : menaçante, puissante et sournoise, le genre que l'on ne voit pas venir, mais qui est capable de faire volte-face et de vous surprendre avec sa morsure acérée. »
Alors là, il va quand même falloir se calmer 2 minutes.
L'intrigue est conventionnelle, sans originalité transcendante et parfois sans réel fil conducteur notamment dans la seconde partie du livre.
J'explique : la problématique de base est de savoir ce qui est arrivé à Noah.
Puis, au fur et à mesure, on s'égare en circonvolutions qui finissent par nous faire perdre notre latin tant d'autres problématiques (dont moi je me foutais comme d'une guigne) finissent par apparaître. Mais encore, à la limite, je veux bien concevoir qu'on puisse y trouver un fil conducteur même s'il est ténu, et donc un certain intérêt.

Non, le reproche majeur que je fais à ce livre est tout simplement son manque d'émotions.
En ce qui me concerne, je n'ai rien ressenti du tout : ni compassion, ni empathie.
C'est un récit linéaire, presque de l'ordre d'un rapport de médecin légiste.
C'est froid, imperméable, détaché, neutre et passif.
Je n'ai ressenti aucune empathie : ni pour la famille de Noah dont les parents sont terrassés par leur enfant malade, ni pour la famille de Said dont le fils est suspecté parce qu'il est l'Etranger.
Pas non plus pour les situations évoquées dans le camps de réfugiés (on est à des années lumière du Norek pour ce qui est de l'affectif),
Ni pour la liste faite par Noah des choses qu'il veut faire avant de mourir (je vous renvoie au livre de Julien Sandrel qui est d'un autre niveau émotionnel)

Je me suis demandée pourquoi…
Certes, c'est lent, mais en général ça ne me pose pas plus de problème que cela quand l'auteur prend son temps pour asseoir l'histoire.
Certes, c'est sans effet de manche : pas de grosse révélation, de twist final de dingue, de renversement de situation…
Simplement, ça ne m'a pas atteint. le texte a littéralement glissé sur moi sans m'interpeller une seule fois, et surtout, sans déclencher le moindre battement de coeur.
Je n'ai pas détesté,
Mais je n'ai pas aimé non plus.
Ca m'a simplement laissée de marbre et pour moi c'est un très mauvais signe…
Difficile de croire que c'est le même auteur qui a écrit l'excellent "Ne pars pas sans moi."

Lien : https://audebouquine.blogspo..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Avec le recul, j’ai induit Woodley en erreur, car ni lui ni moi n’avons su déceler la vraie nature de cette affaire : menaçante, puissante et sournoise, le genre que l’on ne voit pas venir, mais qui est capable de faire volte-face et de vous surprendre avec sa morsure acérée. Un vrai requin en somme.
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Lecteur avide et autodidacte d’une curiosité insatiable, Nur sait que le canal fait partie de l’ambitieux projet technique conçu à l’ère victorienne, à l’origine du port flottant, ouvrage qui a contribué à la prospérité économique de Bristol. L’histoire commerciale pittoresque de sa ville d’adoption n’a plus de secret pour lui et dans l’ensemble elle lui inspire de l’admiration malgré tout ce qu’elle a de honteux. Il l’admire car il croit en l’avenir et que les efforts sont toujours récompensés. Il croit que les gens et la vie ont du bon. Son optimisme lui donne la force de se lever tous les matins et leur a permis, à sa famille et à lui, d’arriver jusqu’ici depuis la Somalie.
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Lecteur avide et autodidacte d’une curiosité insatiable, Nur sait que le canal fait partie de l’ambitieux projet technique conçu à l’ère victorienne, à l’origine du port flottant, ouvrage qui a contribué à la prospérité économique de Bristol. L’histoire commerciale pittoresque de sa ville d’adoption n’a plus de secret pour lui et dans l’ensemble elle lui inspire de l’admiration malgré tout ce qu’elle a de honteux. Il l’admire car il croit en l’avenir et que les efforts sont toujours récompensés. Il croit que les gens et la vie ont du bon. Son optimisme lui donne la force de se lever tous les matins et leur a permis, à sa famille et à lui, d’arriver jusqu’ici depuis la Somalie.
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Parfois, on a hâte de se lancer dans l’interrogatoire d’un témoin ou d’un membre de la famille que l’on soupçonne de négligence ou de complicité, alors qu’à d’autres moments les questions peuvent vous sembler cruelles, même si l’on a l’intention de découvrir la vérité. Si ce n’était pas déjà le cas, je me trouve maintenant dans cette situation.
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... : les histoires ordinaires n'intéressent personne. Elles ne font pas vendre de journaux et n'encouragent pas les donations. ( p 220 )
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Videos de Gilly Macmillan (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gilly Macmillan
Les 15 et 16 juin 2019 auront lieu la 11ème édition du salon international du livre de poche Place des Marronniers à Saint-Maur-des-Fossés organisée par la librairie La Griffe Noire et la ville. Le libraire Jean-Edgar Casel vous présente quelques informations de l'édition 2019...
La Mort selon Turner de Tim Willocks et Benjamin Legrand aux éditions Sonatine https://www.lagriffenoire.com/128455-nouveautes-polar-la-mort-selon-turner.html
Le Chant de l'assassin de R.J. Ellory, Claude Demanuelli aux éditions Sonatine https://www.lagriffenoire.com/1004285-nouveautes-polar-le-chant-de-l-assassin.html
Seul le silence de R. J. Ellory aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/15087-poche-seul-le-silence---prix-choix-des-libraires-2010.html
Ne fais confiance à personne de Paul Cleave et Fabrice Pointeau aux éditions Sonatine https://www.lagriffenoire.com/90266-romans-ne-fais-confiance-a-personne.html
Le Jour de ma mort de Jacques Expert aux éditions Sonatine https://www.lagriffenoire.com/1001084-nouveautes-polar-le-jour-de-ma-mort.html
Ragdoll de Daniel Cole et Natalie Beunat aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/104626-polar-livres-de-poche-ragdoll.html
L'Appât de Daniel Cole et Natalie Beunat aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/1002758-polar-livres-de-poche-l-appat.html
Les Rues de Santiago de Boris Quercia aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/1001515-nouveautes-polar-les-rues-de-santiago.html
Je sais que tu sais de Gilly Macmillan et Séverine Quelet aux éditions Les Escales 9782365694636
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