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ISBN : 2258162637
Éditeur : Les Presses De La Cite (03/10/2019)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 14 notes)
Résumé :
La liberté est une chose précieuse.
Londres, 1850. L'Exposition universelle va bientôt ouvrir ses portes dans le tout nouveau Crystal Palace, et les badauds se pressent pour venir admirer cette merveille. Parmi eux, Iris, modeste employée dans un magasin de poupées, à la beauté mâtinée de difformité, qui rêve de devenir artiste peintre. Et puis il y a Silas, taxidermiste amateur de macabre et de curiosités, désireux d'y exposer ses créatures. Ces deux-là se c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Elodieuniverse
  06 octobre 2019
Ce livre est un premier roman et je peux vous dire qu'il est très réussi! Iris est un personnage vraiment attachant. Elle doit faire face à une soeur jalouse, des parents austères, un travail vraiment difficile. Elle n'espère qu'une seule chose: être libre et pouvoir peindre. Silas, lui, a une personnalité bien plus sombre et complexe que l'on découvre au fil des pages. Comme toile de fond, nous avons le chantier de l'Exposition universelle puis son ouverture, le monde de l'Art mais aussi la pauvreté, l'Amour, l'amitié... J'ai vraiment adoré parcourir les rues de Londres, une ville en effervescence en cette époque victorienne. L'ambiance est vraiment particulière entre enchantée et pesante. (...)
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soniaboulimiquedeslivres
  13 octobre 2019
Nous voilà propulsé dans le Londres de la fin du XIXè siècle. A la veille de l'Exposition Universelle de 1851, qui aura lieu au Crystal Palace, et avec la révolution artistique dirigée par la soi-disant fraternité préraphaélite en toile de fond. La Révolution Industrielle a amélioré la qualité de vie des londoniens, même si ce n'est pas mirobolant non plus. Elizabeth Mcneal nous propose une image étonnamment vivante du sous-sol victorien alliant le glamour et la misère.
Silas Reed, taxidermiste, tient une boutique de curiosités, constamment à la recherche de LA pièce de collection rare qu'il pourrait présenter lors de l'Exposition Universelle. Albie est son fournisseur d'animaux morts. Quelques rues plus loin, Iris Whittle passe ses journées à peindre des poupées de porcelaine avec sa soeur jumelle, Rose, pour Mme Salter, accro au laudanum qui traite les soeurs comme des esclaves. Iris rêve de devenir un véritable peintre.
Ce roman, c'est avant tout l'ambiance. Pour moi, cela a été une vraie joie de me retrouver dans les rues de Londres en compagnie des personnages. Les descriptions sont en effet d'un réalisme surprenant. J'avais vraiment l'impression de « voir » les lieux. Pourtant, je suis pas très fan de Londres. C'est donc un vrai coup de maître de la part de l'auteur me concernant !! La force de ce roman est bien là : son absolue crédibilité. Et bien qu'il se situe dans une époque révolue, les événements du roman pourraient arriver aux femmes d'aujourd'hui.
J'ai adoré les passages racontant le travail de confection des poupées d'Iris, ou encore les séances de peinture de Louis. Ce monde artistique est passionnant. Nous sommes aussi confrontés à un certain goût du macabre : en effet, Iris a une clavicule déformée, Rose, victime de la vérole, en a gardé de nombreuses séquelles, provoquant un certain malaise. La lutte des classes, la condition féminine, l'amour, la liberté, tous ces thèmes se rejoignent pour nous offrir une magnifique fresque, qui se transforme en thriller dans sa seconde moitié. Et c'est également une histoire d'amour, atypique certes, mais tout de même. Tout le monde a droit à l'amour, vous ne trouvez pas ? Et il est la quête de tous nos protagonistes.
Les personnages sont très réalistes. On ne peut pas s'empêcher de s'attacher à eux. le petit Albie m'a beaucoup émue, fouinant le moindre sous pour pouvoir se payer un dentier. Ce gamin des rues m'a trop fait penser au Gavroche de Victor Hugo. J'ai adoré Silas. OK, ceux qui liront ce livre me diront que je suis dingue. Car Silas, c'est le savant fou de ce roman, le psychopathe. Malgré ses déviances, je l'ai trouvé très fascinant. Car son passé a façonné son présent, et même si je ne cautionne pas son acte, je le comprends. Quant à Iris, elle est une femme intelligente et talentueuse avec ses propres ambitions. Contrairement à Rose, qui se résigne à une vie malheureuse et humble, Iris ne souscrit pas aux conventions. L'opposition entre les deux soeurs est intéressant à suivre lui aussi.
L'écriture est fluide, légère, charmeuse et très photographique. C'est le premier roman d'Elizabeth et j'avoue avoir été agréablement surprise de la qualité de sa plume. Elle a mis beaucoup d'enthousiasme dans son roman, et on le ressent complètement lors de la lecture.
La couverture est juste magnifique. Elle reprend bien le thème du roman, la beauté que l'on veut garder sous cloche pour la conserver éternellement.
Un roman très riche que je ne peux que vous conseiller chaudement.
Je remercie les Éditions Presses de la Cité et NetGalley pour cette belle lecture.
#LaFabriqueDesPoupées #NetGalleyFrance
Lien : https://soniaboulimiquedesli..
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Carolivra
  17 octobre 2019
La fabrique de poupées est une histoire qui commence de façon banale, ordinaire. Londres, 1850, alors que l'exposition universelle va ouvrir ses portes, Iris, s'ennuie. Elle peint les visages de poupées en porcelaine avec sa soeur Rose. Leur existence sordide, dans cet atelier, saturé par les odeurs de sucre des magasin voisins, déprime Iris qui aspire à mieux, à plus. La nuit, lorsque tous dorment, elle dessine et se voit déjà exposer ses oeuvres aux yeux de tous. Par hasard, elle croise Louis Frost, peintre appartenant au mouvement des préraphaélites. Elle va devenir son modèle, troquer sa vie misérable en échange d'une vie d'artiste, apprendre à peindre et à aimer.
Changement de ton avec un autre personnage. Silas est taxidermiste et voue à sa vie à son art. Il aimerait obtenir la reconnaissance du public à l'exposition universelle. Lorsqu'il croise le chemin d'Iris, c'est le coup de foudre, à sens unique. Iris va alors devenir son obsession…
Elizabeth MacNeal débute son roman de façon bien gentille, en nous présentant l'existence crasseuse d'Iris et de Silas mais peu à peu l'histoire se mue en quelque chose de glauque, de poisseux, de tordu. Elle nous fait d'abord découvrir un Londres qui n'aurait rien à envier à l'univers de Dickens: la saleté des rues, la prostitution, les bordels, les enfants qui mendient. Son univers sent mauvais. Il est rempli de crasse et de sordide à l'image d'Albie, ce gamin des rues, contraint de ramasser des cadavres d'animaux pour les vendre à Silas.
Il y a ensuite un glissement de son intrigue. Silas est un personnage complexe qui attire d'abord la sympathie du lecteur mais au fil des pages il devient monstrueux, pervers suscitant l'extrême inverse: la haine, le dégoût. le roman se fait captivant, haletant et les dernières pages prend le lecteur à la gorge.
J'ai aussi adoré que l'auteur évoque le mouvement des préraphaélites, mouvement pictural anglais qui évoque des scènes mythologiques emplies de poésie et de rêve. Ces moments de beauté viennent contrebalancer la cruauté des personnages et leur noirceur. Elizabeth MacNeal offre à son lecteur des moments de poésie pure vite détruits par la perversité sans fin de Silas.
« La fabrique de poupées » est un roman d'une noirceur subtile, un conte cruel qui fera frissonner le lecteur.
Lien : https://carolivre.wordpress...
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Biancabiblio
  14 octobre 2019
La fabrique de poupées est le premier roman de l'anglaise Elizabeth Macneal et pour un coup d'essai, c'est un coup de maître ! J'ai adoré ce roman à l'ambiance gothique et angoissante qui nous parle tour à tour d'émancipation féminine, de liberté et de peinture.
J'ai beaucoup aimé les thématiques traitées qui m'ont un peu rappelé La prisonnière du temps qui mettait aussi en scène des peintres et leurs modèles mais la ressemblance s'arrête là, les deux histoires sont très différentes dans leur développement.
Vous le savez j'aime beaucoup les romans historiques et spécialement ceux qui ont pour cadre l'Angleterre victorienne et ici je me suis régalée, en dépit du rythme lent du récit, point qui me gêne souvent, ce qui ne fut pas le cas.
Les personnages sont aussi très intéressants et bien dessinés, en premier lieu Iris, une héroïne attachante qui va se montrer particulièrement pugnace et courageuse. le personnage est bien travaillé, tout en nuances, elle m'a fascinée. Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Silas particulièrement inquiétant et effrayant, Louis absolument charmant, Albie tellement attachant qu'on espère une fin heureuse pour lui.
Avec ce roman foisonnant et formidablement bien documenté, Elisabeth Macneal nous transporte dans un Londres à la Dickens avec les bas-fonds représentés par Albie, un petit garçon qui a perdu toutes ses dents et qui rêve de s'acheter un dentier en lamantin, le comble du chic pour lui et sa grande soeur prostituée.
Dans les quartiers modestes il y a Iris, Rose et Silas. Et dans les beaux quartiers, on retrouve Louis. En passant d'un quartier à l'autre, l'autrice nous donne un panorama de la société de cette époque et nous dresse le portrait de la condition féminine victorienne : prostituée, employée, domestique ou épouse.
La Fabrique de poupées met en scène la détermination d'une femme à s'affranchir de sa condition. Iris saura s'affranchir des conditions sociales, des désirs de sa famille pour accéder à ce qu'elle souhaite le plus au monde : la peinture même si pour cela, elle ne doit jamais revoir ses parents et sa soeur qui l'ont reniée.
C'est aussi un conte cruel, raffiné, au suspense maîtrisé, qui explore avec une précision chirurgicale les frontières entre l'amour, le désir et la possession. L'histoire m'a subjuguée, elle se lit comme un thriller avec une angoisse et un suspens qui montent crescendo jusqu'au final qui m'a laissé sans voix.
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Lireparelora
  10 octobre 2019
Le problème des livres qui nous attrapent dès les premières pages et que l'on dévore ? On se retrouve en difficulté pour en parler car on ne prend pas le temps de faire le point sur notre lecture !
Dans «La fabrique de poupées », Elizabeth MacNeal nous plonge dans un Londres victorien, au moment de l'Exposition Universelle. On y rencontre des protagonistes aussi passionnants qu'attachants. On se retrouve plongé dans leur histoire tant l'écriture est en adéquation avec l'univers. On s'imagine si bien les décors : la boutique de poupées, l'atelier de peinture, la cave pleine de curiosités, parfois glauques, en tout genre... Comment s'ennuyer, dans un roman où l'on passe des moments lumineux et d'autres beaucoup plus difficiles ? Comment résister à un roman où l'autrice mélange la fiction historique au drame, s'inspirant, parfois, pour la construction, du thriller ?

Sans aucun doute, ce roman d'atmosphère saura se faire une petite place dans le coeur de tous ses lecteurs.
Lien : https://lireparelora.wordpre..
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critiques presse (1)
LeFigaro   10 octobre 2019
La jeune romancière anglaise imagine un conte cruel, mêlant art et histoire, dans le Londres de Dickens. [...] L’auteur nous introduit avec minutie dans la psyché névrosée de Silas, interroge les peurs d’Iris et réfléchit sur la notion de désir.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
mimo26mimo26   02 octobre 2019
Silas est satisfait du travail accompli pour cette commande, d’autant plus qu’il a dû se hâter pour achever à temps les étapes finales. Il est convaincu que l’artiste sera content, lui aussi : non seulement la tourterelle est prête ce matin, comme prévu, mais elle est figée dans son envol, les ailes déployées en un « V » parfait, ainsi qu’il l’avait exigé. En outre, Silas s’est assuré un revenu supplémentaire en prélevant le cœur de l’oiseau : l’organe brun et plissé flotte maintenant avec d’autres dans un liquide jaunâtre et sera vendu à bon prix à un médecin ou à un apothicaire du quartier.
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mimo26mimo26   02 octobre 2019
Comme l’écrit saint Paul aux Corinthiens, “nous aimons mieux être absents du corps et présents avec le Seigneur”. L’âme de votre chérubin s’en est allée, et cette poupée sera le symbole du corps terrestre qu’il a laissé derrière lui. »
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mimo26mimo26   02 octobre 2019
Un sourire satisfait aux lèvres, Albie repousse enfin la toile de jute, dévoilant deux chiots morts. Ou plutôt, ce que Silas prend d’abord pour deux chiots… En réalité, la créature dont il s’empare possède huit pattes, mais une seule nuque. Et une seule tête au crâne ouvert.

Des siamois.
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ElodieuniverseElodieuniverse   24 septembre 2019
Tous ces êtres humains, avec leurs soucis, leurs joies, leurs amours, leurs frustrations, leurs larmes, leurs rêves et leurs rires, ne sont-ils pas glorieusement semblables?
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