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Éditeur : Editions des Femmes (01/06/2012)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le nom de Rosalind Franklin est peu connu du grand public. Ses travaux sont pourtant à l’origine de l’une des découvertes les plus importantes du XXe siècle : la structure de l’ADN. Mais elle n’en a été créditée ni par ses pairs, à qui elle a fourni, à son insu, une étape décisive dans la révélation de la « double hélice », ni par le jury du prix Nobel qui a récompensé ces derniers en 1962.

Brenda Maddox retrace l’histoire de cette remarquable biologi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
100choses
  13 novembre 2012
Il y a encore quelques mois, si j'avais croisé ce titre dans la liste d'une précédente édition de Masse Critique, je pense que j'y aurais jeté un oeil, sans réellement m'arrêter dessus. Sauf que voilà, la semaine précédant le lancement de cette dernière opération, on avait justement évoqué très brièvement Rosalind Franklin en cours de génétique moléculaire. Je m'étais alors dit que ce serait intéressant d'en savoir un peu plus sur la dame. du coup, quand j'ai vu un tel titre proposé par Babelio et les éditions Des femmes – Antoinette Fouque, je n'ai pas hésité un instant avant de l'ajouter dans ma sélection. Merci à tous deux pour cette découverte !
Je ne lis pas énormément de biographies mais depuis quelques temps j'ai envie de découvrir la vie de certains scientifiques. Cet ouvrage sur Rosalind Franklin tombait donc à point. Nikola Tesla et Alan Turing sont les prochains sur la liste. Donc si vous connaissez de bonnes références, n'hésitez pas à me conseiller. Je veux aussi absolument lire Qu'est-ce que la vie ? de Schrödinger, qui est cité si souvent tout au long de cet ouvrage et qui a l'air passionnant.
Pour en revenir à Rosalind Franklin, tout ce que je savais en ouvrant mon bouquin c'est que ses travaux et notamment ses extraordinaires clichés aux rayons X ont permis à Crick et Watson de démonter la structure en double hélice de la molécule d'ADN et ainsi d'obtenir le prix Nobel avec Wilkins. du coup, j‘étais contente de découvrir que Brenda Maddox prenne le temps de nous présenter le personnage, son enfance, sa famille avant de réellement se concentrer sur sa vie scientifique.
Ce que j'ai aimé, c'est que s'il est sans aucun doute question des travaux de Rosalind, de sa vie scientifique mais aussi de tout un pan de l'histoire de la recherche sur l'ADN ; on découvre vraiment au fil des pages, la personnalité du personnage. Esprit brillant et formidablement pratique, elle avait quand même visiblement ce qu'on appelle communément un « caractère de con ». Cela-dit, je n'ai pas pu m'empêcher d'approuver la plupart de ses réactions.
En revanche, j'ai parfois trouvé un peu superflus certains détails : je n'ai personnellement strictement rien à faire de savoir à quel âge la dame a eu ses premières règles, ou bien de savoir qu'elle n'avait pas le mal de mer lorsqu'elle voyageait en bateau.
Tant que j'en suis à râler, un truc m'a dérangée sur le plan de la forme. Les notes, nombreuses sont toutes collées en fin d'ouvrage sans distinction de nature : explications supplémentaires, références bibliographiques… du coup on a une liste interminable qu'on abandonne bien vite. J'aurais trouvé plus judicieux de caser les références bibliographiques directement entre parenthèses dans le corps du texte et de joindre une bibliographie, séparée de la liste des notes, qui auraient du coup peut-être eu la place de tenir en bas de chaque page où elles intervenaient. Quitte à publier un ouvrage dense et rigoureux qui tient presque du ‘textbook' autant en respecter les codes jusqu'au bout.
Dernier point et après j'arrête de râler, c'est promis : autant la traduction m'a semblée très agréable à suivre, autant quand il s'agit de jeux de mots, formules choc, petits poèmes/chants, j'aurais aimé avoir la VO en regard, histoire de profiter du texte original. D'autant plus que certains trucs traduits m'ont semblé un peu incongrus : choisir de traduire Que dieu sauve le roi pour God save the king quand on évoque l'hymne nationnal ne me semble pas forcément judicieux.
Mais jai dit que j'arrêtais de râler, alors revenons-en aux points forts de l'ouvrage. Je le disais, on découvre au fil de l'histoire scientifique de la chercheuse, son caractère, sa vie privée. Ca n'est pas tout, on découvre également l'histoire de l'Angleterre au XXème siècle et plus particulièrement dans la deuxième moitié. On découvre aussi la vie quotidienne en France et aux Etats-Unis à la même époque, puisque Rosalind Franklin y a effectué des séjours plus ou moins longs (quelques mois pour l'Amérique, quelques années pour la France). C'est très intéressant de voir ces pays, ces cultures en parallèle et j'ai yrouvé drôle de voir comme l'Anglaise se trouve bien en France et rêve de s'y installer à long terme quand au contraire, française je rêve d'aller passer au moins quelques années au Royaume-Uni.
Je le disais, Rosalind a un vrai caractère de con et pourtant elle ne m'a jamais agacée. Je comprenais ses choix, ses éclats de colère, son indépendance. D'ailleurs (j'avais pourtant promis d'arrêter de râler), j'ai été un peu agacée de voir comment l'auteure s'escrime à vouloir comprendre et justifier le fait que Rosalind ne se soit jamais mariée, qu'on ne lui ai jamais connu de liaison avec un homme ou une femme. Elle se considérait peut-être tout simplement mariée à son travail comme le prouvent régulièrement son comportement, ses choix et ses réactions. Et si cette situation pouvait à la rigueur inquiéter famille et amis, je ne vois pas bien en quoi elle regarde le lecteur…
Enfin cet ouvrage montre bien à quel point la vie scientifique de Rosalind fut riche et c'est surtout cet aspect qui m'a finalement intéressée; on suit le fil de ses travaux de ses découvertes et c'est passionnant. D'autant plus que Brenda Maddox et Samia Touhami (la traductrice) s'arrangent pour choisir un vocabulaire extrêmement précis et expliquer de façon claire l'essentiel. Ajoutez à cela les quelques clichés et croquis qui parsèment les pages, et tout le monde est à même de comprendre de quoi il s'agit et en quoi les découvertes de Rosalind Franklin étaient formidables. Pour mon plus grand plaisir, l'aspect scientifique est parfaitement développé et mis en avant dans cet ouvrage ce qui correspond bien au portrait que l'on découvre de Rosalind Franklin au fil des pages. On a pas du tout affaire à une biographie people malgré les quelques passages que j'évoquais comme inutiles. Alors ces 250 pages ne sont peut-être pas très fun, mais elles sont riches et passionnantes.
Rosalind Franklin était vraiment une scientifique de génie, passant de la crystallographie à des recherches sur la molécules d'ADN puis sur le virus de la mosaïque du tabac. Je n'ai personnellement pas du tout trouvé le personnage ou son portrait froids et inhumains ; au contraire, l'ouvrage réussit à nous faire sentir la passion de la chercheuse pour son travail, l'importance qu'elle lui accordait, à nous montrer à quel point Rosalind Fraklin était une femme exceptionnelle, auprès de laquelle Crick (qui n'était même pas capale de saisir la différence entre les 4 bases azotées), Watson et Wilkins font bien piètre figure. Ils ont profité des travaux de Rosalind Franklin à son insu, récoltant les récompenses tout en passant leur temps à la critiquer et se moquer d'elle. Autant vous dire que la bande m'a été particulièrement antipathique, Watson allant même jusqu'à livrer au public un portrait ignoble, dégradant et totalement erroné de la chercheuse dans son ouvrage La double hélice.
Je suis contente que cet ouvrage rétablisse la vérité, et permette de faire la connaissance d'une chercheuse extraordinaire qui mérite d'être bien plus connue et reconnue du public. L'ouvrage et sa mise en page ne sont pas forcément hyper attrayant, et c'est une lecture qui demande réel intérêt pour le sujet et concentration, mais ce serait dommage de se laisser refroidir par ces aspects.
Une dernière petite chose que j'aime beaucoup, même s'il s'agit d'un « détail » : sur la photo de couverture on découvre Rosalind Franklin penchée sur un microscope, concentrée sur son travail plus tôt que posant niaisement devant l'objectif. Je trouve cette photo très belle et correspondant bien à l'image que le contenu du livre nous donne de cette femme.
Bref, une excellente découverte. J'ai adoré découvrir la vie et les travaux de cette extraordinaire chercheuse, découvrir aussi un petit pan de l'histoire de la recherche génétique. le récit est passionnant et j'aime ce sentiment d'avoir appris tout un tas de choses sans me forcer, sans y avoir été obligée, juste parce que cela m'intéressait et que je le voulais.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
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Salyna
  13 novembre 2012
Je suis tombée sur cette biographie par hasard. Trainant dans le rayon « sciences » de ma librairie, j'ai failli passer à côté, car le livre était rangé dans le rayon Médecine. Je n'ai pas hésité une seconde à l'acheter malgré mes moyens financiers malheureusement limités.
Je connaissais déjà Rosalind Franklin puisque je m'intéresse à la place des femmes dans la science, et que je suis moi-même scientifique. J'avais été déjà été très captivé par la biographie de Marie Curie de Françoise Giroux. Voila maintenant que me tombait dessus celle de Rosalind Franklin, l'oubliée dans la découverte de l'ADN.
Commençons par ce que j'ai le moins aimé. Enfin, quasiment tout le premier chapitre m'a soulé. L'histoire de sa famille juive m'a semblé totalement superflue. Qu'on sache qu'elle est issue d'une famille aisée juive, je veux bien. Mais nous faire le détail de certains membres éminents de sa famille, qui se réclame de la descendance du roi Salomon… Franchement inutile. Ensuite je regrette un manque de photo. Souvent, Brenda Maddox nous parle de photo sur lesquelles on voit Rosalind… Mais aucune de ses photos ne ponctue cette biographie ! Et c'est bien dommage. La seule image qu'on a de la jeune femme c'est la photo de couverture, très belle, mais qui cache un peu le visage de Rosalind.
Rosalind Franklin et Marie Curie partagent deux points communs : celui de venir de famille où l'éducation des filles était importante, 'est ce qui a surement permis à ces deux esprits brillants de se révéler et d'avoir de brillante carrière. Bien que celle de Rosalind a été oubliée, faute de prix Nobel ?
Pourtant sa carrière est extrêmement riche ! cristallographie des charbons, structure de l'ADN avec la découverte des formes A et B, travail sur le virus du tabac ! Un nombre très important d'articles et une carrière reconnue par ses pairs de son vivant avec une reconnaissance internationale. C'est surement le travail de calomnie de Watson qui a participé à son amoindrissement, alors que celui-ci doit GRANDEMENT, à Rosalind la découverte de la double hélice.
Cette biographie se lit admirablement bien et dépeint une jeune femme passionnée par la science et son travail. Loin de n'être qu'une femme de laboratoire, Rosalind Franklin était aussi très cultivée et une grande randonneuse et voyageuse.
Une biographie pour découvrir une personnalité de l'histoire des sciences et de l'histoire des femmes dans les sciences !
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Biblio87
  06 novembre 2012
Je ne vais pas tourner autour du pot pendant des heures, mon impression peut se résumer à ceci : je n'ai pas aimé et ce, pour plusieurs raisons.
Lorsque j'ai postulé pour lire ce livre lors de la dernière édition de Masse Critique, je pensais recevoir un ouvrage mettant en scène le personnage de Rosalind Franklin. Autrement dit, que sa vie serait racontée, qu'il y aurait des dialogues,... du coup, je m'attendais à quelque chose d'intéressant, de vivant, de prenant, de révoltant ou que sais-je encore. Je suis loin, très loin, d'être amatrice de biographies mais dans ce cas, je pensais que j'apprécierais cette lecture que j'imaginais rédigée sur un ton féministe, dirons-nous. Vous vous en doutez... Ça n'a pas été le cas. Pas du tout.
Dès les premières pages, j'ai compris que je m'étais trompée. de profession, l'auteur est journaliste et je trouve que ça se ressent très fort dans sa façon d'écrire. Les faits sont rapportés de façon très carrée, sans réel travail de style. J'ai eu l'impression de lire un mémoire / travail de fin d'études / exposé. Bien sûr, puisqu'il s'agit d'une biographie, il n'était pas question de modifier la réalité mais je pense vraiment que l'auteur aurait pu aborder son bouquin différemment et le rendre plus attrayant. Par exemple, des phrases plus courtes n'auraient pas été de refus. Des explications supplémentaires sur les mots scientifiques auraient été utiles. Les informations auraient pu être un peu moins denses, moins condensées, ce qui aurait permis une lecture plus aisée et demandant beaucoup moins de concentration. Toutefois, il y a quand même un point positif : les extraits de correspondance de Rosalind sont appréciables car ils permettent de la remettre au rang d'être humain, de ressentir un peu de sympathie pour elle.
Par contre, je salue le travail de recherche qu'a effectué Brenda Maddox : le nombre de références reprises à la fin du livre est vraiment impressionnant et témoigne de son sérieux !
En bref, ce fut une lecture vraiment laborieuse, j'avoue d'ailleurs avoir sauté plusieurs passages, et compliquée. Les recherches de Rosalind sont intéressantes, mais je suis sûre qu'elles le seraient encore plus si l'ouvrage était plus abordable (notamment pour les gens qui n'ont pas de formation scientifique, ce qui est mon cas) que ce soit au niveau de l'écriture ou au niveau du contenu. Honnêtement, je ne pense tenter de lire un autre ouvrage de cet auteur. Par contre, je compte bien m'intéresser aux éditions Des Femmes que je ne connaissais pas et qui a l'air d'avoir un catalogue intéressant.
Malgré que je n'aie pas apprécié cette lecture, je remercie tout de même Babelio et les éditions Des Femmes pour m'avoir fait confiance et m'avoir donné l'opportunité de lire ce livre.
Lien : http://books-all-around.blog..
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mara
  07 novembre 2012
Je me faisais une joie de lire cette biographie. Et ce fut une déception.

Contrairement à la majorité des gens, je sais qui est Rosalind Franklin. J'ai étudié ses travaux et ceux de ses collègues au cours de mes études. Je me suis dis que cette lecture sera l'occasion de découvrir la femme derrière la scientifique.
J'en sais désormais un peu plus sur elle, mais ce fut laborieux pour y arriver. J'ai trouvé cette biographie froide, sans âme. Déjà rien qu'en ouvrant le livre, la mise en page me rappelait mes livres de cours. Autant vous dire que ça partait mal. Et ensuite, je n'ai pas eu le sentiment de lire une biographie “grand public”, mais plutôt une thèse, un travail destiné à des scientifiques. L'auteur, journaliste, n'anime pas son texte. Elle se contente de nous dérouler la vie de Rosalind Franklin. Alors certes ce n'est pas la vie de madame tout le monde, mais j'aurai aimé plus de vie. Il n'y a aucun dialogue qui pourrait venir aérer le texte. Seul des extraits de lettres viennent viennent rompre le déroulement de la biographie. le tout donne un aspect compact au texte. Ce qui peut passer sur une trentaine de pages devient carrément indigeste sur 250 pages.

Et je me pose une question: pour quelqu'un n'ayant aucun bagage scientifique, le livre n'est-il pas trop difficile à lire?


Vous l'aurez compris, je ressors déçue de cette lecture.
Lien : http://mondedemara.canalblog..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SalynaSalyna   10 novembre 2012
Que Rosalind eut un objectif si précis à l'âge de seize ans, si ce n'est plus tôt, révèle qu'elle avait déjà conscience de ce que Albert Einstein avait progressivement appris sur lui même : l'idée selon laquelle un scientifique fait de la science "le pivot central de sa vie affective", afin de trouver ainsi la paix et la sécurité qu'il ne peut atteindre dans l'étroit tourbillon de l'expérience personnelle.
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SalynaSalyna   10 novembre 2012
[...] la science n'était pas enseignée de la meme façon aux filles et aux garçons. On demandait aux filles d'être ordonnées, minutieuses et capables de reproduire des expériences plutôt que de faire preuves d'enthousiasme et d'inventivité.
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SalynaSalyna   10 novembre 2012
Rosalind a toujours su exactement ce qu'elle voulait et à l'âge de seize ans, elle a choisi de se spécialiser en sciences
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SalynaSalyna   10 novembre 2012
[...] elle s’accrochait avec ses professeurs, attendait les résultats d'examens avec appréhension, se passionnait pour les matières scientifiques, le sport et la couture.
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SalynaSalyna   13 novembre 2012
La jeune femme avait ses moments de morosité : l'idée de mourir avant d'avoir achevé ses travaux la rendait furieuse et la déprimait.
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