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EAN : 9782262043476
608 pages
Éditeur : Perrin (02/01/2014)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 15 notes)
Résumé :


Haï ou admiré, Talleyrand demeure un des personnages les plus énigmatiques de l'histoire de France. En biographe inspiré, Louis Madelin déroule le film de sa vie exceptionnelle qui commence avec le couchant de l'Ancien Régime pour s'achever après l'avènement de Louis-Philippe.

Tour à tour évêque apostat, ministre du Directoire de Napoléon et de Louis XVIII, l'homme ne se réduit pas à sa caricature de girouette corrompue.

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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ChristianAttard
  15 juin 2017
Il existe aujourd'hui d'innombrables ouvrages sur Talleyrand. Les historiens considèrent à juste titre celui de Louis Madelin comme sérieux mais il est un peu dépassé aujourd'hui car on ne cesse de découvrir ou compulser de nouvelles archives.
On ne présente pas le personnage ici car il est supposé connu. Madelin souligne son extraordinaire intelligence et sa vivacité d'esprit alliés à un culot total qui lui permirent de manipuler son monde quelque soit le régime qui l'utilisa. Sa vénalité n'est pas omise non plus. Mais l'auteur pondère la noirceur du personnage surnommé le diable boiteux par ce qu'il pense être son idée de la grandeur de la France. France qu'il servit au-delà des despotes qui crurent eux-aussi travailler pour elle. Il est probable qu'il ait raison mais ses services à la France ne furent pas bénévoles loin de là !
D'autre part, on ne peut juger l'homme à nos valeurs d'aujourd'hui car beaucoup agirent comme il le fit en son temps.
Une tentative donc de compréhension de l'énigmatique renard que fut ce Prince.
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Turquesamelie
  19 octobre 2017
Très bon livre historique. Que l'on aime ou non le personnage force est de reconnaître qu'il a joué un rôle clé dans l'histoire française, et ce durant une longue période : la révolution, l'empire, les négociations après la chute de Napoléon, il était partout !! On apprend également que tout en donnant l'impression d'aller dans le sens du vent, il avait en réalité des opinions plutôt bien arrêtées et qu'on peut qualifier de visionnaires au sujet de la politique étrangère et de l'Europe.
Bref on apprend beaucoup sur notre histoire au travers de ce personnage controversé, le tout bien écrit. Louis Madelin garde suffisamment d'objectivité pour nous permettre de forger notre propre opinion sur les travers et les talents de cet homme qui a su traverser plusieurs époques.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
omarechalomarechal   18 novembre 2019
Le nouveau ménage n’eut rien à modifier de sa vie ; Catherine, devenue la citoyenne Talleyrand-Périgord, put simplement mettre plus d’assurance à recevoir dans les salons de la rue du Bac ; elle devait continuer à y faire l’amusement des visiteurs et, particulièrement, des visiteuses. L’une d’elles, faisant allusion à un riche présent qu’on disait le nouveau mari disposé à lui faire, elle s’écriait : « Ah, mon Dieu, Madame, vous vous trompez. Croyez-vous que j’aie épousé le Pape ! » Présentée officiellement au Premier consul par son mari, elle fut assez rudement reçue ; Bonaparte entendait lui faire payer la victoire que l’ex-merveilleuse avait remportée sur tout le monde : « J’espère, lui dit-il, que la conduite de la citoyenne Talleyrand-Périgord fera oublier celle de la citoyenne Grand. » À quoi elle répondit avec une naïveté, feinte ou sincère : « Je n’aurai, citoyen Premier Consul, qu’à m’inspirer de l’exemple de la citoyenne Bonaparte », ce qui prouve qu’une sotte peut, sans le vouloir, paraître avoir de l’esprit–et des plus mordants.
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omarechalomarechal   18 novembre 2019
Tous ici se sont déshabitués de l’empressement. Quand vous aurez eu à traiter un peu de temps des intérêts de l’Europe avec l’Empereur, vous verrez, Monsieur, combien il est important de ne pas hâter de sceller et d’expédier trop vite ses volontés. » Il dira, un jour, à son amie : « L’Empereur, qui était un homme de mouvement, me savait toujours gré de ce que je retardais l’exécution, ce qui lui donnait le temps d’abandonner des résolutions prises trop vite. » Rien n’apparaît plus vraisemblable puisque nous en avons la confirmation par Napoléon lui-même. « Vous devez toujours garder mes lettres trois ou quatre jours sous votre chevet avant de les faire partir », écrira-t-il à Champagny qui, probablement, se sera, un jour, montré trop « zélé ».
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omarechalomarechal   18 novembre 2019
Les salons de Hanover Square s’ouvrirent tout grands, fastueux, et la table, cette table, réputée partout, du prince de Talleyrand, qui toujours devait défier toute concurrence. Elle allait être si largement ouverte, que bientôt Dorothée s’en effraierait. « Nos dîners ont du succès, écrira-t-elle ; ils font époque dans la gastronomie de Londres, mais c’est ruineux. » « Effrayé lui-même de la dépense », Talleyrand entendait cependant que l’on continuât, étant de ceux qui estiment que, pour un ambassadeur, un bon chef de cuisine est auxiliaire peut-être plus précieux qu’un bon chef de cabinet.
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omarechalomarechal   18 novembre 2019
Dès le lendemain, Talleyrand revit Alexandre ; il était bien résolu, cette fois, à frapper un grand coup. « Sire, dit-il, Sire ! que venez-vous faire ici ? C’est à vous de sauver l’Europe et vous n’y parviendrez qu’en tenant tête à Napoléon. Le peuple français est civilisé, son souverain ne l’est pas ; le souverain de Russie est civilisé, son peuple ne l’est pas ; c’est donc au souverain de Russie d’être l’allié du peuple français. Le Rhin, les Alpes, les Pyrénées sont les conquêtes de la France. Le reste est la conquête de l’Empereur ; la France n’y tient pas ! »
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omarechalomarechal   18 novembre 2019
Ce b…-là, disait un des maréchaux de l’Empire à un autre, recevrait un coup de pied par-derrière que tu ne t’en douterais pas si tu causais avec lui. » Cette impassibilité, comme la courtisanerie, était encore un masque commode ; que de diplomates exercés, de Paris à Vienne, avaient essayé de percer ce masque et n’y avaient pas réussi ! Même s’il plaisantait, c’était des lèvres, ses yeux restant éteints et ses traits morts–un pince-sans-rire supérieur. En réalité il s’émouvait peu.
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