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EAN : 9782366350012
322 pages
Éditeur : Editions de l'Evolution (17/01/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Entre des inconnus dans un ascenseur et des guenons dans une cage, entre des macaques s'épouillant gravement et des humains rédigeant des emails, que diable peut-il se jouer de semblable, qui remonte à la nuit des temps ? Et comment des babouins s'y prendraient-ils pour contrôler Microsoft ? D'ailleurs, les traders sont-ils tous humains ? Népotisme effréné, alliances matheuses, jeux de Bourse, voilà qui fait régulièrement la une des journaux, niais ceux qui s'y prêt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Walktapus
  09 octobre 2013
C'est malin, maintenant je me marre tout seul quand je prends l'ascenseur avec des inconnus (mais sans rien montrer, tout de même).
Mais malgré son humour omniprésent ce livre est un peu déprimant. Nous pensons tous que notre comportement dans la vie reflète notre personnalité unique et merveilleuse, alors nous entendre dire que nous avons peut-être 90% de schémas comportementaux en commun avec les macaques rhésus...
...même quand nous rédigeons des e-mails, des critiques sur babelio.
Heureusement l'actualité est venue à mon secours : quand l'auteur parlait des chimpanzés à la « sexualité débridée » accaparant les femelles je m'imaginais le Cavaliere en pleine séance de bunga bunga, et brusquement tout ça devenait évident !
Ce livre fait appel à la psychologie évolutionniste, à la primatologie, à l'économie comportementale, mais en restant d'une limpidité parfaite. Les thèmes abordés sont fascinants : le choix sexuel, les relations de dominance, le népotisme, l'altruisme et l'égoïsme, la générosité, la confiance... l'amour.
L'auteur prend ses exemples souvent savoureux dans la vie des primates évidemment, mais aussi la communauté scientifique, l'Italie (un chapitre s'intitule « nous sommes tous des mafiosi »), les aéroports, les hyènes ou les poissons des profondeurs.
Quand à ce côté déprimant... bah de toutes façons les gens qui pensent que l'homme se tient à part des animaux sont souvent les premiers à condamner comme « contre nature » les comportements qui leur déplaisent. Allez comprendre. Alors que tous les goûts y sont, justement.
Bon je vous laisse, je dois épouiller... euh... répondre à un ami.
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petch
  19 octobre 2013
Un grand merci à Babelio et à son opération Masse Critique pour m'avoir fait découvrir cet auteur et ce domaine scientifique.
On le sait bien, les histoires d'amour finissent mal. Les romans, les films, ne nous racontent que trop rarement des histoires où les relations entre êtres humains sont sincères, sans calculs, naturelles. « le vernis craque, montrant les turpitudes cachées des familles apparemment unies… », et j'en passe. Dario Maestripieri nous explique sans ambages dans son essai, instruit et très accessible, que tout cela finalement est bien normal, que nous passons notre temps à échafauder des relations sociales non sincères dans le seul but de prendre du pouvoir ou de nous reproduire.
Pour l'auteur, apparemment connu dans son milieu pour ses études sur le développement humain comparatif, tout cela s'explique par la théorie des jeux. Nos actions seraient, comme tous les primates, uniquement guidées par la loi du « bénéfice/risque » : en gros le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas de libre arbitre, tout est jeu de rôle avec à la fin un vainqueur (le dominant) et un perdant (le subordonné). Cela fait un peu froid dans le dos, mais l'argumentation est assez convaincante. Les descriptions des sociétés de primates sont saisissantes et nous pouvons souvent nous y voir sans excès d'anthropomorphisme. J'ai beaucoup aimé les jeux de situation élaborés par les sociologues et autres comportementalistes pour étudier nos relations sociales. On apprendra par exemple comment le fait d'afficher une image montrant un regard au-dessus d'une boite servant de cagnotte aide à la remplir. Ou, tout comme souligné par Walktapus dans sa critique, on pourra comme moi se remettre à prendre l'ascenseur de son bureau uniquement pour le plaisir de décoder les réactions de ses congénères en milieu fermé.
En résumé, un très bon livre de vulgarisation qui permet de découvrir le monde de la biologie évolutionnaire et comportementale, écrit avec humour dans un style vif et enlevé. Même si on peut être réservé sur les positions tranchées de l'auteur, on garde au final le sentiment d'avoir passé un bon moment de lecture. Et comme disait l'ami Georges : « le pluriel ne vaut rien à l'homme, et sitôt qu'on est plus de quatre on est une bande de cons ». CQFD.
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benhur23
  28 octobre 2013
N'est ce pas un peu trop facile et commun que d'accrocher le lecteur avec la fameuse lignée singe-homme, ou l'homme qui "descend" du singe ?
Je ne me suis pas posé la question trop longtemps et "masse critique" m'a donné l'opportunité de découvrir cet essai scientifique et son auteur. Très vite la comparaison entre nos cousins simiesques et nous autres humains, se croyant toujours supérieurs, développe ses intérêts. A part quelques passages un peu compliqués notamment dans des descriptions de protocoles d'expériences, l'auteur nous démontre facilement que nos comportements en société ne sont que le fruit du temps qui passe, hérités de nos parents, grands parents etc...voire de nos aïeuls animaux sur l'arbre de l'évolution. Et à la réflexion, autours de nous, tous les jours, nous pouvons alors analyser nos réactions, nos humeurs, nos mimiques, pour finalement nous comprendre mutuellement entre humains de bonne société !!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
petchpetch   10 octobre 2013
Le contact visuel est important chez les primates non humains, mais aussi chez les humains, car il permet d'évaluer si l'autre est conciliant ou hostile, dominant ou docile, sexuellement attiré ou non. Mais qu'est-il advenu de toutes ces tactiques maintenant que nous communiquons par ordinateurs interposés ? Les utilisateurs des réseaux sociaux ont imaginé des moyens astucieux de communiquer leurs sentiments, grâce aux "émoticônes" - faces hilares, clins d’œil, mines renfrognées - pour compenser le fait que le lecteur ne peut pas voir s'ils sont sérieux ou s'ils plaisantent quand ils disent des choses du style : "Parfois, j'ai vraiment envie de te buter". Est-ce tout ? Suffit-il d'une émoticône ? Est-ce à dire que des millions d'années d'interactions sociales menées face à face ont disparu d'un coup, le jour où Al Gore a inventé internet ?
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WalktapusWalktapus   08 octobre 2013
Après avoir lu mon essai, Macchiavellian Intelligence : How Rhesus Macaques and Humans Have Conquered the World, un de mes amis s’est exclamé : « les singes se comportent vraiment comme les humains ! Ce sont des humains ! » A quoi j’ai répondu : « Non, ce sont les humains qui se comportent comme des primates. Les humains sont des primates. »
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benhur23benhur23   29 octobre 2013
Le fait que les êtres humains du monde entier se comportent de la même façon dans des situations similaires laisse penser qu'une large part de notre comportement social est contrôlé génétiquement. Certes, le comportement peut varier en fonction de l'environnement, mais cette variabilité n'est pas infinie ou arbitraire, ou imprévisible ou désadaptée. Nous ne pouvons peut-être pas prédire le comportement de chaque individu dans uns situation donnée, mais nous pouvons prédire celui d'une majorité de gens dans cette situation.
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WalktapusWalktapus   07 octobre 2013
Pour un singe à la sexualité débridée, agressif et misogyne, devenir un père aimant monogame et respectueux de la femme n’a pas du être facile. Le besoin d’une transformation rapide posait un problème inédit appelant une solution inédite. Cette solution était l’amour conjugal et paternel.
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benhur23benhur23   16 octobre 2013
Quand je me réveille le matin, mon cerveau me réclame immédiatement du café et mon corps du sucre. Une fois mes besoins biochimiques satisfaits, je suis prêts à consulter mon courrier électronique. (...) Je me sens brutalement débordé. Car si les courriels peuvent vous faciliter la vie, ils peuvent aussi être une source majeure de stress psychologique.
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