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Pierre Citti (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253051594
Éditeur : Le Livre de Poche (15/05/1997)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 91 notes)
Résumé :
" Une variation supérieure sur l'admirable vieux mélodrame ", notait Mallarmé à propos de Pelléas, dont l'intrigue, effectivement, peut sembler bien conventionnelle : le Prince Golaud recueille à l'orée d'un bois une jeune fille dont il va faire son épouse.
Mais c'est du frère de Golaud, Pelléas, que Mélisande tombe amoureuse, et le destin fatal qui pèse sur les personnages les mènera inévitablement à la désolation. La fable cependant n'est ici que prétexte à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  08 juillet 2014
Lu dans le cadre du Challenge Nobel
Pièce de théâtre du belge Maurice Maeterlinck, Pelléas et Mélisande fut jouée pour la première fois en 1893, et fut également mise en musique, notamment par Claude Debussy.
Cette pièce est une tragédie en 5 actes, et une parfaite illustration du mouvement symboliste.
C'est une histoire classique de triangle amoureux et de jalousie qui, tragédie oblige, se termine mal.
Or donc, nous voici au coeur d'une forêt ; la toute jeune et fragile Mélisande pleure près d'une fontaine, où elle vient de jeter sa couronne d'or. Arrive Golaud, prince d'Allemonde, qui s'est égaré en chassant un sanglier. Il tente de réconforter la jeune fille effrayée, et sans rien savoir d'elle, l'emmène avec lui et l'épouse. Ils vont désormais vivre au château d'Arkel, roi et grand-père de Golaud, en compagnie de Pelléas, demi-frère de Golaud, de Geneviève, leur mère, et du petit Yniold, fils de Golaud et de sa première épouse décédée.
Dans cet endroit sombre, humide, auprès d'un époux plus âgé qu'elle, Mélisande est malheureuse. Grand amateur de chasse, Golaud est souvent absent, et la jeune femme se rapproche de Pelléas. Ils tombent amoureux, mais rien que de très chaste. Las ! un jour qu'ils s'embrassent enfin, ils sont surpris par Golaud, qui tue Pelléas et blesse mortellement Mélisande.
N'ayant pas trouvé les clés du symbolisme de cette oeuvre, je me garderai bien de me lancer dans une interprétation hasardeuse de ce que Maeterlinck a voulu exprimer. J'avancerai seulement que le drame final est lié au constant jeu d'ombre et de lumière qui parcourt la pièce. Les relations de Pelléas et Mélisande sont racontées de façon elliptique, ce qui laisse penser que tout le monde ignore qu'ils sont amoureux, y compris eux-mêmes. Aussi longtemps que le discours reste allusif, on navigue dans un clair-obscur mélancolique et monotone mais sans danger. Mais lorsque survient l'aveu fatal, lorsque les sentiments sont exprimés ouvertement et que la vérité est révélée, « mise en lumière », la tragédie se noue… Toute vérité n'est pas bonne à dire…
Pour le reste, je n'ai pas réussi à éclairer ma lanterne…
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PiertyM
  28 février 2017
Melisande est une fille étonnante, recueilli dans les conditions les plus mystérieuses car Golaud la rencontre au bord d'une source en train de pleurer et en fait son épouse. Elle tombe amoureuse de Pelleas, le frère de Golaud, c'est un triangle amoureux qui va se jouer tout le long de la pièce jusqu'à la grande tragédie...
Un classique qui se lit encore très bien aujourd'hui, mais le personnage de Mélisande reste une énigme du début à la fin, elle apparait comme par un coup de Big Bang et disparait obscurément car sa blessure, attribuée par Galaud est aussi légère pour faire mourir un oiseau mais elle va mourir aussi mystérieusement comme si elle emportait avec elle la lumière qui a fait vivre un moment le vieux château sombre de Arkel, le roi d'Allemonde, et que quand celui-ci demande au docteur de quoi Méllisande meurt-elle finalement, quand bien même qu'elle soit parvenu à donner vie à une petite fille pendant son évanouissement, le docteur lui répond que Méllisande devrait mourir parce qu'elle était née sans raison et qu'elle doit aussi mourirsans raison...on ne saurra jamais qui elle était et d'où elle venait avant d'épouser Gollaud...mystère!
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Pirouette0001
  26 septembre 2016
Pièce faite d'une succession de tableaux quasiment immobiles, qui permettent de comprendre petit à petit la trame de cette tragédie.
L'auteur de la préface indique que pour lui chaque personnage de la pièce incarne un personnage de Shakespeare. Je n'irais pas jusque là.
A mon avis, l'engouement pour une telle pièce dépendra avant tout de l'ingéniosité de la mise en scène et du talent des acteurs à faire vivre tout le symbolisme sous-jacent.
Mais comme c'est un auteur belge, j'ai mis un petit plus.
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dbacquet
  12 novembre 2011
C'est dans une forêt que Golaud avait trouvé Mélisande, tandis qu'il s'était égaré en poursuivant une bête blessée. Séduit par sa beauté qui était comme le reflet de l'innocence, il l'épouse et l'emmène au château du Roi Arkel, son grand père, où vivent, en compagnie d'une suite de servantes, un père mourant, Geneviève, sa mère, Yniold, le fils qu'il avait eu d'une épouse décédée et, enfin, Pelléas, son jeune frère. Golaud, épris de chasse, s'absente souvent, et dans ce château qui semble constamment environné de mystères et de ténèbres, une complicité se crée entre Pelléas et Mélisande. Golaud ne restera pas longtemps aveugle et nous croyons dès lors assister à une tragédie, au choeur antique qui semble venir d'un autre monde et qui accompagne les puissances funestes d'un implacable destin : Mélisande en même temps que l'amour va découvrir la mort et se transforme en sainte dont on accompagne le dernier et si ténu souffle, après qu'elle eut perdu Pelléas, tué par son frère qui les avait surpris dans un embrassement qui était encore chaste, et donné naissance à une fille. Admirable drame donc que cette pièce écrite comme un long poème symboliste et que Debussy allait, quelques années après, accompagner en musique.
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raton-liseur
  06 octobre 2018
J'ai fait pire… Pelléas et Mélisande est ma deuxième rencontre avec Maeterlinck, dont j'ai lu il y a quelques années une autre pièce de théâtre, L'Oiseau bleu. C'est donc sous forme de comparaison que j'écris cette courte note de lecture. Au moins, j'ai compris le propos de l'auteur, j'ai pu comprendre quelle était son intention. Une fascination pour l'univers des mythes, pour l'amour courtois du Moyen-Age… Elle est entourée de mystère cette rencontre entre Golaud et Mélisande, belle jeune fille à la sublime chevelure, nymphe trouvée au bord d'un étang, porteuse d'un passé douloureux que nous ne connaîtrons pas. J'ai eu tout de suite l'impression d'être transportée dans un tableau des Préraphaélites, peut-être bien The Lady of Shalott, de Waterhouse, avec cette femme aux longs cheveux lâchés, cette robe d'un médiéval fantasmé et la lourde et riche tenture aux couleurs chaudes qui couvre la barque.
Maeterlinck continue et fait de son histoire le récit d'un amour impossible qui demeure chaste, de personnages qui étouffent leurs sentiments par sens du devoir et de la parole donnée. Mais la jalousie ne peut qu'avoir raison d'eux car, comme l'a dit un autre poète, il n'y a pas d'amour heureux, et encore moins lorsqu'il s'agit d'un amour interdit. Pendant toute la pièce Maeterlinck joue sur l'opposition entre l'ombre et la lumière. Cela doit être passionnant à mettre en scène pour souligner par ce moyen les déchirements et les errements des personnages.
Mais si je comprends cette pièce, ce qui n'a pas été le cas lorsque j'ai lu L'Oiseau bleu, et donc si je me sens un peu moins bête lorsque la dernière réplique tombe, je n'ai pas été touchée par cette pièce, qui demeure une réinterprétation somme toute très banale d'un thème battu et rebattu. Prix Nobel, prix Nobel, certes, mais je ne peux me résoudre à aimer cet auteur. La pièce a à mon sens un intérêt pour l'histoire de la littérature et des arts, elle a eu un grand succès lorsqu'elle a été créée et la grande Sarah Bernardt a prêté sa voix et son jeu à la frêle Mélisande. Mais je n'ai pas trouvé de plaisir dans cette lecture.
Et finalement, puisque j'en écoutais une lecture à haute voix accompagnée de la célèbre suite de Fauré dont je ne connaissais qu'une toute petite partie, c'est la musique que j'ai préférée et j'ai écouté ensuite l'intégralité de la suite, avec l'envie de mieux connaître Gabriel Fauré et la façon toute particulière qu'il a de faire rebondir la mélodie d'instruments en instruments. Une découverte musicale dont je suis très heureuse donc, mais pas d'envolée littéraire pour moi cette fois-ci.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
MarcBibliothecaMarcBibliotheca   03 novembre 2009
[...] les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
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DanieljeanDanieljean   23 août 2018
Je n’ai jamais vu de cheveux comme les tiens, Mélisande ! Vois, vois, vois, ils viennent de si haut et ils m’inondent encore jusqu’au cœur ; Ils m’inondent encore jusqu’au genoux ! Et ils sont doux, ils sont doux comme s’ils tombaient du ciel ! Je ne vois plus le ciel à travers tes cheveux. Tu vois, tu vois ? Mes deux mains ne peuvent pas les tenir ; il y en a jusque sur les branches dy saule... Ils vivent comme des oiseaux dans mes mains, et ils m’aiment, ils m’aiment plus que toi ! Tu entends mes baisers le long de tes cheveux ? Ils montent le long de tes cheveux... Il faut que chacun t’en apporte... Tu vois, tu vois, je puis ouvrir les mains... J’ai les mains libres et tu ne peux plus m’abandonner..."
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viou1108viou1108   06 juillet 2014
Mélisande: Si, si; je suis heureuse, mais je suis triste...
Pelléas: On est triste, souvent, quand on s'aime...
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dianegabbbdianegabbb   06 janvier 2016
Mélisande : Comme nos ombres sont grandes ce soir !
Pelléas : Elles s'enlacent jusqu'au fond du jardin... Oh ! qu'elles s'embrassent loin de nous !
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   03 novembre 2009
Il faut dire la vérité à quelqu'un qui va mourir... Il faut qu'il sache la vérité, sans cela il ne pourrait pas dormir...
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Videos de Maurice Maeterlinck (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice Maeterlinck
THE BLIND / Les Aveugles
Film de Mammar Benranou sur la mise en scène des « Aveugles » de Maurice Maeterlinck par Daniel Jeanneteau au SPAC Shizuoka, Japon (avril 2015).
Dans la catégorie : Littérature dramatiqueVoir plus
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