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Arnaud Rykner (Autre)
EAN : 9782072866111
240 pages
Éditeur : Gallimard (06/02/2020)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 112 notes)
Résumé :
" Une variation supérieure sur l'admirable vieux mélodrame ", notait Mallarmé à propos de Pelléas, dont l'intrigue, effectivement, peut sembler bien conventionnelle : le Prince Golaud recueille à l'orée d'un bois une jeune fille dont il va faire son épouse.
Mais c'est du frère de Golaud, Pelléas, que Mélisande tombe amoureuse, et le destin fatal qui pèse sur les personnages les mènera inévitablement à la désolation. La fable cependant n'est ici que prétexte à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  08 juillet 2014
Lu dans le cadre du Challenge Nobel
Pièce de théâtre du belge Maurice Maeterlinck, Pelléas et Mélisande fut jouée pour la première fois en 1893, et fut également mise en musique, notamment par Claude Debussy.
Cette pièce est une tragédie en 5 actes, et une parfaite illustration du mouvement symboliste.
C'est une histoire classique de triangle amoureux et de jalousie qui, tragédie oblige, se termine mal.
Or donc, nous voici au coeur d'une forêt ; la toute jeune et fragile Mélisande pleure près d'une fontaine, où elle vient de jeter sa couronne d'or. Arrive Golaud, prince d'Allemonde, qui s'est égaré en chassant un sanglier. Il tente de réconforter la jeune fille effrayée, et sans rien savoir d'elle, l'emmène avec lui et l'épouse. Ils vont désormais vivre au château d'Arkel, roi et grand-père de Golaud, en compagnie de Pelléas, demi-frère de Golaud, de Geneviève, leur mère, et du petit Yniold, fils de Golaud et de sa première épouse décédée.
Dans cet endroit sombre, humide, auprès d'un époux plus âgé qu'elle, Mélisande est malheureuse. Grand amateur de chasse, Golaud est souvent absent, et la jeune femme se rapproche de Pelléas. Ils tombent amoureux, mais rien que de très chaste. Las ! un jour qu'ils s'embrassent enfin, ils sont surpris par Golaud, qui tue Pelléas et blesse mortellement Mélisande.
N'ayant pas trouvé les clés du symbolisme de cette oeuvre, je me garderai bien de me lancer dans une interprétation hasardeuse de ce que Maeterlinck a voulu exprimer. J'avancerai seulement que le drame final est lié au constant jeu d'ombre et de lumière qui parcourt la pièce. Les relations de Pelléas et Mélisande sont racontées de façon elliptique, ce qui laisse penser que tout le monde ignore qu'ils sont amoureux, y compris eux-mêmes. Aussi longtemps que le discours reste allusif, on navigue dans un clair-obscur mélancolique et monotone mais sans danger. Mais lorsque survient l'aveu fatal, lorsque les sentiments sont exprimés ouvertement et que la vérité est révélée, « mise en lumière », la tragédie se noue… Toute vérité n'est pas bonne à dire…
Pour le reste, je n'ai pas réussi à éclairer ma lanterne…
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Pirouette0001
  26 septembre 2016
Pièce faite d'une succession de tableaux quasiment immobiles, qui permettent de comprendre petit à petit la trame de cette tragédie.
L'auteur de la préface indique que pour lui chaque personnage de la pièce incarne un personnage de Shakespeare. Je n'irais pas jusque là.
A mon avis, l'engouement pour une telle pièce dépendra avant tout de l'ingéniosité de la mise en scène et du talent des acteurs à faire vivre tout le symbolisme sous-jacent.
Mais comme c'est un auteur belge, j'ai mis un petit plus.
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PiertyM
  28 février 2017
Melisande est une fille étonnante, recueilli dans les conditions les plus mystérieuses car Golaud la rencontre au bord d'une source en train de pleurer et en fait son épouse. Elle tombe amoureuse de Pelleas, le frère de Golaud, c'est un triangle amoureux qui va se jouer tout le long de la pièce jusqu'à la grande tragédie...
Un classique qui se lit encore très bien aujourd'hui, mais le personnage de Mélisande reste une énigme du début à la fin, elle apparait comme par un coup de Big Bang et disparait obscurément car sa blessure, attribuée par Galaud est aussi légère pour faire mourir un oiseau mais elle va mourir aussi mystérieusement comme si elle emportait avec elle la lumière qui a fait vivre un moment le vieux château sombre de Arkel, le roi d'Allemonde, et que quand celui-ci demande au docteur de quoi Méllisande meurt-elle finalement, quand bien même qu'elle soit parvenu à donner vie à une petite fille pendant son évanouissement, le docteur lui répond que Méllisande devrait mourir parce qu'elle était née sans raison et qu'elle doit aussi mourirsans raison...on ne saurra jamais qui elle était et d'où elle venait avant d'épouser Gollaud...mystère!
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oiseaulire
  08 juin 2019
Cette pièce de Maeterlinck est une merveille poétique. On connaît moins la forme théâtrale que la forme lyrique créée par Debussy. Pourtant, toute simple et d'ailleurs très proche du livret, elle se suffit à elle-même. Le style est très dépouillé, très anaphorique, ce qui suggère la noirceur de destin qui attend les deux amoureux. Dès le début il se prépare à frapper, on le sait, on le sent, et les héros aussi.
A quel point la simplicité d'une intrigue se met au service de la puissance de l'expression, tant dramatique, que sentimentale et mythologique, on ne le dira jamais assez : un amour illégitime, la punition de cet amour suffisent. Inutiles les grandes machineries, les rebondissements, les gesticulations, les imprévus qui affadiraient le propos. Toute la clarté et l'obscurité du destin humain dans une oeuvre débarrassée du superflu.
On pense aux textes fondamentaux : à l'Odyssée, à Racine, aux contes dans lesquels la fille du roi est enfermée dans une tour et fait de ses cheveux une échelle.
Et aussi aux chansons anciennes : "J'ai perdu mon amie sans l'avoir mérité, Pour un bouton de rose que je lui refusai…" ou " Ô fils du roi tu es méchant D'avoir tué mon canard blanc Toute la plume s'envole au vent "
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dbacquet
  12 novembre 2011
C'est dans une forêt que Golaud avait trouvé Mélisande, tandis qu'il s'était égaré en poursuivant une bête blessée. Séduit par sa beauté qui était comme le reflet de l'innocence, il l'épouse et l'emmène au château du Roi Arkel, son grand père, où vivent, en compagnie d'une suite de servantes, un père mourant, Geneviève, sa mère, Yniold, le fils qu'il avait eu d'une épouse décédée et, enfin, Pelléas, son jeune frère. Golaud, épris de chasse, s'absente souvent, et dans ce château qui semble constamment environné de mystères et de ténèbres, une complicité se crée entre Pelléas et Mélisande. Golaud ne restera pas longtemps aveugle et nous croyons dès lors assister à une tragédie, au choeur antique qui semble venir d'un autre monde et qui accompagne les puissances funestes d'un implacable destin : Mélisande en même temps que l'amour va découvrir la mort et se transforme en sainte dont on accompagne le dernier et si ténu souffle, après qu'elle eut perdu Pelléas, tué par son frère qui les avait surpris dans un embrassement qui était encore chaste, et donné naissance à une fille. Admirable drame donc que cette pièce écrite comme un long poème symboliste et que Debussy allait, quelques années après, accompagner en musique.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MarcBibliothecaMarcBibliotheca   03 novembre 2009
[...] les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
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DanieljeanDanieljean   23 août 2018
Je n’ai jamais vu de cheveux comme les tiens, Mélisande ! Vois, vois, vois, ils viennent de si haut et ils m’inondent encore jusqu’au cœur ; Ils m’inondent encore jusqu’au genoux ! Et ils sont doux, ils sont doux comme s’ils tombaient du ciel ! Je ne vois plus le ciel à travers tes cheveux. Tu vois, tu vois ? Mes deux mains ne peuvent pas les tenir ; il y en a jusque sur les branches dy saule... Ils vivent comme des oiseaux dans mes mains, et ils m’aiment, ils m’aiment plus que toi ! Tu entends mes baisers le long de tes cheveux ? Ils montent le long de tes cheveux... Il faut que chacun t’en apporte... Tu vois, tu vois, je puis ouvrir les mains... J’ai les mains libres et tu ne peux plus m’abandonner..."
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oiseaulireoiseaulire   06 juin 2019
Vous êtes las, dîtes-vous, de votre vie inactive ; mais si l'activité et le devoir se trouvent sur les routes, on les reconnaît rarement dans la hâte du voyage. Il vaut mieux les attendre sur le seuil et les faire entrer au moment où ils passent ; et ils passent tous les jours.
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viou1108viou1108   06 juillet 2014
Mélisande: Si, si; je suis heureuse, mais je suis triste...
Pelléas: On est triste, souvent, quand on s'aime...
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dianegabbbdianegabbb   06 janvier 2016
Mélisande : Comme nos ombres sont grandes ce soir !
Pelléas : Elles s'enlacent jusqu'au fond du jardin... Oh ! qu'elles s'embrassent loin de nous !
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Videos de Maurice Maeterlinck (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice Maeterlinck
Écrit en 1892, par le dramaturge belge Maurice Maeterlinck, Pelléas et Mélisande relate une histoire d'amour impossible. Golaud s'est égaré dans une forêt, il rencontre une femme, Mélisande, dont il ne sait rien, elle est craintive et en pleur. Il semble qu'un malheur lui soit arrivé. Envoûté, Golaud décide de l'emmener dans son château, où se trouve son demi-frère, Pelléas. Malheureusement, Mélisande et Pelléas finissent par tomber amoureux l'un de l'autre sans véritablement se l'avouer. À l'occasion de sa mise en scène de "Pelleas et Mélisande" de Maurice Maeterlinck aux Ateliers Berthier/Théâtre de l'Odéon (25 février au 21 mars) Julie Duclos est notre invitée. L'occasion de revenir sur cette adaptation, sur l'écriture de Maeterlinck et sur le travail de mise en scène.
La Grande table Culture d'Olivia Gesbert – émission du 27 février 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
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