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ISBN : 2749929431
Éditeur : Michel Lafon (13/10/2016)

Note moyenne : 3.13/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Avec sa peau pâle et ses cheveux de neige, Alice détonne à Ferenwood. Car Ferenwood est un monde éclatant de couleurs, révélatrices d’un don magique. La blanche Alice n’a donc apparemment aucun don, aucun intérêt : les habitants de ce lieu en ont fait une paria. Aussi lorsque son père, la seule personne qui lui témoigne de la bienveillance, disparaît soudainement, la jeune fille n’a-t-elle plus qu’un seul but : le retrouver. Pour cela, elle va devoir explorer la myt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
Mikasabouquine
  21 février 2017
Ce livre est un ovni. Tout au long de ma lecture j'ai eu l'impression de lire un rêve. Vous savez, ces trucs complètement loufoques auquels vous pensez pendant votre sommeil ? Ces pensées sans queue ni tête qui hantent vos nuits ? Et bien voilà, « Au pays de l'ailleurs » : c'est cela. L'auteure a crée un monde de l'imagination où chaque ville du Pays de l'ailleurs serait le rêve saugrenu d'une personne différente. C'est dire la diversité de l'imagination que l'on peut rencontrer dans ce livre.
J'ai choisi de lire ce livre pour son auteure. J'ai découvert Tahereh Mafi avec le tome 1 de « Insaisissable », et j'avais beaucoup aimé. J'y suis donc allée les yeux fermés. Mais pas trop fermés non plus hein car ce serait dommage la couverture est très jolie. Très jolie, mais attention, pas tout à fait bien représentative d'Alice (12 ans), notre personnage principal. La jeune fille sur la couverture a plutôt l'air d'avoir entre 15 et 17 ans. Puisque je vous parle de la première de couverture je continue sur la quatrième, une fois de plus, comme fréquement en jeunesse, elle en dit trop. Beaucoup trop. Heureusement que je ne l'a pas lu ! Car j'ai malheureusement ressenti quelques longueurs au cours du récit et je pense que si j'avais lu cette quatrième j'aurais très certainement moins bien véu ces longueurs. La quatrième nous révèlant tout de même jusqu'à la moitié du livre...
Au niveau de l'univers c'est très riche et d'une imagination débordante (comme vous avez pu le comprendre). On enchaîne les situations abracadabrantes et rocambolesques. C'est onirique, mais pas que, c'est aussi poétique et inventif. Voyez vous même avec ces exemples : L'auteure nous parle de « pluie de lumière », elle fait manger des fleurs à ses personnages, et elle a créé, entre autres, les « poissons-bisous », le « livre de poches » (oui oui, regardez bien comment cela s'écrit...) ou encore les « buissons-piécettes ». C'est tout mimi ! Mimi comme Alice, notre protagoniste principal, je l'ai trouvé tellement mignonne et innocente. Elle est attachante, et j'ai souffert pour elle par moment. Notez d'ailleurs ce prénom : « Alice », lui n'est pas innocent. Il y a une très forte empreinte d' »Alice aux pays des mervailles » dans ce livre. Il aurait pu s'appeler « Alice aux pays de l'ailleurs ». Il y a plein de clin d'oeil en tout genre. J'ai lu une interview de l'auteure qui dit s'en être inspiré et c'est carrément évident ! Mais elle s'est également inspiré du magicien d'Oz et ça, je n'y avais pas pensé ! Pourtant, c'est également incontestable ! Il y a un petit côté Miyazaki aussi je trouve. Ajoutez à tout cela un humour enfantin et cocasse et vous obtiendrez la recette de ce livre.
En revanche, malgré ces nombreux points positifs il y a aussi du négatifs. le côté onirique pourra peut-être vous paraître trop décalé surtout si vous n'avez pas gardé votre âme d'enfant. Car c'est tout de même très enfantin. Je m'attendais à un livre ado/young adult mais pour moi il s'agit plus d'un livre destiné aux pré-adolescents. Les deux protagonistes principaux ont d'ailleurs 12 et 13 ans...
Aux côtés d'Alice, il y a Oliver. Même si il m'a touché je dois dire qu'il m'a aussi agacé par moment.
J'ai également eu un peu de mal avec la narration. L'auteure nous parle régulièrement à nous lecteur. Un style que je n'ai pas trop apprécié au début, j'ai eu du mal à m'y faire. Mais finalement avec le temps, malgré qu'ici la plume de Tahereh Mafi soit complètement différente de celle de « Insaisissable », la fluidité du récit a pris le dessus. Il faut dire qu'au début du livre l'auteure se répète beaucoup, (notament le prénom « Alice ») et utilise beaucoup de « bref ». Ça s'atténue un peu au fil des pages, et c'est je pense ce qui m'a permis de me plonger plus facilement dans l'histoire par la suite.
Une jolie histoire colorée qui n'est pas que toute belle et toute rose comme sa couverture. Les conditions du pays de l'ailleurs peuvent être dures parfois. Mais attention rien de trop cruel non plus (bien que...) tout du moins dans ce que nous décrit l'auteure. Ce livre s'apparente à un conte et comme tout conte tout est bien qui fini bien... l'histoire manque donc d'un peu de surprises et est prévisible. Et comme je vous le disais, il y a quelques longueurs. En revanche c'est frais, original, innocent, et positif. Sa particularité est son point fort mais peut être aussi son défaut. Je ressors un chouia mitigée de ma lecture mais un chouia qui tend plus vers le positif que vers le négatif. Il y a une telle imagination dans cette histoire que je ne peux l'ignorer. Un bon moment de lecture que j'ai partagé avec mon amie Saiwhisper en lecture commune! Je vous invite d'ailleurs à aller lire sa critique...
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Saiwhisper
  24 février 2017
À sa sortie, « Au pays de l'ailleurs » avait fait couler pas mal d'encre sur la toile en mal comme en bien. À vrai dire, c'est surtout la superbe couverture et l'univers qui m'attiraient : j'avais envie d'en savoir plus… J'ai tenté l'expérience en lecture commune avec Mikasa. Nous avons plongé dans ce monde étrange, onirique et féerique. Tout est régi par la magie et la couleur. C'est très intéressant de découvrir les spécificités de Ferenwood… Et le mal qui ronge la pauvre Alice, une adolescente toute pâle que la plupart des gens rejettent… Même sa Mère ne semble pas l'apprécier à sa juste valeur : elle se sert d'elle, lui laisse les basses besognes et l'oblige à dormir au milieu des cochons… Alice, véritable petite Cendrillon, m'a fait de la peine : on ressent vraiment son chagrin ainsi que son manque de confiance en elle. Pour se protéger, elle met en avant son caractère fougueux, ses poings et sa langue acérée. Ayant lu deux/trois ouvrages ce mois-ci avec des héroïnes ayant ce tempérament, cela ne m'a pas dérangée… Cependant, je reconnais qu'elle peut facilement taper sur les nerfs de certains lecteurs ! Pour ma part, celui qui m'a le plus agacée est Oliver : ce jeune garçon va entraîner Alice dans l'Ailleurs et va garder la plupart des informations pour lui. Sans cesse, il va répéter qu'Alice ne sait rien, ne comprend pas ce monde et qu'elle doit ouvrir son esprit à ces choses improbables… Comme Mikasa, j'avais envie de le secouer dans tous les sens en exigeant qu'il prenne le temps d'expliquer plutôt que de rabâcher les mêmes choses… Ces deux protagonistes sont ceux que l'on suivra au cours de cette épopée. Les autres personnages comme la Mère d'Alice ou diverses rencontres ne sont pas trop développés et servent plutôt d'étapes.
J'ai été assez partagée par cette lecture… Je reconnais que l'auteure a énormément d'idées et n'hésite pas à proposer un monde déjanté digne d' « Alice au pays des merveilles ». On est dans un conte qui bouleverse les habitudes avec des idées originales, burlesques et atypiques. J'avais l'impression d'être dans « Matrix », lorsque Morpheus explique à Neo qu'il doit oublier tout ce qu'il a appris ou croit connaître. On est comme dans un rêve… Et c'est là où, je pense, « ça passe ou ça casse ». J'ai beaucoup aimé certaines idées et quelques personnages (le Renard en origami, Tim, Paramint, …), toutefois j'ai trouvé ce monde trop loufoque. le fait est que le rythme est également très très lent… Les révélations sont peu nombreuses et, même si les villes de l'Ailleurs ne se ressemblent pas, on peut se lasser de ce périple. J'avais du mal à rentrer dedans ; j'étais plutôt spectatrice appréciant des idées de-ci de-là, mais restant sceptique sur l'ensemble du récit. La narration m'a également rebutée : il s'agit d'un narrateur omniscient qui parle à la première personne et s'adresse directement à nous, lecteurs. Il décrit ce qu'il arrive à Alice non sans oublier de donner son avis ou de préciser les choses. le problème, c'est qu'il y a souvent des répétitions et que je n'aime pas spécialement les narrateurs omniscients, même s'ils font dans l'humour !
J'ai conscience que ma note est assez cruelle, cependant je ne vais pas me leurrer : mon plaisir est surtout venu du fait que j'ai lu ce roman avec une amie… Ce qui m'a surtout enchantée, c'est le fait d'échanger avec Mikasa et de lire en sa compagnie. Hélas, le livre en lui-même m'a globalement déçue… Malgré la jolie morale sur la différence, l'amitié et la tolérance, je ne garde pas une appréciation neutre ou positive de ce livre… Mikasa a davantage aimé cette lecture ; ainsi, je vous invite à découvrir sa critique afin de vous faire un avis global… Mais le mieux est encore de lire cet ouvrage pour se faire sa propre opinion.

Lien : https://lespagesquitournent...
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helvetius
  28 décembre 2016
Tout d'abord, un grand merci à Babelio et Michel Lafon pour l'envoi de ce roman dans le cadre de Masse Critique.
C'est toute émerveillée que je ressors de cette lecture enchanteresse ! Sincèrement, je ne sais pas si l'auteure a voulu rendre un hommage à l'oeuvre de Lewis Carroll mais j'ai vraiment eu l'impression d'atterrir dans un monde aussi complexe et merveilleux que celui d'Alice au pays des merveilles. D'ailleurs, le personnage principal de ce roman se nomme aussi Alice, coïncidence ou pas...? Toujours est-il que cette lecture a été mouvementée, complétement loufoque et un pure régal à découvrir. J'ai mis un bon moment à entrer dans l'histoire, je ne sais pas trop pourquoi j'ai bloqué sur les premiers "chapitres", je mets le mot entre guillemets car il n'y a pas vraiment de chapitre, le découpage est plutôt anarchique dans ce roman. Donc oui, j'ai mis un moment à entrer dans cet univers mais dès qu'Alice passe sa Présentation, je n'ai plus lâché le roman. Il faut dire que l'univers est vraiment complexe et qu'il faut un moment afin de se faire à cette magie...Mais l'action est très présente et la découverte de ce pays de l'Ailleurs ne permet pas de s'ennuyer une seconde. Les joutes verbales entres Alice et Oliver permettent elles aussi de passer un bon moment, surtout quand Alice répond parfois complétement à côté de la plaque !
Les personnages principaux sont très touchants. Alice est différente, elle n'a pas de couleur et en souffre beaucoup à Ferenwood où la couleur est omniprésente et régie la vie de la communauté. Un peu laissée de côté, elle est très solitaire, se crée son monde et se crée une personnalité vraiment particulière qui la rend touchante, même si elle est parfois vraiment perchée ! En ce qui concerne Oliver, c'est un peu plus compliqué. Au départ, je ne le trouvais pas sympathique, il n'explique rien à Alice, comme si ne rien connaître au monde de l'Ailleurs n'était pas normal venant d'elle. Il cherche à réussir sa mission à tout prix et se sert d'elle pour y arriver. On comprend au final qu'avoir besoin d'elle ne le dérange pas du tout, bien au contraire, et une très belle amitié se tisse entre eux au fil des pages.
J'ai vraiment été fascinée par ce monde de l'Ailleurs, où le moindre faux-pas peut être fatal, où les règles sont bien étranges, tout comme les habitants...Ferenwood est étrange également, mais au final, il y a une certaine logique dans ce monde et nous ne sommes pas autant sur le qui-vive que dans le monde de l'Ailleurs. La dernière partie du roman est d'ailleurs plutôt oppressante car quand on pense enfin que nos amis sont en sécurité, il n'en est rien et on découvre qu'effectivement, la ruse et la manipulation sont monnaie courante là-bas. J'ai beaucoup aimé le principe des couleurs, même si je n'ai pas forcement tout bien compris...Le village-prison est très bien pensé et le don d'Alice se révèle effectivement précieux pour mener à bien la mission d'Oliver.
Voilà donc une lecture vraiment merveilleuse, qui vous entraîne dans un univers complétement loufoque, tellement loufoque que j'ai parfois eu du mal à m'imaginer les éléments. Les personnages sont intéressants, touchants, leurs caractères complémentaires et on se prend d'affection pour ce petit couple. Il y a aussi beaucoup d'humour car l'attitude d'Alice est tellement particulière qu'elle amène parfois à des situations rocambolesques et ses réflexions sont bien à elle, on comprend qu'Oliver puisse parfois être largué avec elle !
J'avais commencé la lecture de la série Insaisissable de la même auteure mais j'avais abandonné plutôt rapidement car je n'avais pas accroché. La lecture de ce roman m'a permis de me faire une idée sur le style de l'auteure et son univers, et comme j'ai beaucoup apprécié Au pays de l'Ailleurs, j'ai décidé de reprendre très prochainement la série Insaisissable, en espérant être aussi emballée durant ma lecture que je l'ai été durant celle-ci !
Encore un très grand merci à Michel Lafon et à Babelio, qui me permet de faire souvent de très belles découvertes littéraires !
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pititecali
  25 octobre 2016
Ce roman est comme un rêve loufoque par 39°C de fièvre...

Voilà, et c'est le moins qu'on puisse dire, un roman surprenant et qui sort vraiment de l'ordinaire. Est-ce une bonne chose ? C'est pour répondre à cette question que je vais tacher de vous donner mon avis sur cette nouveauté Michel Lafon.
Tout d'abord, rien, et surtout pas la couverture ou le résumé, ne vous prépare à la lecture que vous vous apprêtez à découvrir. Et quand je dis rien, c'est rien du tout. Dès les premières lignes, la surprise est de taille.
Franchement, et surtout après avoir découvert la plume (et le genre) de l'auteure avec la saga Insaisissable, j'étais à des années lumières de m'attendre à ce que j'ai découvert dès l'ouverture de ce roman très particulier.
Pour tout vous dire, j'ai d'abord pensé que je n'aimais pas du tout, d'ailleurs. Je sortais juste d'une lecture qui m'avait enthousiasmée au plus haut point, et la cassure de style fut très, très brutale !
Pendant toute la première moitié de Au pays de l'ailleurs, je me suis demandé si j'allais savoir le finir, avec l'impression que je n'adhérais pas du tout à ce style vraiment bizarre, ni à cette histoire vraiment loufoque.
Et puis... La magie a fini par opérer tout de même, alors même que je n'y croyais plus. (alors bon, passer toute la première moitié d'un livre à se demander si on va savoir arriver au bout, je n'allais tout de même pas finir sur un coup de coeur, c'est certain, mais je reste sur une note positive car au final ma lecture m'a tout de même procuré du plaisir :) )
Ce livre est un doux mélange entre le surréalisme sans queue ni tête d'Alice au pays des Merveilles, et la poésie ingénue de le petit prince. Et je suis absolument certaine que ce sont ces deux romans qui ont servi de base d'inspiration à Tahereh Mafi pour nous raconter cette histoire pour le moins tordue et spéciale.
En effet, l'héroïne, qui s'appelle Alice, (COMME DE PAR HASARD !) est une jeune fille un peu butée et têtue, mais pas méchante pour un sou, qui aime divaguer et se laisser bercer par la beauté, la couleur, la magie. Elle vit dans un pays, d'ailleurs, qui en est entièrement constitué. (de magie). Et ce qui se remarque le plus, au pays magique de Ferenwood, c'est la couleur. C'est le pays le plus coloré qu'on puisse imaginer. A ferenwood, plus on a de pouvoir, plus on est coloré ! Les gens, comme les paysages, ne sont qu'un arc-en-ciel des plus joyeux. Mais Alice se sent à part, et pour cause, elle est totalement dénuée de couleur. Aussi, les gens semblent se méfier d'elle, ne pas l'apprécier, et, le jour de sa présentation (A 12 ans, les enfants viennent présenter leur talent magique principal au cours d'une démonstration) Alice rate totalement sa prestation, ainsi que tout le monde s'y attendait, semble-t-il. C'est le moment où tout va basculer pour elle, quand elle cherchera à fuir la honte et l'humiliation qu'elle ressent, et qu'elle décidera, sur un coup de tête, d'accompagner un jeune garçon qu'elle ne supporte pas, pour l'aider à remplir la mission qu'on lui a confiée à l'issue de sa propre présentation. Tout plutôt que rester chez elle et subir l'humiliation de son échec. Alice va donc partir dans une contrée dont elle ignorait l'existence, le pays de l'Ailleurs, avec Oliver, et vivre une grande aventure. Car si elle pensait savoir ce qu'était la magie en vivant à Ferenwod, elle va comprendre que sans les règles imposées par son pays, la magie peut prendre bien des formes et recéler bien des dangers.
Le premier choc vient du style de narration. L'histoire semble racontée de façon niaisement poétique, ou poétiquement niaise, au choix. A la façon du petit prince, Alice va découvrir des mondes surprenants et totalement improbables, tel le monde en deux dimensions où un renard en origami viendra lui arracher le bras, le monde "derrière" le tableau totalement en noir et blanc, ou le monde de gauche, oublié et jamais visité, où les habitants vont leur servir le thé en leur donnant du "Votre honorablitude" avec moultes courbettes (vous les voyez, les similitudes avec Alice au pays des merveilles ?) Toutes ces loufoqueries avec un ton un peu beaucoup ingénu. Quand on s'attend à lire un livre young adult fantastique, croyez-moi, il faut quelques chapitres pour se mettre dans le bain !
Tahereh Mafi dit (dans le livre) qu'elle n'est pas très douée pour les têtes de chapitres, ils m'ont personnellement bien fait rire (je vous laisse la surprise de découvrir comment elle s'est illustrée à ce niveau ^^)
Au pays de l'Ailleurs est donc clairement un conte délirant pour enfants, - on pourrait presque imaginer Alice discuter tout du long avec la chenille Absolem (souvenez-vous, tout ce qu'il dit n'a aucun sens !) - que nos yeux d'adultes vont pourtant pouvoir interprêter différemment.
Après la moitié du livre, comme je vous le disais, alors même que je commençais à desespérer, la magie a réussi à investir mon coeur. J'ai fini par me laisser envahir, et à me prendre au jeu. Et au final, la seconde moitié fut vite lue, et appréciée. Il m'aura fallu cela pour m'habituer à tout ça, à cette univers, à ce style de narration, à ce pur délire totalement inattendu.
Et je termine donc ce livre positivement, même si ma note peut paraître un peu sévère, je ne peux décemment pas mettre plus à un livre qui m'aura fait douter pendant 200 pages d'en arriver au bout ! Mais franchement, rien que par curiosité pour ce roman surprenant et déroutant, il faut le lire, ouvrir son esprit, mettre ses "yeux d'enfant" et découvrir :)
Cali
Lien : http://calidoscope.canalblog..
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Lire-une-passion
  06 novembre 2016
Lorsque Michel Lafon a annoncé la future sortie du nouveau roman de Tahereh Mafi, j'ai trépigné de joie, tant j'avais aimé sa première série. En plus de cela, la couverture est tout simplement magnifique, vous ne trouvez pas ? Et puis... les premiers avis sont tombés, et ça été un peu la douche froide. Ils étaient quasi tous unanimes, et cela m'a fait peur. du coup, j'ai commencé cette lecture avec quelques a priori, de ce fait, je ne partais pas très positive. Comme quoi, chaque goût est dans la nature, car finalement, je ressors de cette lecture assez satisfaite. le fait de ne pas en attendre beaucoup, m'a fait aimer cette lecture.
Nous sommes dans un monde ou la couleur et la magie sont deux points importants pour les habitants. Malheureusement pour elle, Alice est née différemment. Elle a la peau pâle, et de cheveux de neige. Elle est un peu la paria de cette communauté, qui ne comprend pas pourquoi elle est née ainsi, alors que tous les autres sont « normaux ». En plus de cela, son père a disparu voilà des années, et elle se sent de plus en plus seule. Sa mère la laisse de côté, et les habitants n'osent même pas l'approcher. Alors, quand Oliver lui propose son aide pour retrouver son père, lui affirmant qu'il sait où il se trouve, Alice est confrontée à un dur choix : le croire et le suivre, ou continuer sa vie sans savoir si son père va revenir. Elle hésite à faire confiance à ce garçon qui était son ennemi quand elle était plus jeune. Mais lorsqu'il lui parle du pays de l'ailleurs, elle finit par être plus intriguée qu'elle ne le voudrait et accepte son aide. Mais le pays de l'ailleurs cache bien des mystères et pourrait être plus dangereux qu'on ne le pense...
Comme pas mal de lecteurs l'ont souligné, Alice, bien qu'elle ait seulement douze ans, peut très vite agacer. Elle peut passer pour condescendante et méchante, mais personnellement, j'ai réussi à voir au-delà de son comportement. Certes, elle peut être cassante, je ne dirais pas le contraire, mais en réalité, elle cache en elle une vraie tristesse et une sorte de colère. Son père lui manque. le manque de lui se fait constant, et pour ne pas montrer sa faiblesse, et se dévoile comme une petite fille difficile et qui n'écoute personne. Or, pour son âge, je l'ai tout de même trouvée assez intelligente. Car quand on regarde de loin, un enfant de douze ans, lorsqu'il est triste, il le montre, il n'essaye pas de se créer une façade, de montrer autre chose de lui. Ici, la tristesse d'Alice pourrait être sa faiblesse, puisqu'elle est différente des autres. Elle se sent seule, démunie et à l'écart. Elle tente comme elle peut de sauver les apparences, et on ne peut pas lui en vouloir.
Quant à Oliver, il est vrai qu'il paraît plus doux qu'elle, mais contrairement à ce que je pensais, j'ai moins accroché à lui. Il cache beaucoup de choses, ne dit pas les choses telles qu'elles sont, et n'est pas tout à fait honnête avec Alice. Pour moi, je ne l'ai pas trouvé très fair-play et c'est dommage. de ce fait, je comprends Alice qui s'énerve, qui doute et se demande si elle a bien fait de le suivre. Elle le sent et le sait : il lui cache beaucoup de choses. Elle pose des questions, mais il les détourne par d'autres, ce qui devient vite agaçant.
Mais au-delà de cette relation assez ambiguë, j'ai adoré tout ce qu'il y avait autour. L'imagination de l'auteure est débordante, même s'il est vrai qu'il y a quelques ressemblances avec Alice au pays des merveilles. Néanmoins, pour moi, je n'y ai jamais pensé, et j'étais prise totalement dans ce Pays de l'ailleurs assez particulier. En effet, là-bas les règles sont bien différentes de chez nous. Je n'irai pas dans les détails, parce que je ne veux rien vous dévoiler, mais sachez que ça nous sort de notre zone de confort, dans le sens où l'on ne sait jamais ce qui attend nos personnages. Honnêtement, pour moi l'effet de surprise est réussi, car à chaque fois, je me demandais ce que l'auteure allait inventer de plus, et à chaque fois, j'étais contente de ce que je découvrais.
Bien sûr, il n'y a pas que cette quête et découverte du pays de l'ailleurs. Si Alice y est, c'est pour une bonne raison : elle veut retrouver son père. D'après Oliver, il s'y trouve et est coincé. Pourquoi ? Comment ? Va-t-elle réussir à le retrouver ? Plus elle avance dans sa quête, plus elle se rend compte que malgré toute la motivation que l'on peut avoir, il n'est pas toujours si simple de retrouver la personne qu'on aime le plus au monde. Au-delà du côté fantastique du roman, l'auteure appuie sur quelque chose de vrai, de tangible : la relation père/fille, malgré la distance. On ressent à quel point Alice se sent mal loin de lui, et à quel point elle veut le retrouver. C'est l'un des seuls objectifs qu'elle a en tête, et compte bien au moins réussir celui-là. Mais à quel prix ?
En résumé, c'est un roman que j'ai plus apprécié que je ne le pensais. Les avis négatifs m'avaient un peu refroidie, et finalement, j'ai adoré être embarquée dans cet univers assez atypique. Au-delà du caractère méprisant d'Alice, j'ai ressenti une véritable souffrance. Elle cache ce qu'elle ressent vraiment, et c'est là toute sa force. Quant à Oliver, il est vrai que je me suis moins attachée à lui, car il est trop mystérieux, et on ne sait pas sur quel pied danser avec lui. Quant à l'univers en général, j'ai tout simplement adoré et je ne regrette pas ce voyage !
* Je remercie Camille et Michel Lafon pour leur confiance ! *
Justine P.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
SaiwhisperSaiwhisper   24 février 2017
- Alors ? demanda-t-elle en mastiquant. Tu me trouves toujours hideuse ?
Oliver l'examina. Secoua la tête.
Alice ce figea.
- Non ? fit-elle quasiment dans un murmure, le cœur battant la chamade.
Elle n'avait pas réalisé à quel point elle espérait qu'il ait changé d'avis. Elle n'avait pas envie d'être vilaine. Mais alors pas du tout.
- Tu ne me trouves pas hideuse ? questionna-t-elle.
Oliver haussa les épaules.
- Je pense que tu ne ressembles à rien.
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MikasabouquineMikasabouquine   17 mars 2017
Lorsque leur monde fut bâti, il était d'une beauté si éclatante - riche de mille et une couleurs - que le ciel en pleura cent ans. Un déluge de larmes de bonheur et de chagrin inondèrent la terre et la lézardèrent ici et là, en créant fleuves, lacs et océans qui existent encore aujourd'hui. La beauté suscita une grande joie, mais également une grande tristesse, parce qu'il n'y avait personne pour apprécier pareille magnificence. Alors, comme le veut la légende, le peuple de Ferenwood naquit des larmes qui inondèrent la terre.
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MikasabouquineMikasabouquine   18 février 2017
- [...] Parce que je peux t'offrir quelque chose en échange de ta coopération.
- Il n'y a rien que tu puisses m'offrir qui pourrait me plaire, espèce de grand ananas touffu.
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MikasabouquineMikasabouquine   20 février 2017
Aimer Père signifiait aimer tout en lui - ses fenêtres ouvertes comme ses coins poussiéreux - , et elle refusait de l'aimer moins à cause d'éventuels secrets qu'elle ignorait.
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rkhettaouirkhettaoui   13 novembre 2016
Alice ne s’intéressait pas vraiment à l’histoire des moissons. Elle trouvait cela terriblement ennuyeux et, si elle était tout à fait honnête, elle irait même jusqu’à vous avouer ne pas apprécier les moissons par peur qu’elles deviennent un jour son destin. Tout au long de sa jeune existence, Alice avait craint de finir comme une bonne à rien, hormis à labourer les champs. Le labour était certes honorable, mais il s’agissait d’un travail particulièrement peu prestigieux, et Alice préférait se trouver de l’autre côté de la barrière : s’emparer de la magie brute pour la transformer en une chose utile.
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