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ISBN : 2372730517
Éditeur : Les Editions des Eléphants (20/09/2018)

Note moyenne : 4.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
En un siècle, la rue des Quatre-Vents a vu arriver, partir, naître et grandir de nombreux habitants qui ont forgé son identité. Aujourd'hui, Suong Mai, du Vietnam, Bako, du Mali, ou Najib, d'Afghanistan, y vivent. Mais hier la rue avait accueilli Marcel, l'auvergnat, Giovanni, l'Italie, Larbi, l'Algérien, Maria, la Chilienne et bien d'autres.
Un voyage dans le temps pour découvrir des histoires d'immigration, d'exil et d'accueil.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
orbe
  31 décembre 2018
Histoire des transformations d'une rue de 1890 à aujourd'hui. Avec les métamorphoses de la rue des Quatre-Vents sont montrés, une année par page, la vie de ses habitants et notamment les migrants qui se succèdent.
Un album au format paysage qui met au centre de l'attention l'image elle-même de la ville qui fourmille de détails. On y trouve notamment une école, une librairie, le métro, des artisans, des fabriques...Les citadins sont nombreux à vaquer à leurs occupations, dans leur habitat, sur le trottoir et même sur la chaussée.
Mais le texte, qui apparait sur un encart à droite de l'image nous invite plus particulièrement à découvrir l'atmosphère de chaque époque et à porter notre attention sur les nouveaux arrivants, les conditions et les raisons de leur présence.
Il y a ceux qui viennent d'autres régions et îles de France et des pays frontaliers. Puis ceux de Russie, de Chine, du Sénégal, d'Arménie, d'Algérie, du Maroc, du Portugal, du Mali, du Chili, du Vitenam, de Roumanie, de Guinée, d'Afghanistan, de Syrie, du Soudan ou d'Erythrée
La faim, la religion, la violence, la guerre sont la plupart du temps à l'origine de ces migrations et des séparations avec leur famille et leur culture avec l'injonction de s'intégrer.
Mieux qu'un long discours, cette succession de portraits esquissés et tissés, montre la légitimité de leur présence mais aussi la nécessité de les accueillir du mieux possible car ils participent à notre vie et à notre richesse.
A partager et à offrir !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Nadael
  26 octobre 2018
Elle en a vu passer des gens, la rue des Quatre-Vents. À Paris, en France, depuis la fin du XIXème siècle. Des hommes, des femmes, des enfants. Certains ne se sont pas attardés, d'autres ont fait leur vie ici. Certains y sont nés, d'autres sont venus de loin. Ils ont quitté leur pays trop pauvre ou en guerre, intolérant ou détruit. Souvent, ils ont laissé derrière eux une partie de leur famille. Ces déracinés, devenus de fait des étrangers, n'ont pas toujours été bien accueillis dans la rue des Quatre-Vents qu'ils soient venus d'Auvergne, d'Italie, de la Creuse, de Bretagne, de Belgique, de Russie, de Chine, du Sénégal, d'Arménie, d'Espagne, d'Allemagne, d'Algérie, du Maroc, du Portugal, du Mali, du Chili, du Vietnam, de Guadeloupe, de Roumanie, de Bulgarie, de Guinée, d'Afghanistan, de Syrie, du Soudan, d'Érythrée… Elle en a vu passer des années, la rue des Quatre-Vents. Elle a souvent changé de visage. Des constructions, des démolitions, des omnibus à chevaux, des automobiles, des scooters, des trotinettes, des troquets, des hypermarchés, des immeubles de plus en plus hauts, des publicités sur les murs, la télévision, les téléphones portables, des paraboles… Elle en a connu des bouleversements, la rue des quatre-vents. Des guerres, des revendications, de la précarité, du racisme, des préjugés, des injustices… mais elle a aussi été le témoin de solidarité, d'entraide, de partage, de fraternité, de la mixité à l'école…
Au fil des migrations, on arpente la rue des Quatre-Vents, une rue comme les autres, riche de ses diverses cultures, ébranlée parfois, mais toujours debout. Les histoires de Marcel, Guénaëlle, Stefaan, Mikhaïl, Anastas, Giulia, Octavi, Werner, Cécile, Mohamed, Larbi, Tiago, Bako, Suong Mai, Seydou, Tarek, Najib et les autres nous émeuvent et nous indignent souvent.
Le texte de Jessie Magana, documenté et précis touche, les illustrations de Magali Attiogbé sont belles et ludiques. La rue se déplie devant nous au fur et à mesure d'années emblématiques, « ni tout à fait la même ni tout à fait une autre »…
Venez fouler la rue des Quatre-Vents, avec vos enfants. Entrez dans l'histoire de ses habitants… il est fort possible que vous vous y reconnaissiez…
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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critiques presse (1)
LePoint   26 novembre 2018
Au fil des pages, la rue se métamorphose, et les illustrations éclairent élégamment le passage du temps jusque dans les détails, de réclames en boutiques nouvelles. Le texte raconte les vagues d'immigration successives, mais aussi les discriminations et les solidarités qui se mettent en place. Aussi beau que pédagogique.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
NadaelNadael   26 octobre 2018
« 2018. « Aïssatou va rester! » « Aïssatou va rester! » Le cri s’élève dans la cour de récré. Depuis des mois, les parents de l’école se sont mobilisés pour qu’Aïssatou et sa maman ne soient pas expulsées vers leur pays, la Guinée. Ils ont multiplié les pétitions, les lettres à la préfecture. (…) Des années qu’elles vivent dans la peur, Aïssatou et sa maman, « sans papier », sans pouvoir rester, mais sans pouvoir repartir non plus, dans ce pays où leur vie était en danger. »
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NadaelNadael   26 octobre 2018
« 1955. Mais voilà, des logements, il n’y en a pas assez. Tout ce qu’on a construit après la guerre n’est pas suffisant. Claudia, elle, a eu un appartement en HLM, elle a une bonne place, comme assistante sociale. Mais elle a aussi connu le froid et la faim, quand elle était enfant, en Espagne. Elle pense à son père, Octavi, mort en déportation, parce qu’il a résisté pendant la guerre. Il aurait voulu qu’elle se batte pour les autres, elle aussi. (…) C’est décidé, demain, elle ira voir son chef et ils vont trouver un solution pour les habitants des bidonvilles. »
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NadaelNadael   26 octobre 2018
« 1900. Aujourd’hui, c’est le plus beau jour de la vie de Mikhaïl : sa femme et leurs enfants sont enfin là. Trois ans qu’il ne les avait pas vus. Trois ans qu’ils attendaient , là-bas, si loin, en Russie, de pouvoir rejoindre dans ce pays de liberté, la France. Ici, les Juifs ont le droit de s’installer où ils veulent, de faire le métier qu’ils veulent. «
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Vidéo de Jessie Magana
http://www.librairiedialogues.fr/ Adeline de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Jeunesse : "Le bain de berk" de Julien Béziat (l'école des loisirs), "Un garçon nommé Noël" de Matt Haig (Hélium) et "Atlas comment va le monde ?" de Jessie Magana et Laure Flavigny (Actes Sud). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Caroline Mucchielli.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
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