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ISBN : 9791091283137
Éditeur : (01/07/2013)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Ce short # 5 est celui de l'été (2013), avec une nouveauté : l'ouverture de la revue par une personnalité qui écrit et qui soutient la démarche de révélation de talents portée par shortEdition. C'est Bernard Thomasson, journaliste de France Info qui inaugure l'exercice avec la nouvelle "à trois jours près".
SHORT # 5 présente ensuite des histoires courtes, strips et poetiks, choisis par les internautes et par l'éditeur à travers le Comité éditorial. Que vous ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
DoVerdorie
  11 septembre 2013
shortEdition a dévoilé une fois de plus, avec succès, des talents jusqu'à là restés à l'ombre (à une exception près *). Et comme dans le recueil précédent, le plaisir de se laisser surprendre était le même...des surprises que je me réservais aux moments idoines (pause-café, "petit noir" dans une main, Short #5 dans l'autre, sur un banc au soleil)...ou aux instants plus indus (un petit "short" avant un rendez-vous, enchaîné sur un autre...je suis arrivée en retard...).
C'est ainsi que je me suis laissée aller à des...
Rêveries avec les POÈMES comme celui des "Routes de soie" d'Olivier Delage ou...à l'amusement des mots qui claquent dans "La Traque de Jack" de Véronique Desboeufs...claques à plaquer sur "La Moustique" d'Helene Juillé...
Sourires encore avec les STRIPS, illustrant des expressions : "La tête dans ..." de Mademoiselle Sheena ou "Violence gratuite" de Tom As (d'un humeur de chien, je vous assure !). Tristesse ressentie pour ce SDF dans "L'homme des bois" de Gregory Aubert... L'ironie du principe de Peter (patron potentat versus employé imbécilisé) dans "Pixeleaks" de Vannara.
L'autre moitié de cette compilation est constituée d'une quinzaine de NOUVELLES dont certaines ont, évidemment, ma préférence. Trop nombreuses pour les détailler toutes, je ne mentionne ici que celles qui "résonnent" encore...
> "Et si je me faisais un cadeau ?" de Monique Pallatier : une vie de dur labeur agricole dans la montagne n'a jamais fait de cadeaux à cette mère et sa fille, déjà âgées, alors la possibilité de s'offrir quelque chose définit l'inestimable valeur du bonheur...
> "Connexion" de François Dubos : la perversion et le vice des autres peuvent être sacrément payants, or, mieux vaut se méfier des fantasmes dévorants.
> "Regards croisés" d'Elodie Torrente : quand un métro en croise un autre, il arrive qu'on capte, dans cet instant fugace, l'image d'une personne qui fait naître un désir amoureux immédiat. Si alors, on cède à la pulsion d'une poursuite...?
> "À trois jours près" de Bernard Thomasson * : on peut essayer de compter sur le fait que le temps, cette horloge des vies humaines, est prévisible... l'avenir, en avance ou en retard, aura toujours le dernier mot !
> "Léon" de Michèle Thibaudin... est mon coup-de-coeur : dans une société totalitaire, coupée du monde, l'amitié indéfectible de deux garçons va permettre à l'un deux de s'accrocher à l'idée de la liberté. Ce joli texte, néanmoins dur, mais à la narration sobre et fluide met aussi l'accent sur la force d'esprit qu'on peut puiser dans les livres et dans l'écriture.
Et donc...un autre florilège de "Short Shots" qui a mis dans le mille !
...il me reste à remercier M., une Babelionienne, qui m'a permis la lecture de ces agréables intermèdes...
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Thalyssa
  22 septembre 2013
Après avoir été séduite par le recueil de nouvelles de Sylvia de Remacle, j'étais curieuse de découvrir une autre short publication. Je suis malheureusement plus partagée sur celui-ci.
Short ! Été 2013 s'ouvre sur une nouvelle de Bernard Thomasson, journaliste à France Info. Si l'idée de base de À trois jours près est intéressante, j'ai moins accroché au style de l'auteur. On ressent justement trop le côté reporter. le récit se veut poétique, mélancolique, mais est bien souvent noyé de détails inutiles comme l'énumération des emplois des visiteurs, avec force détails techniques qui n'ont pas la moindre incidence sur la trame de la nouvelle. Alors pourquoi en submerger le lecteur ? Ou encore une liste de lieux, de pays, sans réelles anecdotes à y rattacher. J'en venais presque à me demander sur ces passages-là si je ne lisais pas plutôt un étrange curriculum-vitae… La chute est néanmoins excellente et est parvenue à me surprendre.
Certains textes sont très originaux dans la façon dont leurs auteurs traitent leurs thèmes, qu'il s'agisse d' Un jour à la fois où j'ai été complètement menée en bateau par Rostaim Yavari, ou de Leçon de Géographie où Lagantoise nous compose un poème en jouant sur l'homophonie de différents noms de villes. Promenade de santé des démons enneigés nous entraîne quant à lui dans un étrange compte à rebours au rythme lancinant, où le décompte affiche deux rimes dans un même ver. On ne peut que féliciter les auteurs pour le côté novateur de leurs travaux.
D'autres nouvelles présentent des éléments moins bien dosés. J'ai ainsi trouvé Connexion trop malsain et prévisible (je n'adhère pas du tout au gore gratuit et jouissif). L'histoire du coup de foudre d'une jeune femme dans le métro trop improbable. le Mauvais Ouvrier trop engagé malgré une fin en pied de nez. Instinct Maternel est d'une morale presque choquante, tout comme ce texte où un vétérinaire préconise à son client d'abandonner son animal pour une raison complètement farfelue. Pour un recueil publié en pleine période de surpopulation des refuges, j'ai trouvé la démarche déplacée. Humour ou non. Quelques textes et strips m'ont laissé comme un goût de remplissage : je n'ai pas saisi le message d' Antòn le cuisinier par exemple, de Samedi midi, pluie fine ou de ce collectionneur d'enjoliveurs.
Comme j'aime finir sur une touche optimiste, je garde le meilleur pour la fin. Dans Léon, Michèle Thibaudin nous présente un monde effroyablement totalitaire où le mot d'ordre est l'uniformité. Emprisonnés derrière un mur, les protagonistes n'ont aucun droit sur leur propre vie, ne peuvent faire aucun choix à part se plier sans rechigner. Ils ne jouissent pas de la moindre liberté et doivent refouler tout mode d'expression et de communication. Inutile de préciser ce qui arrive aux rares récalcitrants qui ont le courage de leurs opinions et de leur indépendance. Et si je me faisais un cadeau allège merveilleusement l'ambiance en nous montrant le doux désarroi d'une travailleuse de la terre qui arrive à l'âge de la retraite et qui a du mal à réaliser ce que sa nouvelle pension va changer dans son quotidien, ainsi que dans celui de sa courageuse fille. On retrouve ce côté touchant et émouvant dans Mon Mai 1968, où la famille est elle aussi mise à l'honneur. Dans Mary, une jeune femme pense être la cible d'un énième prétendant, mais se sentira terriblement désemparée quand les rôles s'inverseront. C'est elle qui, au final, fera des pieds et des mains pour séduire un homme en apparence inaccessible. Cette nouvelle se joue de certains codes et fait assurément sourire !
La thématique de ce recueil n'en demeure pas moins assez inadaptée aux attentes que j'en avais. Quand je vois « été », je m'attends à des textes frais et pétillants, et non à des histoires de cancer ou de suicide, à l'ambiance parfois morne et déprimante.
Lien : http://www.chroniques-thalys..
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Lireoumourir
  16 septembre 2013
Commençons ce recueil de short littérature.

Ici, vous trouverez une trentaine d'histoires réparties en divers thèmes : des nouvelles courtes, d'autres très courtes (une ou deux pages), des poèmes et des mini-BD's.

J'ai malheureusement trouvé que, dans l'ensemble, les textes n'étaient pas d'une très grande qualité.

Les nouvelles, bien que pour la plupart très intéressantes, ont souvent un défaut majeur : soit un manque d'originalité, soit un style trop lourd, soit un détachement trop grand par rapport aux personnages, soit une fin trop prévisible ou simpliste. Mais cela n'empêche pas que certaines m'ont fort plues, et je pense principalement à “Et si je me faisais un cadeau ?” qui, sans être d'une énorme originalité, a le grand mérite de nous faire voir une problématique sociétale tout en nous émouvant énormément par une magnifique histoire.

Les très très courts, quant à eux, ne m'ont pas vraiment emballé… Je me doute que ces mini-nouvelles trouvent leur public, mais, personnellement, j'ai trouvé que, quand elles voulaient faire de l'humour, ça ne marchait pas, quand elles voulaient émouvoir, je ne ressentais rien, etc. Personnellement, aucune d'entre-elles ne m'a touché, alors que j'ai déjà fort apprécié d'autres textes d'une seule page. J'ai également eu du mal à trouver l'objectif de la plupart des textes, les trouvant fort plats...
Suite voir lien
Lien : http://www.lireoumourir.com/..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   11 septembre 2013
L'angoisse me prend soudain aux tripes. Ce voyage insensé dans cette cité, sa glauque opacité. Ces tuiles et ces poutres de béton, de verre et d'acier saupoudrées. Ces Flamands qui nient le français. Ces Européens qui ne "speakent" qu'en anglais. Cette franco-faune dans sa gloire perdue engoncée. Ces grues qui me guettent comme des hérons. Bruxelles, ta folie m'envahit, je me sens goujat, je me sens goujon. Chaque flocon qui tombe est une pincée de déraison. Vite, un asile. Vite, une maison. Je cabote alors en bistrots en troquets. Je pêche aux bars des mots de plein d'ailleurs. Je m'emplis des mots des conteurs du Matongé comme avec les maux déments des derniers Katangais. La sueur des griots me rend complètement dingue, la saveur de griotte m'emporte au bord de la Kriek de nerfs.

(Dans : "Libres errances : une perruche sous la neige" d'André Perchet)
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DoVerdorieDoVerdorie   04 septembre 2013
Ici, le rideau se baisse enfin
Laissant apparaître le monstre de foire
Lamentations et gémissements
Les femmes pleurent
Les hommes tournent le regard
Les ordures volent en direction de la bête
Certains vomissent
Et on cache les yeux des enfants.
Ici, ce qu'il y a de plus bas en nous s'affiche
Pas de miroirs en ce lieux,
Pour le voir,
Ceux qui se croyaient humains
Ayant redécouvert leurs pires instincts.

(Dans : "Le Monstre de foire" de Yannick Pagnoux)
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DoVerdorieDoVerdorie   29 août 2013
Rapidement, leurs travaux se concentrèrent sur la notion même du temps. Ils en appelaient à Aristote qui, déjà, s'interrogeait sur ses trois phases : passé, présent, futur. Par essence, démontrait Roberto, le passé n'existait plus puisque les événements du temps antérieur sont achevés. Le futur, ajoutait Martha, demeurait pour chaque individu une inconnue permanente : que sera demain (et seulement, demain sera-t-il) ? Restait le présent. Quelque chose à la fois toujours là, mais toujours en train de disparaître...

(Dans "À trois jours près" de Bernard Thomasson)
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