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ISBN : 9973580478
Éditeur : Elyzad (06/09/2012)

Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Textes inédits et dessins recueillis par Bernard Magnier à l’occasion des manifestations organisées au théâtre du TARMAC à Paris, début 2012, autour des « printemps arabes ».



Tunisiens, Marocains, Algériens, Égyptien, Français, Espagnole ou Belge, Libanais, Mauritanien, Haïtiens, Cubains ou Argentine de Paris, Roumains ou Bosnien, Mauricienne, Comorien ou Malgaches, Algérien d’Italie, Libyen d’Amsterdam, Haïtien de Montréal, Togolais ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
yv1
  01 avril 2013
Sous-titré Les printemps arabes vus par 50 écrivains et dessinateurs, ce livre est un recueil de textes et de dessins d'auteurs de différentes origines qui sont partis des deux mots "printemps arabes". Chacun était libre ensuite d'écrire ou dessiner ce qu'il voulait, la seule contrainte étant liée au format : 30 lignes maximum. Au départ était, début 2012, une série de manifestations et de débats artistiques autour de ce thème au Théâtre le TARMAC à Paris. Ce livre permet d'en élargir le public.
Étant donné le nombre et la variété des intervenants, le recueil est très divers. Ça commence par un dessin de Plantu, drôle, mais pas que, comme d'habitude chez le dessinateur. Et puis, arrive un texte plutôt humoristique au départ: "Comment réussir de nos jours une bonne révolution ? D'abord, se procurer un dictateur. Contrairement aux idées reçus, c'est un ingrédient assez facile à trouver au Nord comme au Sud. Attention, il circule actuellement sur le marché quelques vieux dictateurs en mal de trône." (p.12, Gustave Akakpo), dont la teneur générale n'est évidemment pas comique. Si l'optimisme et l'enthousiasme envers ces révolutions arabes sont nets : "Rien ne pourra effacer 2011. Ni les vertueux, ni ceux, et ils sont nombreux, qui veulent gâcher la fête. Cette année restera, vaille que vaille, celle où des hommes et des femmes n'ont plus eu peur et ont commencé à pousser vers la porte un ramassis de bandits et d'escrocs qui les avaient longtemps brutalisés." (p.17, Kebir Ammi), les auteurs s'attachent en majorité à la suite, qui ne semble pas forcément si bien partie que cela, mais aussi à dénoncer ce qui était en Tunisie, Égypte ou Lybie et qui est encore dans d'autres pays, Syrie en particulier : "Admirative devant le courage des peuples qui occupent les rues, mais triste de penser que les rues et les places ne sont en réalité que d'énormes échiquiers sur lesquels se jouent les vraies batailles des grandes puissances qui n'ont pour éternels objectifs que de s'enrichir toujours et encore." (p.51, Wahiba Khiari)
Certains sont assez virulents et directs en posant des questions précises, évidentes : "Printemps arabe, révolution de jasmin, qu'importe la formule qui dans sa vacuité n'apporte aucune réponse à la question que chacun se pose. Comment un mouvement qui a débuté sous les auspices de la technologie et de la convivialité du Web a fini en catastrophe salafiste ?" (p.34, Derri Berkani)
Certains auteurs, telle Jeanne Bénameur ou Hyam Yared entre autres, prennent le biais de la poésie pour s'exprimer, comme quoi la poésie est aussi très actuelle et peut coller à l'actualité. Pour finir, je me permets un extrait un peu long du texte qui m'a le plus touché, et ce n'est pas peu dire, parce qu'ils sont tous très forts :
"Vous avez pris nos corps et les avez flagellés. Vous avez pris nos mains et les avez entravées. Vous avez pris nos jambes et les avez ligotées. Vous avez pris nos bouches et les avez baillônées. Vous avez pris nos coeurs et les avez essorés. Vous avez pris nos ventres pour y creuser des gouffres. Vous avez pris nos vies et joué de nos envies. Vous avez pris nos aspirations et les avez broyées. Vous avez pris notre air et l'avez pollué. Vous avez pris nos mots et les avez pervertis. Vous avez arraché notre verbe et soufflé la haine dans nos veines. Vous avez épouvanté les faibles et terrorisé les poètes." (p.24, Yahia Belaskri)
Et comme chaque fois, chez Elyzad, le livre est beau, d'excellente qualité, papier légèrement gaufré.

Lien : http://www.lyvres.over-blog...
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ATOS
  06 décembre 2012
Les editions Elyzad nous font entrevoir ces rêves d'hiver au petit matin. Ils sont si nombreux : 50 ecrivains et dessinateurs. Si divers, si proches, si lointains. le printemps est il vraiment passé? C'est l' empreinte qu'il a laissé et que nous découvrons à travers ces textes puissants qui nous permet de prendre contact avec sa réalité. L'impatience nourrit toutes les déceptions. L'espoir porte toutes les révolutions. A lire ces mots de femmes, d'hommes, à parcourir ces dessins on comprend vite que, ce qui se vivait ce printemps là n'était pas un jeu, pas une information de plus , pas une protubérance temporelle, pas une hernie symptomatique d'une société en mal de modernité. Parce qu'il y a la peur, les regards baissés, la faim, la délation, les mensonges, les privilèges protégés et armés, parce qu'en face il y a trop de yeux fermés et de bouches édulcorées, des peuples se sont mis en marche vers l'inespéré. Ce sont nos rêves qui nous permettent cet belle échappée ! J'ai découvert une richesse du verbe, une justesse de chaque propos. Je retiens les mots de Hyam Yared : la liberté n'attend personne en position foetale. Délivrance il y aura ! Tous ces mots brodent le linge de son berceau. Un livre repère qui nous rappelle pourquoi un printemps a vu toutes les têtes se tourner vers l'autre côté de la mer.
Astrid SHRIQUI GARAIN
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
yv1yv1   01 avril 2013
Vous avez pris nos corps et les avez flagellés. Vous avez pris nos mains et les avez entravées. Vous avez pris nos jambes et les avez ligotées. Vous avez pris nos bouches et les avez baillônées. Vous avez pris nos coeurs et les avez essorés. Vous avez pris nos ventres pour y creuser des gouffres. Vous avez pris nos vies et joué de nos envies. Vous avez pris nos aspirations et les avez broyées. Vous avez pris notre air et l'avez pollué. Vous avez pris nos mots et les avez pervertis. Vous avez arraché notre verbe et soufflé la haine dans nos veines. Vous avez épouvanté les faibles et terrorisé les poètes. (p.24, Yahia Belaskri)
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yv1yv1   01 avril 2013
Rien ne pourra effacer 2011. Ni les vertueux, ni ceux, et ils sont nombreux, qui veulent gâcher la fête. Cette année restera, vaille que vaille, celle où des hommes et des femmes n'ont plus eu peur et ont commencé à pousser vers la porte un ramassis de bandits et d'escrocs qui les avaient longtemps brutalisés. (p.17, Kebir Ammi)
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yv1yv1   01 avril 2013
Admirative devant le courage des peuples qui occupent les rues, mais triste de penser que les rues et les places ne sont en réalité que d'énormes échiquiers sur lesquels se jouent les vraies batailles des grandes puissances qui n'ont pour éternels objectifs que de s'enrichir toujours et encore. (p.51, Wahiba Khiari)
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yv1yv1   01 avril 2013
Comment réussir de nos jours une bonne révolution ? D'abord, se procurer un dictateur. Contrairement aux idées reçus, c'est un ingrédient assez facile à trouver au Nord comme au Sud. Attention, il circule actuellement sur le marché quelques vieux dictateurs en mal de trône. (p.12, Gustave Akakpo)
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yv1yv1   01 avril 2013
Printemps arabe, révolution de jasmin, qu'importe la formule qui dans sa vacuité n'apporte aucune réponse à la question que chacun se pose. Comment un mouvement qui a débuté sous les auspices de la technologie et de la convivialité du Web a fini en catastrophe salafiste ? (p.34, Derri Berkani)
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Video de Bernard Magnier (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Magnier
Entrevue entre Bernard Magnier, Sonia Ristic et Valérie Cachard. Le Tarmac, janvier 2011.
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