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ISBN : 1093167297
Éditeur : Estelas (17/02/2016)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :
« Tu sais, Jenny, derrière ces murs, on enferme les petites filles qui parlent trop... »



Petite fille docile et sensible, Jenny passe les sept premières années de sa vie dans le mensonge et la douleur.

Elle survit, essaie de comprendre et subit en silence et dans les pleurs. Marquée pour toujours, elle écrit et clame ainsi publiquement les faits. Elle raconte, avec courage et détermination, la maltraitance sexuelle. Le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  27 avril 2018
Pas forcément au niveau du style et de la construction, qui n'ont rien d'original, mais au niveau de l'histoire, c'est plutôt bien..
Les descriptions sont nombreuses mais pas gênantes du tout. Elles m'ont rappelé des souvenirs et peuvent être un témoignage pour des lecteurs plus jeunes.
Elles ne sont ni pesantes ni ennuyeuses.
L'auteur a très bien su rendre le vécu et les émotions d'un enfant. Et si c'est une histoire vraie, ça n'a pas été une enfance facile !
Elle raconte avec pudeur et retenue ses traumatismes.
C'est un bon témoignage d'une enfance difficile et d'une adaptation résignée d'auto-défense face aux circonstances successives.
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labibliothequedurat
  20 février 2016
« Tu sais, Jenny, derrière ces murs, on enferme les petites filles qui parlent trop... »

Petite fille docile et sensible, Jenny passe les sept premières années de sa vie dans le mensonge et la douleur.
Elle survit, essaie de comprendre et subit en silence et dans les pleurs. Marquée pour toujours, elle écrit et clame ainsi publiquement les faits. Elle raconte, avec courage et détermination, la maltraitance sexuelle. le ton, d'une sobriété pudique, est celui d'une violence rentrée et maîtrisée sous forme d'interrogations quant au rôle d'une mère dans le déni. Car plutôt que de se concentrer sur la pathologie et les agissements du prédateur et d'accuser, Mensonges et Faux-semblants évoque avant tout le comportement des proches, mère et grand-mère, englués avec complaisance dans leurs mensonges, leur passivité et leur confort organisé. Toute l'originalité de ce récit se situe dans l'évocation d'une tacite malfaisance familiale et pose la question d'une résilience possible.
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DrunkennessBooks
  06 mai 2017
Je tiens tout d'abord à remercier l'auteur, Martine Magnin, pour nous avoir proposés de découvrir l'une de ses oeuvres : Mensonges et Faux-Semblants.
Martine Magnin nous propose ici un récit marquant en nous livrant le témoignage d'une petite fille, Jenny, victime d'abus sexuels de la part d'un proche. En réalité, Jenny n'est pas une simple enfant. Jenny, c'est l'auteur. Et ce récit est d'autant plus poignant qu'il s'agit d'un récit autobiographique. Une fois cette donnée intégrée, on ne peut qu'être surpris face à la sobriété et à la pudeur que l'auteur montre en nous livrant les durs évènements de son passé. Elle installe même une certaine distance avec l'enfant qu'elle a été sans pour autant tenir à distance son lecteur. Très sobre, voire presque froid par moment, le ton employé en est paradoxalement que plus violent. le lecteur n'est pas épargné par l'histoire de cette petite fille qui subit en silence et c'est avec émotions que les pages ont défilé les unes après les autres.
J'ai trouvé le récit très perturbant et bouleversant. Lire Mensonge et Faux-Semblants, c'est plonger au coeur d'une histoire de famille, l'histoire de sa famille, son histoire. Si pour l'auteur, c'est un moyen d'extérioriser sa douleur, c'est également un témoignage de faits graves volontairement tus, non pas par elle, mais par ses proches. La passivité de certains membres de la famille était telle que le lecteur ne peut que se sentir frustré et choqué par un tel comportement. En même temps, il s'agit d'un témoignage et c'est ce qui rend certains passages particulièrement difficiles… Quand la petite fille, Jenny, se tait et nous fait part de toute la douleur qu'elle ressent, on a envie qu'elle crie et de crier pour elle, de l'aider à s'en sortir.
Passivité de la famille, souci des apparences, culpabilité pesante… Autant de sentiments complexes qui malgré tout n'empêchent pas l'amour d'une enfant pour sa mère et sa grand-mère. Peut-on grandir sans amour ? En fermant les yeux sur les actes de son conjoint, est-ce à dire que la mère ne ressent aucun amour pour son enfant ? Difficile d'en tirer une conclusion ici car si la mère n'a pas réussi à sauver son enfant (a refusé ?), lui a-t-elle pour autant refuser son amour ? Son déni aura des conséquences terribles non seulement pour sa fille mais aussi pour elle-même. Malgré tout, Mensonges et Faux-Semblants laisse la place à l'espoir et à la joie grâce à cette enfant qui, en dépit de tout, témoigne d'une grande force.
Mensonges et Faux-Semblants est une histoire difficile et, en même temps, une histoire qui laisse entrevoir un espoir : celui d'une vie meilleure. En dépit de ce qu'il lui est arrivé, l'auteur témoigne d'une force incroyable et d'une volonté à toute épreuve. Un récit intime qui ne peut laisser indifférent !
Lien : http://drunkennessbooks.blog..
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laetitia350
  06 avril 2016
On pourrait penser à un roman, une belle fiction mais cette fois Martine Magnin se livre dans un récit autobiographique des plus touchants et vraiment magnifique. Elle ose parler et ne plus se taire. Elle nous offre un univers, le sien vécu, celui qu'ont côtoyés tant d'autres du vieux Paris. L'atmosphère pittoresque des vieux métiers, un peu comme l'univers de la Môme Piaf. Elle plante là le décor de son propre destin, tendre et difficile, perturbé, qui s'achève sur une grande note d'amour autant que le pardon qui reste bloqué en elle.
Une enfance ballotée, fragilisée et écorchée qui reprend vie peu à peu sous le soleil et la bienveillance, la musique et son père, ce héros fantôme et discret. Progressivement, Martine nous brosse son portrait de femme. On se construit par les aventures belles ou douloureuses de l'enfance.
Au sortir de son livre, on entend encore, les rires et les larmes, le saxo qui vibre , le cliquetis des aiguilles à tricoter, le petit moteur de la machine à coudre, et les visages de sa jeunesse flottent encore autour de nous. La petite fille délicieuse trône encore dans les esprits, derrière le fauteuil. Entre Paris et le Sud...
Un récit bouleversant et plein d'espoir. Un récit d'amour également dont Poppy serait fier...

Lien : http://leslecturesdelaeti.ek..
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denisarnoud
  02 mars 2016
« C'est le moment précieux où le doute envisage de laisser la place au calme.
C'est le moment où mes parts d'ombre et leur nuisance lâchent prise pour accueillir le réconfort d'une paix fragile.
C'est le moment où les fantômes sont contraints d'affronter la lumière du jour.
C'est aussi celui où les bons génies doivent être enfin remerciés. »
Martine Magnin revient dans cet ouvrage sur son enfance. Une enfance basée sur le mensonge et les faux semblants. Pour prendre un peu de recul par rapport à son histoire, pour nous révéler les faits de manière plus froide, elle donne à son personnage le nom de Jenny.
La suite de ma chronique sur mon blog : lien ci-dessous
Lien : http://leslecturesduhibou.bl..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
denisarnouddenisarnoud   02 mars 2016
C’est le moment précieux où le doute envisage de laisser la place au calme.
C’est le moment où mes parts d’ombre et leur nuisance lâchent prise pour accueillir le réconfort d’une paix fragile.
C’est le moment où les fantômes sont contraints d’affronter la lumière du jour.
C’est aussi celui où les bons génies doivent être enfin remerciés.
Commenter  J’apprécie          70
laetitia350laetitia350   01 novembre 2016
« Tu sais, Jenny, derrière ces murs, on enferme les petites filles qui parlent trop... »
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