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France Meyer (Traducteur)
EAN : 9782070384235
192 pages
Éditeur : Gallimard (13/11/1991)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Avril, mois de la poussière et des mensonges.
Une péniche amarrée à une berge du Nil, au Caire. Chaque soir, s'y réunit la " famille ", composée de sept personnes : une traductrice, un écrivain, un critique, un comédien, un avocat, un homme d'affaires, enfin, Anis Zaki, modeste fonctionnaire, mais homme de grande culture, leur hôte à tous, et leur obligé. C'est lui, assisté du vieil Abdu, qui prépare le narguilé. Un jour, une jeune journaliste, Samara Bahjat,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
DOMS
  08 novembre 2014
Au bord du Nil, au Caire, quelques péniches sont amarrées. Dans celle-ci vit Anis, un fonctionnaire, et son serviteur. Et surtout, viennent là, presque chaque soir, une nouvelle famille, celle recomposée grâce aux amis, ceux avec qui on fume la chicha, ceux avec qui on refait le monde. Ils sont six ou sept à se retrouver là, depuis longtemps, pour ce rituel immuable que rien ne peut perturber. Mais voilà, l'un d'eux amène avec lui Samara, une jeune femme journaliste. Même si elle apprécie de se retrouver là avec eux, elle ne comprend pas leurs habitudes et leur manque de sobriété, et va les pousser dans leurs retranchements. Eux qui sont prêts à refaire le monde, que sont-ils capables de faire de leur propre monde, celui dans lequel ils se complaisent soir après soir, dans cette facilité de gens qui parlent et critiquent, mais qui au final n'agissent pas.
On retrouve dans ce roman de Mahfouz toute la magie, la lenteur, la richesse de l'orient. le plaisir de partager, les discussions sans fin sur les sujets de la vie, politique, sentiments, l'amitié forte entre les personnages, jusqu'au point de non-retour. On se sent bercé au rythme lent du Nil qui clapote sous le plancher de la péniche, on voit les bateaux, amarrés là sans bouger, on respire les odeurs du narguilé et les vapeurs embrumées de ces compagnons de bavardages perpétuels. La dérive tient plus dans les mots, les rêves, les paroles, sur ce bateau ancré au bord des rives magiques du Nil, dans ces journées, ces soirées ponctuées par l'appel du muezzin.
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Blanchefleur321
  04 juin 2020
C'est un ecrit que je viens a peine d'achever. Il m'a emue. Je ne suis pas specialiste de la litterature egyptienne mais j'ai ete d'autant plus touchee par les images poetiques et realistes de problemes de la societe du pays. Ces Derives sur le Nil est comme un espace perdu dans L Histoire ou les protagonistes se refugient chaque apres-midi ou presque pour vivre un oubli dans le Temps, dans les effluves de l'opium Ce sont des personnages aises et intellectuels et artistes du milieu du cinema, ceux interesses par les femmes, l'amour le sexe libre. Il y a des femmes aussi, libres et liberees en rupture constante avec leurs maris infideles,oubliant dans cette situation feerique, leurs malheurs et leurs problemes., en vivant pour un peu leurs reves de jeunesse, ces femmes etant une traductrice au Ministere, libre et feministe celibataire bien preservee physiquement mais recelant dans son physique au tour des yeux un un trouble devorant, la femme au foyer du milieu aise torturee par l'infidelite de son mari le punisant de ses incartades, voulant le divorce mais devoree peut-etre dans le coeur par son sentiment maternel. Il y a des seducteurs du cinema, ceux qui introduisent les femmes dans leur milieu, un seducteur invetere et sans coeur ,les cherchant double son age en les plant la a qui les veut a ses compagnons. Il y a un avocat torture par une quete d'absolu, infidele cherchant un detour dans l'irreel de sa realite politique decevante, un critique de l'art qui cherche la verite la ou il ne peut pas la trouver, contraint a jouer son jeu qui est souvent ,insincere, hypocrite, un mari a deux femmes qui les trompent sans arret, cherchant une issue dans l'introductions des femmes qui viennent.,tel un autre qui est possesseur de l'immeuble a ouer donc oisif,et ecrivain d'une nNouvelle du flutiste,ecrit depuis longtemps sans donner de suite d'autres ecrits, ecrit peut-etre apres coup de ses deboires de l'opium, hachich. Et le personnages dont la conscience penetre comme idee -fil leurs conversations a baton rompus est le personnage d'Anis, un geant interessant,paysan'irigine ,ais cultive et de vaste culure, un lecteur interessae de problemes d'Egypte, esprit vogunt, malhwureux trouble, divaguant et extravaguant,le seul heros de ce petit cercle de gens cherchant la paix de leur situations de salaud, Anis cherche et ne trouve pas cette paix sauf en abusant en en abusant tropet cette situation se repercutant dans son travail comme fonctionnaire a bas d'echelle au Ministere de la sante. le roman debute avec lui notant sa situation mi-cocasse mi serieuse, tragique dans un refuge des pensees hors du temps; sa conscience note toute la tragedie de ses circonstances en cet Avril de fou ou tout peut arriver , comme dans le monde depuis les temps immemoriaux. Il est bourre de hachis et subit les consequemces graves car il en est absorbe qu-ilvoit autrement,ilvit dans le paraitre il est considere par ses compagnons comme leur ange gardien qui se soucie d-eux car il est toujours la seulavec un veritable geant, celui d-Abdoullah quiest un vieillard mythique, religieux et pourvoyeur de femmes pour ce cercle de fuyard. Roman de mille et une nuits Roman de reves rompus, de desillusions. La raison que je luidonne 4 etoiles est qu' il y a des choses des parties que je ne comprends pas, le soufisme entre autres. Bref c'estun roman captivant quime plait , me ravit par sonimaginaire. Cet Anis est interessant, sa difference, son portrait , des bribes de son histoirem sa denonciatiin des autres, sa sincerite mais aussi son impuissance, sa folie toute proche. J'aime Excuse mon francais.
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Flocava1
  16 juillet 2019
Même si ce livre est moins évident que Chimères on ne le lâche pas , on est sur le Nil en plein Orient et on suit ces bouts de vies et surtout ces conversations . Avec l'écriture ensorcelante de Mahfouz. En écrivant cette critique je sens encore les parfums d'orient de mon imaginaire à la lecture de ce livre
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   27 avril 2017
L'attente a quelque chose de réellement éprouvant. Attendre que la magie de la tasse enchantée agisse ! L'attente est une sensation qui appelle l'insomnie et que seul le baume d'éternité peut guérir. Avant cela, le Nil n'est pas ton ami, les vols de pigeons blancs non plus. Tu regardes d'un œil angoissé s'écrouler l'assemblée, comme tu vois s'écrouler toutes les fins. La lune qui se lève sur les branches d'acacias intensifie cette obsession sans apporter d'apaisement. Tout reste semblable à tout, et même s'il a bien agi, les remords le poursuivent. Le désarroi le prend devant n'importe quelle sagesse, sauf devant celle qui enterre toutes les maximes. Que la souffrance régressive aille s'adresser à la magie, au point de non-retour. Lorsque nous émigrerons vers la Lune, nous serons les premiers pèlerins à fuir le néant pour le néant. Hélas ! comme je regrette la toile de l'araignée qui chanta un soir dans notre village, accompagnée du coassement des grenouilles... Peu avant la sieste, j'entendis Napoléon accuser les anglais de le tuer avec un poison lent. Mais il n'y a pas que les anglais qui tuent de cette manière...
Page 93
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SophiePatchouliSophiePatchouli   14 juin 2016
Le souffle d'une brise venue du pont attisa les braises du narguilé. La fébrilité d'Anis s'intensifia, et sur son large visage une béatitude immobile s'épanouit. Il déclara que celui qui avait fait de l'histoire de l'humanité un cimetière glorieux ornant les étagères des bibliothèques ne l'avait pas privés d'instants parfumés de bonheur.
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SarahcarabinSarahcarabin   05 août 2012
L'absurde, c'est la perte du sens, le sens de n'importe quoi. L'anéantissement de la foi, la foi en n'importe quoi. La vie s'écoule sous l'impulsion de la nécessité, sans conviction et sans véritable espoir. Cela se répercute sur la personnalité sous forme de prostration et de nihilisme, et l'héroïsme devient légende et dérision. Le bien et le mal se dressent côte à côte, et l'un des deux s'avance - quand il s'avance - poussé par l'égoïsme, la lâcheté ou l'opportunisme. Toutes les valeurs périssent, et la civilisation s'achève... Parmi ce qu'il faut étudier au cours de cette démarche, c'est la question des faux dévots. Ils ont la foi, mais ils se comportent dans la vie de façon absurde ; comment expliquer cela ? Est-ce une fausse compréhension de la religion, ou est-ce que leur foi n'est pas véritable mais routinière et sans racines, masquant les formes les plus viles d'opportunisme et d'exploitation ?
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gavarneurgavarneur   25 avril 2017
Des yeux ont veillé et des yeux ont dormi
Pour des choses qui sont, ou bien qui ne sont pas.
Bannis de ton esprit les soucis,
Car les soucis sont porteurs de folie.
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SophiePatchouliSophiePatchouli   27 juin 2016
Il était aveugle , donc il ne voyait pas. Le fil s'est rompu, engloutissant quelque chose de splendide... L'important, c'est de garder... Garder quoi ? Demain, nous aurons un travail épuisant pour la clôture des comptes... Dans la prison des archives... Le musée des insectes... Quant aux moustiques, ce sont des mammifères.
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Vidéo de Naguib Mahfouz
Rencontre avec Naguib Mahfouz.
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