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Rania Samara (Traducteur)
ISBN : 2742774068
Éditeur : Actes Sud (02/04/2008)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Othmân Bayyoumi, jeune fonctionnaire nouvellement promu, prend ces fonctions au service des Archives.

Il est présenté à sa hiéarchie et finalement à Son Excellence, le directeur général. Issu d'une famille modeste, conseillé par son maître de l'école coranique, il a poursuivi ses études secondaires.Othmân devient ensuite un serviteur de l'Etat zélé dont la dévotionreligieuse ne peut s'exprimer que dans l'accomplissement d'une carrière jusqu'au huitièm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
bilodoh
  22 septembre 2014
Une drôle d'histoire que ce court roman du lauréat du Nobel de littérature 1988.

Il raconte la vie d'un Égyptien qui devient fonctionnaire et qui vise le poste de « Son excellence », le poste de directeur général. L'homme est doué, il travaille fort et n'hésite pas à sacrifier ses amours et ses loisirs pour atteindre son but qui semble une véritable quête mystique. Il ne lui répugne pas non plus de flatter ses supérieurs ou de leur rendre des services personnels.

On ne sait si on doit en rire ou le prendre en pitié, s'il s'agit de caricature ou de satire sociale. Ne connaissant pas bien le pays, j'ai comme une impression d'un humour « d'initiés », d'un contexte étranger dont je n'apprécie pas toute la subtilité.

Une lecture facile, un texte plein de réflexions sur le travail et le sens de la vie, mais une philosophie parfois un peu tordue, à prendre à contre-pied.
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kathel
  15 juin 2018
Othmân Bayyoumi est un jeune homme d'origine modeste qui, dès qu'il accède à la fonction publique, n'a plus qu'un seul objectif : gravir les échelons qui le séparent du poste de directeur général. Son ambition a une influence sur tous les aspects de sa vie, une vie familiale inexistante, une vie sentimentale des plus limitée, même son quotidien n'est asservi qu'à son ambition et à une religiosité qui semble ne poursuivre également qu'un seul but.
Ce roman assez court dessine le parcours d'un personnage pour lequel on ne peut guère éprouver de sympathie, car il n'a rien du bon vivant comme Naguib Mahfouz en place souvent dans ses romans, et même lorsqu'il noue une relation amoureuse, il reste obnubilé uniquement et pleinement par son ambition, qui n'est autre que la recherche d'une forme de bonheur…
La vie d'Othmân Bayyoumi est une caricature de la fonction publique égyptienne, qui est, comme l'auteur le souligne avec malice, la plus ancienne au monde. Cet ambitieux n'a rien d'aimable, et son ascension n'est pas forcément palpitante, mais il est toujours plaisant de retrouver l'auteur, même si je préfère ses fresques peuplées de personnages plus colorés comme la trilogie Impasse des deux palais, le palais du désir, le jardin du passé, ou son roman qui regarde plus du côté des contes orientaux, non sans écorcher au passage l'Égypte contemporaine, Les fils de la médina.
Le roman dont je parle aujourd'hui, quoique court et simple à lire, présente parfois quelques difficultés à se repérer parmi les noms propres des différents supérieurs d'Othmân. Les personnages féminins sont par contre plus incarnés, plus vivants, même si malheureusement pour le personnage, il les néglige au profit de son travail. de plus, et cela est dû sans doute à la personnalité d'Othmân, les dialogues peuvent sembler emprunts de raideur et de componction. Notre scribe est loin d'être un joyeux luron !
Bref, une lecture pas désagréable du prix Nobel, mais pas vraiment marquante, et si vous ne connaissez pas ses écrits, je ne vous conseillerais pas de commencer par ce roman, pour un premier contact, parmi plusieurs dizaines d'autres.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Seddouqiya
  23 décembre 2017
(29/05/2016)
Le fonctionnaire "huitième échelon" Othman Bayyouni n'est qu'un seul but dans la vie : grimper jusqu'au premier échelon et devenir directeur général.
Il se consacre corps et âmes à son objectif, s'impose une avarice extrême , trahit les femmes auxquelles il avait fait miroiter un beau mariage car il ne voudrait pas que son travail pâtisse d'une vie en couple, et pour tromper sa solitude, fréquente une prostituée.
Paradoxalement, il fait preuve également d'une certaine religiosité, s'en veut pour ses pêchés et voit dans sa course au premier échelon une illustration de la lutte de tout croyant pour adorer Dieu comme il se doit ... A ce titre, la métaphore filée qui court dans tout le romain est vraiment impressionnante. Une manière de montrer comment on peut diviniser son carriérisme en le mettant au-dessus de tout !
La corruption est évoquée mais elle n'est pas le sujet principal du roman, qui invite surtout à s'interroger sur le sens d'une vie dédiée entièrement au travail et aux ambitions matérialistes. On en ressort avec une profonde pitié pour ce petit personnage dont la vie et les pensées tournent uniquement autour de l'ambition de devenir directeur.
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DanR
  16 mai 2013
Le parcours et la carrière d'un fonctionnaire égyptien en 150 pages légères, drôles, un peu triste également sur et homme qui voit sa vie filer sans être sûr d'atteindre son but: l'Excellence.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   22 septembre 2014
Dans l’histoire de l’Égypte, la fonction publique est une institution sacrée à l’égal du Temple, le fonctionnaire égyptien était le plus ancien fonctionnaire de l’histoire. Si dans les autres pays, la figure emblématique était celle du combattant, du politicien, du fabricant ou du marin, en Égypte, c’était bien celle du fonctionnaire. […] Le pharaon lui-même n’était rien d’autre qu’un fonctionnaire nommé par les dieux du ciel pour gouverner la vallée du Nil … (Ed. Sindbad, p. 126)
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bilodohbilodoh   22 septembre 2014
Il se disait que sa vie était un courant ininterrompu qui avançait dans le canal de la lumière et de la connaissance, qui se ramifiait dans tous les domaines de la pensée, animée par une ferveur incommensurable pour le divin. (Éd. Sindbad, p.27)
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CCocoCCoco   02 novembre 2014
L'attente se prolongea. Les jours passèrent. Il se dit : Voici sept années passées à un seul échelon, à ce rythme, il me faudrait soixante quatre ans pour accéder au grade de mes rêves, celui du directeur général qui avait allumé de prime abord le feu sacré en son coeur. Il ne l'avait plus revu depuis le jour où il lui avait été présenté parmi les nouveaux fonctionnaires. Son plaisir consistait à se tenir à un certain endroit du carrefour, observant le cortège du directeur au moment de quitter le ministère avec la solennité et la consécration d'un monarque. C'était cela l'obectif de sa vie, sa signification et sa grandeur !
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DanoutchaDanoutcha   28 novembre 2012
"Il leva les yeux au cielet vit les étoiles qui veillaient, immobiles en apparence, car rien dans l'univers n'était vraiment figé. Il se dit que Dieu avait créé les belles étoiles pour nous forcer à lever notre regard. Mais un jour elles se pencheront sur la terre et ne trouveront aucune trace de nous. Le véritable sens de notre existence ne s'incarne que par la sueur et le sang"
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rkhettaouirkhettaoui   22 janvier 2019
Il se disait que, depuis toujours, la poésie était le meilleur moyen pour se rapprocher des grands et pour briller dans les cérémonies officielles, c’était donc une perte énorme d’avoir échoué à cette besogne. Nonobstant, la poésie constituait la voie royale pour exceller dans les domaines de la prose et de la rhétorique qui n’étaient pas moins prestigieux pour la réussite espérée. L’éloquence était requise, son cœur le lui disait, autant que les langues étrangères, sinon plus. Tous ces savoirs étaient utiles, le temps viendra où leur valeur augmentera à la bourse des spéculations bureaucratiques, car le fonctionnaire ne vit pas seulement de rapports financiers. Oui, il devait se munir d’une part utile de tous les savoirs, parce qu’il pourrait en avoir besoin un jour, qui sait. Il se disait que sa vie était un courant ininterrompu qui avançait dans le canal de la lumière et de la connaissance, qui se ramifiait dans tous les domaines de la pensée, animée par une ferveur incommensurable pour le divin.
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Vidéo de Naguib Mahfouz
Rencontre avec Naguib Mahfouz.
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