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ISBN : B0000DOFMB
Éditeur : Efr (30/11/-1)

Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Vers et proses du poète soviétique Vladimir Maïakovski (1893-1930) qui ont été choisis, traduits et commentés par Elsa Triolet (1896-1970) et qui sont précédés de ses souvenirs sur le poète révolutionnaire qui fut un immense provocateur et qui demeure une figure mythique du mouvement futuriste.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
astapenko_lidia
  02 décembre 2014
Magnifique
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nansyhanna
  26 mai 2016
délice !
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   02 avril 2019
La flûte des vertèbres


I –Extrait 4

Les lèvres serrées,
pas un cri ne lâchera
ma bouche mordue jusqu’au sang.
Comme à une queue de cheval attache-moi aux comètes,
et fouette !
que mon corps se déchire aux pointes d’ étoiles.
Ou encore :
lorsque mon âme migratoire
fronçant un sourcil obtus
viendra devant ton tribunal,
lance
la Voix Lactée, fais-en une potence,
et, pends-moi, si tu veux, je suis un criminel.
Fais tout ce qu’il te plaira.
Veux-tu m’écarteler ?
Je te laverai moi-même les mains, à toi, le juste.
Seulement, -
enlève cette maudite,
dont tu as fait ma bien-aimée !

Mon pas dans les rues écrase les verstes.
Que faire de l’enfer qu’en soi l’on abrite ?
Qui donc, quel Hoffman céleste
a pu t’imaginer, maudite !
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   03 avril 2019
La flûte des vertèbres


II – Extrait 5

Il m’est échu d’être tzar, ‒
c’est à l’image de ton petit visage,
sur l’or solaire de ma monnaie,
que j’ordonne à mon peuple :
frappe !

Et là-bas,
où le monde se fane dans la toundra,
où le vent du Nord marchande avec le fleuve,
je gratterai sur la chaîne le nom de Lili
et j’embrasserai la chaîne dans les ténèbres du bagne.

Alors , écoutez, vous qui oubliez que le ciel est bleu,
le poil hérissé
comme celui des bêtes !
Ceci est peut-être
le dernier amour du monde
embrasé d’un rose de poitrinaire.
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   02 avril 2019
La flûte des vertèbres


I –Extrait 2

Moi,
créateur de tout ce qui est fête,
je n’ai personne pour partager ce jour.
Je vais tout de suite m’écrouler,
me fracasser le crâne sur le Nevsky de pierre.
Voilà, j’ai blasphémé.
J’ai hurlé partout que Dieu n’existe pas,
et Dieu des profondeurs torrides fit sortir celle
devant qui la montagne se trouble et frissonne
et il commanda :
tu l’aimeras !

Dieu est content.
Dans l’abîme, sous le ciel,
l’homme harassé s’ensauvage et s’éteint.
Dieu se frotte la paume des mains.
Il se dit, Dieu :
attends un peu, Vladimir !
Et c’est lui, encore lui,
Pour que nul ne puisse deviner qui tu es,
qui a inventé de te donner un mari véritable,
de garnir le piano de musique humaine.
Que soudain l’on se glisse par la porte de la chambre,
que l’on fasse un signe de crois au-dessus du duvet,
je sais –
cela sentirait le poil roussi
la fumée souffrée d’un chair de diable.
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   03 avril 2019
La flûte des vertèbres


II – Extrait 3

Que tu sois promise de l’autre côté de l’eau,
que tu te caches dans la niche de la nuit, -
je te baiserai à travers le brouillard de Londres
des lèvres de feu de ses réverbères.

Que dans le désert torride tu étires des caravanes,
là où les lions se tiennent sur leur garde, -
et je poserai pour toi,
sous la poussière, déchirée par le vent,
ma joue brûlante de Sahara.

Que tu habilles d’un sourire les lèvres,
que tu regardes –
qu’il est beau le toréador !
et soudain
je lancerai dans les loges la jalousie
de l’œil mourant du taureau.

Que tu portes sur le pont un pas distrait,
pensant :
« Il ferait bon en bas ».
Et c’est moi qui coule sous le pont, je suis la Seine,
je t’appelle,
je montre mes dents pourries.

Qu’avec un autre tu allumes dans le feu des trotteurs
Strelka ou Sokolniki,
et c’est moi, grimpé là-haut, là-haut,
qui attends, petite lune languissante et nue.
+ Lire la suite
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Marti94Marti94   10 mai 2014
Je lis comme on se saoule.
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Videos de Vladimir Maïakovski (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vladimir Maïakovski
Une Vie, une œuvre : Vladimir Maïakovski (1893-1930)
Par Catherine Pont Humbert et Gilles Davidas. Émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 28.05.2006.
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