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ISBN : 2843379555
Éditeur : Anne Carrière (30/08/2019)

Note moyenne : 1.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
À l’aube de la quarantaine, Corinne Zed – écrivain à succès et spécialiste de Stendhal – voit sa vie lui échapper : son mari l’a quittée, elle n’a plus d’argent, plus d’inspiration et doit rendre les clés de sa luxueuse villa pour un studio dans un quartier populaire. Mais quand elle tombe sous le charme de Marco Di Giacopo, une figure de l’extrême gauche italienne, ancien poseur de bombes, partisan de la lutte des classes, Corinne décide de mordre la vie à pleines ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
si-bemol
  16 septembre 2019
Fidèle à l'étiquette d' “héroïne de la contre-culture” que lui a attribuée le New York Times, l'auteur prétend, au travers de ce roman, poser un regard critique et politiquement incorrect sur tout ce qu'elle dépeint… Il en résulte un texte hybride qui n'est pleinement ni un roman ni un essai, et où prédomine un discours délibérément et systématiquement provocateur. Cette posture intellectuelle a peut-être valu une certaine notoriété à Corinne Maier avec “Bonjour paresse” ou “No kids”. Dans "A la conquête de l'homme rouge" - c'est-à-dire dans le cadre d'une fiction romanesque qui suppose une histoire, des personnages et un style - cela ne fonctionne tout simplement pas, faute d'autres arguments à faire valoir.
L'intrigue, ultra-mince (les tribulations improbables d'une petite bourgeoise à la conquête du coeur de son nouveau héros révolutionnaire), est totalement téléphonée et dénuée d'intérêt ; la narratrice, insupportable mélange de vanité, de snobisme, de cynisme et d'arrogance, est totalement caricaturale et les autres personnages (y compris le fameux “homme rouge”) ne sont guère que des fantômes et des stéréotypes ; l'écriture est banale et sans recherche ; quant aux situations, elles sont artificiellement plaquées dans le récit en une succession de scènes qui s'enchaînent sans aucun travail de construction narrative. Il n'y a, dans ce roman, aucune émotion, aucun vécu, aucune intériorité, aucun ressenti authentique et profond… juste la mise en scène maladroite d'éléments, humains ou contextuels, dont l'unique raison d'être est de permettre l'expression d'un discours sociologico-politique envahissant qui se veut à toute force iconoclaste et dérangeant.
Cette dérision systématique, à tout propos, à longueur de pages et sans discernement, je ne l'ai trouvée ni drôle, ni pertinente, ni même réellement choquante tant son outrance sans limite finit par la discréditer (par exemple, à la page 163 : “J'oublie très vite les réfugiés, ceux qu'on appelle des migrants, qui s'entassent sous le métro aérien. Ça n'a jamais fait de mal à personne de changer de pays ; moi aussi je suis une migrante, une sans-frontière qui voyage De Stendhal à Lénine” A quoi je vous réponds, Madame Maier : Non, on ne peut pas rire de tout, on n'en a absolument pas le droit, dès lors qu'il s'agit de la souffrance d'autrui !...)
Cette logorrhée interminable et creuse, cette ironie racoleuse et cette absence délibérée d'empathie qui confine parfois à la bêtise, je les ai surtout perçues comme la stratégie quelque peu dérisoire d'un auteur qui, à défaut d'avoir réellement quelque chose à dire et à défendre, tente de réutiliser une recette qui lui a déjà servi et utilise la provocation pour créer la polémique, attirer l'attention et “faire le buzz”... Ce n'est, malheureusement - ou heureusement -, pas suffisant pour réussir un livre.
Au final, "A la conquête de l'homme rouge" est un pamphlet déguisé en roman qui a tenté de revêtir les habits de la fiction pour gagner en épaisseur et élargir - peut-être - son lectorat. Mais la tentative est maladroite, le projet mal construit, le propos contestable, et l'essai, au moins pour moi, est totalement raté.
Un roman que j'ai absolument, totalement, détesté !
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Lucillius
  07 août 2019
Un livre très drôle qui se lit très rapidement. Suite à une rupture notre héroïne veut à tout prix conquérir Marco, figure de l'extrême gauche italienne et son statut d'intellectuelle spécialiste De Stendhal, issue d'une famille bourgeoise de droite semble un obstacle majeur à cette idylle. Et si on pouvait changer de bord politique pour réussir à draguer ? C'est tout ces questionnements sur ce qui est de gauche qui rendent le texte très récréatif et nous livre une critique de notre société superficelle. J'ai beaucoup aimé Corinne qui n'a pas froid aux yeux et n'a pas sa langue dans sa poche ! Seul hic est-ce que ce livre ne paraîtra pas vite daté ?
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
mailys_babeliomailys_babelio   11 juillet 2019
Me voilà en train de faire le ménage pour la première fois de ma vie. Je range, j'emballe, je nettoie, je bouffe de la poussière. Déménager, c'est un vrai cauchemar pour ceux qui détestent se servir de leurs mains ; le travail manuel, c'est sale et ennuyeux.
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Videos de Corinne Maier (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Corinne Maier
Corinne Maier intervient sur OummaTV.TV à l’occasion de la parution de son dernier livre « Manuel de savoir-vivre en cas d'invasion islamique » (édition Michalon) co-écrit avec Frank Martin.
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