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EAN : 9782228895170
352 pages
Payot et Rivages (17/03/2004)
4.18/5   97 notes
Résumé :
"En janvier 1935, Ella Maillart quitte Pékin en direction de l'intérieur avec son compagnon Peter Fleming, correspondant au Times... Il s'agit de traverser la Chine d'est en ouest, d'atteindre les oasis interdites du Sinkiang, berceau voici mille ans d'une vieille culture d'origine arménienne, et de là gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. Clandestinement, car le Turkestan chinois, dont la population est ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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MELANYA
  26 novembre 2021
Eh oui, je reviens avec la chère écrivaine suisse, Ella Maillart, grande voyageuse écrivaine, un mythe (comme Alexandra David-Néel) pour son livre : « Oasis interdites », un périple encore bien hasardeux : 6.000 kilomètres : six mois.
« Oasis interdites » est un voyage « encore » hors du commun. Ella part de janvier à septembre 1935 sur la route de Pékin à Kachgar. Elle traverse ainsi l'Asie centrale du Koukou Noir, du plateau de Tsaidam, ….. de Kachgar et des cols de Hounza. le gouvernement n'a pas fermé cette route (il n'y a même pas pensé) car elle est « malaisée » (je préfère « dangereuse »).
C'est son second voyage dans cette région car trois ans plus tôt, elle avait parcouru le Turkestan soviétique que des révolutionnaires voulaient occidentaliser (cf « Des Monts célestes aux sables rouges »). Elle peut donc réaliser son rêve, envoyée par « le Petit Parisien », car ces terres lui sont chères. Elle tient à savoir ce qui se passe dans cette région interdite : il y a un grand bouleversement entre les Nationalistes et les Communistes.
C'est clandestinement qu'elle voyage : train, bus, caravanes… Elle fait ce voyage avec un correspondant du Times, Peter Fleming, et tous deux ont des visions opposées : lui désire revenir le plus rapidement possible à Londres alors qu'elle, se sent chez elle : le paysage est tellement magnifique !
Il faut, bien entendu, tromper les autorités chinoises en rusant, pour s'approcher d'une région déjà rebelle, partagée entre des zones d'influence, la culture russe, la culture chinoise, ainsi que d'autres.
Le lecteur suit les deux voyageurs et voit tous les inconvénient qui leur arrivent – des puces - il y a des moments joyeux – d'autres plus sérieux – des informations sur la politique où règne la magouille – des descriptions des paysages - un voyage hors du commun d'une voyageuse hors du commun.
Un livre préfacé par Nicolas Bouvier : « Je suis resté dans l'ombre bénéfique de cette lecture longtemps après l'avoir achevée. Je crois que le principal mérite de ce récit magnifique est d'être aussi un livre heureux.
Nicolas Bouvier. «
Qui aime les écrivains voyageurs qui n'ont peur de rien ni de personne, ne peut qu'aimer Ella Maillart et qui l'aime, la suive et rêve avec « Oasis interdites ».

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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raton-liseur
  19 juin 2012
Ella Maillart est comme une icône du récit de voyage, mais j'ai toujours hésité à la lire, ne comprenant pas bien le mélange de ses exploits sportifs et de ses voyages. Suite à un portrait que je qualifierais d'attachant et de lumineux dans l'émission hélas maintenant disparue « Partir avec… » de Stéphanie Duncan (que j'ai déjà cité à plusieurs reprises comme inspiration pour des lectures), je me suis finalement décidée à franchir le pas.
Je ne m'étais guère trompée, et je ne sais toujours pas pourquoi Ella Maillart entreprend ses voyages. Que cherche-t-elle ? L'amour du risque et de l'interdit, la difficulté et le dépassement de soi ? Ce livre est à l'image du bercement monotone du cheval sur le dos duquel elle parcourt tant de kilomètres d'un interminable désert. On y apprend finalement peu de choses sur les zones traversées, hormis quelques anecdotes assez insignifiantes sur les conditions du voyage et les démêlés avec l'administration.
Pourtant, étrangement, j'ai lu ces quelques trois cent pages de longues chevauchées avec plaisir, emportée par les pas des chevaux et des ânes successifs qu'Ella Maillart monte, ou mettant mes pas dans ses pas qui font s'ébouler les dunes de sable ou de rocs. Je ne sais comment, dans ce texte qui égraine les jours et les heures monotones, Ella Maillart réussit à transmettre son bonheur d'être à sa tâche quotidienne, heureuse des efforts et de la fatigue physique. Rien ne résume mieux cette apparente contradiction que la juxtaposition de ces deux phrases qui décrivent ce voyage :
Fatigue intense… Une fois encore, il ne s'agit plus que de durer, de tuer une heure, et puis une encore. (p. 186, Chapitre 5, “Adam djok ! Adam bar ?”, Partie 2, “L'imprévu”).
Je suis toute à la curiosité de cet avenir incertain, au sentiment d'être délivrée désormais des obstacles des hommes ; toute à la joie de sentir que chaque jour, maintenant, sera neuf, et qu'aucun ne se présentera deux fois ; toute à mon application de n'observer plus qu'une seule règle :celle de marcher droit devant moi. (p. 85, Chapitre 9, “Far-West chinois”, Partie 1).
Peut-être ai-je aimé ce livre parce que j'y ai trouvé l'écho à d'autres lectures. Il a notamment rendu plus proche les nouvelles de Yasushi Inoue dans Lou-Lan, il m'a fait recroisé diverses figures déjà croisés dans Bouddhas et rôdeurs sur la Route de la Soie de Peter Hopkirk, en particulier Sven Hedin, dont deux livres m'attendent sur mes étagères. Peut-être l'ai-je aimé parce que tout comme moi Ella Maillart ne peux s'empêcher de faire des parallèles saugrenus, ici entre les paysages traversés et certains souvenirs de sa Suisse natale ou (plus justifiés) de ses voyages précédents.
Je l'ai aimé probablement parce que, par petites touches à peine évoquées, Ella Maillart donne une vision de la vie et du bonheur qui font écho à mes propres préoccupations, à mes interrogations et à mes contradictions. Parce qu'elle cherche le bonheur dans les creux des dunes et dans les sommets enneigés, et parce qu'elle ne trouve qu'elle-même au bout du chemin.
Le bonheur le voilà : cette ivresse que crée un instant d'équilibre entre un passé qui nous satisfait et un avenir immédiat riche de promesses. (…) Un fou rire de gamine s'empare de moi tandis que je bourre les côtes de Peter de coups de coude, incapable d'exprimer autrement la joie qui bouillonne en moi. (p. 262, Chapitre 12, “En Kachgarie”, Partie 2, “L'imprévu”).
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blandine5674
  04 juin 2021
Quatre jours de lecture et y être qu'à la page 150, pas bon signe ! Je me faisais une joie pourtant de lire cette aventurière suisse dont Nicolas Bouvier en a fait l'éloge. Son compagnon de voyage est Peter Fleming. Son frère s'inspirera de sa vie pour créer le personnage du fameux James. Je reste en lisière, n'arrivant pas à pénétrer dans ces rencontres et problèmes d'intendance. J'aurais aimé y lire les motivations de Ella Maillart, être dans le vécu de ces 6 000 Kilomètres de la Chine à l'Inde en 1937. Peut-être trop d'ambiguïté concernant les problèmes économiques et politiques de l'époque ! Abandon à la moitié.
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cathe
  11 août 2015
En 1935, Ella Maillard, jeune femme suisse d'une trentaine d'années, fait un périple de 6.000 km et sept mois en Asie centrale de Pékin à l'Inde à pied, à cheval et en chameau.
Elle est envoyée par le journal "Le Petit Parisien".
Elle y rencontre Peter Fleming (le frère de Ian Fleming / James Bond), qui est journaliste au Times.
Elle parle le russe car elle a déjà fait un périple dans des provinces russes profondes, et lui connait un peu le chinois.
Mais, douée d'un solide tempérament, elle hésite à accepter d'être accompagné par un Occidental pour ce périple.
En effet elle n'aime rien tant qu'être seule avec les nomades, vivre leur vie quotidienne, découvrir chaque jour, chaque paysage, seule pour les apprécier pleinement.

Leur souhait est de faire cette traversée alors qu'une partie des routes est interdite et contrôlée par l'armée.
Et de toutes façons c'est interdit aux Occidentaux, l'expédition Citroën de la "Croisière jaune" n'en est pas revenue.
La guerre civile fait rage et le Japon tente d'envahir les provinces chinoises.
C'est dans ces conditions extrêmes qu'ils traverseront ces contrées accompagnés de guides, de chevaux, de chameaux, partageant complètement la vie des nomades, ils suivront même la suite d'un prince. Les rencontres se font naturellement, l'hospitalité prime partout.

Malgré tout, rien n'est écrit et pendant ces mois il faudra mener une vie très dure, l'eau n'est pas forcément au rendez-vous, les réserves de fruits secs et de thé s'épuisent.
Heureusement Peter Fleming est un bon tireur et les joies de la chasse les distraient et les nourrissent !

Dans ces conditions on ne peut plus difficiles, Ella Maillart resplendit de bonheur d'être dans ces contrées lointaine où aucun Occidental n'est jamais venu.
Cette petite femme a une énergie et une aptitude à l'allégresse qui transporte littéralement le lecteur !
Comment ne pas être séduit par son humanité, son amour des gens, son admiration de la nature, son respect de l'autre !

Un récit de voyage inoubliable, que j'ai fait suivre de son pendant, le récit de Peter Fleming "Courrier de Tartarie" (à croire qu'ils n'ont pas fait le même voyage !)
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oceaneclaer
  03 avril 2022
J'ai retrouvé ce livre en rangeant ma bibliothèque. J'y lis en page de garde : relu en 96. Diantre, c'est la troisième fois que je lirai ce livre.
Pourquoi Ella Maillart ? Parce que c'est une femme, que les femmes voyageuses ne sont pas légion (voir le livre récemment lu de Lucie Azéma) qu'elle est bourrée de culture ( c'est une journaliste) qu'elle est pleine de talents sportifs : ski, voile, équitation… et que malgré tout ça, elle reste modeste, enfin, elle est tout ce que je ne suis pas. Par-dessus tout, cette une femme libre, qui l'est toujours restée. Ah ! j'oubliais, elle est aussi polyglotte.
Et pourquoi, ce livre-là en particulier ? (j'ai lu aussi les autres). Parce que je suis fascinée par la Route de la Soie depuis toujours. ( Je dois avoir des ancêtres de là-bas.) Parce que j'ai mis mon nez jusqu'à Kashgar en 2008, et que j'ai voulu voir comment c'était en 35. Enfin, parce que, maintenant on parle des Ouïgours.
Moi aussi, j'ai lu et relu (et relirait encore) Bouddhas et Rôdeurs avec ces explorateurs, Sven Hedin ou Paul Peillot qui m'avaient fascinée, alors penser qu'elle a rencontré en chair et en os le Suédois est émouvant. Elle a d'ailleurs rencontré au cours de ces nombreux voyages plein de beau monde que l'on retrouve au musée Guimet.
Alors, ce voyage-là ?
Il débute en 1935 et dure 8 mois. Evidemment, le contexte géopolitique a beaucoup changé. Elle fait plein de digressions historiques, parfois on s'y perd un peu, mais au moins on peut apprendre. Les frontières en Asie (comme celles de l'Europe aussi, bien sûr) sont bien différentes maintenant et quand au terme de son voyage, elle arrive à Srinagar en Inde, le Pakistan n'est pas créé.
C'est une drôle de jeune femme. Elle partage le voyage, contrainte et forcée par la situation historique avec Peter Fleming, un Britannique pur jus, flegmatique et malin, qui deviendra d'ailleurs une célébrité dans son pays pendant la seconde guerre mondiale. Avec beaucoup d'humour, elle remarque que bien qu'elle ait organisé l'expédition elle-même, c'est à Fleming que l'on s'adresse !
Ce qui me plait chez elle, c'est à la foi cette grande culture historique, ethnographique, géopolitique et cette étonnante simplicité qui heureusement aère le récit. Elle raconte avec humour ces mésaventures ou les petits travers de Fleming qui nous font sourire.
Et surtout elle nous balade à dos de cheval, de mule, d'âne, de chameau dans ces déserts inhospitaliers, nous fait manger des nouilles à la semelle ou boire du thé salé au beurre, on compte nos poux tous les soirs, et tout ça sans bouger de notre fauteuil. Je suis malgré tout surprise (un petit bémol) par le traitement fait aux animaux qui peuvent sous la selle être écorchés vifs ou tout simplement abandonnés. On a changé d'époque. Elle se rattrape en soignant les autochtones avec les médicaments qu'elle transporte (il faut dire que les bagages, conséquents, sont portés par la caravane)
Voilà en tous cas un livre qui nous aère la tête tout en la nourrissant.
« Est-ce que je ne fais que dresser des difficultés devant moi pour avoir le plaisir de les surmonter ? »
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critiques presse (1)
Lexpress   03 décembre 2018
Là où Maillart va toujours droit au but, Fleming, lui, manie l'understatement avec un flegme tout britannique. On ne saurait trop conseiller de vous précipiter sur ce Courrier de Tartarie, une fois Oasis interdites refermé.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur   19 juin 2012
Depuis six mois, j’ai souvent eu l’impression de me trouver sur une planète différente, et je suis, à vrais dire, comme rayée déjà du reste du monde ; ma famille, mes amis ont appris à se passer de moi ; mon éloignement, mon isolement m’ont enseigné enfin que je suis inutile à l’« ordre des choses » !
Oui, c’est certain, mais ce qui importe, c’est moi, qui vis au centre du monde. Ce moi qui n’a pas encore eu le temps d’accomplir quelque chose de valable, quelque chose qui me prolonge, me sauve du néant et satisfasse – ne serait-ce que petitement – à ce goût de l’éternel qui m’habite.
Mais, pour le satisfaire, quel bizarre moyen je prends en faisant vingt-cinq kilomètres par jour pendant des mois… Une fois de plus, comme au cours des nombreuses heures vides de ce voyage, je me demande ce qui me pousse vers les quatre coins du monde ? Oui, je sais, je veux voir toujours du nouveau et je répète avec le poète :

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

mais ce n’est là qu’un effet ; quelle est la cause de cette curiosité qui m’éperonne, de ce besoin de voir, de comprendre ? Est-ce que je ne fais que dresser des difficultés devant moi pour avoir le plaisir de les surmonter ? D’où viennent les attractions auxquelles je me soumets aveuglément et qui décident pour moi ? (p. 280-281, Chapitre 14, “Au Pamir”, Partie 2, “L’imprévu”).
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OlivOliv   15 février 2017
Peter découvre avec émerveillement la vie des nomades, vie vieille comme le monde... Il est tout aux joies de l'initiation. Moi, au contraire, je retrouve une partie de mon passé et je continue en quelque sorte le voyage commencé au Turkestan russe ; je connais déjà l'odeur des chameaux, leur haleine fétide quand ils ruminent, je sais la halte au point d'eau, la collecte du crottin pour le feu et les joies que procure le thé bouillant ; je n'ignore pas la recherche des bêtes égarées à la poursuite de leur pâture, ni le silence des nuits où les yeux brûlent d'avoir trop regardé dans le vent. J'aime cette vie primitive où je retrouve la faim qui transforme en joie solide chaque morceau mis sous la dent, la saine fatigue, qui fait du sommeil une volupté incomparable, et le désir d'avancer que chaque pas réalise.
Unis par le désir de réussir dans notre entreprise, nous nous entendons à merveille. Mais en somme nous n'envisageons pas les choses sous le même angle. Peter, tous les soirs, me répète comme un refrain : "Soixante lis de moins d'ici Londres !" C'est pour me taquiner, et je le prie de se taire, car je veux oublier que le retour est inévitable. Je suis même sans désir de retour. Je souhaiterais que le voyage pût se prolonger toute la vie ; rien ne m'attire en Occident où je sais bien que je me sentirai seule parmi mes contemporains, dont les préoccupations me sont devenues étrangères.
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raton-liseurraton-liseur   20 juin 2012
Le bonheur le voilà : cette ivresse que crée un instant d’équilibre entre un passé qui nous satisfait et un avenir immédiat riche de promesses. (…) Un fou rire de gamine s’empare de moi tandis que je bourre les côtes de Peter de coups de coude, incapable d’exprimer autrement la joie qui bouillonne en moi. (p. 262, Chapitre 12, “En Kachgarie”, Partie 2, “L’imprévu”).
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pchionpchion   19 mars 2017
Une joie unique est en moi : quoiqu'il me semble toujours naturel d'être là où je me trouve, je sais que cette arrivée à Kachgar, évoquée tant de fois, nous avait semblé chimérique à Pékin. La chance aidant, nous avons réussi. Et la réussite de cette traversée restera sans rivale dans mon expérience. En effet, l'Asie est unique, et pour moi qui aime surtout les vieux pays primitifs, il n'y a pas de continent qui lui soit comparable. Le bonheur le voilà : cette ivresse que crée un instant d'équilibre entre un passé qui nous satisfait et un avenir immédiat riche de promesses. [...] Un fou rire de gamine s'empare de moi tandis que je bourre les côtes de Peter de coups de coude, incapable d'exprimer autrement la joie qui bouillonne en moi. (p 262)
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LyjazzLyjazz   29 janvier 2012
Enfin quand il n'y a vraiment rien que les montagnes, la carcasse des bêtes abandonnées et le sable, le seul cheminement quotidien, la grande dérive du voyage, prend son sens véri­table et, pour celui qui s'y abandonne, sécrète une sorte de bonheur. Je suis resté dans l'ombre bénéfique de cette lecture longtemps après l'avoir achevée. Je crois que le princi­pal mérite de ce récit magnifique est d'être aussi un livre heureux. Sur l'exemplaire qu'elle m'a donné, l'au­teur a écrit « un voyage où il ne se passe rien, mais ce rien me comblera toute ma vie ».Nicolas Bouvier préface
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Hervé Brusini est journaliste, ancien lauréat du Prix Albert Londres, dont il est désormais président. Il a notamment été rédacteur en chef du journal de 20 h de France 2 ainsi que directeur du média FranceTv.info.Séverine Liatard est historienne, autrice d'une thèse consacrée à Colette Audry. Ancienne journaliste à France Culture, elle a été productrice déléguée à La Fabrique de l'histoire durant de nombreuses années, et est actuellement chargée de cours à l'ICP.
2 -Les reportrices
Souvent reléguées à l'arrière-plan, voire ignorées, les femmes reportrices ont pourtant été nombreuses et ont elles-aussi marqué de leur empreinte l'histoire de la profession. de Nellie Bly à André Viollis, en passant par Ella Maillart, retour sur ces figures majeures du grand reportage.
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