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EAN : 9782732495125
528 pages
Éditeur : Editions de la Martinière (27/08/2020)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Hollywood, 1953. L'industrie cinématographique est un gâteau fourré à l'arsenic que se disputent la mafia, l'armée et les ligues de vertu catholiques. Dans ce marécage moral et politique, ne survivent que les âmes prêtes à tout. Le producteur raté Larkin Moffat est de ceux-là. Abonné aux tournages de séries B, il fait vivoter les crève-la-faim du cinéma et enrage contre ce système qui l'exclue. Jusqu'au jour où il se voit proposer la chance de sa vie. Dans cette com... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  27 août 2020
Hollywood, formidable instrument de propagande, un Panzer idéologique qui depuis que le cinéma existe inonde la planète. Los Angeles 1953. le gouvernement américain s'effraie, les pontes des studios réclament plus de liberté et un nouveau cinéma pointe le bout de nez.
L'armée est bien décidée à prendre le contrôle de toutes les séries B prochaines, pas question que de petits films indépendants sapent le moral de notre belle jeunesse.
Le major Chance Buckman et l'agent Annie Morrisson sont dépêchés pour mettre en chantier un premier film « indépendant », ils doivent trouver un producteur et un scénario, pour le financement, il y aura toujours un mafieux qui raclera ses fonds de tiroirs pour blanchir ses dollars dans la machine à rêves. On ne fait pas forcément des films pour créer des oeuvres d'art, mais plutôt pour pouvoir s'en acheter.
Un producteur sans scrupules qui s'imagine déjà jouer dans la cour des grands, des starlettes prêtes à tout, un curé amoureux, des flics très ripoux, des tueurs à gages et deux millions de dollars en cash : la triste mais fascinante comédie humaine peut commencer.Sexe, drogue, flingue et vitriol en vingt-quatre images secondes.
Dominique Maisons, en vrai cinéphile mordu- il nous l'avait déjà prouvé avec un précédent roman, nous livre un polar très noir traversé par tout ce qui a fait Hollywood dans l'après-guerre, un véritable name-dropping glamour et désenchanté.
Très documenté, « Avant les diamants » est une méticuleuse déconstruction du mythe Hollywoodien.
Le lecteur, pris par une écriture vive et haletante a parfois du mal à dénouer le vrai du faux. Mais si le mythe est plus romanesque et trash que la réalité, imprimons le mythe.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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gruz
  27 août 2020
Quand vous visitez les maisons de Dominique, pas une ne ressemble à l'autre. Cet homme a un talent incroyable pour créer de l'espace, pour dépeindre l'environnement avec détail, et l'habiter comme s'il y avait toujours vécu.
Passées ou présentes, ses maisons sont des attractions, mais il faut se méfier des pièges qu'il y tend, car elles sont dangereuses. Nid intérieur, foyer enflammé, baraque lubrique, gourbi vieillot, il sait tout brosser. Et si ça sonne si vrai, c'est bien parce qu'il sait tout autant dessiner qu'exposer les occupants. Mention spéciale au Paris de 1900 dans On se souvient du nom des assassins, merveille sortie en 2016.
L'univers d'Hollywood semble le fasciner. Point de départ de son précédent roman, Tout le monde aime Bruce Willis, qui ne ressemblait pourtant pas à ce qu'il semblait être.
Il nous emmène, cette fois-ci, dans les coulisses de l'industrie de ce cinéma américain, et pas à n'importe quelle période : en 1953. Des acteurs et des réalisateurs devenus depuis mythes, qui se révèlent parasites, se nourrissent des autres en les suçant jusqu'à la moelle. de vrais vers luisants qui détruisent tout sur leur passage telles des mites, y compris eux-mêmes, par la quête d'une célébrité qui consume et rend fou.
Avant les diamants est une fiction avec de gros morceaux de réalité dedans. Parce que dans ce milieu-là, la réalité dépasse allègrement tout ce qu'on pourrait imaginer.
L'écrivain utilise donc de belles parts de ces personnalités, certaines en lambeau et à l'état de débris derrière leurs chatoyants habits de scène. Flynn, Gable, Monroe, et tant d'autres, traversent ces pages un peu comme des fantômes, leurs auras bien présentes.
Mais les coulisses d'Hollywood dans les années 50 sentent le sang, la crasse, le vice. Les vertus supposées du cinéma sont plutôt des verrues.
Un producteur de série B qui veut sa part du gâteau, des ligues de vertus (justement) qui gomment tout ce qui n'est pas de l'ordre des « bonnes moeurs » (alors que leurs membres sont loin de se soustraire à la tentation), des militaires qui ne pensent qu'à ce que l'image serve de propagande, des jeunes qui veulent devenir acteurs à n'importe quel prix (et le ticket d'entrée leur coûte très cher). le tout arrosé au vitriol par la mafia dont il faut se méfier à chaque seconde. Sous les projecteurs du maccarthysme qui fait ruer l'Amérique et ses citoyens comme des taureaux sur tout ce qui porte du rouge.
En pleine chasse aux sorcières, les apprentis sorciers du cinéma de la « grande » époque sont plus doués pour la débauche et le stupre que pour produire des chefs-d'oeuvre. le public n'est là que pour cracher au bassinet et être manipulé.
Avec Dominique Maisons, le mythe hollywoodien n'est pas écorné, il est déchiré en mille morceaux à coups de dents. Un bouge qui grouille d'histrions, dans une pantomime où le doigt d'honneur est bien plus fréquent que la main tendue.
Et pourtant, on sent la fascination que ce monde et ses acteurs produisent sur l'auteur. Les strass et les paillettes, même couvertes de substances visqueuses, font toujours leur effet.
Une fiction pleine de réalité, donc. Très documentée, où l'écrivain gratte la surface pour mettre à nu la vraie nature de cet univers (et ça fait froid dans le dos). C'est laid, mais c'est humain. Difficile de s'attacher à ces protagonistes, et pourtant certains deviennent touchants par leurs failles (même s'ils sont minoritaires).
Je vais vous avouer un secret. Alors que je suis admiratif des livres de l'auteur, le pari n'était pas gagné avec moi. Cette terre du milieu cinématographique ne fait pas partie de mes centres d'intérêts, et cette période historique pas davantage. Il partait donc avec un réel handicap, d'autant plus que c'est un pavé.
Je me suis pourtant immergé dans ce marécage, la pierre au cou, sans chercher à me débattre, les yeux grands ouverts. le spectacle en devient vite fascinant, avec un sale goût de vomi en bouche.
Parce que son talent lui a permis de construire un roman qui a la texture du vrai tout en étant une histoire. Et un roman noir ! Inclassable, sans aucun doute (comme souvent avec lui), mais noir assurément (à l'image de sa fin).
Avant les diamants est un livre à part, un solitaire souillé, qui désacralise une époque, dans ce cosmos d'étoiles noircies par les excès et la quête de pouvoir. Dominique Maisons est orfèvre en la matière, pour rendre infâme le glorieux. Il ne respecte donc rien, à part le lecteur, et c'est là aussi un de ses innombrables talents de conteur de l'ombre.
Lien : https://gruznamur.com/2020/0..
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Komboloi
  27 août 2020
Vous aimez les romans noirs ? Alors n'hésitez plus, foncez sur celui-là car, waouh, quel roman !
J'ai dévoré ce pavé sans voir le temps passer. La construction est classique avec une mise en place visant à introduire les différents personnages de ce roman choral, puis une succession de péripéties conduisant à un final intense, un vrai feu d'artifice. Classique donc mais d'une incroyable maîtrise. le rythme est aux petits oignons et l'écriture très soignée.
Et que dire de l'ambiance ? Un gros point fort de ce roman. L'immersion dans le milieu du cinéma hollywoodien des années 50 est une franche réussite. La vision est très noire, on parle d'un milieu gangrené par la mafia, de l'exploitation de personnes rêvant de percer en tant qu'acteurs/trices, d'une liberté d'expression quasiment inexistante puisque les films doivent faire l'objet d'évaluation par des commissions pilotées par l'armée ou par l'église, commissions qui ont bien évidemment le pouvoir d'enterrer un film… On croise donc toute une panoplie de personnages plus ou moins recommandables, cela va du producteur véreux à la star déchue du cinéma en passant par les militaires, l'homme d'église influent ou bien les mafieux. Certes, on pourrait se dire que le trait est parfois un peu trop forcé mais cela reste un roman et puis on s'imagine plutôt bien un certain nombre de choses donc l'ensemble sonne quand même plutôt juste.
Je n'ai relevé aucune longueur, c'est plutôt remarquable pour un roman de plus de 500 pages. Tout s'imbrique de manière impeccable, rien de vraiment superflu, parfois on retrouve quelques focus sur le contexte historique qui sont toujours intéressants puisqu'ils apportent un éclairage sans pour autant être rébarbatif. C'est un roman qui a nécessité un travail considérable, cela se ressent et le rendu est très bon.
Ce roman rappelle furieusement le style d'un certain Don Winslow et, pour ma part, je considère que Dominique Maisons se hisse au niveau des plus grands du genre avec ce roman. Je recommande sans hésiter ce roman noir qui secoue et qui est très difficile à lâcher une fois le nez dedans !
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Bigmammy
  20 septembre 2020
Quelque pages après avoir commencé cette lecture, j'ai cherché le nom du traducteur au style si limpide ... pour m'apercevoir que l'auteur est un Français pur sucre ...
Certains ont parlé de chef-d'oeuvre, évoqué J. Ellroy, R. Littell ou D. Winslow …Tout ça parce que l'on retrouve dans ce roman noirissime l'atmosphère du Dahlia noir, celui des polars où les cadavres ne portent pas de costards, dans la tentaculaire cité angeline truffée de miroirs aux alouettes pour starlettes rêvant des studios d'Hollywood.
Un scénario de film noir, en effet. Une écriture précise, fluide, des images en technicolor, le mélange de personnages réels et de fiction comme dans un vrai polar historique, des scènes d'anthologie (la course à l'hippodrome de Santa Anita, le coup de folie d'Audie Murphy, le soldat le plus décoré d'Amérique devenu acteur), un final époustouflant … Tous ceux qui apprécient les films américains des années cinquante vont adorer.
Le personnage central de l'intrigue est un minable producteur de série B, Larkin Moffat. En cet été 1953, dans le dernier mois de la guerre de Corée, l'Armée américaine veut imposer au cinéma sa propagande anti communiste dans le monde entier. Comme les grands studios sont gangrenés par la mafia, elle approche ce producteur indépendant pour qui tout est difficile : les studios protègent leur commerce en gardant un monopole sur les services techniques incontournables et font pression sur les syndicats de techniciens. Avec de l'argent, beaucoup d'argent ...
C'est encore la période où les films sont produits par des juifs selon les principes moraux catholiques (Ligues de décence) pour un public protestant. Mais ce temps est révolu. Une morale mondiale va bientôt se redessiner au service des intérêts commerciaux des multinationales, et ce sera la seule qui comptera.
Des stars sur le retour restent sur la touche : Errol Flynn, Clark Gable et la belle Hedy Lamar. Los Angeles grouille de camés, de gangsters qui se tirent dans les pattes comme ce Johnny Stampato, l'un des héros de ce roman qui a vraiment existé et qui survit à cette aventure …lui qui sera abattu d'un coup de révolver par une fille de 14 ans défendant sa mère Lana Turner (mais ça, c'était après !). Et où se marchent allègrement sur les pieds la police locale et diverses agences gouvernementales qui prétendent surveiller et manipuler les studios.
Bref, une lecture pleine de personnages bien campés, une construction millimétrée, une plongée dans une ambiance terriblement américaine dans le plus mauvais sens du terme : ségrégationniste, méprisant les minorités, anticommuniste, convaincue de son droit d'intervention militaire dans le monde entier …
Dominique Maisons, je vais certainement en lire lire d'autres ouvrages ...
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Christlbouquine
  10 septembre 2020
Larkin Moffat est un producteur sans envergures, abonné aux westerns de série B dans cet Hollywood de 1953. S'il n'est pas dénué d'ambition, il l'est totalement de scrupules. Alors lorsqu'on lui propose une combine qui peut à la fois le rendre riche et célèbre, il n'hésite pas une seule seconde à y plonger. 
L'armée, la mafia et l'Eglise ont alors chacune une influence sur la production cinématographique. L'armée qui veut utiliser le cinéma comme outil de propagande pour promouvoir la grandeur de l'Amérique en lutte contre le communisme et alors que la guerre de Corée est encore en cours. La mafia pour l'argent qui coule à flot dans les superproductions hollywoodiennes. Et l'Eglise qui se veut la garante de la moralité des films qui sont diffusés au public. Chacun cherche à contrôler un marché lucratif.
Moffat se retrouve donc au coeur d'une magouille réunissant ces trois entités et dont les premières victimes seront les aspirantes actrices qui gravitent dans les soirées mondaines où l'alcool et la drogue circulent abondamment. 
Dominique Maisons décrit un monde où la manipulation est élevée au rang d'art. Les mensonges et les trahisons s'enchaînent dans un monde impitoyable où les plus faibles disparaissent s'ils n'acceptent pas de signer des pactes avec le diable.  
L'auteur met à mal le mythe Hollywoodien dans ce roman qui se lit comme un polar. le cynisme est le roi de ce monde dans lequel on croise Errol Flynn, Clark Gable, John Wayne, Franck Sinatra ou Hedy Lamarr aux côtés des personnages fictifs du récit. Mais les étoiles d'Hollywood sont bien ternies par un scénario où tous les coups sont permis pour obtenir la gloire et la reconnaissance.
Ce roman se lit avec un intérêt qui ne se dément pas malgré ses 500 pages. L'auteur manie avec habileté les imbrications entre les différents destins de ses personnages jusqu'à un final totalement démentiel !
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
ChristlbouquineChristlbouquine   10 septembre 2020
Malgré son excitation, il ressent une pointe d’inquiétude. Il ne comprend pas cette nouvelle génération, il vient d’un monde où un homme ne sortait jamais sans chapeau, une cravate et une pochette assortis quelle que soit la saison. Chaque fois qu’il se trouve confronté à des jeunes, il constate qu’un fossé s’est creusé, il n’a plus ses repères et ça rend son métier plus difficile.
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BazartBazart   27 août 2020
Je rêve qu’un jour Marylin pète un câble et raconte en direct à la télévision tout ce que ces dégueulasses lui ont fait subir. Si on prend toutes sa suite, ça sera la bérézina des gros nazes et le grand nettoyage d’Hollywood.

Ça finira par arriver, prophétise Tallulah, songeuse.
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rkhettaouirkhettaoui   31 août 2020
Aujourd’hui, ceux qui ont des idées trop progressistes se taisent et se tiennent tranquilles, ils ont peur. Mis à part quelques rares acteurs arrogants qui fanfaronnent encore en invoquant la liberté d’expression, je crois que la menace rouge est sous contrôle. D’ailleurs, les grands studios ont bien compris la nécessité de cette purge. Louis B. Mayer, qui s’opposait à notre intervention dans ses affaires, s’est même publiquement réjoui que nous éliminions, je le cite, « les termites qui sapent notre démocratie ». Sur le plan de la morale, la situation est moins brillante : la commission Breen perd de son influence, les producteurs prennent de plus en plus de libertés avec le code Hays. Ils suivent l’exemple de réalisateurs européens, comme cet infâme pervers d’Alfred Hitchcock.
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BazartBazart   27 août 2020
Le commerce et la morale catholique ne font pas bon ménage, et pour vendre ses films aux quatre coins du monde, Hollywood devra s’affranchir du carcan religieux qui l’étouffe aujourd’hui. Le temps des films produits par des juifs selon les principes moraux catholiques pour un public protestant est révolu. Une morale mondiale va se dessiner, au service des intérêts commerciaux des multinationales, et ce sera la seule qui comptera. Ce petit bureau et la liste baroque de ses interdits seront à ranger au rayon des bizarreries de l’histoire de l’art cinématographique. Bientôt on verra sur les écrans des couples mariés dans le même lit, des baisers de plus de trois secondes et des nombrils de femmes blanches.
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rkhettaouirkhettaoui   31 août 2020
Parmi les médecins dignes de ce titre, quelques-uns sont prospères ; d’autres, moins talentueux, peinent à maintenir leur train de vie. La concurrence est si rude que beaucoup ne peuvent plus s’offrir le luxe d’avoir des principes. Bugner trimbale sa médiocrité comme il traîne sa lourde sacoche en cuir noir. Son seul mérite est d’avoir compris qu’avec des seringues et l’accès à certaines substances, on peut se faire un fric indécent à Hollywood. De temps en temps, un de ces toubibs véreux qui n’hésitent pas à injecter des stupéfiants à leurs patients finit derrière les barreaux, mais le LAPD a d’autres chats à fouetter et peu d’appétit pour aller bousculer les habitudes médicales des citoyens les plus nantis de la ville.
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Vidéo de Dominique Maisons
Il est des hommes pour qui l'art est le théâtre de toutes les ambitions et de tous les risques. Il paraîtrait même que certains en sont morts. Avec Paul Greveillac ("Art Nouveau", Gallimard), Dominique Maisons ("Avant les diamants", La Martinière) et François Vallejo ("Efface toute trace", Viviane Hamy). Animée par Laure Dautriche, journaliste à Europe 1.
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