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EAN : 9782804801137
277 pages
Complexe (02/08/2006)
4.18/5   11 notes
Résumé :
Les Considérations sur la France paraissent en 1797. Pour la première fois, les victimes de la Révolution parlent, non pour gémir ou insulter, mais pour comprendre ce qui s'est passé et aussi pour envisager l'avenir probable. Joseph de Maistre est le premier à ne pas critiquer la Révolution pour l'une ou l'autre de ses mesures ou pour ses " excès ", mais à la rejeter tout entière, dans son principe, comme contraire à la nature même de l'homme, création de Dieu. Bien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
lecteur84
  25 janvier 2016
Un livre intéressant pour son côté historique, la vision d'un "anti" révolutionnaire, qui ne jure que par les fondements de la monarchie chrétienne, et considère la révolution comme une erreur commise par des voyous et des sanguinaires, il dénonce tous les excès de la terreur, ce en quoi on ne peut le blâmer. On y voit toute la place qu'avait à cette époque la place de l'église, vision très intéressante qui prend le contre pied de tous ce qui est généralement écrit et admis sur cette période.
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BVIALLET
  12 juin 2012
Joseph de Maistre est un philosophe qui ne croit pas du tout à la pérennité ni même à la légalité de la République. Pour lui ce régime n'est pas un état naturel des sociétés humaines. Il en veut pour preuve l'histoire longue des peuples qui vécurent depuis la nuit des temps sous la tutelle des rois et des nobles et à de très courtes périodes sous des républiques. Ce régime prétend donner la parole au peuple. En fait, le peuple doit se contenter de déléguer, c'est à dire à procéder à un transfert de pouvoir au profit d'une minorité (oligarchie ou ploutocratie) par le biais du suffrage et de l'élection. Il signe un chèque en blanc ou donne carte blanche à ses représentants. Pour de Maistre, le peuple se retrouve en réalité encore plus sujet que sous la monarchie.
Joseph de Maistre est un penseur et un politologue ouvertement royaliste. Sa condamnation de la Révolution est sans appel. Il la dit « radicalement mauvaise ». « C'est le plus haut degré de corruption connu ; c'est de la pure impureté. » dit-il. Il y voit même une certaine forme de satanisme et d'anticléricalisme bien décidé à éradiquer à tout jamais le christianisme. Esprit caustique et critique et analyste sévère, il se montre souvent visionnaire, même s'il se laisse aller à quelques erreurs : ainsi n'imagine-t-il pas possible que la ville de Washington, créée de toutes pièces, puisse un jour devenir le siège du pouvoir central aux Etats-Unis... Livre à lire si on s'intéresse à tous les courants de pensée politique. Des analystes fulgurantes dont on n'est pas obligé de partager les conclusions.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   12 juin 2012
On croit ce gouvernement fort parce qu'il est violent, mais la force diffère de la violence autant que de la faiblesse, et la manière étonnante dont il opère dans ce moment, fournit peut-être la seule démonstration qu'il ne peut opérer longtemps. La nation française n'aime point ce gouvernement ; elle le souffre, elle y demeure soumise, ou parce qu'elle ne peut le secouer, ou parce qu'elle craint quelque chose de pire.
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BVIALLETBVIALLET   12 juin 2012
Je crois le gouvernement actuel usurpateur de l'autorité, violateur de tous les droits du peuple qu'il a réduit au plus déplorable esclavage. C'est l'affreux système du bonheur d'un petit nombre fondé sur l'oppression de la masse. Le peuple est tellement muselé, tellement environné de chaînes par ce gouvernement aristocratique qu'il lui devient plus difficile que jamais de les briser.
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BVIALLETBVIALLET   12 juin 2012
L'homme peut sans doute planter un pépin, élever un arbre, le perfectionner et le tailler en cent manières ; mais jamais il ne s'est figuré qu'il avait le pouvoir de faire un arbre. »
« Sous un roi-citoyen, tout citoyen est roi.
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moraviamoravia   03 avril 2018
– Je ne crois pas à la stabilité du gouvernement américain.

(1797).
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jeanlouisrjeanlouisr   21 janvier 2020
Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu et peut-être de tout ce qu'on verra. [...] Il n'y a plus de prêtres, on les a chassés, égorgés, avilis; on les a dépouillés. Et ceux qui ont échappé à la guillotine, aux buchers, aux poignards, aux fusillades, aux noyades, à la déportation, reçoivent aujourd'hui l'aumône qu'ils donnaient jadis. Les autels sont renversés, on a promené dans les rues des animaux immondes sous des vêtements des pontifes. Les coupes sacrées ont servi à d'abominables orgies. Et sur ces autels que la foi antique environne de chérubins éblouis, on a fait monter des prostituées nues.
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