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EAN : 9782021095517
372 pages
Éditeur : Seuil (03/01/2013)
3.17/5   154 notes
Résumé :
Défendre cette femme... Effacer les clichés qui la défigurent. Briser le masque que le mépris a scellé sur son visage.
Aimer cette femme dont tant d’hommes n’ont su que convoiter le corps et envier le pouvoir.
C’est cette passion qui anime le cinéaste russe Oleg Erdmann, désireux de sonder le mystère de la Grande Catherine. Qui était-elle? Une cruelle Messaline russo-allemande aux penchants nymphomanes? Une tsarine clamant son « âme républicaine »? La ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
3,17

sur 154 notes

enjie77
  05 février 2021
« Quand je pense que tout cela nous est arrivé à cause d'une petite princesse Allemande devenue La Grande Catherine ».
Oleg Erdmann, russe d'une lointaine origine allemande, ne cesse de se remémorer cette phrase prononcée par ses parents. Ce souvenir lancinant le relie, comme une attache, à l'histoire de cette petite princesse dont le vécu à nourri maintes biographies. Très jeune scénariste et réalisateur, bénéficiant d'une notoriété toute récente auprès du Ministère de la Défense à la suite d'un court métrage, Oleg envisage d'écrire un scénario qui relaterait, au plus près de la Vérité, l'intimité de cette personnalité hors du commun, loin de la «Messaline Russe » trop souvent évoquée, masquant ainsi la femme réformatrice que Catherine II a été. Et puis, tous ces amants qu'une page ne suffirait pas à énumérer, tous plus préoccupés par le pouvoir et le sexe, ont-ils cherché à aimer cette femme ? Peut-être Lanskoï.
Oleg vit dans une maison communautaire à Leningrad. Il partage son temps entre la lecture d'une importante documentation historique sur la mythique Catherine et les abattoirs où une nuit sur trois, il gagne son minimum vital.
Il ne cesse, dans sa tête, d'organiser les scènes qui viennent se superposer à son quotidien. Les images se croisent et s'entrecroisent avec celles de la Russie de Catherine et celles de l'Union soviétique. Mais il y a la censure et il se doit d'être vigilant pour ne pas donner de l'Impératrice une image trop élogieuse d'un monarque éclairée, d'une femme forte au tempérament de feu.
Au sein de la maison communautaire, Oleg et ses voisines, à travers leurs échanges, leurs taches habituelles, donnent à entrevoir l'organisation de leurs journées au sein de la collectivité. C'est une plongée dans l'Union soviétique jusqu'à la chute du mur de Berlin et le chaos impressionnant et glaçant qui s'en suit.
Après avoir vécu une période de flottement, Oleg est sollicité par un ami, passé d'acteur crève la faim à oligarque, pour écrire une série sur Catherine. Oleg découvre les coulisses de ce nouveau cinéma de la période Eltsine. Un milieu qui est bien plus préoccupé par l'attrait de la rentabilité, l'appât du gain au détriment de l'art cinématographique. Il assiste impuissant au sacrifice de sa composition sur l'autel de la médiocrité, de l'audimat.
On traverse ainsi une vingtaine d'années de Leningrad à Saint-Petersbourg avec tous les changements que comporte ce pays : les mentalités, la sociologie, les nouveaux riches. L'exercice de la Liberté, demande de la responsabilité, de la maturité et c'est un long apprentissage qui se fait dans la douleur.
Andreï Makine fait preuve d'une très grande maîtrise dans cette construction de ce récit qui m'a déroutée. Toutes ces scènes sur le règne de Catherine qui reviennent dans l'esprit d'Oleg, les discussions à ce propos avec son entourage, ses réflexions, ses ébauches, m'ont occasionné un sentiment de redondances. J'ai ressenti de la confusion. Je préfère lire la biographie écrite par Troyat.
J'ai, par contre, trouvé très intéressant cette photographie de la Russie qui se prolonge sur une vingtaine d'années mettant ainsi en évidence tous les bouleversements et la « pétaudière » dans laquelle, cette société a basculé. C'est dense de réflexions sur la Russie, sur le règne de Catherine, sur les artistes, sur les modes de vie qu'ils soient collectiviste ou libérale, mais j'ai refermé le livre en ayant la désagréable impression de ne pas avoir vraiment tout compris ce qu'Andreï Makine voulait me dire. ET aussi, important, j'ai compris pourquoi ma branche maternelle russe portait un nom allemand.
Mon prochain sera l'Ami Arménien !
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candlemas
  25 octobre 2018
Un livre et un auteur surprenants et marquants, découverts grâce à mes amis Babelio.
Surprenante lecture par rapport à la quatrième de couverture. Je m'attendais en effet à une biographie croisée de la grande Catherine de Russie avec des éléments de vie d'un quidam de la Russie contemporaine, version littéraire de mon voisin de palier comparant ses amours et ses emmerdes avec celles de Charles Aznavour. L'idée semblait intéressante, mais la trame de ce roman est en fait bien plus que cela.
Avec un peu plus d'attention, j'aurais remarqué que la femme (aimée ?) de la couverture est de dos, tournée vers une allée couvert de neige... elle est donc anonyme, reine peut-être, par sa tenue, mais avant tout une femme tournée vers un avenir (ou un passé ?) incertain...
La femme aimée de ce roman est en fait multiple et interrogation, portée par Oleg, écrivain puis assistant de cinéma dans l'URSS finissante et la Russie contemporaine. Au-delà de la quête de paparazzi d'Oleg et de ses amis pour tenter de mettre à nu la sulfureuse Catherine dans sa part cachée de fragilité et son désir d'aimer et d'être aimée, c'est sur son propre destin, et sur celui de ses maîtresses que s'interroge Oleg.
Un livre marquant donc, aussi pour cette approche en trompe-l'oeil, renvoyant au jeu de miroir du boudoir de Catherine, à la politique et à la ronde de ses favoris, mais aussi à la réflexion sur le métier d'écrivain, de cinéaste ou d'acteur, ou encore à l'observation critique des hypocrisies du parti unique sous l'URSS, et de celles, plus grandes encore, d'une Russie s'ouvrant brutalement à l'anarchie sauvage des lois du marché.
Un livre marquant pour plein d'autres raisons encore.
Andrei Makine m'y apparaît comme un digne continuateur contemporain des grands écrivains russes du XIXème siècle, qui ont fait connaître au lecteur français cette "âme russe" si particulière, à la fois grave, terrienne, et capable de s'enflammer comme feu de paille. L'écriture est souvent poétique, toujours raffinée, exigeante. le récit est construit, parfois déroutant, mais remarquable d'intelligence et maîtrisé.
Bien que l'y aie d'abord trouvé personnellement une réflexion profonde sur la vie, le destin, l'amour, l'art et la liberté, et que sa construction ne permette pas, à mon avis, de le classer dans ce "genre", ce livre ne décevra pas pour autant les amateurs de biographie historique : on y apprend beaucoup sur la grande Catherine, sur sa Russie, et sur celle d'Oleg.
Un beau roman, donc, que je recommande ; et si vous êtes, comme je le fus, déconcerté par la construction exigeante du récit dans les 40 premières pages, voire même déçu par l'éloignement de plus en plus évident en cours de lecture d'un romantisme facile, persévérez ! Cela vaut la peine...
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palamede
  29 mars 2015
A travers le travail d'un cinéaste pendant et après la période soviétique, Andreï Makine fait un portrait de Catherine II de Russie qui ne réduit pas la princesse allemande, envoyée à quinze ans en Russie pour épouser Pierre III, à celui d'une monarque autoritaire aux moeurs dissolues. Pour lui, Catherine II a eu un règne éclairé par sa proximité avec les philosophes des Lumières et sa frénésie du plaisir physique n'est que la conséquence d'un amour malheureux, du désir inassouvi d'être « une femme aimée ». Avec une approche originale, en évoquant l'évolution de son pays, Andreï Makine livre une image nouvelle d'une vraie réformiste qui fut aussi une femme amoureuse.
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caro64
  05 août 2013
Une femme aimée, c'est l'histoire d'une rencontre : celle de Catherine la Grande et d'Oleg Erdmann, jeune cinéaste désabusé qui, bien que d'origine allemande, vit en URSS.
" Grande tsarine " ou " Messaline russe"… Catherine II fascine. Deux siècles plus tard, sous l'ère communiste, Oleg Erdmann est hanté par son désir irrationnel de réaliser un scénario sur cette petite princesse allemande devenue la grande Tsarine aux innombrables amants, aux complots meurtriers, aux engouements passionnés pour la philosophie française.
Et tandis que pour gagner sa vie, Oleg qui vit dans un pauvre appartement communautaire, travaille la nuit aux abattoirs, il rêve de montrer Catherine sous un jour nouveau. Ce qui donnera un sens à sa vie et à son oeuvre – car pour lui, d'évidence, Catherine n'est pas que cela. Elle est aussi, forcément, une femme, une femme amoureuse, et peut-être une femme aimée. Et puisqu'elle est simplement femme, il veut filmer, justement, " ce qu'elle n'était pas ", ce qu'elle aurait pu être, ce qu'elle aspirait à être : " Il devait y avoir dans sa vie ", songe-t-il, " des instants qui la rendaient à elle-même "… C'est ainsi qu'Oleg entreprend un étrange parcours initiatique, qui va l'occuper pendant des années et le conduire sur des chemins artistiques et géographiques qu'il n'imaginait pas.
Par l'intermédiaire de ce scénariste russe dont les ancêtres sont sans doute arrivés en même temps que la future tsarine et qui est en quête de ses origines, Andreï Makine nous dresse l'histoire d'un pays . Il confronte surtout deux périodes: le XVIIIe siècle, où une femme puissante, Catherine II, a conquis le pouvoir en complotant et continué de développer la puissance de l'Empire dans le sillage de Pierre le Grand ; et le XXe siècle, de Brejnev à Eltsine , avec le Politburo, la censure soviétique, et puis la chute du mur, l'apparition d'un capitalisme oligarchique , sans limite, entraînant des ascensions aussi gigantesques que les chutes qu'elles précèdent. L'auteur est aussi fidèle à lui-même en abordant les thèmes de l'amour, de la liberté et de l'exil.
Un roman intéressant mais quelque peu décousu, ce qui rend son histoire parfois confuse. Bien sûr, il y a l'écriture harmonieuse de Makine, non sans légèreté et humour, mais on a connu l'auteur en meilleure forme.
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Achillevi
  19 mai 2018
Un roman dont les facettes sont multiples servi par une écriture magnifique.
C'est, en première approche, le destin de Catherine la Grande qui semble être le prétexte du livre. Erdmann, un cinéaste Russe qui vit d'expédients à la fin de l'ère Brejnévienne, cherche à révéler la fêlure intime qui sous-endait l'appétit sexuel démesuré qui marquait le comportement scabreux de l'Impératrice. Un comportement qui finit utilement par masquer aux yeux de nombre de ses compatriotes son bilan politique considérable et sa philosophie éclairée, voire républicaine. C'est une belle plongée dans l'Europe du XVIIIième siècle, le Siècle des Lumières. Un siècle raffiné fait de contrastes violents et de personnages épiques. C'est aussi l'histoire d'une Russie dont la grandeur se révèle.
Makine se sert du scénario d'Erdmann et des évolutions multiples qu'il doit subir, au risque de trahir l'intention pure de son auteur, pour décrire les vicissitudes de la vie quotidienne des Russes en Union Soviétique (la censure, les appartement collectifs, la gérontocratie, les combines...) puis celle des folles années 90 où toutes les digues furent rompues conduisant aux excès les plus fous.
C'est enfin une réflexion sur l'identité, la condition de la femme et la vacuité de l'Histoire qui confine au vaudeville dont l'homme ne peut s'extraire, ne peut trouver sa vraie liberté qu'à travers l'amour...Ce que la Grande Catherine ne connut que très brièvement et qui aurait pu changer du tout au tout son destin. Un secret après lequel Erdmann court et qui le conduira à sa propre liberté.
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critiques presse (6)
LaPresse   18 mars 2013
Avec dextérité, Makine a entrelacé l'histoire de Catherine avec celle d'Oleg Erdmann, un jeune cinéaste soviétique de 30 ans. [...] Au travers de Catherine II, Andreï Makine continue d'interroger la Russie, ses mystères et ses tragédies.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   07 février 2013
Que faire face à l'Histoire, cette "farce sanglante aux infinis rebondissements", et à l'orgueil des historiens, qui s'essaient à endiguer le chaos ? Ecrire un roman, semble répondre Andreï Makine, qui embrasse les siècles avec une maestria digne des plus érudits.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   05 février 2013
Si l’ambition de l’écrivain d’en vouloir trop dire rend son histoire parfois confuse, son très beau sujet touche à quelque chose de fondamental dans un monde où le cynisme et l’artifice imposent trop souvent leur loi.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LePoint   17 janvier 2013
Mais derrière les poncifs du sexe et du pouvoir, Oleg cherche à démasquer la femme oubliée. Il étudie les moindres détails de sa vie et découvre que cette femme fut aimée par un homme. Une fois, une seule.
Lire la critique sur le site : LePoint
LePoint   17 janvier 2013
Dedans, il y a tout ce que Makine fait de mieux : une héroïne forte, libre, puissante, une histoire d'amour, une vraie, quelques romances, des errances, des violences, un héros tourmenté
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   11 janvier 2013
L'écrivain parle à nouveau de violence, de liberté, d'amour, avec cette éloquence qui lui est propre, son style érudit et fiévreux, aux accents si slaves.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
enjie77enjie77   03 février 2021
Son retour dans la ruche communautaire l'aide à évaluer la brutalité de la course où s'est lancée la Russie. Avant, l'appartement était habité par des gens certes modestes mais qui avaient tous un travail ou une retraite. Y nichaient aussi des artistes venus conquérir Leningrad, des divorcés espérant trouver mieux rapidement. A présent, s'entassent ici des laissés-pour-compte, les perdants du triage entre les forts et les faibles, seule façon d'exister dans ce nouveau pays. Leur pauvreté se voit au linge qui sèche, aux plats cuisinés sur le fourneau.
L'an cinq depuis la chute du mur de Berlin.

.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-

Le temps que vivait alors la Russie pulsait avec une frénésie pathologique. Les fortunes se créaient en quelques mois, se perdraient en quelques heures. Voir en pleine rue, un homme étendu dans une mare de sang était aussi banal qu'autrefois enjamber un ivrogne endormi sur le trottoir. Un jour, Oleg a filmé une limousine, symbole rutilant d'une carrière. Le lendemain, il n'en restait qu'un tas de ferraille dégageant l'odeur des explosifs. Les policiers ramassaient, dans des sacs en plastique, les restes du propriétaire.

Pages 188/189
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candlemascandlemas   21 octobre 2018
Oleg se redresse sur son lit, surpris par le silence - le veillard ne râle plus ! Les patients, excédés, ont sans doute rassemblé de quoi payer des antalgiques. Ils l'ont fait la semaine passée, et Oleg, proposant ses roubles, apprenait que l'inflation en avait rogné la moitié depuis sont entrée à l'hôpital... les journaux parlent de la Russie à la dérive, des hôpitaux qui ne peuvnet plus soigner, des usines qui ne paient plus leur ouvriers, de la criminalité qui gangrène la société, de 'lalcool qui emporte des millions de vies... Avant, Oleg lisait cela avec la curiosité détachée qu'on a pour des statistiques. Maintenant, il y a ce vieux qui a reçu sa donse de Nirvana. Il y a aussi Kozine accroupi dans un recoin crasseux du métro. Et le corps de Bassov traînant sur la glace d'un étang...
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HenriMoufettalHenriMoufettal   13 avril 2013
Une femme aimée – Andreï Makine – Editions Seuil

Page 13 – « Cher ami ! Vous autres, philosophes, vous ne travaillez que sur le papier qui souffre tout. Moi, pauvre impératrice, je travaille sur la peau humaine qui est bien plus irritable et chatouilleuse… »

Page 70 – L’attente anxieuse du jugement et, derrière la vitre, une journée de Février, une somnolence neigeuse, la douce indifférence de la nature face à la fièvre de projets humains.

Page 76 – « Tout est truqué d’avance, cher ami. Le talent est piétiné. La médiocrité règne. La lâcheté remplace le jugement, mais… »

Page 120 – A vingt-huit ans, il a enfin l’impression de comprendre que ne pas trop aimer peut être une forme de sagesse.

Page 130 – L’art est le concentré du réel. Gorki l’exprimait à sa façon : le fer dans un roman est plus ferreux qu’en réalité.

Page 152 – Et de nouveau, il est frappé de voir avec quelle facilité la vie et le jeu se mélangent, créant un monde intermédiaire où chacun interprète son moi, tout en plagiant ses semblables.
Page 260 – Personne ne sait ce qui s’est « réellement déroulé ». On connait des faits, des dates, des protagonistes. Les historiens proposent des interprétations. Certains se prennent pour Dieu le père et exigent que leur vision soit reconnue comme irrécusable
Note de moi : Très intéressant dans un parallèle avec ce que j’ai lu du monde d’hier de Stefan Zweig.

Page 321 – « Un conseil de vieux. Ne revenez jamais vers les femmes d’autrefois. Douleur garantie. Vivez dans le présent, il ment mieux car il change tout le temps… Tiens ! voilà mon présent qui arrive »

Page 341 – Imaginez : sur l’autre rive de cette baie se tiennent en ce moment deux enfants grisés par ces tourbillons blancs. Dans dix ans, ils seront enrôlés dans les jeux de ce monde, sa voracité, ses mensonges, sa laideur…
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enjie77enjie77   02 février 2021
Lessia venait rarement, ne restait pas et ses commentaires du scénario servaient juste à combler le vide de leurs conversations.... Rien de plus lointain qu'une femme qui s'installe dans un nouvel amour. Une extraterrestre, un doux monstre distrait dont le visage, proche et déjà méconnaissable, provoque une attirance exacerbée, torturante et vaine.

page 60
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mfrancemfrance   16 février 2019
Personne ne sait ce qui s'est "réellement déroulé". On connaît des faits, des dates, des protagonistes. Les historiens proposent des interprétations. Certains se prennent pour Dieu le Père et exigent que leur vision soit reconnue comme irrécusable. Dans ma jeunesse, je voyais dans la révolution d'Octobre une libération définitive de l'homme ! Depuis, on a tellement réécrit 1917 ... l'horreur absolue pour les uns, une promesse de paradis pour les autres. Il y a peut-être dans ce ciel d'automne un dieu qui a lu les pensées de Staline pendant que celui-ci signait des listes de personnes à fusiller. Peut-être ... Mais nous, pauvres mortels, nous sommes réduits à conjecturer.
Page 260
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