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Notre Mère la Guerre tome 1 sur 5
EAN : 9782754801652
64 pages
Futuropolis (17/09/2009)
4.09/5   164 notes
Résumé :
Janvier 1915: trois femmes sont tuées sur le front. Sur chacune des victimes, une lettre d'adieu, écrite par leur meurtrier. Et si c'était la guerre elle-même qu'on assassinait? Après Un Homme est mort et Coupures irlandaises, le nouveau grand récit de Kris! Maël: la révélation exemplaire d'un dessinateur qui joue désormais dans la cour des grands!
Janvier 1915, en Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l'Europe est à feu et à sang. Six mois que la guer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
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Je suis tombée par hasard sur cette bande dessinée et je ne suis pas déçue. La Première Guerre Mondiale n'est pas à proprement parler le sujet du scénario. Elle sert de fond. le thème est le meurtre de trois jeunes filles. Un soldat a été fusillé pour la première. Il avait juré sa mort, un soir de beuverie, parce qu'il n'avait pas réussi à ... comment dire... vous avez bien compris, ne faites pas les innocents, hein !!! On n'était pas sûr que ce soit vraiment lui le meurtrier mais on a voulu marquer les esprits. Mais lorsque deux autres femmes subirent les mêmes atrocités, il fallut bien se résoudre à enquêter. Et c'est le lieutenant Vialatte qui en est chargé...

Les dessins sont admirables. Les couleurs ne sont pas choisies au hasard, elles accompagnent parfaitement l'histoire. Les décors nous plongent vraiment dans cette froide ambiance. Enquêter en pleine guerre... le sujet est original.

Allez, je vous laisse, je vais aller me plonger dans le deuxième tome (il y en a quatre) !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Janvier 1935. Sur son lit de mort, Roland, un vieil homme, prie. Au loin, le son des cloches lui rappellent la mort..
Août 1914. La guerre fait rage. Dans les tranchées, les corps des hommes s'accumulent. Dans le village de Méricourd, en Champagne, à l'intersection de Reims, Verdun et Châlons-sur-Marne, la guerre avait pris ses quartiers non loin de là. Chez le cafetier du coin, la "Champagne heureuse", les soldats venaient s'y réfugier et chercher un peu de réconfort pour se donner du courage et tenter d'oublier les horreurs de la guerre. le corps de la jeune serveuse, Joséphine Taillandier, a été retrouvé. Egorgée et enterrée dans une tranchée, à la va-vite, une lettre d'adieu à la main écrite par son propre assassin. le coupable est de suite désigné: un soldat avec qui elle avait eu une altercation dans le café. Pas le temps de chercher plus loin, il y avait meurtre, il fallait un coupable. Que cela serve de leçon aux autres soldats, le jeune homme fut fusillé. Malheureusement, moins de deux semaines plus tard, ce furent deux corps que l'on retrouva, deux jeunes femmes égorgées sur la ligne de front, des lettres d'adieu à la main. le lieutenant Roland Vialatte est envoyé sur les lieux pour retrouver le vrai coupable...

Voilà un premier tome fort prometteur... Sur fond de guerre, Kris installe une enquête policière. En effet, des jeunes femmes sont retrouvées mortes sur le front. Et la gendarmerie envoie l'un de ses lieutenants pour résoudre cette sombre affaire. le pauvre homme n'aura d'autre choix que de se confronter aux horreurs de la guerre et aux hommes qui la font. L'enquête n'est finalement qu'un prétexte pour montrer les absurdités de ce conflit, la terreur et l'effroi dans les tranchées. Kris nous offre ici un premier tome riche et dense, un travail en aval sans nul doute conséquent, tant sur le fond que sur la forme. Car, les dialogues et les récits sont étoffés, et les expressions de l'époque ne manquent pas. Au dessin, Maël a su recréer parfaitement cette ambiance poisseuse et froide. Les aquarelles, en couleur directe, sur fond gris, siéent parfaitement à ce récit.

Notre mère la guerre, Première complainte au son des cloches...
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Je découvre avec bonheur, cette série qui me met en projet de lecture pour quatre tomes certainement captivants. Cette bande dessinée pourrait être classée dans les romans policiers avec pour cadre, la première guerre mondiale.

Un vieil homme, sur son lit de mort, raconte la guerre, les tranchées... et nous amène dans le village de Méricourt, entre Châlons sur Marne, Reims et Verdun, l'année n'est pas précisée mais j'imagine que nous sommes au début de la guerre (il est fait allusion au mois d'août précédent). Les soldats montent du front pour se retrouver à l'auberge. Une dispute éclate entre le soldat Choffard et la serveuse. Cette dernière sera retrouvée morte, égorgée et Choffart, accusé du meurtre, sera fusillé. Fin de l'affaire... croit-on... mais deux autres femmes sont retrouvées assassinées et on retrouve après chaque meurtre, un écrit de l'assassin près du corps...

Intervient alors le héros : le lieutenant Vialatte, gendarme à qui on confie l'enquête. Une enquête difficile, notre homme devra aller se renseigner sur le front, rencontrera l'hostilité des soldats, et dans ce premier tome, aura bien de la peine à trouver les indices lui permettant d'avancer.

Une magnifique Bande dessinée, sombre certes, mais nous sommes en plein front, et les auteurs semblent conscients de l'importance de mettre en évidence toute la noirceur et la laideur de cette guerre, et un roman qui vous happe quand vous constatez qu'il y a une enquête que l'on suivra au fil des tomes, qu'on démasquera certainement un coupable.

Je ne tarderai pas à découvrir les autres tomes !
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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Toute guerre a son lot de morts, ils sont contenus dans le mot-même.
Qu'un soldat meurt au front, c'est une tragédie. Des soldats meurent, c'est la suite logique.
Puis un jeune homme est fusillé pour l'exemple. L'exemple de quoi ? Pour faire plus peur aux autres soldats ? Pour leur faire préférer la mort par une balle plus ou moins perdue de l'ennemi ?
Non, ici c'est parce qu'une femme a été assassinée après des menaces dans un bar. Et le corps est trouvé dans une tranchée… de quoi faire vraiment désordre !!

Alors partout où il y a un corps (d'un civil, une femme en fait), il y a une enquête par un gendarme. Et comme un "indice" n'arrive jamais seul, il a la "chance" de trouver deux autres corps pour étoffer son enquête.
Partout où il passe, le gendarme se heurte à la méfiance, au ressentiment et presque au mépris des autres soldats qui eux ne sont pas planqués derrière un bureau à réfléchir à la dimension romantico-intellectuelle de la guerre et de la mère patrie.

Le scénario est très bien ficelé, le rythme n'est ni trop lent ni trop rapide, le temps que le lecteur s'imprègne de l'atmosphère et des lieux magnifiquement peints par les auteurs.

Un très bon moment de lecteur, tour à tour émouvant, intrigant et drôle qui fait suite à ma lecture des Chroniques de Notre Mère la Guerre.
Vivement les tomes suivants !!
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Attention, chef d'oeuvre !

La " der des Ders ", comme si vous y étiez, mâtinée d'une enquête portant sur les meurtres de jeunes femmes supposément commis par un poilu un poil polisson.

Pari risqué que ce nouveau récit sur la Grande Guerre mais relevé haut la main, les trois mains oserais-je même.
Prendre en toile de fonds ce conflit majeur et y accoler une enquête policière, l'approche est insolite et fonctionne à plein.

Un coup de maître indéniable légitimé par le travail fusionnel de Kris (scénario) et Mael (dessin et encrage).
Des aquarelles somptueuses amalgamées à un scénario original et solide, Notre Mère La Guerre a déjà tout du classique et ce n'est que justice !

A noter l'adaptation cinématographique par Olivier Marchal incessamment sous peu. Souhaitons-lui de tutoyer tout autant la perfection...


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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
La guerre est quelque chose de sonore, quelque chose de très sensible, en fait... sons assourdissants... images d’horreur ancrées au fond de la mémoire comme une vieille huître malade sur une épave... odeurs suffocantes et si prégnantes qu’on en sent encore le fumet mauvais et douceâtre des années après... mais si je voulais résumer la guerre, je garderais ceci: le son des cloches par lesquelles tout a commencé, puis le silence. Ce silence que seule la guerre peut engendrer, épais comme dans le ventre d’une mère sous la tombe, épais comme des millions de silences se chevauchant et se recouvrant les uns les autres.
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Ah çui-là, j'te jure !... On en fera un soldat le jour où les généraux auront un cerveau... L'a rien à faire ici ! Il serait une souris qu'il serait capable d'aller pioncer dans la gamelle d'un chat !
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J'aimais tant la nuit.
Son intrigante et douce enveloppe et ses promesses feutrées annonçant le rapprochement des corps.
Mais la nuit ici est un cercueil, et les corps qui s'approchent n'amènent que la mort.
Qu'il est loin le temps des aubes chaudes, celles de l'été où, depuis ma fenêtre, j'admirais le défilé de nos beaux soldats, les enjoignant de courir sus à l'ennemi en échange de mon blanc mouchoir.
Les chevaliers à la flamboyante armure rouge et bleu ne sont plus que des bêtes de poils et d'argile.
Mon mouchoir est depuis longtemps devenu un inutile pansement, torchon gorgé de sang.
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La guerre est quelque chose de sonore, quelque chose de très sensible, en fait, sons assourdissants, images d’horreur ancrées au fond de la mémoire comme une vieille huître malade sur une épave, odeurs suffocantes et si prégnantes qu’on en sent encore le fumet mauvais et douceâtre des années après. Mais si je voulais résumer la guerre, je garderais ceci : le son des cloches par lesquelles tout a commencé, puis le silence… ce silence que seule la guerre peut engendrer, épais comme dans le ventre d’une mère sous la terre, épais comme des millions de silences se chevauchant et se recouvrant les uns les autres.
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La guerre avait pris ses quartiers à quelques kilomètres de là. Elle envoyait bien quelques obus, parfois. Elle charriait surtout son immense fleuve de soldats montant au front et buvant pour se donner du courage. Et revenant puis buvant pour oublier leur terreur.
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