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EAN : 9782754803205
64 pages
Futuropolis (16/09/2010)
4.14/5   101 notes
Résumé :
Janvier 1915, en Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l'Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais sur ce lieu hors de raison qu'on appelle le front, ce sont les corps de trois femmes qui font l'objet de l'attention de l'état-major. Roland Vialatte, lieutenant de gendarmerie, militant catholique, humaniste et progressiste, mène l'enquête, à la demande du capitaine Janvier. Une étrange enquête, à cause de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Ptitgateau
  18 février 2022
Dans ce deuxième volet, on dira que l'enquête patauge, comme pataugent nos jeunes combattants dans ce bourbier immonde qu'est le front. Mais l'enquête est bien secondaire car ce tome semble plus destiné à souligner l'horreur et la noirceur de cette sale guerre durant laquelle on sacrifia des jeunes enrôlés comme chair à canon. Par deux fois on assistera à un macabre appel où les morts ne peuvent se signaler présents et les vivants commencent à se faire rare dans les rangs du caporal Peyrac.
On assistera tristement aux tentatives des soldats pour sauver Jolicoeur, en otage dans les lignes ennemies et qu'il sera difficile de sauver sans subir à son tour les tir de l'ennemi.
Le côté absurde de la guerre sera souligné par un échange entre Allemands et Français alors qu'ils sont en route pour les tranchées.
L'enquête semble se poursuivre plus assidûment par la suite, alors qu'un nouveau meurtre est commis, et que le lieutenant Vialatte découvre quelques maigres indices qui le mèneront peut-être vers le ou les coupables.
Le dessinateur, fidèle à lui-même nous offre des planches lugubres certes, par leur couleur, qui donnent cette impression de nuit perpétuelle, de crasse, de tristesse et d'effroi, mais elles traduisent si bien la situation de ces hommes qui vivent la faim, le froid, l'inconfort extrême au quotidien. de ces hommes parfois morts et restés dans l'oubli et n'ayant même pas pour dernier refuge, le moindre monument aux morts.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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marina53
  27 mars 2015
En Champagne pouilleuse, le lieutenant de gendarmerie Roland Vialatte est toujours sur le front à la recherche de l'assassin des jeunes femmes que l'on retrouve égorgées, une lettre d'adieu écrite de la main du tueur sur elle. En première ligne, il retrouve une vieille connaissance, la caporal Gaston Peyrac. A la tête de jeunes recrues, des repris de justice à peine sortis de l'enfance, il a bien du mal à croire que l'un d'eux pourrait être le meurtrier comme le suppose Vialatte. Tandis que les ripostes ne cessent de part et d'autre, que le sang coule, que les hommes doivent affronter toutes ces horreurs et que l'un d'eux, Jolicoeur, blessé et coincé entre les deux lignes de front, sert d'appât aux boches, Vialatte doit continuer à mener son enquête...
L'enquête, ici dans ce deuxième volet, est reléguée au second plan tant la Guerre est omniprésente. L'on est en première ligne, et ce, dès les premières pages, criantes de vérité, dans lesquelles Maël réussit un rendu magnifique de ces combats. Les investigations de Vialatte pour débusquer le coupable des meurtres paraissent bien absurdes tant la violence règne, les compatriotes tombent les uns après les autres et que le sang coule à flot. le scénario est toujours aussi captivant et bien ficelé. Les scènes se suivent avec un intérêt grandissant et l'on se prend d'affection pour ces soldats. le coup de crayon réaliste de Maël est magnifique, les couleurs tristes créent une atmosphère plus que jamais oppressante et il nous offre de très belles aquarelles.
Notre Mère la guerre, Deuxième complainte au son des canons...
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Crossroads
  24 juin 2015
Janvier 1915, la guerre assure toujours avec autant d'éclat - d'obus - et d'entrain son statut de VRP gold pour la grande faucheuse.
S'il est une section sous le feu des projecteurs allemands et français, c'est bien celle du caporal Gaston Peyrac, essentiellement constituée de repris de justice soupçonnés d'avoir commis l'irréparable en massacrant trois femmes entre deux assauts sanglants.
Et là, on se dit qu'il faut bien que jeunesse se passe. Oui mais non, faut pas déconner tout d'même.
L'état-major diligente le lieutenant Vialatte sur zone pour confronter les possibles responsables à l'horreur de leurs éventuels actes, ce qui ne saurait lui attirer quelques inimitiés, allez donc savoir pourquoi.
Toujours aussi graphiquement irréprochable, ce second volet parvient à distiller quelques grammes d'humanité dans ce monde de brutes.
Oubliez bouteille d'oxygène et paliers de décompression, cette nouvelle plongée en plein chaos guerrier se dévore en apnée, le souffle court et la nausée au bord des lèvres. Ce que ne manquera pas de corroborer un certain Sartre qui en connaissait un rayon sur le sujet.
Un album aussi magistral que sinistre, la connerie insondable des hommes prêtant rarement à sourire...
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LydiaB
  14 janvier 2015
Doit-on considérer cette série comme historique ou policière ? C'est bien le genre policier qui prédomine, la Première Guerre Mondiale servant toujours de fond au scénario. le lieutenant Vialatte, devenu vieux et sentant qu'il va mourir, raconte cet épisode particulier : les meurtres de plusieurs femmes et son enquête en plein combat. Dans ce deuxième tome, il est au coeur des tranchées, au coeur des attaques et des ripostes. Il l'était déjà à la fin du premier mais les choses se corsent. Une autre femme est tuée, Mathilde. Des noms se précisent...
On observera ici le nombre impressionnant de vignettes consacrées à la dureté des combats, aux corps se faisant faucher... Une fausse histoire, certes, mais une réalité dans le climat, dans l'horreur...
Bref, une excellente BD
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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OverTheMoonWithBooks
  19 février 2015
Comme avec le premier tome, j'ai passé un excellent de moment de lecture à suivre l'enquête du lieutenant Roland Vialatte. Les auteurs se sont amusés à forcer le trait un peu "prude" de ce policier "planqué" en temps de guerre où tout un tas de pauvres types n'ont pas eu cette chance. Kris et Maël ont sans doute pris plus de plaisir dans ce deuxième tome avec des scènes où le décalage entre l'intellectuel et les hommes de terrain est très flagrant et "incisif " voir cru (pour utiliser des termes plus châtiés que les soldats) - mais toujours avec humour.
Le support BD permet aussi au lecteur de s'interroger sur l'image "romantique" du héros glorifié par tant de nos écrivains ou hommes politiques et la réalité difficilement imaginable lorsque nous sommes confortablement installés dans nos fauteuils à lire ces récits ô combien épiques des exploits militaires qui ne sont rien de plus que d'immense boucheries industrialisées par les innovations techniques.
Tout le travail fait sur le langage et les situations (sous la ceinture) ont dû être très réfléchies car le lecteur comprend les vertus du langage grossier comme échappatoire - quant aux plus chanceux, ils peuvent aller aux bordels, et les meilleurs d'entre eux pourraient s'y découvrir une âme de poète , ou découvrir un cadavre, au choix.
Une fois de plus, Kris et Maël ont parfaitement réussi à mêler l'histoire policière avec l'Histoire de la Grande Guerre en recréant des atmosphères, des attitudes , .. très réalistes et qui correspondent à des témoignages "d'époques" que j'avais pu lire.
Vivement la suite !
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   27 mars 2015
Le front est une ligne mortelle et ensorcelante. La guerre fait naître un monde de sentiments inconnus, insoupçonnés. Ces heures plus qu'humaines ont le parfum définitif de l'absolu. C'est une fenêtre à laquelle on respire un air chargé de ciel, une région au bord du monde, tout près de Dieu. C'est peut-être là seulement qu'on meurt dans la plus totale liberté.
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Jean-DanielJean-Daniel   10 avril 2021
A la surprise de mon guide, passant devant une église restée debout par un miracle qu'on ne peut croire que divin, je ressenti l'impérieux besoin de prier...
L'intérieur avait été aménagé en poste de secours provisoire, alignant ses blessés comme autant d'épaves en accalmie, arrimées les unes aux autres en prévision de la prochaine tempête.
Dans un coin, on avait soigneusement rangé ceux qui s'étaient échoués pour toujours...
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VilloteauVilloteau   06 octobre 2012
Camarades, oui. C’est le mot juste. La camaraderie suppose une loyauté et peut atteindre à une éphémère intensité de sentiments que ne connaîtra jamais l’amitié. Celle-ci demande des conditions plus normales, plus longues pour pouvoir s’épanouir. Un homme n’est rien pour vous et la minute suivante vous êtes prêt à braver l’enfer pour lui, dans un élan spontané, instinctif… J’ai compris cette nuit-là à quel point l’héroïsme était chose si commune.
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OverTheMoonWithBooksOverTheMoonWithBooks   18 février 2015
(…) quoiqu'elles disent souvent le contraire, les femmes sont attirées par les fougueux, les aventureux. Elles préfèreront toujours le Don Juan cynique et pervers au poète romantique et respectueux.
Je le sais bien : j'ai longtemps été le premier, je suis désormais l'autre à jamais.
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LadydedeLadydede   28 décembre 2013
- Ça te dérange de me voir le croupion à l'air ?! Je te préviens que si t'es sensible des naseaux et des carreaux, ton enquête sur le terrain sera ton chemin de croix !
- Ne me prenez tout de même pas pour une vierge effarouchée, Peyrac ! Côtoyer des cadavres et des égouts fait partie de mon métier. Ce qui n'empêche en rien une légitime pudeur.
- "Une légitime pudeur..."
Bon Dieu, Roland, tu me fais penser à une dame pipi qui débarquerait dans les chiottes de l'enfer avec une petite brosse et des gants roses !
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