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ISBN : 2754807527
Éditeur : Futuropolis (04/10/2012)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Notre Mère la Guerre est un récit, sous des allures d’enquête policière, qui prend la guerre comme sujet principal. Un récit qui aborde la question de ce Mal Absolu qu’est la guerre, à travers l’affrontement de deux hommes en plein coeur des tranchées françaises : un caporal et un lieutenant de gendarmerie, un socialiste antimilitariste et un militant catholique et patriote.

En septembre 1917, remis de ses blessures, le lieutenant Vialatte apprend deu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  04 avril 2015
Septembre 1917. Vialatte n'a toujours pas résolu son enquête sur les meurtres des jeunes filles. Mais, grâce à son amie Eva qui va lui donner des nouvelles de Peyrac, étrangement disparu en 1915 et que tout le monde croyait mort, il va découvrir qu'il est fait prisonnier des allemands. En possession des carnets de ce dernier, le caporal, aidé par Janvier, va découvrir peu à peu ce qu'il cachait...
Voilà un quatrième album riche en rebondissements! Cette fois-ci, Vialatte se remet sur cette sombre affaire et va faire de troublantes découvertes qui lui permettront de mettre enfin un nom sur ce meurtrier. Usant de flashbacks, Kris nous dévoile les raisons de ces meurtres.
Bien au-delà, il y a toujours cette guerre sale, puante qui blessera autant les hommes partis sur le front que les femmes restées à l'arrière. N'est-ce pas elle, finalement l'héroïne de ces albums? Elle qui dévore? S'engouffre?
Le dessin de Maël, réaliste et triste, s'accorde une fois de plus avec ce scénario.
Avec ces quatre albums, Kris nous livre une magnifique série, poignante et riche.
Notre Mère la guerre, Requiem au son des pleurs...
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Under_the_Moon
  03 mars 2015
Et voilà que se clot la série Notre Mère la Guerre.
Le rythme s'accélère, entre flash-back sur les débuts de la guerre, retour au présent de narration puis au moment de la résolution de l'enquête en 1918.
Le mystère se résout, l'Armistice va être signée. On penserait la guerre finie, mais les blessures restent profondes, trop pour certains…
La paix a été signée, mais pour certains coeurs, la guerre est gravée bien trop profondément en eux pour que la paix puisse apaiser tous les tourments qu'ils ont accumulés pour survivre.
Ce dernier tome constitue un magnifique hommage aux combattants de la Première Guerre mondiale, qu'ils y aient survécu ou pas.
Une lecture que je conseille très vivement.
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Villoteau
  06 octobre 2012
Contrairement à ce qu'il a pu s'écrire assez exceptionnellement toutefois, et par des personnes qui lisent plus souvent Druon que Duby (pour se limiter à la seule lettre d'pour les auteurs évoquant le Moyen âge) l'armée et la société française dans son ensemble se seraient très sérieusement préoccupées d'une série éventuelle de meurtres de femmes françaises près du front. Durant la Première guerre mondiale, combattants et gouvernants se battent pour elles et la propagande n'oublie pas de le souligner avec vigueur. L'idée de départ est donc très originale puisqu'elle part de la recherche du ou des meurtriers en 1915 de quatre personnes du sexe féminin aux occupations très différentes, dont les corps sont retrouvés non loin des premières lignes. Là où la série est époustouflante, c'est qu'à travers ses quatre albums, le scénariste montre qu'il a très bien saisi ce qu'un consensus d'historien universitaire livre au début du XXIe siècle sur la mentalité des poilus. La solution de l'énigme policière est le dernier éclat (et le plus manifeste) de cette intériorisation des valeurs partagées par les combattants. le récit court au présent sur le dernier automne de guerre et se clôt le 11 novembre 1918. Toutefois l'action revient dans le Tarn-et-Garonne en décembre 1914, 1913 et 1935 ; pour cette dernière date on redécouvre (comme dans les tomes précédents) le narrateur (un gendarme retraité) sur son lit de mort. le graphisme est très fouillé, il rend très bien la dimension historique et la psychologie des personnages.
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tchouk-tchouk-nougat
  28 février 2015
Dénouement de cette série riche qu'est notre mère la guerre. L'enquête progresse et nous allons tout savoir du meurtrier et de ses motivations. Mais plus qu'une histoire policière cette bande dessinée est un récit sur L Histoire. Celle de la première guerre mondiale qui est racontée avec justesse et émotion. Un témoignage vibrant de ce temps d'horreur.
La tension est parfaitement dosé jusqu'à cette scène finale... terrible...
les émotions nous étranglent à de nombreuses reprises et les aquarelles expressives de Mael nous donnent le frisson tellement les regards sont poignants, les atmosphères si réelles.
Bravo aux auteurs pour ce qu'ils nous faire vivre L Histoire avec autant de brio.
La post face est un beau reflet de ce que l'on ressent à la lecture.
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alouett
  17 octobre 2012
Retour au front dans l'horreur de la guerre, au creux des tranchées.
Nous sommes en septembre 1917 et l'enquête du Lieutenant Vialatte (sur les meurtres de plusieurs femmes perpétrés en janvier 1915) stagne toujours. Pourtant, un fait nouveau survient et pousse Vialatte à reprendre son enquête à zéro, espérant cette fois parvenir à comprendre l'événement déclencheur qui explique « pourquoi » ces victimes ont été visées. La réponse à cette question devant ensuite le conduire au(x) meurtrier(s)…
-
Il m'aura fallu quelques temps pour digérer la frustration générée par le dénouement du tome 3. En effet, Notre mère la guerre était initialement annoncé en triptyque. Je m'attendais donc à découvrir la résolution de l'enquête dans le tome précédent, un ouvrage qui avait balayé tout le scepticisme que j'avais jusque-là à l'égard de cette série.
Pourtant, il m'est difficile de parler de ce tome. J'ai depuis longtemps perdu l'habitude de présenter les séries de manière morcelée, préférant de loin rendre compte d'une vue d'ensemble. En revanche, s'il est bien une chose que permet le partage d'un ressenti par à-coups, c'est de mesurer le cheminement progressif du lecteur d'un tome à l'autre : appropriation des personnages et de l'ambiance, réactions suscitées par une orientation narrative. Cela permet aussi, longtemps après lecture, de comprendre comment le laps de temps qui sépare la parution entre deux tomes a été mis à profit pour prendre du recul, intégrer les éléments narratifs… voire donner du sens à l'ensemble ?
Car dans cette série, il est bien question de cela. Sans relire mes précédents articles, j'ai souvenir d'une accroche ténue avec le premier tome et de scepticisme après le second tome. Ce n'est que dans le troisième tome que l'histoire a – pour moi – pris du sens et que j'ai enfin accepté qu'un événement historique de cette ampleur serve de « décor » à une enquête policière fictive.
Je chasse rapidement les bémols rencontrés durant la lecture de Requiem : 1/ une difficulté ponctuelle à me situer dans le temps lors des passages oniriques qui sont mal délimités au niveau narratif (est-ce réel ? est-ce avant ou après la guerre ?). le traitement graphique nous met certes la puce à l'oreille mais l'effet déstabilise le lecteur au moins autant que le personnage qui fait ces rêves. 2/ Les quelques interventions de soldats allemands ne sont pas traduites. Certes, aucun des soldats français que nous côtoyions dans cette histoire ne semble maitriser l'allemand mais… quelques discrètes traductions auraient pu, me semble-t-il, profiter au lecteur sans que la tension palpable de ces scènes n'en soit altérée.
Ce dernier tome, intitulé Requiem, conforte pourtant mon ressenti du tome précédent. Est-ce parce que je maîtrise mieux la personnalité des protagonistes ? Est-ce parce que je parviens à les situer les uns par rapport aux autres malgré leur multitude ? Est-ce parce que je suis enfin parvenue à accepter que la guerre puisse aussi… me divertir ??? Il est vrai que je préfère généralement des auteurs comme Igort, Sacco, Squarzoni, Le Roy… qui transmettent une vision très réaliste des conflits. Sauf rares exceptions, les escapades qui tracent des destins fictifs sur trame de fond historique réel ont du mal à me convaincre voire m'agacent. Notre mère la guerre fait partie de ces « rares exceptions ».
La qualité du scénario et des dialogues de Kris ont eu raison de mes réticences, le travail graphique de Maël a fait le reste. Dans le tome 1, Maël avait développé une ambiance graphique assez terne pour décrire le quotidien de la guerre. Nous évoluions alors au milieu de gris, de marrons et de blanc face auxquels j'étais restée spectatrice. Peu à peu, cette ambiance a glissé vers quelque chose de plus chaud. La couleur terre est restée le fil conducteur des illustrations mais peu à peu, les bruns ternes se sont transformés en ocres, en rouille. A l'instar des quatre couvertures des tomes de la série, les ambiances graphiques intérieures se sont peu à peu détournées des gris et des bleus délavés pour devenir plus toniques. On finit cette épopée sur une note moins crue, moins factuelle dans sa description de la vie dans les tranchées. Ces couleurs chaudes donnent une autre dimension au récit.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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critiques presse (4)
BulledEncre   03 janvier 2013
Maël reste dans les camaïeux de gris et de sépia pour la période de 14-18 et tranche avec des couleurs plus vives, synonymes d’un bonheur naïf et perdu, pour les périodes antérieures. Kris trouve dans cet album les mots qui arrachent aux lecteurs des sentiments de colère, de violence, d’incompréhension et d’injustice
Lire la critique sur le site : BulledEncre
ActuaBD   05 novembre 2012
Ce quatrième et dernier volume brille particulièrement par ses dialogues, jusqu’à la scène finale, poignante et tragique. Avec son dessin toujours aussi dur, Maël martèle en images le propos dramatique de Kris.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Auracan   10 octobre 2012
Le scénario de Kris est poignant, à l'image du dessin de Maël. L'enquête est passionnante. […] Les aquarelles rehaussent des êtres plus vrais que nature, avec des visages taillés à la serpe tour à tour, durs, tristes, à l'image de cette boucherie qui envahit l'Europe.
Lire la critique sur le site : Auracan
Sceneario   05 octobre 2012
On tient là un album dense, dense en histoire, en aventure policière et en émotions.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
VilloteauVilloteau   06 octobre 2012
(le caporal Peyrac était militant socialiste à la Belle Époque, il écrit ses lignes en décembre 1914)

Mes nouveaux compagnons sont d'attachants blancs-becs, verbe haut et regards effrontés de gosses au vice précoce qu'on envoie ici pour se "régénérer". Ah, les beaux citoyens de demain ! Ils étaient voleurs, les voilà tueurs ! Ce sont eux, pourtant qui me sauvent et me maintiennent en lisière de la vie. Si j'arrive à les ramener entiers, ils feront sauter cette société-immondice qu'on les a chargés de défendre.
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alouettalouett   17 octobre 2012
Est-ce que je me bats encore pour la Patrie ? Sans doute, oui. Mais c’est un sentiment qui s’apparente aux reliefs d’un repas, autrefois apprécié, mais dont on s’est écœuré à force d’indigestions… Est-ce que je me bats pour l’Alsace et la Lorraine ? C’est le théâtre où j’opère en ces premiers jours de novembre 1918 et je dois bien avouer qu’il n’est, comme tous les autres, qu’une scène de souffrances et de fureur qui désormais me fait horreur… Est-ce que je me bats pour écraser et ruiner nos ennemis ? Non, je n’ai plus d’ennemis autres que la distance qui nous sépare. Et cette distance s’appelle la guerre, et non l’Allemagne… Je me bats par loyauté, par habitude et par force… JE me bats parce que je ne peux faire autrement. Je me bats parce qu’après les découragements vient encore et toujours la résignation. Je n’imagine même plus que cela puisse changer. Je l’espère toujours, je n’y compte plus… Longtemps, j’ai cru que le devoir fondait l’homme. Je me demande aujourd’hui s’il n’est pas simplement une tromperie magnifique de l’esprit pour mener le corps là où il ne veut pas
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VilloteauVilloteau   06 octobre 2012
(Le 11 novembre 1918 le personnage principal se situe dans un endroit forcément non loin de Verdun et de Metz car le front n’a pas progressé au niveau des Vosges durant les derniers mois de guerre)

Est-ce que je me bats pour l’Alsace et la Lorraine ? C’est le théâtre où j’opère en ces premiers jours de novembre 1918, et je dois bien avouer qu’il n’est, comme tous les autres, qu’une scène de souffrances et de fureur qui désormais me fait horreur.
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   28 février 2015
L'agonie de Ramirez resonnait en moi sans que rien ne parvienne jamais à la faire cesser. Il poussait des cris affreux montant vers le ciel fermé. De quoi faire honte à Dieu.
Mais où etait-il?
Le ciel était vide comme les orbites creuses d'un cadavre livide.
Dans ce ciel, il n'y avait plus que les engins mortels des hommes et les obus.
La guerre avait-elle tué Dieu aussi?
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   02 mars 2015
La guerre était finie.
Voilà le plus beau et le plus vieux des mensonges.
La guerre était finie pour celles et ceux qui ne l'ont jamais connue. Qui l'a décidé ainsi ? La paix n'est jamais l'affaire des combattants.
Pour ceux qu'elle touche un jour, la guerre continue toujours.
Elle ne s'achève qu'avec notre mort.
La guerre, c'est nous.
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Maël en interview pour planetebd.com
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