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ISBN : 2757866052
Éditeur : Points (09/02/2017)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 585 notes)
Résumé :
Patients est le premier livre de Grand Corps Malade. Avec la plume poétique, drôle et incisive qu’on lui connaît, il livre le récit de son année de convalescence dans un centre de rééducation pour handicapés lourds. Il nous fait entrer dans ce monde méconnu qu'il découvre alors : l'immobilité totale, les soins quotidiens, les médecins et les infirmiers dont on est entièrement dépendant. Des histoires personnelles, émouvantes, parfois drôles, toujours instructives de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (200) Voir plus Ajouter une critique
carre
  01 janvier 2013
Grand Corps Malade, je connaissais sa voix grave et quelques textes qui m'avaient touché.
Avec « Patients », ce grand échalas d'un mètre quatre vingt quatorze, nous donne une sacré leçon de vie, nous les « bien portant » qui nous plaignons souvent pour des broutilles. La réussite du bouquin vient dans le fait qu'il n'est jamais larmoyant, bien au contraire, il est bourré de vie, d'envie comme si l'injustice d'être victime d'accidents de la vie décuplait les forces, pour espérer dans la plupart des cas, un avenir un peu plus décent.
Son livre est aussi un formidable hommage au personnel hospitalier qui dans la majorité des cas mérite un respect et une considération que leur statut et leur salaire ne leur donnent pas. Il porte un regard rarement décrit sur le handicap, ou l'humour et la dérision sont des alliés, il donne en même temps une bonne claque aux idées reçues. Il sait la chance qui est la sienne d'avoir réussit ce qui semblait impossible, que ces compagnons d'infortune sont à jamais dans son coeur. Et de rappeler que personne n'est à l'abri. Après « Intouchables », espérons que le témoignage de Grand Corps Malade fasse évoluer les mentalités. L'espoir fait vivre.
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lyoko
  10 janvier 2018
Avant les vacances ma fille ainée qui est en troisième m'annonce qu'elle va travailler sur une autobiographie et que sa prof a choisi Patients de Grand corps malade. Je ne suis fermée a aucune lecture, bien au contraire) mais dans ma tête ça à fait :
" Mais merde il y a bien autre chose à faire lire a des gamins de 14 ans ! Pourquoi rester dans leur domaine. Ils écoutent du mauvais rap a longueur de journée.. Je crois que la prof a choisi la facilité en fait. Ca m'énerve ce style de choix ! "
Et puis du coup pas d'autre solution, j'ai du commander le roman (même si j'avais envie de le lire depuis un certains temps, j'aime assez les textes de grand corps malade..).
Et puis hier soir j'ai ouvert la première page.... et puis hier soir j'ai refermé le roman après l'avoir lu d'une traite.
Et puis je me suis remise en question et j'ai trouvé le choix de la prof de Français très judicieux. Preuve m'est encore donnée qu'il ne faut pas juger sans connaître. Je fais donc ici mon mea culpa sur mon jugement hâtif.
Avec une écriture fluide, simple, franche et humoristique, l'auteur se livre sans retenue sur son accident, mais surtout sur sa rééducation. Il côtoie de nombreux handicaps et nous montre le courage , les peurs, les doutes de ces hommes qui ont subit de graves accidents.
En plus d'être une autobiographie, je pense que ce roman va pouvoir permettre tout un échange entre les élèves et l'enseignante sur le respect de l'autre, sur la différence avec les autres, sur la souffrance, sur l'envie de se battre pour retrouver un sens à la vie après un drame. Et puis le fait que l'auteur soit connu de tous ces jeunes va également permettre une approche différente et sans doute les faire se sentir plus proche et plus réceptif a ce que veux faire passer Fabien a travers ses écrits.
Je ne peux faire autrement que dire que j'ai adoré cette lecture. Maintenant, il ne me reste plus qu'a attendre que ma fille le lise et voir ce qu'elle en pensera. (j'avoue que j'irais jeter un oeil sur ses cours afin de voir l'approche de la prof de français ;) )
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Alyxiel
  10 janvier 2014
Et Paf!!!! une claque dans la tête!!!
Pour être honnête, j'avais des à-priori sur Grand-Corps malade (Fabien de son vrai nom), et pas des meilleurs. Je ne suis pas une fan de rap, ni du slam, je ne voyais donc pas trop l'intérêt de lire les tribulations d'un jeune rappeur. Mais ce livre à été une grosse gifle à tout ça.
Fabien nous raconte avec beaucoup de recul et de douceur, sa vie de patient dans un centre de rééducation pour handicapés, après une chute "tout con" (dixit l'auteur) dans une piscine trop peu remplie.
Et là on se rend compte que ce jeune homme est plein de sagesse, d'humour et d'humilité face à la vie. Certainement pas ce à quoi je m'attendais (un cri de révolte, un déballage de colère... je ne sais pas).
En tous cas, je me suis surprise à beaucoup rire durant ma lecture et à me reconnaître dans certains comportements (mal à l'aise face au handicap) et une chose est sûre, même s'il ne va pas révolutionner le monde, ce livre m'a fait comprendre que la vie était une part de tarte qu'il fallait savourer chaque jour.
Il y a des être humains et sensibles assis là dans ces fauteuils roulants. C'est ce que je vais retenir principalement de ce livre émouvant et reboostant.
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Eve-Yeshe
  03 août 2017
J'ai adoré son style d'humour, le ton qu'il emploie pour parler des actes de la vie quotidienne dans son centre de rééducation: la toilette, aller à la selle, se nourrir quand on dépend entièrement des autres, sa relation avec les soignants et leur empathie ou non, les liens qui se tissent rythmés pas les heures, les rituels.
Il raconte les étapes de la rééducation, le moindre progrès vers plus d'autonomie, le jour où on le met dans son fauteuil électrique, première vraie conquête: « La première fois qu'on m'installe dedans, je suis à la fois impressionné et excité, comme un môme à qui on amène un cheval à dompter avant de le monter. Car si ce fauteuil est un symbole dort de mon immobilité, il va aussi me permettre de me remettre en mouvement. » P 31
J'ai bien aimé la manière dont il parle de l'évolution de l'acceptation du statut d'handicapé, comment on digère les étapes, du refus, à la colère pour arriver à vivre avec.
Il raconte aussi les rencontres, un handicapé en fauteuil depuis l'âge de quatre ans, qui ne circulera qu'en fauteuil toute sa vie, mais aussi le contact avec les grands brûlés, et leur souffrance, un patient atteint de locked-in syndrom: les handicaps sont différents mais le regard des autres, la souffrance, se ressemblent.
Grand Corps Malade évoque au passage la tentation du suicide quand cela devient trop dur, dans ce grand paquebot qu'est le centre:
« le suicide est forcément un sujet qu'on aborde dans ce genre d'établissement, et pas seulement parce que des gens sont arrivés là après une tentative… En plus d'être une porte d'entrée dans notre centre, le suicide peut également être une porte de sortie. » P 100
J'ai acheté ce livre, il y a assez longtemps, mais je n'avais pas envie de le lire jusqu'à maintenant; on m'a posé un diagnostic de maladie chronique, il y a quelques années, et je suis passée par ces différentes étapes pour parvenir à l'acceptation. Je suis donc très en phase avec ce que Grand Corps Malade a écrit.
J'aime beaucoup l'entendre slamer car il a une voix superbe, et ses textes sont pleins de poésie, poésie que j'ai retrouvé dans ce court texte plein d'humour, dépourvu de rancoeur. Une belle leçon de vie et de courage.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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gridou
  16 octobre 2012
Grand corps malade. Un grand type aux yeux très clair qui fait du slam. Je connais ce nom depuis quelques années, vaguement entendu le son monocorde de sa voix grave mais pas cherché à en savoir plus.
Puis je découvre la couv' de ce bouquin...
Idée reçue n°1 (pendant quelques secondes): encore un chanteur qui se prend pour un auteur.
Mais très vite: non, Grand corps Malade n'est pas un chanteur, il fait du slam (de la poésie déclamée), il écrit lui-même ses textes, manie les mots et leur rythme.
Il est auteur.
Grand Corps Malade...Patients...Je n'avais pas réalisé que derrière ce nom de scène se cachait une histoire de handicap, de maladie ou d'accident.
Idée reçue n°2 (à peine une fraction de seconde): encore un qui surfe sur la vague du handicap et du succès d'intouchable.
Pour cette idée reçue-là, je me mettrai des baffes...
Déjà l'expression est malheureuse: surfer, il en rêve sûrement, mais il ne peut pas.
Ensuite, s'il existe une "mode du handicap" et bien tant mieux ! Il est grand temps qu'on arrête de planquer la poussière sous le tapis et qu'on en parle non?
Idée reçue n°3 (celle-là je ne l'ai pas eue mais d'autres l'auront pour moi): encore une autobio pour faire pleurer dans les chaumières.
Rassurez-vous tout de suite, Fabien (je préfère l'appeler par son prénom ) n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort et se morfondre.
S'il l'a fait, c'était en privé et il n'en parle pas. Il se livre ici avec beaucoup de pudeur.
Tout juste s'il évoque son accident. Quelques lignes, pour situer les choses. Très brièvement.
Tout juste s'il évoque sa vie d'avant.
Tout juste s'il évoque les visites de ses proches. On saura juste qu'il est bien entouré.
L'essentiel est ailleurs. Dans la vie quotidienne d'un tétraplégique en centre de rééducation.
Avec des mots très simples, un style très concis, il raconte avec précision les gestes du quotidien. Tous ceux qu'il ne peut plus faire et qu'on fait pour lui.
Et puis surtout (parce qu'il ne ramène pas tout à lui et son malheur), il nous parle de ceux qu'il rencontre, avec qui il créé des liens. La plupart sont des jeunes comme lui, qui ont vu leur vie basculer brutalement. Alors ça vanne, ça raconte des blagues sur les handicapés, "ça torpille dans tous les sens, avec la petite dose de cynisme supplémentaire liée à notre situation".
Du cynisme et de l'humour, il en a pas mal.
Du recul, il en a un gros paquet.
Mais pas d'aigreur. Jamais.
Il aime la vie et tout est positif: "chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter".
On pourrait presque lui reprocher de ne pas mettre assez de sentiment, d'être trop froid mais c'est justement cette distance et cette maturité qui font toute la force du récit.
Il dit:
"C'est jamais inintéressant de prendre une bonne claque sur ses propres idées reçues."
non c'était pas inintéressant...loin de là...

Lien : http://lesgridouillis.over-b..
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critiques presse (1)
Bibliobs   14 décembre 2012
Fabien Marsaud écrit comme Grand Corps Malade slame. Il réussit la prouesse de décrire l'horreur absolue en y ajoutant des touches d'humour et de jubilatoires formules poétiques.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (164) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou08   25 février 2013
« Votre fils ne marchera plus », voilà ce qu’ils ont dit à mes parents.
Alors j’ai découvert de l’intérieur un monde parallèle,
Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion,
Un monde où être autonome devient un objectif irréel,
Un monde qui existait sans que j’y fasse vraiment attention.
Ce monde-là vit à son propre rythme et n’a pas les mêmes préoccupations,
Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation,
Ce monde-là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité,
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés.
On met du temps à accepter ce mot, c’est lui qui finit par s’imposer,
La langue française a choisi ce terme, moi j’ai rien d’autre à proposer,
Rappelle-toi juste que c’est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin,
Et tout le monde crie bien fort qu’un handicapé est d’abord un être humain.
+ Lire la suite
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carrecarre   30 décembre 2012
Les cinq sens des handicapés sont touchés mais c'est un sixième qui les délivre, Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction,
Ce sixième sens qui apparait, c'est simplement l'envie de vivre.
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MetaphoreMetaphore   03 février 2013
J’étais allongé sur un brancard, dans le couloir. On m’avait certainement installé là en attendant de finir de préparer la chambre où j’allais être installé. Un médecin était passé, s’était penché au-dessus de moi et m’avait regardé. Je le regardais dans les yeux, il voyait bien que j’étais tout à fait conscient, mais que je ne pouvais lui parler à cause des tuyaux dans la bouche. Il m’avait dévisagé, mais n’avait aucunement éprouvé le besoin de me dire bonjour. Au lieu de ça, il avait ouvert mon dossier médical posé sur brancard et s’était mis à crier juste au-dessus de moi « il est à qui, ce tétra, là ? »
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grasshopersgrasshopers   18 février 2015
(....)
C'est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre,
Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c moi qui vais la peindre.
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs,
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur.
J'ai envie d'être au cœur de la ville et envie d'être au bord de la mer,
De voir le delta du Nil et j'ai envie d'embrasser ma mère.
J'ai envie d'être avec les miens et j'ai envie de faire des rencontres,
J'ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant, je m'en rends compte.
(...)
+ Lire la suite
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luocineluocine   22 janvier 2013
Farid s 'emmerde tellement quand il doit rester au lit alors que les autres partent en rééducation , qu'il a inventé le concept de "niquer une heure". Il est à l'affût de tout ce qui peut contribuer à faire passer le temps. Bien sûr , l'idéal , c'est le sommeil . Si tu fais une bonne sieste , tu "niques" une heure facilement . Un bon film à la télé peut te permettre de "niquer" une bonne heure et demie . Un long coup de téléphone peut être utile pour "niquer" vingt minutes ... Il est marrant ce Farid
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Videos de Grand Corps Malade (12) Voir plusAjouter une vidéo
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