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ISBN : 2743638338
Éditeur : Payot et Rivages (12/10/2016)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Pour Morris, épicier à Brooklyn, la vie se résume à sa boutique. Très jeune, il a fui la Russie : à presque soixante ans, que reste-t-il de ses grandes espérances ? Un soir, il subit un braquage et en ressort profondément atteint. La malchance semble le laisser en paix lorsque Frank, un Italien, lui propose son aide. Fable bouleversante, le deuxième roman de Malamud est, selon le magazine Time, l'un des "100 livres du XXe siècle". Malamud y réussit un tour de force ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  18 novembre 2016
New-York, Brooklyn, dans les années 50 un couple d'épicier juif âgé peine à survivre avec une épicerie misérable dans un quartier tout aussi misérable.
Un soir, un petit hold-up destiné au voisin finit chez eux. L'épicier est blessé. L'un des malfrats " pris de remords", y retourne et aprés maintes détours s'y fait engager comme commis.....une ambience au parfum des pièces de Tennessee Williams.
On se croirait dans une pièce de théâtre. L'histoire confinée à une épicerie et sa rue se déroule dans un décor figé. Mais l'intensité dramatique de l'histoire nourrie par maintes détails qui nous renvoient à l'histoire des juifs, au rêve américain des immigrés, au quotidien banal des personnages qui subissent leur vie, n'arrivant pas à contourner leur destin, nous ancre dans un récit qu'on lit d'une traite. C'est le génie narratif de Malamud, qui s'est fortement inspiré de son enfance. Lui-même, fils d'immigrés juifs, est né et a grandi à Brooklyn, dans l'arrière-boutique de la petite épicerie familiale.
La figure centrale de l'histoire est le commis, le personnage le plus intéressant du récit.Un homme, mal parti dans la vie, qui oscille constamment entre le Bien et le Mal, et une fois le mal fait essaie d'y remédier à tout prix. Il est intelligent, a des ambitions, mais il est victime de son destin et tombe amoureux d'une juive, la fille du couple..........Il n'est pas juif, et même légèrement antisémite sans vraiment savoir pourquoi, et cette vie parmi eux, va lui faire prendre conscience de l'identité juive ("En faites qu'est-ce qu'un juif ? Voilà ce que je voudrais savoir.....mais expliquez-moi pourquoi les Juifs souffrent tant. On dirait qu'ils aiment ça."). Au début, il ne suscite ni sympathie ni d'empathie, mais par la suite......Malamud jouant sur l'ambiguïté du personnage nous manipule aussi nous lecteurs, jusqu'à la fin (......il y avait chez lui quelque chose de fuyant, de caché. Il paraissait tantôt meilleur et tantôt pire que ce que l'on croyait.").
C'est aussi la rencontre de deux mondes, celui de la famille juive encastré dans ses "Lois" et celui du commis dans la seule loi est sa propre conscience souvent perturbée par les circonstances.
La vraie littérature est intemporelle, ce qui vaut pour ce livre publié pour la première fois en v.o. en 1957, et en français en 1961. Il vient d'être réédité dans les éditions Rivages de chez Gallimard. Un seul mot pour résumer mes sentiments, Brillant !
P.s.Si vous auriez l'intention de lire le livre , je vous déconseille de commencer par la Préface d'Adam Thirlwell, qui à mon avis se référant aux points culminants de l'histoire y compris la fin, gâche le plaisir de la lecture.
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Archie
  19 décembre 2016
Peu connu en France, Bernard Malamud est, comme Saul Bellow et Philip Roth, une figure emblématique de ce que, à tort ou à raison, on appelle l'école juive new-yorkaise de littérature. Lui-même aurait préféré qu'on le présente tout simplement comme un écrivain américain - virgule - juif.
Le commis, considéré comme un chef d'oeuvre en Amérique, date de 1957. Il vient de faire l'objet d'une nouvelle publication en français, après des années d'oubli. On peut le lire comme un roman classique ou comme un conte philosophique.
Il est courant pour Malamud de mettre en scène des familles juives immigrées d'Europe de l'Est, menant des vies besogneuses et modestes dans les quartiers périphériques de New-York. Un monde qu'il connaît bien, car ses parents, nés en Russie, tenaient une petite épicerie à Brooklyn. Dans ce microcosme, être juif a un sens. Pourtant, on n'y observe très peu les pratiques religieuses ; il est rare que l'on parle de la Shoah, ou d'Israël. On s'exprime en anglais – on est Américain ! – probablement avec un accent ... mais dans un livre, ça ne se voit pas... Juste quelques mots ou expressions en yiddish, quand leur équivalent exact est introuvable en anglais.
Morris Bober et son épouse Ida tiennent depuis des années une petite épicerie misérable qui leur permet à peine de survivre. Dans le quartier pauvre de Brooklyn où ils sont installés et dont ils ne sortent jamais, leurs conditions de vie se dégradent encore après une agression par des malfrats qui s'emparent de la caisse, pourtant bien maigre. A soixante ans, Morris est prématurément vieilli. Ida, pourtant moins âgée, est usée, elle aussi, par une vie d'anxiété et de privations.
Morris et Ida survivent grâce à l'emploi de secrétaire de leur fille, Helen, une très jolie jeune femme de vingt-quatre ans qui aurait rêvé suivre des études de littérature. le manque de moyens et son dévouement filial l'amènent à se replier sur elle-même. Est-elle destinée à rester vieille fille ? Sa mère veille : il y a aux alentours quelques commerçants juifs dont les fils... Pourvu surtout qu'elle ne tombe pas amoureuse d'un goy !
Le goy inattendu, c'est Franck, un bad boy loqueteux. Des raisons qui lui sont propres – des remords, tout simplement ! – le poussent à s'imposer dans l'épicerie et à suppléer Morris dans un rôle de commis, pour un salaire de misère, malgré les réticences d'Ida. le bad boy a bon fond. Il a aussi des excuses à faire valoir pour ses mauvaises actions passées : une enfance en orphelinat, une adolescence errante et erratique, des mauvais choix, faits sous pression. C'est un pauvre type, en fait.
Comme tous les pauvres types, il n'aime pas les Juifs, sans savoir pourquoi... Mais ça, c'était avant ! Car Franck est un jeune homme intelligent, capable de se remettre en question. Et il a un certain charme. Helen n'y est pas insensible. Lui tombe raide dingue... Ida est morte d'inquiétude.
Le récit est plutôt captivant. Les situations évoluent sans cesse. Dans sa charge de commis, Franck se donne un mal de chien. L'épicerie qui périclitait, se redresse, puis re-périclite... On lui trouve un repreneur, qui se défausse, qui revient... Des évènements qui ne sont pas sans incidence sur le quotidien matériel et moral de chacun. Instabilité aussi dans les états d'âme d'Helen et de Franck, dans leurs relations et dans ce que chacun représente pour l'autre... Jusqu'à la dernière page, que j'ai bien relue vingt fois pour tenter de découvrir un sens caché à une conversion aussi précipitée qu'absolue.
Est-ce ce simplement un geste, une offrande, à l'intention d'Helen ?
Est-ce, à l'inverse, un acte purement spirituel, une renonciation définitive, l'aboutissement d'un parcours de rédemption par la pauvreté et la bienveillance, inspiré par Saint François d'Assise, dont on avait raconté l'histoire à un pauvre gosse, jadis, dans un orphelinat ?
Est-ce un hommage à Morris, cet homme qui savait accorder sa confiance en dépit des apparences, cet homme soucieux d'« être un bon Juif ». Ce n'était pas question de pratique religieuse – Morris n'en observait aucune – mais de ce qu'il appelait respect de la Loi. Avoir des Valeurs – être honnête, bienveillant, généreux – et transmettre ces Valeurs à ses enfants.
Pauvre Morris : son honnêteté n'était-elle pas de la naïveté, sa bienveillance de la faiblesse ? Sa générosité n'a-t-elle pas fait obstacle au bien-être de son épouse et à l'avenir de sa fille ?
Les êtres les meilleurs seraient-ils forcément voués à des destinées perdantes ? Pour Malamud, les Juifs auraient une sorte de monopole de la bienveillance et de la souffrance.
On n'est pas obligé d'avoir le même avis, tout en trouvant beaucoup de plaisir à lire le commis.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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lucia-lilas
  05 février 2019
Morris Bober semble être un homme sur lequel le destin a décidé de s'abattre. Modeste épicier juif de Brooklyn (comme l'était le père de l'auteur), il travaille presque nuit et jour pour quelques rares clients qui viennent pousser la porte du petit commerce tandis que d'autres préfèrent les épiceries plus fines et plus modernes, les delicatessens, qui se multiplient dans le quartier en ce début des années 50. Morris Bober se tuerait à la tâche pour que sa fille Helen puisse enfin faire des études, hélas trop coûteuses, et pour que sa femme Ida sorte de la dépression dans laquelle elle s'enfonce de plus en plus.
Mais à son grand désespoir, les clients se raréfient chaque jour davantage, l'épicerie se délabre et ils ont de plus en plus de mal à payer leurs dettes et à vivre décemment. Et ce désastre dure depuis presque vingt-et-un ans. Il faudrait vendre le plus vite possible mais qui achèterait une échoppe aussi misérable ?
À ce grand malheur va venir s'ajouter un autre drame : Morris va être attaqué ! Eh oui, un hold-up!Deux hommes masqués vont s'introduire dans le petit commerce pour voler de l'argent que Morris... ne possède pas. Au mieux, quelques dollars traînent dans la caisse enregistreuse, trois fois rien, comme d'habitude... Très en colère, les malfrats se vengeront en lui assénant des coups qui provoqueront des blessures telles que Morris ne pourra plus se lever ni donc travailler. le malheur chez l'épicier est sans fond et sa chute infinie.
Or, un jour, tandis que le vieil homme tente de rentrer deux caisses de lait dans sa boutique, il fait un malaise et est retenu par un individu comme tombé du ciel, un certain Frank Alpine, émigré italien, qui rôde dans le quartier depuis quelques jours sans que personne puisse dire exactement d'où il vient ni où il loge. Cet homme étrange semble affamé, il tremble de froid ou de peur et jette des regards inquiets dans tous les coins de la boutique. Morris Bober va éprouver de la pitié, de la compassion pour cet homme démuni qui cherche du travail. Dans un sens, l'arrivée plutôt inattendue de ce Franck est une aubaine pour l'épicier : il va pouvoir être aidé. En même temps, il ne peut honnêtement « exploiter » indéfiniment ce garçon en le payant très peu, voire pas du tout. D'autant que Morris Bober est un être parfaitement intègre et droit qui ne peut vivre sans respecter la morale, la Loi. Comment peut-il faire ? Chasser Franck, c'est le remettre à la rue, et le garder revient à exploiter un homme, ce qui est insupportable… Et puis, l'épicier a beau avoir un grand coeur, il se demande quand même qui est cet étranger.
En effet, qui est Franck Alpine ? Voilà certainement la question centrale du roman. Qui est cet homme fasciné par la figure de Saint François d'Assise ? Que veut-il ? Doit-il expier quelque faute ? Il semble très intéressé par Helen, la fille de l'épicier, et va placer naïvement tous ses espoirs dans cette relation amoureuse, sans penser qu'en tant que non juif, il peut toujours rêver : jamais les parents de la jeune fille n'accepteront qu'un goy épouse la chair de leur chair…
À la lecture de ce roman , j'ai très vite eu l'impression d'être du côté de l'univers de Dostoïevski , mais aussi de celui de Kafka: on sent qu'au fond ce texte est une parabole dont le sens est à chercher autour des thèmes de la faute, du pardon, de la notion de judéité. Très souvent, revient la question : qu'est-ce qu'être juif ? Cette interrogation semble obséder l'auteur. « Quel genre d'homme fallait-il être pour s'enterrer du matin au soir dans ce cercueil géant sans jamais sortir pour respirer une bouffée d'air, à part pour acheter un journal en yiddish ? C'est bien simple, il fallait être juif. Ils sont nés prisonniers. Il fallait avoir la patience inlassable ou l'endurance ou la résignation de Morris comme l'avaient aussi al Marcus, le marchand de sacs en papier et ce vieux coq décharné de Breitbart qui trimballait de porte en porte son chargement d'ampoules électriques. » s'interroge l'épicier. Quant à Frank, ses questionnements portent sur les mêmes sujets : «  En somme, ces gens-là ne vivent que pour souffrir. Et le plus honoré d'entre eux, le pur des purs, le Juif modèle est celui qui supporte le plus longtemps la douleur qui lui ronge les tripes avant de se précipiter aux toilettes. » « C'est drôle… pour les Juifs la souffrance est une pièce de tissu ; ils s'en drapent comme dans un vêtement. »
Si l'on s'en tient à ces définitions, on peut dire que même si Franck n'est pas juif, tout se passe comme s'il l'était : il souffre, s'épuise, donne tout ce qu'il peut de lui, cherche à se faire pardonner ses fautes, à se racheter, à être meilleur… Ses remords pèsent lourd sur sa conscience et son besoin d'expiation semble vital. Et pourtant, il ne parvient jamais à se fixer définitivement du côté du Bien ou du côté du Mal et oscille sans cesse d'un point à l'autre comme si sa vie, finalement, était une lutte constante pour parvenir enfin à être ce à quoi il tend, selon moi, depuis le début sans jamais en avoir vraiment conscience… Je n'en dis pas plus, vous le verrez à la fin… Son parcours ressemble à une quête, une espèce d'initiation et on pourrait discuter longuement de ce qui la motive chez Franck...
Finalement, il ressemble assez à l'épicier qu'il plaint… au point d'aller parfois jusqu'à le remplacer totalement ou d'être pour Morris comme un fils adoptif.
Le texte, assez mystérieux (et c'est ce qui en fait toute ia richesse), s'offre à des interprétations multiples et le personnage très ambigu du commis crée un véritable suspense… Quant à son acte final (ah, je sens que j'attise votre curiosité… mais c'est bien, c'est bien!), on pourrait passer une nuit à tenter de l'analyser et proposer différentes interprétations possibles. Oui, c'est là que l'on voit qu'il s'agit d'un grand livre !
J'ai beaucoup aimé aussi l'unité de lieu : tout se passe effectivement quasiment dans une petite épicerie dont on s'éloigne rarement. Cela confère à l'oeuvre une dimension théâtrale et met bien en évidence les « vies cloîtrées » (l'expression est de Roth) des personnages de Malamud toujours coincés dans un espace réduit dont ils ne parviennent jamais à sortir malgré leurs tentatives. Ces petites gens finissent par devenir le symbole de la condition humaine, des figures à la Beckett, engluées dans des espaces dont ils sont prisonniers, aspirant à un ailleurs (géographique ou métaphysique) dont ils ne verront jamais la couleur. Ils ont quelque chose de fondamentalement tragique, ce qui les rend particulièrement touchants.
Un texte complètement essentiel, à lire et à relire.
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Pirouette0001
  13 novembre 2016
J'ai lu, ou plutôt avalé ce livre étonnant, d'une traite.
L'épicier juif, dont Bernard Malamud nous narre les mésaventures, est originaire de Russie. Son père, victime des pogroms, envoie son fils en Amérique où celui-ci sera loin de vivre le rêve américain, coincé ainsi que sa femme et sa fille, dans une vieille boutique où il ne parvient qu'à survivre en vendant du jambon aux Gentils.
Un sans domicile italien vient trouver refuge dans l'épicerie et tombera amoureux de la fille de la maison.
L'auteur en profite pour questionner l'anti-sémitisme, ce qui caractérise un Juif, et qui n'est pas la réussite dans les affaires pour notre épicier désargenté, ce qu'est réussir dans la vie ou réussir une vie.
Il ne s'agit pas d'un roman américain au style habituel. J'ai davantage eu l'impression de me trouver devant un livre de littérature allemande ou autrichienne du début du vingtième siècle - le livre date de 1957-.
Le livre, qui était introuvable en français, vient d'être réédité dans une nouvelle traduction. Courrez l'acheter, c'est un petit chef-d'oeuvre classique.
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gilles3822
  13 février 2019
Brooklyn est un village, un grand village dans lequel tout le monde se connaît, se fréquente, au moins dans ces années-là.
Quelle est la magie qui opère dès que l'on franchit le seuil de cette épicerie misérable, pourquoi le sort de ces gens de peu nous interpelle-t-il à ce point ? L'imagerie véhiculée par le cinéma est-elle à ce point prégnante que nous puissions nous projeter dans les pages de ce drame social, franchissant allégrement les frontières de la réalité pour faire corps avec cette fiction imprégnée d'humanité, pour le pire et le meilleur ? Pourquoi ?
J'ai partagé la vie de Frank et d'Helen, d'Ida et de Morris pendant quelques heures, de l'affreux Karp et de son fils décérébré.
C'est un village, mais nous sommes en Amérique et la vie ne fait pas de cadeau, votre voisin non plus, tout est suspect, le moindre geste amical peut être considéré comme suspect, intéressé, chacun survit à sa manière, même le sentiment amoureux est teinté de duplicité.
Pauvre Frank, incompris malchanceux, désespérant de ténacité, d'obstination dans l'erreur, un "gentil" chez de pauvres juifs, un goy forcément louche, la culpabilité incarnée, s'emploie à laver la tache originelle, pour son malheur, tombe amoureux de la fille de la maison.
C'est un théâtre, les personnages se succèdent, tous pathétiques à des degrés divers, tous victimes, prisonniers d'un destin qui les dépasse, l'italien errant chez des juifs étriqués, cohabitant parce qu'il faut, pour survivre, s'entr'aider, par delà les différences, dans ce monde impitoyable.
Ils ne sont pas nés du bon côté, accablés par le quotidien, gardant leur dignité dans l'adversité et c'est déjà pas mal d'être de rester digne quand on est pauvre, ça ne coûte rien.
Magnifique.
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critiques presse (1)
Telerama   07 décembre 2016
Roman réaliste, pourtant profondément énigmatique sous des dehors limpides, Le Commis s'offre aussi à lire comme une fable morale, une méditation sur la faute et la responsabilité.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   17 novembre 2016
S’il parvenait à lui parler seul à seule pendant un bon moment, peut-être arriverait-il à se faire écouter ? Tout d’abord, elle se montrerait probablement réticente mais lorsqu’il aurait commencé à lui raconter sa vie, elle le laisserait sûrement aller jusqu’au bout. Et alors, qui sait ? Avec une femme, le tout est de commencer.
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Alice_Alice_   05 novembre 2016
Vous lisez beaucoup?
- J'adore la lecture. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce qui fait marcher les gens, pourquoi ils se sont lancés dans une chose ou une autre, vous comprenez?
Elle fit signe que oui.
Il lui demanda ce qu'elle était en train de lire.
"L'Idiot, dit-elle. Vous connaissez?
- Non. Qu'est ce que c'est?
- Un roman.
- Moi, je préfère les choses vraies.
- Un roman, c'est la vérité.
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EffeLouEffeLou   22 octobre 2014
“Her body was young, soft, lovely, the breasts like small birds in flight, her ass like a flower…. He felt greedy as he gazed, all eyes at a banquet, hungry so long as he must look. But in looking he was forcing her out of reach, making her into a thing only of his seeing, her eyes reflecting his sins, rotten past, spoiled ideals, his passion poisoned by his shame…. He let himself down silently. In the cellar, instead of the grinding remorse he had expected to suffer, he felt a moving joy.”
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Alice_Alice_   05 novembre 2016
En somme, se disait Frank, ces gens-là ne vivent que pour souffrir. Et le plus honoré d'entre eux, le pur des purs, le Juif modèle est celui qui supporte le plus longtemps la douleur qui lui ronge les tripes avant de se précipiter aux toilettes.
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Alice_Alice_   05 novembre 2016
En entrant dans l'épicerie, elle cria: "C'est moi", comme elle le faisait depuis toujours. Ainsi quiconque se trouvait dans l'arrière-boutique savait qu'il pouvait rester assis et que ce n'était pas la Fortune qui avait frappé à la porte.
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Videos de Bernard Malamud (2) Voir plusAjouter une vidéo
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Bernard Malamud pour "The First Seven Years", une courte histoire.
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