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EAN : 9782743629748
300 pages
Éditeur : Payot et Rivages (04/02/2015)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Premier roman de Bernard Malamud, Le Meilleur est un "Great American Novel", inédit en français. Texte culte, légendaire, admiré de Philip Roth, Don Delillo ou Chad Harbach, il est considéré en Amérique comme un chef-d'oeuvre dès sa parution en 1952. Le livre évoque le parcours atypique de Roy : joueur de baseball prometteur, sa carrière s'interrompt en un coup de feu tiré par sa maîtresse. Mais dix ans plus tard, par la grâce de l'American Dream, Roy devient le mei... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Fx1
  29 mars 2015
Un auteur que j'ai découvert grâce a celle qui partage ma vie ...
Que dire sur ce superbe roman ?
Malamud c'est un régal des mots , avec des phrases qui emportent tout sur leur passage , un sens du détail incroyable ...
Sur le papier cette intrigue ne fait guère illusion , et pourtant ....
Le lecteur décolle et ne revient sur terre qu'au terme de cette immense variation sur le monde du sport , que Malamud porte au plus haut .
C'est simple , on cherche l'erreur dans cette partition qui est devenue culte au fil des ans .
Somptueux , magistral .
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alexandrebertin
  19 août 2019
Je comprends les commentaires précédents. Pour ceux qui ne connaissent pas les règles et les subtilités du baseball, la description sur plusieurs pages du match constituant l'acmé du roman peut paraître longue et ennuyeuse ... et pourtant ... et pourtant, Malamud décrit avec un suspens à couper au couteau une rencontre décisive pour l'ensemble de l'intrigue du livre. La partie de baseball la plus importante de la carrière de cet ovni qu'est Roy Hobbs qui devient à 35 ans et en l'espace d'une seule et unique saison un héro national comme ont pu l'être Babe Ruth et Joe DiMaggio !
Malamud s'amuse avec la société américaine, avec l'American Way of Life et même avec 60 ans d'avance avec le Make America Great Again d'un certain Donald Trump. Mais c'est pour mieux dézinguer ce rêve américain, pour mieux critiquer cette organisation monopolistique du baseball américain et tout ce qui l'entoure (propriétaire véreux, entraineurs dépassés, parieurs sans scrupules).
Les femmes ont mauvaise presse dans ce roman (qui date des années 50 rappelons-le) puisqu'elles sont à l'origine de bien des mlaheurs de notre héro... mais sans elles, point d'histoire.
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puchkina
  10 juillet 2015
Roy Hobbs, détecté par un recruteur, a un talent inné pour le baseball. A vingt ans, il est en passe de débuter une grande carrière mais une femme fatale (et timbrée) lui tire dans le ventre. mettant fin à ses rêves. On retrouve notre héros quinze ans plus tard sans rien savoir ou presque de ces années écoulées. Roy est alors bien décidé à reprendre sa carrière et à tutoyer les sommets. Il y parvient mais une autre femme vient contrarier ses plans…
Le Meilleur est un roman typiquement américain : partir de rien pour arriver au sommet, gloire et déchéance, coup de pied dans le fond de la piscine pour sortir la tête de l'eau et revenir au plus haut niveau… Nombre de romans et de films ont suivi ce schéma (Rocky…). Ici, on parle baseball et le lecteur français peut être un peu perdu dans le récit de ces matchs interminables et par les termes techniques propres à ce sport. Malgré tout, la personnalité du héros et le parti pris narratif entre dialogues coups de poings et envolées lyriques emportent le morceau.
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gilles3822
  23 mars 2015
Il serait un peu ridicule notre héros s'il n'y avait pas eu ce drame. Benêt serait l'adjectif le plus approprié. C'est un roman à charge contre son pays que nous a concocté B.Malamud. le monde du baseball y est dépeint comme un repaire de bas du front, de parieurs véreux et d'entraîneurs sur le retour. Les supporters restent des supporters, tuant ceux qu'ils ont adorés la veille. le ton est sarcastique et si l'on ne comprend rien au baseball, il est conseillé de zapper certains passages. C'est une plongée dans le milieu, ésotérique pour moi, de ce sport très américain. le style est vif, imagé et l'Amérique des années 50 y est décrite comme un pays où les foules en délire acclament un type amoureux de sa batte de baseball. Cinglant.
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Chocolapin
  20 mars 2017
Roman américain des années 50, nous suivons ici le parcours de Roy dont la carrière professionnelle en base-ball semble prometteuse. Malheureusement, un accident va venir tout remettre en cause. On retrouve Roy quelques années plus tard sur le devant de la scène.
Roman atypique dû au sujet. Je l'ai trouvé plutôt agréable à lire même s'il y a quelques longueurs, à mon sens, notamment dans la description des matches de base-ball. Étant totalement novice en la matière, cela s'est révélé fastidieux car j'avais beaucoup de difficulté à visualiser ce que cela pouvait donner. le lexique présent à cet effet en fin d'ouvrage ne m'a pas été d'un grand secours. Je retiens ce livre pour l'histoire de l'homme plutôt que pour le sportif.
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   24 octobre 2016
Entre ombres et fatalité, avec un sens aiguisé du récit, Bernard Malamud interroge les mirages de l’American Dream.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   09 mars 2015
Mais ce roman essentiellement tragique est drôle d'un bout à l'autre, semé de détails loufoques que Malamud semble voir couler de sa plume (...). On se croirait chez Chaplin…
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   28 janvier 2015
Il y a de la magie dans l'histoire de Roy Hobbs, dont la batte de bois blanc semble un avatar contemporain d'Excalibur, l'épée de la geste arthurienne ; il y a de la trivialité aussi, de la violence ; enfin, il y a énormément de dérision et d'ironie dans la façon dont le romancier s'attache à mettre à mal le rêve américain – de réussite, de prospérité.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   16 février 2015
Quand l’aube culbuta la nuit, une rafale de pluie l’aveugla – non, la vitre était fermée, mais les gouttes obliques lui donnèrent soif, et de cette soif naquit la faim. Il tendit la main vers le filet pour y prendre son caleçon. Il fallait qu’il arrive le premier au wagon-restaurant, histoire de limiter la portée de ses bourdes car il doutait fort que Sam soit levé pour lui indiquer quoi commander et comment se tenir. Il retira son sweat-shirt gris et baissa le caleçon de coton blanc qu’il portait en guise de pyjama au cas où surviendrait un accident qui ne lui laisserait pas le temps de s’habiller. Il passa sa chemise en se contorsionnant, voulut enfiler le pantalon de son beau costume, courbé en deux pour le remonter, mais il avait fourré les deux pieds dans la même jambe, et ses acrobaties ne le menèrent nulle part. Il s’inquiéta de se retrouver ainsi bloqué dans une camisole de force sur sa couchette avec une marge de manœuvre aussi réduite ; il risquait de faire craquer son pantalon, ou d’être obligé d’appuyer sur le bouton pour appeler le porteur, ce qu’il redoutait. À force de se tortiller, il finit par attraper le bas de la jambe et tira dessus. Il libéra ses pieds avec un soupir de soulagement, glissant cette fois le bon dans la bonne jambe. Il s’assit alors, fixa ses chaussettes, noua ses lacets, passa une cravate et parvint même à endosser une veste : lorsqu’il écarta les rideaux, prêt à sortir, il était habillé de pied en cap.
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Alice_Alice_   15 novembre 2016
Toujours la forêt leur faisait cortège ; elle escaladait les collines comme une armée, elle les dégringolait comme une cascade. A l'approche du train, les arbres s'entrouvraient, et il voyait sous leur voûte le seul espace qui lui soit devenu familier au fil de ses errances : un monde vert, transpercé d'une lumière surnaturelle et de cris d'oiseaux étranges, étouffés par un silence lui assurant une intimité si parfait qu'il n'avait plus honte de ses pensées les plus secrètes, et que le pouls turbulent de ses ambitions s'apaisait.
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Charybde2Charybde2   16 février 2015
« Quitte à me tuer à la tâche… », Roy parlait au micro depuis le marbre devant la foule muette qui s’entassait sur le stade des Knights où ils allaient jouer à guichets fermés, « …je me donnerai à fond, j’irai au bout de mes possibilités pour être le plus grand de tous les temps au baseball. Je vous remercie. » Il termina en déglutissant, ce qui résonna comme un hoquet électrique dans les micros, puis il s’assit, pas franchement content de lui malgré les festivités, car lorsqu’on lui avait demandé de faire un discours, il s’était dit qu’il commencerait par une blague puis qu’il remercierait tout le monde et dirait quelle bonne équipe étaient les Knights et combien il avait plaisir à travailler avec Pop Fisher, or voilà ce qui était sorti de sa bouche à la place. Et puis flûte après tout, qu’est-ce que ça pouvait faire qu’ils sachent ce qu’il pensait ?
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Videos de Bernard Malamud (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Malamud
"Quand je parle du dernier juif d'Europe, je parle de l'imaginaire juif. ll y a beaucoup de juifs en France aujourd'hui mais pas un seul ne raconte sa légende à venir comme une légende européenne."
« Je ne me doutais pas que l'histoire de mon père me mènerait à faire équipe avec Ionas, un vampire centenaire et amoureux, Rebecka, sa copine psy divorcée d'un fantôme, et une rabbine. Mais quand c'est arrivé, j'ai trouvé ça normal. Presque. Ces pages racontent aussi comment mon père a tenté de ne plus être juif, et comment, avec tout ce que l'on me mettait sur le dos, j'ai eu le sentiment d'être le dernier juif d'Europe. »
Joann Sfar ressuscite le fantastique et l'humour désespérés de Kafka ou de Malamud dans cette fable où les monstres offrent un miroir hyperréaliste à la singerie moderne.
https://www.albin-michel.fr/ouvrages/le-dernier-juif-deurope-9782226438744
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