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Georges Piroué (Autre)
EAN : 9782070378661
158 pages
Éditeur : Gallimard (01/10/1987)
3.54/5   28 notes
Résumé :
Un homme en uniforme de capitaine remonte lentement le névé que poudre la fine neige de juin. Des gerbes blanches s'élèvent de-ci de-là, tandis que l'écho des détonations secoue la montagne : l'Italie est entrée en guerre avec la France et les canons français tentent de barrer la route aux bataillons alpins venus de l'autre versant
Le capitaine italien aperçoit soudain un banc, un de ces bancs verts comme on en trouve sur la place de tous les bourgs de France... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Floyd2408
  12 juillet 2018

Curzio Malaparte erre dans l'esprit d'Elsa Morante, comme une ombre lorsque Naples respire La Peau, puis ses amours avec ses conquêtes comme Virginia Agnelli, Moravia lors d'une interview y disait « Malaparte n'était pas spirituel mais brillant, ce n'était pas un écrivain…Tout au plus un homme de lettres. »
J'aborde Malaparte, comme une lecture nouvelle venant, celle d'un roman lu récemment pas encore publié, une biographie comme une respiration intime, un dernier souffle d'Elsa Morante, une auteure italienne, à la vie passionnée traversant celle de Malaparte. Alors comme ma curiosité est toujours comme le tranchant d'une lame aiguisée, fine et tranchante, je me suis précipitée vers la librairie et le quatrième de couverture du roman le soleil est aveugle me plut toute suite comme un appel lointain, une envie irrésistible de me plonger dans cette prose torturée, une aimantation instinctive vers ce récit issu de carnet, publié comme correspondant de guerre, assujetti à la censure.
Malaparte lors de la grande guerre franchit les Alpes pour s'engager dans l'armée Française à l'âge de 16 ans et lorsque Mussolini déclare la guerre à la France, étant reporteur de guerre Malaparte doit attaquer la France à son grand d'âme, comme un remord venant dans sa prose éclairer cette narration baroque et lyrique. Dans un préambule, Malaparte comme une confession, un remord d'une plaie ouverte, la censure ayant privé le lecteur de trois chapitres trop compatissants vis-à-vis des Français, ce malheur, perdu à jamais, dans les bureaux de censure, ayant envoyé ses écrits originaux sans en avoir des copies, ce roman semble être amputé à jamais de ces trois chapitres pouvant éclairer la pensée de Malaparte. Il y a dans cette déclaration préliminaire et nécessaire en guise de préambule, une vérité aiguisée et certaine de Malaparte, sa vision d'une guerre inutile, des soldats alpins comme des marmottes et autres folies imagées tel un Boris Vian.
Le titre sonne une litanie sourde d'une nature esclave et spectatrice de la folie humaine, de cette guerre…..
« Une guerre sans espoir, sous le Soleil indifférent, impassible, aveugle aux souffrances humaines. Que le Soleil éclaire les actions, des hommes : on ne peut rien lui demander d'autre. On ne peut pas demander au Soleil de souffrir avec nous, de s'émouvoir de nos souffrances. On ne peut pas lui demander d'être bon, juste, pitoyable. le Soleil est aveugle. Finalement nous aussi, pour la première fois peut-être dans notre très vieille histoire, nous sommes sans secours, sans prétextes, sans justification, sous l'oeil aveugle du Destin, sous cet oeil qui nous regarde fixement sans nous voir et resplendit, impassible, hors et au-dedans de nous, à pic sur nos têtes, à pic au fond de notre conscience. Et il est inutile d'invoquer le Christ contre cet oeil blanc aveugle, sans paupière et sans cils, immobile dans le ciel désert de notre conscience. »
La narration est une prose poétique, entre coupé de description, de dialogue, de phrases entre parenthèses comme une spontanéité où l'homme de lettres tisse sa toile piégeant l'instant pour nous l'offrir, ces mots transpercent une vérité sourde comme un roman fantasque, sortie tout droit des entrailles de l'imaginaire de Malaparte, mais à travers ses lignes noircissant des feuillets d'un reporteur Italien au coeur fasciste, antifasciste, Malaparte cite des vrais noms, des soldats connus sur le front escarpé des Alpes, des hommes pour la plupart morts sur le front d'une guerre sans relâche, une tuerie humaine à la bestialité humaine, une humanité humaine.
La description lyrique de la nuit prenant possession de la nature, cette nuit est vivante, tel une bête, pour les alpins « une grande sale vilaine bête », le tableau de la nuit est une peinture Baudelairienne, la nuit devient viscère à l'intérieur de la tente du capitaine, tout devient terreur, la peur prend sa place dans la nuit, le corps devient en alerte, les sens en éveil, la bête est au aguets, la nuit est plus effrayante que la guerre déclarée.
Le capitaine, traversant ce périple rencontre au fil de sa marche vers sa mission, les alpins, se prend d'amitié pour l'un des leurs, Calusia, un jeune d'homme simple, paysan, amoureux de ses vaches, avec autour du cou une cloche de ces ruminants, aimant boire leur lait à leur pis. Au-delà de cette rencontre, le capitaine erre au fil de sa mission de soldats en soldats, ayant chacun leur caractéristique, décrit avec précision par Malaparte, comme celui au visage moisi, ayant la couleur de la mort, celle de la guerre s'invitant dans cette nature alpestre magnifique aux teintes prédominantes de vert. Ces couleurs teintent la vision de Malaparte, comme la fille aux cheveux rouges de l'auberge, et ce vert présent tout le temps comme filtre noyant cette nature bientôt défigurée par la guerre.
Les mulets ont une part importante, dans cette aventure, comme si par leur labeur, ils devenaient au détriment de l'homme, les plus à plaindre, comme folie naturelle, à balader les hommes vers leur morts, dans cette guerre virtuelle, au début le capitaine s'exclame « On n'a même pas l'impression d'être en guerre », de cette ironie, la guerre est déclarée depuis trois jours, mais encore rien, silence, « pas un coup de canon, pas une fusillade. », et le panneau incroyable « Interdit de tirer près de la maison du PC », une pirouette à cette guerre, comme un mirage.
L'itinéraire à travers ces montagnes, au fil des sentiers, ces noms, refrain de notre auteur, à la mélopée d'allégresse, à la tranquillité de la nature, une paix intérieure, est un trompe l'oeil, « une cruauté vierge », un bel oxymore. Malaparte continue ce sarcasme avec la farandole des marmottes qui sera l'événement le plus marquant de cette journée de la première attaque Française, sur le col de la Seigne le 21 juin 1940.
L'animalité de la guerre prend les armes comme les obus pour des chevaux, les bombes pour des oies grasses, les mitrailleuses pour des poules, Malaparte dénature cette guerre, la rend animal.
Même la mort semble être un adage humain pour les rendre méchants lâches et égoïstes, avoir la conscience de cette mort que les bêtes ont l'instinct de conversation, Malaparte explique cette folie humaine par la conscience de la mort, mais le capitaine devient une bête, il pense ne plus être un homme mais une « bête, un chien, un mulet », dans sa conversation avec le curé,
« Ça m'est complétement égal que je meure ou que je vive »
De cette folie Malaparte rend le capitaine intouchable, il devient un animal sans but de survie mais touché par la mort de ce jeune alpin, se rendant coupable de cette mort, il erre comme une âme en peine, devient le fantôme de lui-même, comme un animal qu'il est déjà.
Un court roman fort et touchant, une écriture simple, des images étonnantes pour une prose décrivant une guerre inutile et idiote fac à une France qu'il aime, Malaparte a su trouvé la parade à cette censure, tel un acrobate jonglant sur un fil avec ses mots et cette liberté prosaïque incontrôlable, poétique, touchante…
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ThibaultMarconnet
  28 avril 2020
La neige est sale
La découverte de Malaparte a été pour moi une révélation : il y aura désormais un avant et un après. L'écriture hautement poétique - 'baroque' selon certains -, de l'écrivain toscan me transporte et me bouleverse. Il a des métaphores saisissantes que je n'ai lues chez aucun autre auteur. le Soleil est aveugle est un petit livre dense et hallucinatoire, dans lequel Malaparte fait éclater la langue comme des obus fracasseraient la glace des hauts sommets aux teintes vertes. L'écrivain italien nous relate ici un épisode de la “drôle de guerre” dont il fut le témoin bien plus que l'acteur, relégué à l'arrière des combats en tant que correspondant de guerre : ce douloureux épisode a pour nom la “bataille des Alpes”, qui vit l'armée italienne attaquer la France et cela malgré la profonde et étroite amitié qui unissait les Alpins à leurs voisins Français. Cet homme qui, dès l'âge de 16 ans, était allé volontairement s'engager pour combattre auprès de la France lors de la guerre de 14-18 ne peut qu'être écoeuré par une telle trahison qui mutile tout ce qu'il y a de plus noble dans la belle complicité qui lie deux peuples l'un à l'autre. de même que dans “La peau”, Malaparte montre à quel point la victoire est parfois plus sale et déshonorante que la défaite, sale comme la neige souillée par le sang répandu. Voilà un ouvrage qui n'est pas sans rappeler le flamboyant et terrible Malraux du récit “Les noyers de l'Altenburg”.
Je suis ressorti de cette lecture comme d'une fièvre, l'esprit déboussolé par la bourrasque du verbe malapartien. Mais assez glosé, laissons désormais la parole à Malaparte lui-même :
« - Ce qui corrompt les hommes, ce qui les rend méchants, lâches, égoïstes, c'est la conscience de la mort. Les bêtes n'ont que l'instinct de conservation, peut-être un pressentiment lointain. Mais elles n'ont pas la conscience de la mort. Elles savent qu'elles 'peuvent' mourir mais non qu'elles 'doivent' mourir.
- Si elles apprenaient un jour qu'elles doivent mourir, dit Zanelli en penchant en avant son visage de braque, tu ne crois pas que les bêtes se révolteraient contre les hommes ?
Le Capitaine saisit Zanelli par un bras, le regarde avec une espèce de triomphe dans les yeux :
- Elles nous accuseraient de l'avoir inventée, la mort. Oui, nous. Est-ce que ce n'est pas nous peut-être qui l'avons inventée, la mort ? et il se met à rire, regardant fixement Zanelli avec une lueur de triomphe dans les yeux. » (in “Le Soleil est aveugle”, p. 128)
© Thibault Marconnet
le 18 août 2015
Lien : http://le-semaphore.blogspot..
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Bellonzo
  11 janvier 2014
Montagnard ce livre, et épisode guerrier. Comme souvent Mario Rigoni Stern l'un de mes préférés au delà des Alpes. La comparaison s'arrête là. Très différents ces deux auteurs.

le livre de Curzio Malaparte est plus ardu dans la forme, constellé d'italiques, et presque versant dans l'onirique, un onirique de violence dans des décors alpins si grandioses. En fait ce court roman était sorti en épisodes dans Il Tempo en 41 quand Malaparte était correspondant de presse dans l'armée italienne des Alpes. Mais Mussolini fit censurer certains chapitres et les deux derniers disparurent et Malaparte ne voulut jamais les réécrire. Beaucoup trop francophile pour le Duce tout ça.

Malaparte déclara en 1947 qu'avec "Le soleil est aveugle" il fut "le seul parmi tant d'écrivains italiens, fascistes et antifascistes (parfois ce furent les mêmes) à avoir osé condamner le coup de poignard dans le dos de la France (expression consacrée), le condamner publiquement, pendant la guerre". Je ne me prononcerai pas sur cette assertion. Par contre j'aime beaucoup le tableau illustrant le livre, Troupes au repos d'un certain Christopher Nevinson.

Étonnant destin que celui de Malaparte qui s'engagea pour la France en 1914 à l'âge de seize ans et fut emprisonné par les Allemands à la fin du second conflit. Rappelons que Kurt Suckert le Toscan avait choisi son pseudo par haine/admiration de Bonaparte et que ses romans les plus connus sont "La peau" et "Kaputt".
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JacquesYvesDepoix
  20 mai 2020
Trouvé ce livre dans une boîte (à livres) dimanche dernier et me suis plongé dans sa lecture lors d'une insomnie la nuit passée. Il m'a aidé à retrouver ma sérénité tant le rythme est lent et l'histoire ténue. L'intégralité du roman est traversé par la poésie. Mais la poésie ne fait pas une histoire.
Résultat mi-figue, mi-raisin. Je ne suis pas totalement déçu mais je ne suis pas comblé non plus. J'ai bien compris le plaidoyer insidieux pour la fraternité franco-italienne et contre l'invasion de la France par les troupes italiennes au début de la seconde guerre mondiale. Mais bon.
En fait, faudrait que j'en lise un autre de Malaparte et j'attends pour ça que les lecteurs de Babelio me conseillent.
À bon entendeur ... :)
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latrace
  16 mars 2011
Parmi des alpes vertes, bleues, cauchemar cotonneux ou brillant, des officiers paternels donnent des ordres à des alpins ingénus qui courent sous les obus après des marmottes affolées. L'un de ces officiers, un capitaine, se prend d'affection et de pitié (d'amour ?) pour une estafette garçon vacher, portant une cloche de vache autour du cou. ce soldat-mulet se fera tuer, comme des centaines d'autres bêtes de somme, humaines et animales, entêtées et joyeuses, sur les neiges du mont-blanc. et le capitaine, se sentant responsable de sa mort, deviendra fou.
Lien : http://latrace.wordpress.com..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PartempsPartemps   12 octobre 2020
« Un je-ne-sais-quoi de féminin était vraiment dans l’air. Le capitaine se sentait dans les membres une étrange léthargie, il marchait comme étourdi. À un certain moment, il laissa le chemin muletier, pénétra dans le bois. Le murmure d’un ruisseau rendait les feuilles tendres et fragiles, encore durcies par le gel hivernal. La couleur du printemps (ou c’était une odeur, un parfum) naissait à peine dans l’air, encore vague, incertaine, presque hostile. Odeur d’eau, de glacier, odeur de dégel, de feuilles putrides, de terre pourrie. Le printemps, en montagne, c’est l’eau qui l’annonce de sa voix de femme, de son parfum de chair, de sa couleur de lait. Le capitaine s’enfonçait dans le bois, respirant profondément, le chapeau rejeté en arrière sur la nuque pour se libérer le front. Il s’étendit dans l’herbe, près d’une épaisse tache de gentianes, d’anémones pourpres, de violettes. Des violettes gigantesques, ouvertes comme des tournesols, droites sur leur tige hors de l’herbe délicate et molle, avec un impudique orgueil. Par milliers, en minuscules forêts, ici et là ; rien de chaste en elles : mais quelque chose d’audacieux, de sensuel. Elles semblaient de chair. Et les gentianes bleues, et certains chardons sans poils, chauves et doux au toucher. L’herbe très tendre, d’un vert tantôt pâle tantôt soutenu, coulait entre les doigts comme de l’eau. La mousse comme des cheveux. Un vent léger courait sur le pré, inclinant les fleurs en de suaves révérences, et celles qui résistaient davantage à ses amoureuses rafales, il les secouait avec grâce et prudence, presque avec crainte de leur faire du mal : jusqu’au moment où les gentianes et les altières violettes courbaient la tête avec respect, en un jeu libre et courtois.
Étendu dans l’herbe, le capitaine admirait les nuages roses qui se posaient légèrement sur les montagnes et écoutait la voix du torrent fuir sous les branches, s’évanouir, puis reprendre soudain plus proche, plus haute, plus vibrante, une froide voix métallique. Dans l’intervalle de ces brèves pauses, un son de cloche lui arrivait, profond ; la cloche, pensait-il, d’une vache errant dans le bois. Le capitaine se leva, se dirigea entre les arbres vers ce son doux et grave ; arrivé au torrent, entre les branches d’un mélèze, il vit sortir de l’eau, poussant devant lui une vache, un jeune homme nu : lequel après s’être mis à courir de-ci de-là dans le pré, en batifolant, vint s’étendre sur la rive au soleil, presque sous le ventre de la vache qui ruminait paisible et absorbée. Il lui sembla reconnaître ce visage puéril, envahi de poils brillants, blonds et frisés, ces épaules athlétiques, ce cou inséré avec violence dans la poitrine large et musclée. Oui, l’alpin de l’Edolo, celui qu’il avait vu passer à Morgex, le bras autour du cou d’une vache, l’alpin que le colonel Lavizzari appelait Calusia, que tous les garçons de Morgex appellent Calusia. Maintenant Calusia s’est agenouillé sous le ventre de la vache, il lui caresse les mamelles doucement, de ses mains de montagnard énormes et délicates, et un sourire de joie, un sourire ineffable, presque sévère, illumine son visage dur et puéril… »
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latracelatrace   16 mars 2011
Un banc de jardin public, peint en vert, le siège et le dossier en bois, les pieds de fer recourbés, terminés en forme de patte de chien. Un vrai banc : solitaire, paresseux, mélancolique. De ces bancs, qui patients et sans espoir, attendent à l’ombre d’un platane, sur la petite place de tous les bourgs et villages de France. Un platane seulement, un réverbère, un pan coupé de mur avec la sentence Défense d’afficher suffiraient peut-être pour faire de ce banc, le témoin d’une civilisation provinciale fatiguée, le signe précis d’un ordre ancien et noble.
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ThibaultMarconnetThibaultMarconnet   29 avril 2020
- Ce qui corrompt les hommes, ce qui les rend méchants, lâches, égoïstes, c'est la conscience de la mort. Les bêtes n'ont que l'instinct de conservation, peut-être un pressentiment lointain. Mais elles n'ont pas la conscience de la mort. Elles savent qu'elles “peuvent” mourir mais non qu'elles “doivent” mourir.
- Si elles apprenaient un jour qu'elles doivent mourir, dit Zanelli en penchant en avant son visage de braque, tu ne crois pas que les bêtes se révolteraient contre les hommes ?
Le Capitaine saisit Zanelli par un bras, le regarde avec une espèce de triomphe dans les yeux :
- Elles nous accuseraient de l'avoir inventée, la mort. Oui, nous. Est-ce que ce n'est pas nous peut-être qui l'avons inventée, la mort ? et il se met à rire, regardant fixement Zanelli avec une lueur de triomphe dans les yeux. (p. 128)
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JacquesYvesDepoixJacquesYvesDepoix   20 mai 2020
Ce qui corrompt les hommes, ce qui les rend méchants, lâches, égoïstes, c'est la conscience de la mort. Les bêtes n'ont que l'instinct de conservation, peut-être un pressentiment lointain. Mais elles n'ont pas conscience de la mort. Elles savent qu'elles peuvent mourir, mais non qu'elles doivent mourir.
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Pour consulter les titres parus dans cette collection : https://www.lesbelleslettres.com/collections/20-memoires-de-guerre
La collection Mémoires de guerre a pour but de publier des textes inédits ou oubliés d'écrivains, de journalistes, de soldats sur les conflits qu'ils ont vécus. Celle-ci a débuté à l'automne 2012 avec la publication de deux auteurs majeurs : Curzio Malaparte avec La Volga naît en Europe récit de son expérience de correspondant de guerre sur le front russe durant le second conflit mondial et Winston Churchill, avec, son tout premier ouvrage, inédit en France, La Guerre de Malakand dans lequel le futur prix Nobel de littérature raconte, en 1897, sa guerre en Afghanistan. .
Si la collection a publié à parts égales ces dernières années les grands classiques du genre, parmi lesquels les écrits de John Steinbeck, Martha Gellhorn, Eugène Sledge, Evelyn Waugh, elle a aussi accueilli des auteurs contemporains. Des militaires français comme le commandant Brice Erbland, pilote d'hélicoptère en Afghanistan et en Libye, Guillaume Ancel et ses témoignages sans concessions sur la guerre en ex-Yougoslavie et au Rwanda, André Hébert, jeune militant communiste parti se battre aux côtés des Kurdes contre Daech, la journaliste Pauline Maucort et ses portraits de soldats victimes de stress post-traumatique ou encore les officiers de la Légion étrangère qui ont témoigné dans un ouvrage collectif. La collection vient également d'obtenir le prix Erwan Bergot 2020 pour le texte du dernier Compagnon de la Libération, Hubert Germain.
Mémoires de guerre est dirigée par François Malye, petit-fils d'un des fondateurs des éditions Les Belles Lettres et grand reporter au magazine le Point. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques : Histoire secrète de la Ve République (en collaboration, La Découverte, 2006) ; Napoléon et la folie espagnole (Tallandier, 2007) ; François Mitterrand et la guerre d'Algérie (avec Benjamin Stora, Calmann-Levy, 2010) ; La France vue par les archives britanniques (avec Kathryn Hadley, Calmann-Lévy, 2012 . De Gaulle vu par les Anglais, Calmann-Lévy, 2020, reédition) Camp Beauregard, Les Belles Lettres, 2018.
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