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ISBN : 2253088145
Éditeur : Le Livre de Poche (12/06/2019)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Au lendemain de la Libération, dans le bourg de Marlianges, en Corrèze, c’est la consternation : le vieux Maximin Maringot a décidé de céder sa propriété des Allognes à ses métayers, les Battisteli.
La vente de cette terre, aussi ingrate soit-elle, à des immigrés italiens est perçue comme une trahison.
En butte au mépris et aux provocations, les Battisteli se découvrent un allié providentiel en la personne du médecin Bertrand Jouve. Pourquoi cet homme ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Elodieuniverse
  03 avril 2017
L'histoire de ce livre se déroule en Juin 1944 en Corrèze dans un petit village. Maringot, un vieil homme reclus et sauvage, décide de vendre ses terres et il veut les vendre à ceux qui les entretiennent depuis quelques années les Battisteli, une famille d'immigrés italiens. Lui trouve ce clan brave, honnête et travailleur. En revanche, au village, personne ne les aime et c'est pour eux une offense de vendre à ces gens que ce soit le maire ou les habitants mais surtout la famille Renaudie totalement hostiles à ces personnes. "Ils nous détestent. Nous sommes des étrangers, des ritals, des métèques." Nous sommes dans un contexte d'après-guerre et les gens qui ont vécu l'Occupation ne rêvent que de nationalisme. Quelques jours avant la vente, quelque chose va arriver au vieux Maringot qui va remettre en question la vente des terres aux Battisteli. Les terres sont, alors, mises aux enchères. Voyant leur dernière chance de rester, les Battistelli sont anéantis et se demandent quel sera leur avenir. A qui vont-elles revenir? Vont-ils quand même réussir à les obtenir? Bertrand Jouve, le médecin du village tombe sous le charme de la fille Battisteli, la belle Clara. Il va, alors tout mettre en oeuvre pour les aider à reprendre ces terres qui leur ont été promises et il ne va pas se laisser faire. Pourquoi les aider? Comment va-t-il s'y prendre? Un terrible secret de famille va alors devoir être dévoilé.
Je ne pensais pas apprécier autant ma lecture et pourtant...j'ai beaucoup aimé ce roman plein de réalisme et d'humanité. C'est un roman d'une autre époque avec des mentalités particulières mais l'histoire m'a beaucoup plu. L'écriture est simple et on se laisse embarquer dans ce contexte très particulier d'après-guerre. L'auteur nous pousse à réfléchir sur certains comportements humains. ''La nature est impitoyable, pensait-il, pour les arbres comme pour les humains". La fin du livre est déroutante et j'ai été très surprise du dénouement (pour mon plus grand plaisir).
Lien : http://auchapitre.canalblog...
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ollivier
  23 octobre 2017
Juste après la Libération
Les règlement de compte sont à peine achevés, la présence d'Italiens immigrés mal acceptées, une amourette entre une jeune fille et un médecin quadragénaire... Des éléments de psychologie fort intéressants. Ce roman me semble parfois très inégal dans son écriture, son histoire, sa narration. La chute est assez peu crédible. Un avis très partagé !
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stef6534
  06 mars 2018
Livre abandonné à cause des incohérences des personnages. Au début du roman Clara se trouve être la fille d'Angelo quelques pages après elle est la soeur d'Angelo. C'est troublant et cela me gêne.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   31 mai 2018
Une rare beauté méditerranéenne, certes, oui. Rare dans un voisinage où les femmes sont plutôt laides : attaches grossières, hanches larges, grosses fesses… Celle-ci, la belle étrangère, est parfaite. Mais quelle sorte d’homme pourrait la conquérir ? Sans doute un petit imbécile qui lui ferait, coup sur coup, trois ou quatre marmots. On dit même que cette sorte de beauté, passée la trentaine, se flétrit promptement. Je ne puis pourtant imaginer Clara Battisteli se donnant au premier venu. Elle voudra se choisir un homme qui l’éveille aux sens, qui la comble. À supposer qu’elle possède quelque opinion sur la vie qui va et le temps assassin. Nous n’avons eu aucune conversation sérieuse. Sinon, parler et encore parler de cette obsession : la terre, la terre pour les siens, comme une conquête, une revanche, un espoir incommensurable… Tous les émigrés y songent.
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rkhettaouirkhettaoui   31 mai 2018
Quand l’amour a fait place à ce sentiment dévastateur, tout est redevenu possible entre nous. C’est la haine qui nous tient, vous et moi. Hors celle-ci, il ne reste que le néant. Et nous préférons nous tenir là, au bord du gouffre, misérablement. Un pis-aller. Ce n’est pas unique, ce que nous vivons. Je veux croire que bien des couples connaissent ce désert. Mais ils ne se l’avouent pas. Ils se haïssent farouchement et se refusent à le voir. Peut-être la haine est-elle plus forte que l’amour, plus étincelante, plus flamboyante. Ça nous tient en vie, face à face, nus et pitoyables.
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rkhettaouirkhettaoui   31 mai 2018
Je n’ai jamais été coureuse, comme tu le prétends. Je vis seule et la solitude me convient. Pour l’heure, navrée de te le dire, chère petite folle, mais je n’ai pas à te raconter mon existence heure par heure, si j’ai une liaison ou non et ce qui me trotte dans la tête. Des désirs, des envies, des secrets de femme, nous en avons toutes. Et nos liens actuels ne me portent pas aux confidences.
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rkhettaouirkhettaoui   31 mai 2018
 Il faudrait que Joignet tire quelques coups de fusil, se dit-Mais avec l’Occupation, ce n’est pas un sport envisageable. Si bien que les pies et les corneilles ont envahi mon territoire. Ça dévaste les nids des charbonnières et des tourterelles. Cette maudite guerre a généré une nouvelle loi, celle des prédateurs et des envahisseurs contre les faibles. 
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ElodieuniverseElodieuniverse   03 avril 2017
La haine est contagieuse. Lorsqu'on s'y abandonne, on devient aussi mauvais que ceux qui nous l'ont inspirée.
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