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ISBN : 2702156304
Éditeur : Calmann-Lévy (17/09/2014)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 371 notes)
Résumé :
Malorie élève ses enfants de la seule façon possible: barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S'ils s'aventurent à l'extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie.
S'ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions: rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu'au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (188) Voir plus Ajouter une critique
Livresque78
  12 octobre 2014
Quel choc! Ce livre est tout simplement époustouflant, il m'a agrippé dès les premières pages et ne m'a plus lâché. L'idée est géniale, et aussi très effrayante, en effet, lorsque nous avons la chance de voir, le fait de perdre cette possibilité nous terrifie. Ici c'est par obligation que chacun doit se bander les yeux, car regarder signifie mourir.
Le va et vient entre le présent et le passé amène un suspense digne de ce com.
Cela faisait longtemps qu'un livre de 'avait pas donner autant de sueurs froides.
Il touche vraiment à deux choses qui nous font peur.: vivre dans le noir et le danger, celui qui va nous rendre fou et nous tuer.
Ruez vous sur ce livre, il est génial.
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Crossroads
  03 décembre 2015
Des années à errer comme une âme en peine dans cette maison exempte de toute lumière naturelle.
Le prix à payer pour rester en vie.
Se claquemurer puis n'avoir comme horizon que cette grotte artificielle.
N'attendre que le moment propice pour tenter de rallier la terre promise.
Le temps est venu de réveiller Fille et Garçon.
Le temps est venu de partir.
Le temps est venu de recouvrer la liberté.
Mais attention, si la promesse est réelle, l'instant est fragile.
Tous trois vont devoir lutter férocement pour passer des ténèbres à la lumière.
N'avoir qu'une seule obsession, garder les yeux fermés, garder les yeux fermés, garder les...
Car dans le cas contraire, vous êtes mort !
Et dire que c'est un premier roman.
Josh Malerman, rocker patenté, vous balance un riff métallique dans les esgourdes qui vous atomise le cortex et n'en finit pas de vibrer encore et encore.
Un récit post-apocalyptique de plus me direz-vous.
J'objecterai un virulent non négatif.
Cherchez pas le zombie, il avait poney à l'élastique ce jour-là.
La très bonne idée de Malerman, c'est de suggérer.
Place à l'imaguination.
Très peu de gore mais une ambiance pesante à faire passer La Nuit des morts-vivants de George A. Romero pour un gentil Disney.
Deux époques narratives alternatives, un même malaise oppressant et persistant comme compagnon de route.
Hier, Malorie et ses amis de fortune face à l'envahisseur.
Aujourd'hui, elle et ses deux enfants livrés à eux-même en pleine nature hostile.
Un récit original, tendu et anxiogène certifié 100 % fouteur de pétoche.
Birdbox est livré sans véritable notice explicative, chacun devra y percevoir finalement ce que bon lui semble en faisant face à ses propres démons.
Les Oiseaux d'Hitchcok vous ont fait flipper, Malerman et son Birdbox revisite le mythe d'une intelligence singulière et salutaire.
Merci à Babelio et au Livre de Poche pour la balade...
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marina53
  14 janvier 2016
Les enfants dorment encore sous le grillage drapé d'un tissu noir. Malorie ne va pas tarder à les réveiller. Il est temps de quitter cette maison claquemurée dont les fenêtres sont recouvertes de bois et de carton et où il n'y a plus d'eau courante. Quatre ans que la jeune femme vit ici, dans le noir complet. La brume de ce jour d'octobre est propice au départ. Il est temps de réveiller Fille et Garçon, de leur bander les yeux et et de leur faire ouvrir grandes leurs oreilles. Il leur faut rejoindre la barque arrimée à cinq maisons de la leur et naviguer vers une autre vie...
Josh Malerman nous offre un premier roman sous haute-tension. Un postulat de départ qui donne le frisson: il faut vivre les yeux fermés ou bandés si l'on ne veut pas mourir. Quel est donc ce danger qui rôde à l'extérieur? Pourquoi Malorie et les enfants semblent-ils seuls? Alternant passé et présent, l'auteur distille ici et là les éléments qui permettent de comprendre comment la jeune femme en est arrivée là. Un certain malaise plane et l'ambiance devient de plus en plus oppressante. A l'instar de Malorie, l'on avance à tâtons dans ce récit étouffant. Dans ce roman original post-apocalyptique, l'auteur met nos nerfs à rude épreuve et nous tient en haleine jusqu'à la fin.
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gruz
  27 octobre 2014
Quand on tient une idée formidable, le plus difficile reste à mener : la mettre en mots et en valeur pour ne pas la dénaturer. C'est d'autant moins évident dans le cadre d'un premier roman.
Autant le dire de suite, ce premier pas dans la littérature (de genre) pour Josh Malerman, membre du groupe de rock The High Strung, est une franche réussite.
Ce livre, au point de départ franchement ingénieux, instille un sentiment de peur viscéral comme peu de romans ont su le faire.
Peur : sentiment d'angoisse éprouvé à la présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé (définition du Larousse).
Une définition qui résume si parfaitement le sentiment ressenti par les personnages de ce roman, et par extension nous lecteurs. Quelle angoisse durant les 375 pages de ce récit ! Angoisse lancinante devant un danger qui justement ne se montre pas et reste immatériel.
Dans un genre qui se veut à ce point jouer sur la frayeur, on a déjà pu lire tout (et n'importe quoi). Avec Bird box, l'intrigue est toute aussi énigmatique que le titre du roman.
L'idée de départ est particulièrement ingénieuse et redoutable : jouer sur notre peur ancestrale du noir et de l'inconnu. En ne décrivant pas la menace qui pèse sur le monde, Malerman joue, de manière originale, avec cette crainte immémoriale et originelle.
Imaginez : devoir vivre les yeux fermés ou bandés, de manière volontaire, pour échapper à une menace inconnue et à une mort violente. Oui imaginez, ce que cela fait de devoir vivre dans le noir, ou calfeutré à l'intérieur, jour après jour.
Jouant avec intelligence sur l'alternance des chapitres (entre le moment de la « catastrophe » et le monde quatre ans plus tard), cette histoire est celle d'une totale perte de contrôle.
L'univers du récit post-apocalyptique est le terrain idéal pour décrire cette peur qui démarre comme une hystérie collective. Faire tenir la route à un récit qui ne décrit pas la menace était une toute autre gageure. Au fil des pages, l'histoire est (volontairement) frustrante et pourtant, l'auteur arrive à ce que l'improbable et l'incompréhensible tiennent la route, ce qui n'est pas loin d'être un exploit.
Combien de fois me suis-je dit, durant ma lecture, que le roman ne tiendrait pas sur la distance ? Que nenni, Josh Malerman a su mener sa barque jusqu'au bout, malgré les différents écueils qu'il a pu rencontrer en chemin.
Parce qu'il a pris le parti de décrire les événements uniquement à travers le prisme d'un petit groupe de personnes, et de nous faire vivre cette angoisse à travers leurs réactions et leur quotidien. Il intègre ainsi le lecteur au plus près de cette peur, et son style d'écriture hyper expressif y est pour beaucoup.
Oui parce qu'en plus, c'est plutôt bien écrit, grâce à un style très direct, énergique et démonstratif. Une manière de raconter très cinématographique, ce qui est un véritable paradoxe alors que toute l'histoire se déroule les yeux fermés ! (d'ailleurs je me demande bien ce que donnera l'adaptation du roman au cinéma, bon courage au réalisateur…).
Mon seul bémol tient au formatage du roman. On sent qu'il a été effectivement formaté pour bien tenir dans les codes de la littérature américaine du genre (ne surtout pas dépasser un certain nombre de pages, en garder sous la semelle…). Même si on se doute qu'une suite est prévue, ce récit aurait pu permettre encore davantage de développements.
Un dernier mot sur les passages se déroulant quatre ans après. Ils sont tout bonnement éblouissants de petites trouvailles sans que jamais l'auteur ne perde de vue l'aspect crédible de l'histoire.
Un roman aussi flippant, qui parle directement à nos plus vieux instincts tout en restant dans la suggestion, s'en est fascinant, addictif et franchement jouissif. Josh Malerman : on attend la suite avec impatience.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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thimiroi
  30 octobre 2017
Quatre années...
Quatre années que Malorie et ses deux enfants vivent enfermés dans une maison sans voir personne,
Quatre années qu'ils n'ont pas vu la lumière du jour,
Quatre années qu'ils ne peuvent sortir que les yeux bandés, pour chercher de la nourriture,
Car, s'ils oublient de mettre ces bandeaux, s'ils ouvrent les yeux,
Ils apercevront des êtres, des créatures,
Qui les rendront violents,
Qui les rendront fous,
Qui les pousseront au suicide, inéluctablement,
Comme tant d'autres avant eux.
Mais, un jour, Malorie n'en peut plus de solitude et d'angoisse,
Il leur faut partir pour retrouver quelques survivants,
Il leur faut, en aveugles, s'aventurer dans un monde hostile et inconnu,
Affronter, en aveugles, des bêtes sauvages,
Risquer constamment de tomber, de se blesser,
Côtoyer les créatures dont ils sentent la présence,
Oui, il leur faut partir,
Vers quel avenir ?
Un suspense hallucinant...

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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
SaiwhisperSaiwhisper   21 avril 2017
Un jour, après le dîner, Malorie est restée seule avec Olympia à la table de la salle à manger, à discuter de son mari. De ce à quoi il ressemblait. De son désir d'avoir un enfant. Don est venu les rejoindre, seul. [...]
"Vous devriez leur crever les yeux, a-t-il dit. Dès qu'ils seront nés."
C'était comme s'il y avait pensé pendant longtemps avant de se décider à s'épancher.
Il les a rejointes à la table pour s'expliquer. Olympia s'est renfermée à mesure qu'elle l'écoutait parler. Elle trouvait ça totalement dingue. Et pire encore, cruel.
Mais Malorie n'était pas de son avis. Au plus profond d'elle-même, elle comprenait ce que Don voulait dire. Chaque instant de sa maternité imminente, elle allait devoir le passer à protéger les yeux de son enfant. A quel point cela la libérerait-il si d'aventure elle se débarrassait de ce fardeau ?
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TatooaTatooa   05 septembre 2016
Des animaux vagabondent dans le feuillage épais des bois qui les entourent. Des poissons jaillissent par instants de l'eau, au grand dam de la jeune femme. Tout cela, ils l'entendent. Ils n'en voient rien.
Depuis leur naissance elle les a entraînés à reconnaître les bruits de la forêt. Quand ils étaient bébés, Malorie leur attachait des tee-shirts sur les yeux et les emmenait à la lisière des bois, où elle leur décrivait les sons de la forêt.
"Un froissement de feuilles, leur disait-elle. un petit animal, sans doute un lapin."
Toujours consciente qu'il aurait pu s'agir de quelque chose de bien pire. Pire même qu'un ours.
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MaksMaks   19 mars 2016
Tu te dis que tu as attendu quatre ans par peur de perdre la maison pour toujours. Que tu as attendu quatre ans parce que tu voulais d’abord préparer les enfants. Mais rien de cela n’est vrai. Tu as attendu quatre ans parce que ici, sur cette rivière envahie par les fous et les loups, sous l’œil curieux d’un nombre inimaginable de créatures, AUJOURD’HUI tu vas devoir faire quelque chose que tu n’as pas fait depuis plus de quatre ans.
Aujourd’hui, tu vas devoir ouvrir les yeux à l’extérieur.
Dehors.
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leslecturesdeValleslecturesdeVal   08 août 2015
Quand tu ouvriras les yeux Malorie, c'est là que tu vas les voir. Le monde entier te sera révélé. Ton horizon se résume depuis bien trop longtemps à des murs et des couvertures. Des escaliers et des tapis. Des seaux à remplir dans le puits. De la corde, des couteaux, une hache, du grillage, des fils de haut-parleur et des cuillères. Des boites de conserve, des bougies et des chaises. De l'adhésif, des piles, du bois et du plâtre. Des années durant, les seuls visages qu'on t'a laissé regarder étaient ceux de tes amis et de tes enfants. Les mêmes couleurs. Toujours les mêmes couleurs. Pendant des années. Des ANNÉES. Est-ce que tu te sens prête ? Et qu'est qui t'effraie le plus ? Les créatures, ou l'idée de voir un million de couleurs déferler sur toi ? Qu'est ce qui t'effraie le plus ?

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Eric76Eric76   22 novembre 2014
Jusqu'à quelle distance quelqu'un peut-il entendre ?
Ramer les yeux bandés s'avère encore plus dur que ce que Malorie avait imaginé. A de nombreuses reprises déjà, la barque a heurté les berges et s'y est retrouvée coincée plusieurs minutes durant. Chaque fois, le jeune femme a été assiégée par des visions de mains invisibles se tendant vers les bandeaux qui recouvrent les yeux des enfants. De doigts qui sortent de l'eau, là ou la terre et la rivière se rencontrent. Les enfants n'ont pas crié, ils n'ont pas poussé le moindre gémissement. Ils sont trop patients pour cela.
Mais jusqu'à quelle distance quelqu'un peut-il entendre ?
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Vidéo de Josh Malerman
An Interview with Writer & Musician Josh Malerman via Famous Interviews with Joe Dimino
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