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EAN : 9782702156308
285 pages
Calmann-Lévy (17/09/2014)
4.04/5   722 notes
Résumé :
Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S'ils s'aventurent à l'extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie.
S'ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu'au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (276) Voir plus Ajouter une critique
4,04

sur 722 notes

Dans une réalité post-apocalyptique, une femme et ses deux enfants sont en route pour rejoindre un groupe hypothétique de survivants ... les yeux entièrement bandés. La civilisation n'a pas été ravagée par une catastrophe sanitaire, climatique ou nucléaire, il n'y a pas des hordes de zombies à l'affût. Mais une pandémie de folie a sévi et sévit encore. Des créatures poussent les gens à devenir fou et à se suicider, il suffit de les regarder. Les survivants vivent donc barricadés dans des maisons aux fenêtres occultés et apprennent à se déplacer à l'aveugle dès qu'ils vont à l'extérieur.

Lorsqu'un auteur construit son roman sur une idée de départ aussi géniale et terriblement originale, la gageure est de parvenir à la tenir jusqu'à la fin. Si la fin est un peu fade et attendu, s'il y a bien un passage un poil grand-guignolesque ( mais pourquoi pas après tout ), ce roman est une grande réussite, d'une addiction redoutable qui vous fait lire en apnée, à vous en bouffer les doigts tellement le récit est à la fois haletant et effrayant.

Josh Malerman, en maître du suspense, choisit de rester dans l'extrême suggestion. Ces créatures qu'il ne faut surtout pas regarder, il ne les décrit jamais, le lecteur est dans la même position que les survivants qui font des supputations impossibles à confirmer car les seuls qui ont vu ces créatures en sont morts et ne peuvent donc témoigner. Avec ces crimes sans témoins, le mystère plane et c'est tant mieux.

Si la cécité des personnages est une obligation de survie, les phrases sont très visuelles pour le lecteur qui se retrouve plonger dans une expérience de lecture très sensorielle où chaque son peut faire naitre la terreur. Lorsque les oiseaux du titre qui servent d'alarme se mettent à piailler de plus en plus fort à l'approche d'une créature. Lorsque Malorie est embarquée sur une rivière avec ces deux enfants qu'elle a formé à développer une ouïe quasi animale, et qu'elle leur demande de décrire tout ce qu'ils entendent, tous les yeux bandés, bien évidemment. La tension est terrifiante, à la fois très factuelle avec des incidents judicieusement semés qui accélèrent le cours de l'histoire, et très psychologique, au plus près des personnages et de leur ressenti.

Si le malaise est aussi oppressant, c'est parce qu'on est totalement immergé dans cet univers sans repères, au même niveau que des personnages dont l'auteur nous révèle progressivement la vie antérieure. Tout le roman est construit sur un double arc narratif, classique mais très pertinent car participant pleinement au suspense : en alternance, des chapitres sur la fuite de Malorie et ses enfants ; des chapitres quelques années auparavant, lorsque le monde commence à basculer dans l'horreur.

Une roman de survie fort troublant à la narration impitoyable !
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Premier livre de Josh Malerman que je lis, je pensais au début qu'il s'agissait d'enfance maltraitée.
Pensez donc, Malorie fait dormir les enfants sous un grillage drapé d'un tissu noir au bout d'un couloir.
4 ans, les bouts de choux. Malorie les appelle le garçon et La fille.

Ils sont tous trois à l'abri dans la maison, mais il faut en partir, les denrées manquent, ils sont désormais seuls, plus rien ne les retient, après que leur mère leur eut appris l'essentiel de ce dont ils auront besoin pour survivre dans la nature hostile.

Il va falloir à la jeune femme et aux enfants parcourir 30 kilomètres en descendant une rivière
Malorie profite d'une journée brumeuse pour amorcer le grand départ.
Les doigts dans le nez, penserez-vous...

Sauf qu'il va falloir le faire les yeux bandés, aussi bien l'adulte que les petiots.
Et sur le rivage, le danguer guette. Animaux sauvages, humains, créatures...

Les enfants n'ont aucune idée d'à quoi ressemble l'extérieur de la maison dans laquelle ils sont confinés depuis leur naissance..
Malorie n'a pas retiré son bandeau depuis autant de temps.

Parce que voyez-vous, dehors, il y a des créatures. On ignore à quoi elles peuvent bien ressembler et leur forme, si tant est qu'elles en aient une, mais on sait que si on les voit, on devient fou, carrément frappé de démence, au point de s'auto-détruire.

Dans les maisons, les survivants barricadent tout. Portes, fenêtres, pas un rayon de soleil ne doit pénétrer.
Sont-elles même visibles, ces créatures ? Nul ne le sait, mais elles sont bruyantes, elles peuvent frôler, marcher sur des brindilles, des feuilles sèches.

Etre sans cesse sur le qui-vive, c'est éprouvant, voire plus. Tétanisant.
Au premier abord, les animaux ne semblent pas touchés, mais qui sait...

Nos nerfs sont mis à dure épreuve pendant la lecture de ce livre.
L'angoisse augmente de manière exponentielle au fil des pages.

Le style est parfaitement maîtrisé, le comportement des personnages bien détaillé.
Je ne dirais pas qu'on s'attache à eux, mais ils sont tous très intéressants.

Un poil de frisson pour la route ? Ce roman est fait pour vous.
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Quel choc! Ce livre est tout simplement époustouflant, il m'a agrippé dès les premières pages et ne m'a plus lâché. L'idée est géniale, et aussi très effrayante, en effet, lorsque nous avons la chance de voir, le fait de perdre cette possibilité nous terrifie. Ici c'est par obligation que chacun doit se bander les yeux, car regarder signifie mourir.
Le va et vient entre le présent et le passé amène un suspense digne de ce com.
Cela faisait longtemps qu'un livre de 'avait pas donner autant de sueurs froides.
Il touche vraiment à deux choses qui nous font peur.: vivre dans le noir et le danger, celui qui va nous rendre fou et nous tuer.
Ruez vous sur ce livre, il est génial.

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Quatre années...
Quatre années que Malorie et ses deux enfants vivent enfermés dans une maison sans voir personne,
Quatre années qu'ils n'ont pas vu la lumière du jour,
Quatre années qu'ils ne peuvent sortir que les yeux bandés, pour chercher de la nourriture,
Car, s'ils oublient de mettre ces bandeaux, s'ils ouvrent les yeux,
Ils apercevront des êtres, des créatures,
Qui les rendront violents,
Qui les rendront fous,
Qui les pousseront au suicide, inéluctablement,
Comme tant d'autres avant eux.
Mais, un jour, Malorie n'en peut plus de solitude et d'angoisse,
Il leur faut partir pour retrouver quelques survivants,
Il leur faut, en aveugles, s'aventurer dans un monde hostile et inconnu,
Affronter, en aveugles, des bêtes sauvages,
Risquer constamment de tomber, de se blesser,
Côtoyer les créatures dont ils sentent la présence,
Oui, il leur faut partir,
Vers quel avenir ?
Un suspense hallucinant...

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Des années à errer comme une âme en peine dans cette maison exempte de toute lumière naturelle.
Le prix à payer pour rester en vie.
Se claquemurer puis n'avoir comme horizon que cette grotte artificielle.
N'attendre que le moment propice pour tenter de rallier la terre promise.
Le temps est venu de réveiller Fille et Garçon.
Le temps est venu de partir.
Le temps est venu de recouvrer la liberté.
Mais attention, si la promesse est réelle, l'instant est fragile.
Tous trois vont devoir lutter férocement pour passer des ténèbres à la lumière.
N'avoir qu'une seule obsession, garder les yeux fermés, garder les yeux fermés, garder les...
Car dans le cas contraire, vous êtes mort !

Et dire que c'est un premier roman.
Josh Malerman, rocker patenté, vous balance un riff métallique dans les esgourdes qui vous atomise le cortex et n'en finit pas de vibrer encore et encore.
Un récit post-apocalyptique de plus me direz-vous.
J'objecterai un virulent non négatif.

Cherchez pas le zombie, il avait poney à l'élastique ce jour-là.
La très bonne idée de Malerman, c'est de suggérer.
Place à l'imaguination.
Très peu de gore mais une ambiance pesante à faire passer La Nuit des morts-vivants de George A. Romero pour un gentil Disney.

Deux époques narratives alternatives, un même malaise oppressant et persistant comme compagnon de route.
Hier, Malorie et ses amis de fortune face à l'envahisseur.
Aujourd'hui, elle et ses deux enfants livrés à eux-même en pleine nature hostile.

Un récit original, tendu et anxiogène certifié 100 % fouteur de pétoche.
Birdbox est livré sans véritable notice explicative, chacun devra y percevoir finalement ce que bon lui semble en faisant face à ses propres démons.

Les Oiseaux d'Hitchcok vous ont fait flipper, Malerman et son Birdbox revisite le mythe d'une intelligence singulière et salutaire.

Merci à Babelio et au Livre de Poche pour la balade...
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Citations et extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
Un jour, après le dîner, Malorie est restée seule avec Olympia à la table de la salle à manger, à discuter de son mari. De ce à quoi il ressemblait. De son désir d'avoir un enfant. Don est venu les rejoindre, seul. [...]
"Vous devriez leur crever les yeux, a-t-il dit. Dès qu'ils seront nés."
C'était comme s'il y avait pensé pendant longtemps avant de se décider à s'épancher.
Il les a rejointes à la table pour s'expliquer. Olympia s'est renfermée à mesure qu'elle l'écoutait parler. Elle trouvait ça totalement dingue. Et pire encore, cruel.
Mais Malorie n'était pas de son avis. Au plus profond d'elle-même, elle comprenait ce que Don voulait dire. Chaque instant de sa maternité imminente, elle allait devoir le passer à protéger les yeux de son enfant. A quel point cela la libérerait-il si d'aventure elle se débarrassait de ce fardeau ?
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Jusqu'à quelle distance quelqu'un peut-il entendre ?
Ramer les yeux bandés s'avère encore plus dur que ce que Malorie avait imaginé. A de nombreuses reprises déjà, la barque a heurté les berges et s'y est retrouvée coincée plusieurs minutes durant. Chaque fois, le jeune femme a été assiégée par des visions de mains invisibles se tendant vers les bandeaux qui recouvrent les yeux des enfants. De doigts qui sortent de l'eau, là ou la terre et la rivière se rencontrent. Les enfants n'ont pas crié, ils n'ont pas poussé le moindre gémissement. Ils sont trop patients pour cela.
Mais jusqu'à quelle distance quelqu'un peut-il entendre ?
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Tu te dis que tu as attendu quatre ans par peur de perdre la maison pour toujours. Que tu as attendu quatre ans parce que tu voulais d’abord préparer les enfants. Mais rien de cela n’est vrai. Tu as attendu quatre ans parce que ici, sur cette rivière envahie par les fous et les loups, sous l’œil curieux d’un nombre inimaginable de créatures, AUJOURD’HUI tu vas devoir faire quelque chose que tu n’as pas fait depuis plus de quatre ans.
Aujourd’hui, tu vas devoir ouvrir les yeux à l’extérieur.
Dehors.
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Des animaux vagabondent dans le feuillage épais des bois qui les entourent. Des poissons jaillissent par instants de l'eau, au grand dam de la jeune femme. Tout cela, ils l'entendent. Ils n'en voient rien.
Depuis leur naissance elle les a entraînés à reconnaître les bruits de la forêt. Quand ils étaient bébés, Malorie leur attachait des tee-shirts sur les yeux et les emmenait à la lisière des bois, où elle leur décrivait les sons de la forêt.
"Un froissement de feuilles, leur disait-elle. un petit animal, sans doute un lapin."
Toujours consciente qu'il aurait pu s'agir de quelque chose de bien pire. Pire même qu'un ours.
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Quand tu ouvriras les yeux Malorie, c'est là que tu vas les voir. Le monde entier te sera révélé. Ton horizon se résume depuis bien trop longtemps à des murs et des couvertures. Des escaliers et des tapis. Des seaux à remplir dans le puits. De la corde, des couteaux, une hache, du grillage, des fils de haut-parleur et des cuillères. Des boites de conserve, des bougies et des chaises. De l'adhésif, des piles, du bois et du plâtre. Des années durant, les seuls visages qu'on t'a laissé regarder étaient ceux de tes amis et de tes enfants. Les mêmes couleurs. Toujours les mêmes couleurs. Pendant des années. Des ANNÉES. Est-ce que tu te sens prête ? Et qu'est qui t'effraie le plus ? Les créatures, ou l'idée de voir un million de couleurs déferler sur toi ? Qu'est ce qui t'effraie le plus ?

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Videos de Josh Malerman (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Josh Malerman
An Interview with Writer & Musician Josh Malerman via Famous Interviews with Joe Dimino
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