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ISBN : 2265116572
Éditeur : Fleuve Editions (12/01/2017)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Gisèle est vétérinaire de campagne, Franck s'est voulu écrivain. Il est désormais père au foyer. Pas de méprise, ce statut est une source intarissable de joie. Car en plus de lui assurer un temps précieux auprès de ses filles, il le dispense de côtoyer ses semblables.
Hormis la fréquentation de quelques soiffards, cyclistes tout-terrain ou misanthropes à mi-temps comme lui, Franck Van Penitas peut se targuer de mener une existence conforme à son tempérament ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  15 mars 2017
" Si ma femme n'avait pas commencé à me tromper , je n'aurais probablement jamais versé dans l'extra-conjugalité".
Et voilà, c'est encore de la faute des femmes !
Franck est un homme au foyer pas désespéré du tout , qui élève ses trois filles, s'occupe de l'intendance (courses, ménage...) et cultive son jardin . Bêchage, arrosage ,ramassage de tomates et courgettes ... Franck est un homme bien occupé pendant que madame vaque à ses occupations de vétérinaire de campagne . Le couple est bien intégré dans le village et Franck passe quotidiennement au bistrot refaire le monde avec le patron ( entre autres ) . La vie s'écoule tranquillement , jusqu'au jour où Franck reçoit une lettre l'informant de l'infidélité de sa femme .
Et là , c'est le drame !
Mais non pas du tout ! Franck décide de ne rien dire à sa femme et de plutôt " jouer dans la même cour" ... et tant qu'à faire , commencer par l'épouse de l'amant de sa femme .
C 'est compliqué , et étrange me direz-vous ? Mais cela sied bien au caractère de Franck, pas très communiquant, fuyant les mondanités, mais très tendre avec ses filles . Il est étrange et amusant à la fois, et donne le ton à ce roman très sympa à lire . L'histoire tend , à la toute fin , vers le roman policier mais si peu ... Quelques années auparavant , une jeune fille avait disparu, une jeune femme disparaît, et la police fait son apparition sans que Franck en soit bouleversé plus que ça ...
Un brin cynique, assez contemplatif, un peu coquin, vraiment nature : un point de vue et un ton vraiment original .
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Renod
  22 décembre 2016
Dans la famille van Penitas, les rôles sont inversés : c'est Madame qui travaille et Monsieur qui s'occupe des tâches domestiques. Gisèle exerce la profession de vétérinaire au sein d'une clinique pendant que Franck élève leurs trois filles. Ses journées sont bien remplies : courses, ménage, cuisine. Il se passionne pour son potager et son objectif est d'avoir un jardin totalement vivrier. Le couple a choisi d'habiter à la campagne. Leur maison est bordée par une forêt et un champ abandonné. Leur plus proche voisin, un agriculteur solitaire, est à cinq cents mètres. Franck, qui a raté sa vocation d'écrivain, se surprend à côtoyer le patron du bistrot et le garagiste du village. Un matin, il reçoit une lettre anonyme qui lui révèle les infidélités de son épouse. Peu après, la femme d'un associé de Gisèle lui fait part d'un message explicite que cette dernière aurait adressé à son mari. Franck accueille cette nouvelle avec sang-froid et décide de se lancer dans l'aventure baroque et pleine de surprises de l'adultère.
J'ai été happé dès les premières pages par le réalisme du livre. le récit est concret et les événements sont rendus tels que vous pourriez les vivre ou les avoir vécus. J'ai apprécié le cynisme et l'amertume du personnage principal. Je le rapproche d'ailleurs de celui qu'on trouve dans les romans de Herman Koch. Franck est un solitaire et son tempérament maussade peut friser la misanthropie. Le ton est bien celui d'un homme qui observe la dissolution de son couple avec détachement et qui se lance dans l'infidélité, poussé par ses pulsions, mais conscient des emmerdements qui vont en découler. Le livre change de braquet dans les derniers chapitres et j'ai lu les trente dernières pages très vite, trop vite, pour connaître le dénouement du récit. Un roman que j'ai entamé sans trop savoir à quoi m'attendre et qui a su me plaire et me surprendre.
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hcdahlem
  09 mars 2017
Je ne sais pas s'il faut d'abord féliciter l'auteur pour le côté écolo-responsable de son narrateur, pour l'étude de moeurs joliment cynique ou pour le polar rural qu'il concocte pour le feu d'artifice final. À vrai dire, j'imagine que la sauce prend en raison de tous ces ingrédients savamment préparés. Mais reprenons depuis le début.
Nous sommes dans une petite ville de France dans une région de montagne. Franck van Penitas y a suivi sa femme Gisèle qui y exerce le noble et éreintant métier de vétérinaire. Tandis que son épouse parcourt la campagne, Franck s'occupe du foyer et de leurs trois filles Valouise, Julie et Andrea. Comme le conseille Voltaire, il n'oublie pas de cultiver son jardin. Ce qu'il appelle «une micro-agriculture-vivrière-intensive» est l'objet de toute son attention. Non sans fierté, il peut expliquer à leurs amis Carlos et Valérie que son potager lui offre un bon rendement : « ce n'était pas bien sorcier, il fallait respecter quelques règles élémentaires et pour le reste il y avait une bonne dose de savoir empirique. »
Cette vie paisible et bien réglée va brusquement être remise en question. Une lettre anonyme laisse entendre que Gisèle a une liaison avec Carlos. Passé le choc de cette révélation, Franck va choisir de gérer la situation avec flegme: « Je ne lui avais rien dit de la lettre. J'avais peur qu'elle mente. Ou bien j'avais peur de la vérité. Je ne voulais pas non plus qu'elle sache que j'avais douté d'elle. Il fallait d'abord que j'aie une explication avec l'auteur anonyme. »
Avec les piliers de bar et copains cyclistes Bruno et Denis, il va tenter de trouver l'auteur de la lettre assassine, mais sans grand succès. En revanche, l'idée de se venger va bien vite prendre corps. Si Carlos couche avec son épouse, pourquoi ne coucherait-il pas avec l'épouse de son ami ? La belle et oisive Valérie Ricard-Schmitt va finir par accepter ce marché.
« – C'est la première fois que je couche avec un autre homme. Il n'y avait que Carlos pour moi. Je n'en reviens pas de l'avoir fait…
– Je n'avais jamais trompé Gisèle non plus. Et tu vois, je n'en ressens aucun remords. »
Mieux même, Franck et surtout Valérie vont prendre goût à la chose, se laisser aller «à un peu de naturalisme grossier» du genre cru et poétique: « À un moment, j'ai cru que ta petite nectarine était une fleur carnivore, avec des muscles violents et des mâchoires tapissées de ventouses gluantes. » Est-ce un effet non prévu de ces parties de jambes-en-l'air à répétition ou un sentiment de culpabilité ? Toujours est-il que Gisèle rallume la flamme qui semblait éteinte : « J'en concluais que rien n'était vraiment prévisible ni irrémédiable, le vent tournait, il n'y avait décidément pas de motif solide pour désespérer. »
Avec un brin de cynisme et une touche d'humour Franck se sent comme un coq en pâte. « Je poursuivais une liaison clandestine sur un mode dégradé, dont je sentais la rupture approcher tel un grondement pas si lointain. Et comme si ce n'était pas suffisant, j'avais une femme de plus dans mon viseur, stimulé par la promesse d'une aventure oxygénante et l'excitation d'un nouveau projet. »
Il jette son dévolu sur sa dentiste, la peu farouche Nadjesda.
«Je mentais comme on met un pied devant l'autre ; comme un chien aboie, sans que ça soit toujours nécessaire et avec autant de naturel.»
En redoutant que ces instants de félicité ne prennent fin soit par une bévue si vite arrivée dans un petit village, soit par l'appétit trop vorace de Valérie, il ne progresse guère dans son enquête pour découvrir le corbeau. Il va même jusqu'à établir une stratégie de défense basée sur le fameux «ce n'est pas moi qui a commencé» lorsque qu'un ami d'enfance devenu écrivain et son amie s'invitent au sein de la famille van Penitas. Marc Barony est un écrivain reconnu et aimerait bien profiter du talent d'écriture qu'il a décelé chez Franck en lui confiant un travail. Mais cette activité ne passe pas vraiment dans l'emploi du temps de notre Don Juan.
C'est à ce moment que Nicolas Maleski décide de basculer dans le polar. L'amie de Marc disparaît, faisant ressurgir un fait divers plus ancien, la disparition d'une autre jeune fille attaquée, violée, étranglée et retrouvée… sous le compost.
Il serait cruel de dévoiler ici l'épilogue de ce roman où le démon de midi s'invite dans la petite maison de la prairie et où le lecteur découvre qu'au jeu de la vérité, on ne gagne pas à tous les coups !

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Labelettedusud
  18 février 2017
Ce premier roman de Nicolas Maleski, je l'avais choisi parce que plusieurs critiques le jugeaient décalé, original avec un personnage principal cynique et franchement misanthrope. Il était également parmi les finalistes du Grand Prix RTL lire. En bref, un roman potentiellement divertissant.

Et comment vous dire …. le travail d'écrivain mérite le respect. Se lancer dans l'écriture d'un roman est une tâche titanesque et j'ai un énorme respect pour cela, moi qui peine à écrire vingt lignes dans un galimatia informe.

Dès le début du livre, le style est assez cru dans des scènes d'adultère, un peu comme si l'auteur avait voulu dans les premières pages attirer l'attention du comité de lecteurs de son éditeur potentiel. Sans vouloir jouer les effarouchées en ces temps sombres de 50 nuances, ça m'a dérangée. Par la suite, le style est plus fluide et je trouve qu'il s'améliore franchement.
J'ai eu l'impression que l'auteur oscillait entre deux styles, entre deux publics, entre deux genres (il y a un semblant d'intrigue policière dans les 70 dernières pages). Peut-être se cherchait-il un peu …. ou alors c'était totalement assumé et je suis passée à côté.

Généralement, j'affectionne les personnages cyniques pour leur capacité à m'arracher un sourire à la lecture de leurs bons mots bien balancés (petite pensée pour Tonino Benacquista et son Malavita !). Malheureusement, le héros Franck van Penitas ne m'a pas séduite par sa spiritualité.

Vous l'aurez compris, ce livre me laisse perplexe. Je ne peux pas dire que c'est un mauvais livre mais il m'a laissée assez indifférente, je n'ai pas vraiment ressenti d'empathie envers l'un ou l'autre personnage.
A lire si vous n'avez rien d'autre sous la main ….

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Melcleon
  25 mars 2017
Franck, le narrateur et héros de l'histoire (anti-héros plutôt) est homme au foyer : pendant que sa femme Gisèle, vétérinaire, effectue des horaires à rallonge dans un cabinet de groupe, c'est lui qui emmène leurs trois filles à l'école, prépare les repas et par-dessus tout bichonne son jardin potager. Sur la foi d'une lettre anonyme, il se met à soupçonner Gisèle de le tromper avec l'un de ses collègues du cabinet et, plutôt que de crever l'abcès d'emblée, décide de compenser la vexation supposée (car rien ne prouve l'infidélité de sa femme, même si à ce moment-là elle ne se montre guère empressée dans le lit conjugal) en séduisant l'épouse du collègue en question. Tâche ardue de prime abord, celle-ci correspondant à l'archétype de la bourgeoise, croyante qui plus est. Une fois harponnée, cependant, elle se révèle rapidement accro à cette relation illicite, de sorte de Franck, au bout de quelques mois, cherche à s'en défaire et s'enlise davantage encore en jetant son dévolu sur l'épouse, plus conforme à ses canons idéologiques, de l'autre collègue de Gisèle...
Ce ballet sexualo-sentimental, qui a débuté à la fin du printemps, occupera les chaudes journées estivales et s'achèvera au moment où un drame agitera toute la région, réanimant une vieille affaire de disparition non résolue. Franck sera indirectement mêlé à tout cela, par ses amis anciens et actuels, et son goût pour le jardinage en sortira singulièrement amoindri.
Dans ce récit à la première personne, l'auteur explore plutôt finement les affres que peut connaître un homme marié et père de famille quant aux sentiments amoureux qui le portent vers trois femmes bien différentes (ou l'éloignent d'elles au contraire) mais le style oscille sans cesse entre le réalisme tout à fait crédible des dialogues et l'emploi, lassant à la longue, d'expressions trop souvent absconses dans les descriptions ou les analyses.
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   03 avril 2017
Un roman qu’on a surtout aimé pour son humour grinçant.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Lexpress   20 février 2017
Le quotidien d'un écrivain raté, écolo convaincu, exilé à la montagne avec sa famille, qui apprend l'infidélité de sa femme. Original et insolent!
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   14 mars 2017
-mais je gardais pour moi ma théorie qui voulait qu'un écrivain ça écrive, ça se lève le matin pour bosser , ça y passe ses journées en s'accommodant du quotidien, et surtout ça ferme sa gueule , sans quoi ça se répand, sans quoi ça pose, ça fréquente les mondanités, ça parade à la radio, ça finit même à la télé avec une mèche de cheveux pas croyable et des airs ombrageux , et personne n'a besoin de connaître la tronche de l'écrivain qui a écrit le bouquin, ni de savoir combien de mètres de ficelle il a utilisé pour emballer son rôti.
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RenodRenod   22 décembre 2016
l'emballement de Valérie, ce besoin effréné d'échanger présupposait une vie intérieure assez sèche, l'incapacité à être seule. C'était une donnée à prendre en compte, ça signifiait qu'elle exigerait bientôt de moi d'être attentif à ses problèmes, de montrer une réelle implication sentimentale, d'être à l'écoute, (...).
On ne prévoyait pas spécialement ça avant de débuter dans l'infidélité. Je découvrais en temps réel qu'un adultère ça ne se limitait pas forcément à une histoire de sexe, il pouvait y avoir des à-côtés psychologiques.
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iris29iris29   13 mars 2017
Je ne comprenais pas certaines femmes au foyer dont le plus grand désir était de s'insérer dans la vie active alors qu'elles n'y étaient pas strictement contraintes par l'aspect financier . Elles éprouvaient le besoin de s'investir , d'être indispensable à la société... A mon avis, c'était l'ennui qui les guidait, la brûlure de parler, de voir des gens .
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iris29iris29   14 mars 2017
- Oh je tiens un jardin à temps perdu . Sinon, je suis au foyer ...Enfin, je suis à la maison , je m'occupe des enfants...
J'encaissai des regards compatissants et j'eus droit à un concert d'approbations tempérées où se mêlaient la gêne et la surprise. (...) Un verre s'imposait .
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iris29iris29   16 mars 2017
- Je suis déçue Franck, globalement déçue. Par ce soir, par toi ... Par les hommes , je crois . Par la vie en général... Oh, ce n'est pas très grave, il fallait bien que ça m'arrive...
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Nicolas Maleski vous présente "La Science de l'esquive". Un roman HarperCollins Traversée, à découvrir en librairie.
https://bit.ly/2rNR3BX
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