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EAN : 9782203399051
190 pages
Éditeur : Casterman (22/01/1997)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 195 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur

1943. A peine libéré d'un camp de prisonniers en Allemagne, Nestor Burma rentre en France et s'attelle à l'énigme de cette adresse qui fait tant parler les mourants.

Une enquête du détective de choc pendant l'Occupation, entre Lyon et Paris.
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
tchouk-tchouk-nougat
  16 août 2018
En Septembre 1940, Nestor Burma est prisonnier dans un stalag. La bas il y a un pauvre hère qui titille sa curiosité : tout le monde l'appelle la Globule et il est amnésique. Quand il va rendre l'âme dans la sordide infirmerie du camp où Nestor Burma s'est trouvé un emploi planqué, il lâche quelques mots : "prévenir Hélène, 120 rue de la gare".
Des mots qu'il va réentendre lorsque son train de rapatriés de guerre arrive à Lyon. Son collègue se fait tuer devant ses yeux, il n'aura le temps que de lâcher cette adresse : 120, rue de la gare. Coïncidence? Avec Nestor Burma jamais!
Nous voici donc parti pour une enquête (de quand même 190 pages) avec notre détective privé préféré. D'abord à Lyon, puis à Paris alors que la ville est encore sous l'occupation allemande.
J'ai bien aimé cette enquête avec ses nombreuses pistes, indices et faux coupables. Ca s'embranche pas mal, en finit de douter de tous les protagonistes. Mais toujours on arrive à garder le fil sans trop s'embrouiller ni se perdre. Un bon policier bien ficelé donc.
Les dessins de Tardi, en noir et blanc, font leur office avec efficacité et simplicité.
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Perdre-son-temps
  01 mars 2011
Ou quand le dessinateur de BD Jacques Tardi s'attaque aux Nouveaux Mystères de Paris.
"120 rue de la Gare", la première enquête de Nestor Burma - l'homme qui met le mystère KO - écrit par Léo Malet en 1942 avait déjà été adapté pour le cinéma quatre ans après sa parution. Nestor Burma est un personnage dont la genèse se situe en France sous l'occupation et dans l'immédiate après-guerre.
Drôle de chose, au fond, que l'adaptation d'un roman en BD. Ce qui est passionnant dans l'approche de Tardi ce sont les manières différentes de s'y prendre pour enfin s'emparer de cet univers. Il l'a fait en trois étapes, il me semble. D'abord avec l'album "Brouillard au pont de Tolbiac", pour une adaptation assez classique. Ensuite vient notre "120 rue de la Gare" dans lequel il colle au roman original au point de restituer pratiquement l'intégralité des dialogues. Enfin un récit court un peu moins connu du public "Une gueule de bois en plomb" dans laquelle Tardi dessine une aventure inédite et de son cru, comme une sorte d'appropriation stylistique.
"120 rue de la Gare" sera mon préféré. Vouloir à ce point coller au texte avec une bande dessinée aurait paru l'approche la plus casse-pipe, et il en ressort un album de BD d'une densité extraordinaire.
Cela tient aussi au climat de ce récit dans la France occupée… Cette toile de fond traitée de manière crue et très documentée, tandis que les personnages s'agitent dans une intrigue bien glauque, comme indifférents aux alertes, aux rationnement tant ils sont absorbés par le crime et leurs affaires sordides… Une grande réussite de tension dramatique.
Fiat Lux, Hélène !


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ay_guadalquivir
  23 septembre 2011
J'aime particulièrement dans les enquêtes de Nestor Burma traitées par Tardi la patte du dessin et des ombres. Il y a dans ce noir et blanc quelque chose de Bogart et du faucon maltais, une sorte d'épaisseur indissociable du récit, le pendant illustré du film noir. Et c'est là la plus grande réussite de Tardi, avoir donné corps à ces histoires. A lire pour se plonger dans une atmosphère où les coups de feu résonnent sur le pavé humide.
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LVI
  21 mars 2012
Les nuits blanches et les mains noires !

Deuxième incursion en 184 pages en noir et blanc (l'équivalent grosso modo de quatre albums de BD traditionnels !) de l'anar Tardi dans l'univers de l'anar Malet (« qui se ressemble… »), ‘120 Rue de la Gare' est une adaptation datant de 1988 du roman éponyme de Léo Malet (1909-1996) datant de 1942 (ce fut en fait la toute première aventure de ‘Dynamite Burma', le détective de choc), qui ne fait pas partie des ‘Nouveaux mystères de Paris' (une série de 15 aventures de Nestor Burma -tous les livres (34 au total) tournant autour de ce personnage ne faisant pas partie de cette série- parues entre 1955 et 1959 qui ont pour particularité de se dérouler dans un arrondissement précis de la ville), et dont l'action se déroule dans un camp de prisonniers allemands, puis surtout à Lyon, en zone libre, et finalement à Paris, puis dans la banlieue parisienne.

En 1941, dans un stalag quelque part en Allemagne, ‘La Globule', l'amnésique, dit à Nestor Burma, « l'homme qui met le mystère K.O. », qui y est détenu lui aussi, et ce juste avant de mourir dans ses bras : « Dis à Hélène : 120 Rue de la Gare… ». Quelques temps plus tard, à Lyon, de passage en gare, Burma, libéré et rapatrié via la Suisse en zone libre, voit Bob, son ancien bras droit, se précipiter vers lui, se faire abattre et lui crier juste avant de mourir : « 120 Rue de la Gare… »…

C'est le point de départ du meilleur Nestor Buma et du coup de la meilleure adaptation en BD d'une aventure de celui-ci : Tardi s'est en effet surpassé en offrant à cette bien passionnante intrigue un écrin de choix : en noir et blanc, mais surtout dans un incroyable camaïeu de gris, il signe l'une de ses oeuvres les plus abouties, un véritable roman graphique de la meilleure veine, qui de ‘la fille au trench-coat' à ‘Jo Tour Eiffel', en passant par le ‘divin Marquis', nous plonge dans une intrigue aussi mystérieuse que surprenante sur fond d'occupation allemande et de restrictions !
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mikaelunvoas
  13 septembre 2020
Pas évident d'adapter un roman de Léo MALLET car il contient beaucoup de dialogues. Tardi réussi un tour de main à l'encre de chine (si je puis dire) en dessinant cette histoire policière qui se déroule dans les années 40 sous fonds d'occupation. Tout part d'un Stallag (on entrevoit déjà les prémices de Stalag IIB, cité dans l'oeuvre), se poursuit à LYON puis à PARIS et sa banlieue. Nestor BURMA voit son associé assassiné et met tout en oeuvre pour retrouver le coupable. le cynisme, l'humour noir et les détails liés à cette époque difficile, peu utilisée dans les polars rend "120 rue de la gare" attrayant.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
mikaelunvoasmikaelunvoas   13 septembre 2020
Depuis quelques jours, on fait une rude consommation de policiers privés. A votre place je ferais gaffe Burma.
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mikaelunvoasmikaelunvoas   13 septembre 2020
Un larbin taciturne me conduit au bureau de l'avocat.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   21 juillet 2016
Le lendemain, j'allai à la Bibliothèque nationale compulser divers périodiques et notamment CRIME ET POLICE une revue qui fournissait sur les criminels, célèbres ou non, les plus nombreux details. Assez satisfait, je flânai sur les grands boulevards avant de rentrer chez moi. A cette époque, les criminels n'étaient pas que dans les revues de la B.N. Ils organisaient d'infâmes manifestations, annonciatrices des pires atrocités.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   22 juillet 2016
- Que dit son portefeuille ?
- Héléne PARMENTIER. Née le 18 juin 1921. Etudiante...
- Etudiante, ça m'étonne pas !
- Je sais que pour un flic, un bon étudiant est un étudiant mort, mais même le meilleur flic du monde n'a jamais réussi à faire causer un cadavre... et elle a des choses à nous dire Mlle PARMENTIER ... de plus, j'aimerais lui éviter la morgue. Dépêchons !
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Perdre-son-tempsPerdre-son-temps   04 mars 2011
- Ah quelle tristesse, quelle horreur, quel ennui ! ... et toute cette boue, je déteste la campagne, Bébert.
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Vidéo de Léo Malet
Cambriolages, chantages et trahisons en plein coeur du XIVe arrondissement. NESTOR BURMA - Tome 13 - Les Rats de Montsouris d' Emmanuel Moynot et François Ravard, d'après l'oeuvre de Léo Malet. https://bit.ly/nestorburmaT13
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