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Antoine Adam (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070322262
Éditeur : Gallimard (01/10/1982)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 16 notes)
Résumé :
François de Malherbe est issu d’une famille noble, Malherbe est attaché à 19 ans au service d'Henri d’Angoulême, fils naturel d’Henri II, et grand prieur de France. François de Malherbe combattit dans les rangs de la Ligue, avant de se marier et de se fixer à Aix-en-Provence.

Appelé à Paris pour ses affaires en 1585, il reçut des pensions de Henri IV et de Marie de Médicis.
François de Malherbe est un poète français du 17ème siècle.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  15 novembre 2015
Il est un peu déroutant, pour un moderne, d'ouvrir un recueil de Malherbe. On ne comprend plus la notion de poésie de circonstance, on n'a pas été rendu sensible à la rhétorique dans la poésie (Verlaine a bien dit "Prends la rhétorique et tords-lui son cou"), on est habitué à des énoncés fulgurants, mystérieux, traversés de métaphores qui semblent toujours en dire plus qu'elles ne disent. Nous ne pouvons plus lire Malherbe, en somme, sauf si nous le traitons comme on regarde un tableau de l'époque, un portrait de Philippe de Champaigne, un paysage de Poussin, un Rubens à reines grasses débarquant à Marseille au milieu d'amours voltigeant partout. S'il y a une intention démonstrative, une histoire, nous n'y prêtons plus attention, mais nous fondons notre plaisir sur la contemplation et la jouissance des lignes, des couleurs et des formes. De même ici : Malherbe écrit dans un beau et noble langage, il fait de beaux vers, et peu importe si ces beaux vers concernent le voyage de Henri IV en Limousin ou l'éloge de la reine-mère. Le sujet ne nous parle plus, et seul reste le poème. L'essentiel.
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ThierryCABOT
  18 mai 2013
"Enfin Malherbe vint..." Dans son "Art poétique" Boileau lui rend un hommage vibrant en qualité de précurseur du classicisme.
Accusés de cultiver une poésie baroque de mauvais aloi, Ronsard et Du Bellay semblaient aux yeux du même Boileau bien inférieurs au sieur François de Malherbe.
Or des siècles plus tard, la gloire de ces deux poètes a pour le moins éclipsé la sienne.
Rejeté bientôt dans l'ombre, Malherbe occupe certes une petite place dans les manuels de littérature (grâce toujours à Boileau) mais le grand public le plus souvent ignore jusqu'à son existence.
Pauvre Malherbe ! Lui qui travaillait ses vers avec un soin et une application dignes de tous les éloges. Lui qui peu à peu s'était fait un nom et avait même connu la célébrité de son vivant. Lui qui enfin, poussé par je ne sais quel orgueil, avait cru bon - non, nous ne rêvons pas ! - de dresser en un alexandrin sa propre statue :
"Ce que Malherbe écrit dure éternellement".
Qu'avons-nous donc retenu de lui ? La postérité est cruelle. Quelques poèmes tout au plus.
Mais ces poèmes, quand nous les lisons sans prévention, savent nous charmer et nous surprendre.
Malherbe est à la fois un petit poète fort habile et un grand poète de deuxième rang.
Sous le premier qualificatif, il est aisé de regrouper à vrai dire l'essentiel de sa production. Sous le deuxième qualificatif, nous ajouterons au mieux sept ou huit textes d'une qualité évidente où soudain l'inspiration et le travail sur la langue trouvent un subtil point d'équilibre. Parmi ces pièces, l'une particulièrement a droit à toute notre admiration. Il s'agit du poème intitulé " Consolation à M. du Périer sur la mort de sa fille."
Là Malherbe trouve à maints endroits des accents inoubliables. Citons notamment le quatrième quatrain :
"Mais elle était du monde où les plus belles choses
Ont le pire destin,
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L'espace d'un matin."
Entre les grand massifs poétiques et les oeuvres dites mineures, Malherbe par-delà les siècles n'a jamais cessé de nous tendre les bras.
Si présomptueux qu'il eût été, ne lui refusons pas notre amour.
Lien : http://www.p-o-s-i-e.over-bl..
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Cielvariable
  26 avril 2018
J'ai beau adorer la poésie, je crois que celle de Malherbe n'est pas pour moi...
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Jamais_Content
  11 février 2015
Respect.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
CalibanCaliban   11 avril 2017
Beauté, mon beau souci, de qui l'âme incertaine
A, comme l'Océan, son flux et son reflux,
Pensez de vous résoudre à soulager ma peine
Ou je me vais résoudre à ne le souffrir plus .

Vos yeux ont des appas que j'aime et que je prise,
Et qui peuvent beaucoup dessus ma liberté;
Mais pour me retenir, s'ils font cas de ma prise,
Il leur faut de l'Amour autant que de beauté .

Quand je pense être au point que cela s'accomplisse,
Quelque excuse toujours en empêche l'effet:
C'est la toile sans fin de la femme d'Ulysse
Dont l'ouvrage du soir au matin se défait .

Madame, avisez-y, vous perdez votre gloire
De me l'avoir promis,et vous rire de moi;
S'il ne vous en souvient, vous manquez de mémoire,
Et s'il vous en souvient, vous n'avez point de foi .

J'avais toujours fait compte, aimant chose si haute,
De ne m'en séparer qu'avecque le trépas;
S'il arrive autrement, ce sera votre faute,
De faire des serments et ne les tenir pas .
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solasubsolasub   22 janvier 2012
N’espérons plus, mon âme, aux promesses du monde
Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde
Que toujours quelque vent empêche de calmer.
Quittons ses vanités, lassons-nous de les suivre;
C’est Dieu qui nous fait vivre,
C’est Dieu qu’il faut aimer.

En vain, pour satisfaire à nos lâches envies,
Nous passons près des rois tout le temps de nos vies
À souffrir des mépris et ployer les genoux :
Ce qu’ils peuvent n’est rien; ils sont comme nous sommes,
Véritablement hommes,
Et meurent comme nous.
Ont-ils rendu l’esprit, ce n’est plus que poussière
Que cette majesté si pompeuse et si fière
Dont l’éclat orgueilleux étonne l’univers;
Et dans ces grands tombeaux où leurs âmes hautaines
Font encore les vaines,
Ils sont mangés des vers.

Là se perdent ces noms de maîtres de la terre,
D’arbitres de la paix, de foudres de la guerre;
Comme ils n’ont plus de sceptre, ils n’ont plus de flatteurs,
Et tombent avec eux d’une chute commune
Tous ceux que leur fortune
Faisait leurs serviteurs.

Paraphrase du psaume CXLV
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colimassoncolimasson   30 avril 2013
Sonnet

Ça, ça, pour le dessert troussez-moi votre cotte,
Vite, chemise et tout, qu’il n’y demeure rien
Qui ne puisse empêcher de reconnaître bien
Du plus haut du nombril jusqu’au bas de la motte.

Voyons ce traquenard qui se pique sans botte,
Et me laissez à part tout ce grave maintien,
Suis-je pas votre cœur, êtes-vous pas le mien,
C’est bien avecque moi qu’il faut faire la sotte.

- Mon cœur, il est bien vrai, mais vous en prenez trop,
Mettez-vous au pas et quittez ce galop,
- Ma belle, laissez-moi, c’est à vous de vous taire.

- Ma foi vous gâtez en sortant du repas.
- Belle, vous dites vrai, mais se pourrait-il faire
De voir un si beau c.. et ne le f..tre pas ?

François de Malherbe
+ Lire la suite
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solasubsolasub   22 janvier 2012
Mais elle était du monde, où les plus belles choses
Ont le pire destin ;
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L'espace d'un matin.

(Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille)
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coco4649coco4649   24 janvier 2014
Pour LA MȆME (À la vicomtesse d'Auchy.)
1608.


Il n'est rien de si beau comme Caliste est belle :
C'est une oeuvre où Nature a fait tous ses efforts :
Et notre âge est ingrat qui voit tant de trésors,
S'il n'élève à sa gloire une marque éternelle.

La clarté de son teint n'est pas chose mortelle :
Le baume est dans sa bouche, et les roses dehors :
Sa parole et sa voix ressuscitent les morts,
Et l'art n'égale point sa douceur naturelle.

La blancheur de sa gorge éblouit les regards :
Amour est en ses yeux, il y trempe ses dards,
Et la fait reconnaître un miracle visible.

En ce nombre infini de grâces, et d'appas,
Qu'en dis-tu ma raison ? crois-tu qu'il soit possible
D'avoir du jugement, et ne l'adorer pas ?
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Videos de François de Malherbe (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François de Malherbe
Une série de trois conférences données par Raymond Lebegue, Pierre Grosclaude et Tristan Klingsor, le 20 juin 1955, pour la Chaîne Nationale, à l'occasion du quadricentenaire de la naissance de Malherbe.
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