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ISBN : 2723443353
Éditeur : Glénat (12/05/2004)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 43 notes)
Résumé :

A New York, le premier réseau mondial d'avocats décide, sans raison apparente, d'éliminer le plus prestigieux cabinet français.
Ressurgit alors le souvenir d'un procès d'assises oublié de tous depuis bien longtemps : deux jeunes plaideurs s'y affrontèrent avec fougue, scellant ainsi, en 1938, leurs destins et celui de leur famille pour plusieurs générations...
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  17 juillet 2015
L'ordre de Cicéron: c'est l'histoire de 2 familles rivales , qui se haissent depuis la seconde guerre mondiale. Deux jeunes avocats vont s'opposer lors d'un procès et leur amitié ne pourra résister aux pressions .
Un tome qui met en place l'histoire et qui fait un retour dans les passé. Ou le nazisme et la persécution des juifs sont "mis à l'honneur".
J'ai apprécié ce tome, même si dans les grandes lignes c'est du déjà vu. Mais j'ai aimé la mise en scène et ma curiosité a été suffisamment titiller pour me donner envie de lire la suite
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svecs
  07 janvier 2015
Après les Maîtres de l'Orge, voici les Maîtres du Barreau !
En vacances, loin de ma bibliothèque, j'ai eu envie de lire une bande dessinée. Dans ce bled, pas question de trouver mes machins habituels, je me suis rabattu sur le hors-série de l'Echo des savanes. Je passerai sur l'abîme de perplexité dans lequel me précipitent les Sales blagues de Vuillemin, qui me font autant rire que Guy Montagné en slip, pour me concentrer sur un des 2 albums complets jetés en pâture à mes yeux.
L'ordre de Cicéron, tome 1, par le scénariste néophyte Richard Malka, plus connu pour ses activités d'avocat, et Gillon, un des derniers dinosaures, au trait classique mais élégant.
Dès la première page, le ton est donné. Un conseil d'administration, on y parle gros sous, fusion et acquisition, le tout saupoudré de rancoeur personnelle. le jeune, beau et carnassier patron du cabinet d'avocats Steiner, un des plus puissants du monde, voire le plus puissant, veut acquérir le cabinet de Veyrac à Paris. Pourquoi un homme si puissant désire à ce point acquérir ce petit cabinet, sans attrait particulier ? Pour être présent sur Paris ? Ou pour une raison plus obscure et personnelle ? Roooh ! Y aurait-il une vengeance là-dessous ? Une vengeance transgénérationnelle ? Une rancoeur ancienne et terrible qui gronde de l'intérieur notre carnassier, beau et ténébreux avocat, qui n'a pas l'air sympathique de tout ?
Parce que le rôle sympathique de l'histoire, dès la deuxième planche, semble devoir échoir à Benjamin de Veyrac, jeune avocat idéaliste aux dents longues, mais intègre, juste et droit, qui préside aux destinées de ce petit cabinet bien installé et intègre. Il est jeune, beau, « coolement » habillé (pas d'affreux costard noir typique des conseils d'administration des grosses firmes américaines !). Lui, il est sympa et bien surpris de l'intérêt malsain de ce méchant requin pour sa petite affaire intègre et honnête. Et ce n'est pas sa petite amie anti-américaine, et alter-mondialiste et anti-corporation, donc ennemie naturelle du méchant Nathan Steiner, qui va lui faire changer d'opinion. Mais pourquoi tant de haine ?
Mais c'est terrible !
Heureusement qu'un vieil oncle va éclairer la lanterne de notre sympathique héros, et la nôtre par la même occasion.
Tout remonte aux sombres années qui précèdent la deuxième guerre mondiale quand Raphaël Steiner et Nicolas de Veyrac, lointains aïeux de nos héros et amis, terminaient leurs études d'avocat. Brillants tous les deux, mais surtout Raphaël, leur amitié était encore renforcée par l'amour qui unissait Raphaël à la soeur jumelle de Nicolas. mais les temps sont durs, surtout quand on est juif dans cette France soumises aux soubresauts de la bête immonde qui se réveillent lentement et s'apprête à recouvrir d'un voile de ténèbres le destin de ces jeunes gens si prometteurs.
Que c'est terrible !
La bête immonde bougeotte gentiment et dresse un obstacle entre nos chers amis, en la personne d'un noir accusé d'avoir atrocement assassiné ses patrons, suivant des rites cruels et sanglants. Tout l'accuse, mais lui clame son innocence. Malheureusement, dans cette France qui se laisse séduire par les remugles racistes et antisémites de la bête immonde qui s'étire avant de frapper encore une fois sur le bouton snooze du radio-réveil, l'enquête bâclée et les préjugés racistes l'ont déjà condamné aux yeux d'une opinion publique anesthésiée par le discours antisémite murmuré par la bête immonde à l'oreille de certains opportunistes qui rêvent de puissance et de gloire. Et c'est à notre idéaliste et brillant Steiner qu'échoit la défense de Kassilié, alors que l'un peu moins brillant de Veyrac s'occupe des parties civiles du même procès.
Terrible opposition, qui réveille les jalousies encore accentuées par l'amour que porte la soeur de Nicolas à Raphaël, qui la forcera vite à devoir choisir son camp. Parce qu'un camp, il faudra choisir, alors que la bête immonde exhale les premières odeurs fétides de pets nauséabonds. Pensez, un youpin qui défend un nègre qui a assassiné sauvagement de bons notables français, nous frisons la provocation franc-maçonnique !
Je passe sur les détails, les témoins surprises plus surprenants les uns que les autres, les rebondissements terribles... je vous révèlerai juste que plus rien ne sera jamais comme avant et que nous avons là les germes d'une haine terrible entre les Steiner et les Veyrac, et une destinée tragique dont le dénouement semble devoir se jouer lors de cet affrontement final entre l'ogre Steiner et le petit poucet français, qui durera 4 tomes.
Terrible !
En fait, un bel enfilage de lieux communs dignes d'une télésuite estivale (un petit rôle pour Ingrid Chauvin ?). Pas fondamentalement mauvais, mais d'une banalité tellement banale qu'elle en devient amusante tout en flirtant avec la plus totale médiocrité. Rien n'est épargné pour faire palpitant. Les ficelles sont d'une grosseur terrible, en plus d'être cousue de fil blanc. Et n'oublions pas le quota de notes en bas de page pour donner un vernis historique et sérieux à la chose. Je passe sur les dialogues lourdingues, la faiblesse des personnages et la prévisibilité des situations. Reste le dessin de Gillon, qui assure le travail avec une certaine rigueur, mais loin de ses plus belles planches. On notera quand même une case assez croquignolette dans un cimetière, qui rappelle les illustrations de détective, reconstitutions exemplaires et exhaustives de faits divers, qui fleurent bon le diaporama.
Ma mauvaise foi crasse fait de cet album l'antithèse de ce que j'ai envie de trouver dans une bande dessinée, mais si je dois admettre qu'il n'y a pas si longtemps, j'aurais probablement acheté cet Ordre de Cicéron, avec Jessica Blandy et le dernier Jeremiah... Pour moi, voilà l'exemple de la bande dessinée qui se complaît dans le grand public facile, le Marc Lévy en bande dessinée. du vite lu, vite oublié, qui recycle des techniques d'autres succès qui ne sont qu'eux la réutilisation éhontée de formules déjà recyclées par d'autres. Je ne suis définitivement plus client de ce genre de truc.
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sevm57
  29 juillet 2015
Cette BD est une réussite tant sur le plan des dessins que du scénario.
L'histoire est passionnante et j'ai hâte de connaître la suite.
L'atmosphère d'avant guerre est particulièrement bien rendue, de même que celle du procès à l'origine de la rivalité entre les 2 familles.
Cet album historico-juridique est brillant à tous points de vue.
Commenter  J’apprécie          210
Bigmammy
  14 juin 2012
Une bande dessinée historico-juridique, pas banal, n'est-ce pas ?
Un scénario complexe, qui met en scène deux familles. L'histoire commence en 1938, à la fac où trois amis terminent leurs études : Emilie et Nicolas de Veyrac, jumeaux nés en 1915, fils d'Edouard, un grand avocat parisien, et Raphaël Steiner, né en 1916, lui aussi héritier d'une lignée de juristes, mais issu d'une famille juive. Nous sommes à la veille de la guerre et nous sommes les témoins de la mise en place des lois anti-juives. En particulier, celle qui va conduire à la radiation du barreau de 98% des avocats d'origine juive, et de la récupération de leurs clientèles par leurs concurrents. Nicolas de Veyrac et Raphaël Steiner sont rivaux sur une affaire pénale très médiatisée. Raphaël prouve l'innocence de son client, Nicolas va se venger de façon terrible. Sa soeur Emilie épouse Raphaël et attend un enfant de lui en 1942.
L'intrigue à rebondissements, ne faiblit pas. le contexte historique est bien rendu. Je ne suis pas assez au fait des arcanes d'un procès d'Assises (tome 1), mais les principes de la déontologie sont bien expliquées. le graphisme et les couleurs sont élégants.
En fait, j'avais été très déçue, en achetant le deuxième livre, de constater que l'histoire se poursuivait et qu'il me fallait attendre pour connaître la suite. Et puis, j'avais oublié.
A présent, je sais que deux nouveaux volumes sont parus et je viens de les commander, et j'ai hâte …
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Virgule-Magazine
  22 février 2018
New York, 2002. Nathan Steiner est à la tête d'un des plus puissants cabinets d'avocats au monde. Malgré l'avis défavorable de ses collaborateurs, il a pris la décision de s'implanter en France en rachetant le cabinet Veyrac-Richemont. À Paris, Benjamin de Veyrac apprend la nouvelle. C'est alors que le passé ressurgit, un passé familial dont il n'avait pas eu connaissance… Il faut remonter à Paris, en 1938… Deux jeunes diplômés en droit et amis de toujours, Raphaël Steiner (le grand-père de Nathan) et Nicolas de Veyrac (le grand-oncle de Benjamin), s'affrontent lors d'un procès, l'un à la défense, l'autre à l'accusation. Leurs relations se détériorent. Raphaël gagne le procès… Nicolas ne supportant pas cette défaite, il sombre dans la dépression, puis bascule vers l'antisémitisme. La Seconde Guerre mondiale éclate. Or Raphaël est juif… et Nicolas veut se venger coûte que coûte.
L'avis de la rédaction:
-Une fiction captivante replacée dans le contexte historique et politique de la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945). L'histoire est celle d'un tragique destin familial qui a malheureusement été vécu, dans la réalité, par de nombreuses familles.
-Réalisés par un artiste talentueux (P. Gillon), les dessins sont superbes, élégants et très réalistes.
L'avis de Maxence, 16 ans : L'histoire est originale, passionnante et pleine de suspense. Elle ne conviendrait pas à des lecteurs trop jeunes car elle est parfois difficile à suivre. Il faut régulièrement se reporter aux arbres généalogiques (qui sont d'ailleurs très bien faits) pour pouvoir situer les personnages et comprendre le déroulement de l'histoire. J'attends la suite avec impatience !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
sevm57sevm57   29 juillet 2015
Rien n'est plus important que la défense ! Tu dois tout y sacrifier excepté le respect du droit !
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AxelBDAxelBD   24 décembre 2014
CICERON (Marcus Tullius) : Né en 106 avant J.C. - Avocat - Le plus éloquent des orateurs Romains. Aucun latin n'a dépassé la pureté, la richesse de sa langue, l'harmonieuse élégance de son style et l'habileté de sa dialectique.
Extrait du Petit Larousse illustré
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sevm57sevm57   29 juillet 2015
Tu te préoccupes d'amitié alors qu'un homme risque sa tête!!!!
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Videos de Richard Malka (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Malka
Intégrale - On n'est pas couché 23 mars 2019 #ONPC
L'avocat Georges Kiejman publie «Eloge de l'irrévérence», avec Richard Malka, chez Grasset. Grégoire Delacourt publie quant à lui «Mon père», chez JC Lattès et Kévin Razy «Fake news (Evite de tomber dans le piège)», avec Hamza Garrush aux Editions de la Martinière jeunesse. Enfin, Macha Méril et Stéphane Druet parlent du spectacle «Michel for ever», conçu et mis en scène par Stéphane Druet et Daphné Tesson, un hommage à Michel Legrand récemment disparu.
On n'est pas couché  23 mars 2019 Laurent Ruquier avec Christine Angot & Charles Consigny  France 2 #ONPC
Toutes les informations sur les invités et leur actualité https://www.france.tv/france-2/on-n-est-pas-couche/
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