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ISBN : 2246858941
Éditeur : Grasset (17/01/2018)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Aux portes de l’Occident, un dictateur opprime son peuple au nom de la transparence et de la pureté. Dans cette prison à ciel ouvert, les enfants ont le visage masqué et les citoyens récitent en masse un petit livre dont l’idéologie venimeuse contamine peu à peu le monde…
À Paris, dans une salle d’audience scrutée par la presse internationale, un homme, évadé de ce pays de cauchemar et seul rescapé d’un massacre, tente de justifier son crime politique. Saura-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  08 août 2018
Voici une oeuvre remarquable, premier roman d'un avocat engagé dans les débats les plus brûlants de notre époque, scénariste et aussi auteur de vingt- deux bandes dessinées.
On suit passionnément , même si au début , on hésite , les étapes , à Paris, d'un procès d'assises scruté par la presse internationale , les téléspectateurs , les intellectuels de notre temps d'un avocat pénal : Raphaël-CONSTANT, séduisant, secret , intense, honnête qui défend Oscar Rimah, pédiatre renommé , chef de service dans un grand hôpital, réfugié politique d'Astracie , un pays imaginaire.
Ce dernier a assassiné le secrétaire général de l'ambassade d'Astracie en France .....
Raphaël va tenter l'impossible : l'acquittement d'un meurtrier qui revendique son geste, un combattant éminent de la Liberté , un acte destiné , en réalité , à réveiller les consciences .....
La bataille s'avère longue, ardue, hardie et hasardeuse .
Nous faisons aussi connaissance avec AMALIA, RÉFUGIÉE politique elle aussi,séductrice, mystérieuse en diable, ambiguë , séduisante qui jette son dévolu sur Raphaël ......
Mais qui manipule qui?
Quelles idées agitent Amalia ? Quel dessein l'anime ?
Pourquoi Raphaël tombe dans le piège de cette passion trouble?
Nous côtoyons Georges - Emer- Talaf, pervers , tyrannique , horrible , surnommé par la bonne société Astride " le Crapaud ", secrétaire général du ministère de la transparence et de la Vertu d'Astrid , grand maître de l'idéologie Astracienne ..
Isidor Astrid, entre drogue et folie, un dictateur , obsédé , porté, possédé par l'idée de pureté que le peuple a laissé s'installer -------il s'est abstenu d'aller voter --------refusant de choisir " entre la peste et le choléra ", alors qu'il s'agissait plutôt de choisir entre " Une Grippe et un Cancer généralisé " . --------Les hommes se sont abstenus persuadés à tort -------que les Astrides" n'appliqueraient jamais leur programme ridicule ........
L'Astrisme c'est Isidor, halluciné, fanatique, marqué au fer rouge par les déviances graves de sa mère Marie qui l'ont convaincu que sans "Transparence , Humilité, Vertu " doctrine du régime , POINT de SALUT .......Le peuple devait porter des masques du lever au coucher du soleil , des mesures d'éloignement familial prononcées......
L'écriture très travaillée est parfaite, les personnages très fouillés et attachants .
C'est un ouvrage puissant , réfléchi , passionnant , efficace , sans temps mort, au suspense maintenu , en tension , bien sûr , comme dans tous les procès d'assises, entre Thriller judiciaire , Conte sensuel et Fable Politique ! Procès de la Tyrannie !
Un livre qui interroge et agite nombre de problémes de notre époque , détournement de la religion, conséquences ou non d'un vote , traumatismes irréversibles de l'enfance , déviance, déshumanisation , mégalomanie : l'Humanité, ses folies et ses dérives , l'attachement à la Liberté .
Une utopie et un ouvrage à part , rare, original .
Un coup de maître !
J'espère que je n'ai pas été trop longue, surtout que je n' en ai pas trop dit !
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Ziliz
  14 novembre 2018
« La population de mon pays était divisée entre ceux qui avaient peur et ceux qui faisaient peur. »
Portrait de l'Aztracie, dictature fictive qui ressemble à tant d'autres du passé, en cours, ou imaginées par des auteurs (Aldous Huxley, George Orwell...) : purges, intimidations meurtrières, lois castratrices absurdes, lavage de cerveau, encouragement à la délation...
On appréhende les règles de cette autocratie par deux biais :
- par le récit de sa genèse et la biographie du dictateur, Isidor Aztri ;
- à travers le procès, en France, d'un de ses opposants.
La description directe du fonctionnement du pays ressemble, par la forme, à un conte oriental, et certains aspects, qui rappellent les mythologies antiques, mettent mal à l'aise. On peut aussi se perdre dans la multitude de personnages.
La partie 'procès', plus concrète, est passionnante.
Richard Malka, avocat, nous présente de façon extrêmement détaillée tous les rouages d'un jugement (stratégies, manipulation, états d'âme des juristes, des témoins, des jurés, coups de théâtre)...
On admire encore plus cette précision lorsqu'on a assisté à des procès, où, même sans être juré, même sans être lié à l'une des parties, l'implication, l'émotion sont tout autres que lorsqu'on en regarde sur écran.
On suit intensément les interventions de chacun, on se laisse convaincre par telle plaidoirie, tel discours d'expert, on est invité à se poser les questions de responsabilité, intentionnalité, culpabilité, et de la portée universelle que peuvent revêtir le procès d'un individu et le verdict du jugement...
Bref, c'est captivant et très instructif.
Un peu dense, peut-être, mais une telle richesse exige bien un effort de lecture soutenu.
• Merci à Diablotin pour l'idée ! 😉
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diablotin0
  26 septembre 2018
Voilà un livre qui ne laisse pas indifférent. Nous vivons un procès d'assises et nous assistons à un débat sur la liberté d'expression. Oscar Rinah est jugé car il a assassiné Satine Sa cher, un représentant d'une tyrannie qu'il condamne et fuit. Lorsque l'on sait que l'auteur Richard Malka est avocat dans la vraie vie on ne s'étonne plus de la qualité des plaidoiries. L'auteur nous emmène dans les coulisses d'un procès où l'on côtoie les angoisses des avocats, les haines, mais aussi nous fait réfléchir sur le véritable sens d'une démocratie ou encore des dictatures. Ce livre est un roman qui mêle une histoire d'amour une fiction politique et un thriller judiciaire. Moment fort de lecture.
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Celkana
  17 février 2018
Attention, ce livre est formidable!!!!
Richard Malka nous conte là une histoire qui pourrait être tellement réelle que le lecteur peut se poser la question tout le long du roman, mais ceci n'est qu'un roman....quoique....
On suit donc Raphaël Constant, avocat pénal, qui défend Oscar Rimah, réfugié politique d'Aztracie (pays "imaginaire") car ce dernier a assassiné le secrétaire de l'ambassadeur d'Aztracie en France. Dans cette danse entre également Amalia, mystérieuse et séduisante, qui jette son dévolu sur Raphaël, George-Emer Talaf, horrible (dans tous les sens du terme!) secrétaire général du ministère de la Transparence et de la Vertu, et Isidor, grand Maître de l'idéologie Aztracienne...
Le résultat est fantastique pour le lecteur car en suivant le procès d'Oscar, on entre dans un monde d'idéologies, de fanatismes, de religion détournée, et le pire est que cela reprend beaucoup d'idées ou de volontés qui circulent aujourd'hui que ce soit chez nos politiques ou sur nos scientifiques ou encore sur Internet!!!
J'ai trouvé ce livre captivant, avec une histoire géniale, des personnages fouillés et captivants, et une écriture qui oblige littéralement le lecteur a tourner encore et encore les pages pour savoir.....
Je le conseille vivement, vraiment, n'hésitez pas, vous êtes sûrs de passer un très bon moment de lecture!
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Flo76300
  28 mai 2018
Tout d'abord je tiens à remercier les éditions grasset qui ont eu la gentillesse de m'envoyer ce livre.
Ensuite en ce qui concerne mon avis je dois dire que je ressors perplexe de cette lecture.
Dans ce livre on suit Raphaël Constant avocat d'Oscar Rimah accusé du meurtre du secrétaire de l'ambassadeur d'Aztracie en France. Ce livre ce n'est pas simplement le procès d'un homme accusé de meurtre, l'histoire relate quelque chose de plus important encore que cela. le livre ne se concentre pas uniquement sur l'un des personnages mais sur plusieurs à la fois ce qui permet de bien comprendre et de bien s'immerger dans l'histoire.
J'ai apprécié ma lecture et je trouve que le livre est vraiment bien écrit et l'histoire originale, mais à certains passages j'ai eu l'impression que les personnages ou des moments de l'histoire étaient juste survolés et j'ai trouvé cela dommage car j'aurais bien voulu en savoir plus sur ces personnages ou ces moments. En ce qui concerne le fin mot de l'histoire j'avoue avoir été surprise, car durant une partie du livre on nous dit qu'Oscar n'a pas pu entrer dans l'ambassade avec une arme sans complicité interne et à la fin on comprend comment cela c'est passé et c'est une chose à laquelle je ne m'attendais pas.
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   19 mars 2018
Pour son premier roman, l’avocat Richard Malka séduit par la puissance de son récit. On vit toutes les étapes du procès de la "Tyrannie" d’un pays imaginaire, l’Aztracie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaLibreBelgique   13 mars 2018
Pour son premier roman, l’avocat Richard Malka séduit par la puissance de son récit. On vit toutes les étapes du procès de la "Tyrannie" d’un pays imaginaire, l’Aztracie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   02 février 2018
Entre dystopie familière et thriller judiciaire, le premier roman d'un ténor du barreau qui a plusieurs cordes à son arc. Un coup de maître.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   18 novembre 2018
Le jury et le public rirent de bon coeur cette fois. [L'avocat] se rassit. Il avait atteint son premier objectif. Faire rire un jury, c'était parcourir la moitié du chemin pour conquérir sa bienveillance. Les trois juges professionnels, eux, avaient peu apprécié. La difficulté des assises consistait à faire naître les mêmes émotions dans les esprits différemment configurés des magistrats et des jurés citoyens. Il s'occuperait plus tard des premiers.
(p. 35)
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ZilizZiliz   17 novembre 2018
Oscar aimait son pays. Il assista avec inquiétude à la progression du mouvement aztride mais la corruption et la compétence de leurs prédécesseurs était telles qu'il s'était abstenu de voter. Comme une grande partie de ses concitoyens, il ne voulait pas 'choisir entre la peste et le choléra'. Il n'était pas mécontent de la claque reçue par les partis traditionnels. Oscar pensait que les Aztrides n'appliqueraient jamais leur ridicule programme. L'armée, la police, les juges, les corps constitués ne les laisseraient pas faire et, en définitive, on revoterait. Il se trompait doublement. D'abord parce qu'il s'agisait plutôt de choisir entre une grippe et un cancer généralisé, ensuite parce que les Aztrides étaient plus habiles qu'il ne le pensait.
(p. 21)
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ZilizZiliz   12 novembre 2018
La passion [du Président] pour ces fruits de l'imaginaire humain [les contes et légendes] - qui disaient autant de ses cauchemars que de ses rêves - ne s'était pas éteinte. Isidor les voulait tous et en avait mémorisé la plupart. Il y puisait son inspiration et sa grandeur ; il y forgeait sa connaissance des civilisations. Là était l'une des sources du génie d'Isidor Aztri. Maîtriser les mythes d'un peuple permet d'en comprendre l'inconscient et de le manipuler.
(p. 69)
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ZilizZiliz   10 novembre 2018
[Il] s'était levé à 5 heures, comme chaque matin durant son procès. Après son petit déjeuner et une succincte toilette dans le lavabo de sa cellule, il était transporté en convoi spécial jusqu'aux sous-sols du Palais de Justice, là où était située la 'Souricière', lieu insalubre maintes fois dénoncé, où s'entassaient les détenus avant d'être jugés. [...] Les détenus continuaient [...] à s'y entasser à 4 par cellule de 5 mètres carrés et y subissaient d'humiliantes fouilles avant d'être confiés aux gendarmes du palais. Chaque étape était ponctuée d'une interminable attente. Lorsque les journées d'audience s'étalaient sur 8 ou 9 heures, personne ne se souciait de ce qu'avaient déjà enduré les détenus. [Il] comprit que les gens de justice avaient intégré cette situation comme une station normale du chemin de croix d'un accusé.
(p. 234)
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ZilizZiliz   10 novembre 2018
A cet instant, [les deux avocats adverses] se seraient volontiers étripés. Le public en redemandait et les journalistes adoraient. L'incendie s'était déclenché avec une telle rapidité que le président [de la cour] Ezéchiel n'avait pas eu le temps d'intervenir. Hors de question que son audience se transforme en combat de boxe. Un petit incident d'audience était acceptable, mais pas davantage. Il éleva la voix et devint tranchant. Une audience était un rapport de force qu'un président ne devait jamais cesser de dominer, sinon le jury ne le respecterait plus. Il fallait tenir les avocats, même lorsqu'ils se méprisaient, ce qui était fréquent.
(p. 156-157)
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