AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2359108166
Éditeur : Ankama Editions (15/01/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Mirion Malle s'attaque aux clichés sexistes avec humour, les illustre par des exemples tirés de film ou série et met en lumière leur omniprésence dans les médias… Rendre justice au féminisme – ni hystérique, ni rébarbatif – et décortiquer les classiques des idées reçues comme « les filles ne sont pas drôles », « les hommes ne peuvent pas être féministes », « les filles sont futiles », … et voir combien la culture populaire nous influence.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
NicolasFJ
  16 janvier 2016
Un indispensable outil de décryptage !
Si vous aimez décortiquer les séries et les films pour y trouver des clichés nauséabonds, vous allez être servis !
Attention, l'épreuve est difficile : il y a ici beaucoup d'oeuvres qu'on aime (et que l'auteure aime aussi) et qui passent au fil de l'épée de Mirion Malle. Ça n'est pas toujours facile d'être sévère avec un film qu'on adore, mais Malle fait ça avec brio, et parfois avec un acharnement impressionnant (j'avoue ne pas avoir aimé du tout son regard sur School of Rock, mais je suis rarement d'accord sur tout ce que je lis dans un livre bourré d'idées). Elle n'hésite pas non plus à souligner les points positifs, et la lecture de son article sur Legally Blonde en devient jubilatoire. Car si parfois on se rend compte que nos films chéris sont imparfaits (Love Actually, nooooon) parfois aussi on trouve encore plus de raisons d'adorer quelque chose qu'on aimait déjà beaucoup.
Attention aussi au format, pas toujours facile d'accès. Ça n'est ni de la BD (au sens traditionnel du terme) ni des articles de fond, mais plutôt des notes de type "carnets" parfois un peu brouillonne. On sent l'évolution du style de l'auteure depuis le premier article (le plus "moche") jusqu'à d'autres beaucoup plus récents, aux graphismes bien plus intéressants. Heureusement, il ne s'agit pas ici de trouver de beaux dessins et une mise en page à couper le souffle (constatant qu'elle a mal dessiné Hugh Grant, l'auteure préfère mettre son dessin en dérision que de le refaire, par exemple !). C'est le propos qui porte l'album, et ce propos est lumineux au point où la forme n'a vraiment aucune importance.
J'ai beaucoup appris en lisant Commando culotte : du vocabulaire, des concepts, des points de vue, et une méthode pour mieux cerner les problèmes cachés de certains comportements (réels) et certains clichés (vidéos).
Une lecture dont on sort grandi, éclairé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
ValentinePumpkins
  16 janvier 2016
Rhalalalalala Commando Culotte, c'est ma chérie de l'année 2015 et je pense qu'elle est bien partie pour devenir ma chérie de l'année 2016 aussi ! Un grand merci aux Editions Ankama pour ce bouquin que j'attendais depuis telleeeeement longtemps ! (trop d'enthousiasme pour ce début de chronique, on va essayer de se calmer)
Le principe de ce petit livre génial, c'est de décortiquer les films et les séries les plus connus, comme Game Of Thrones ou American Pie et d'y débusquer les traces plus ou moins apparentes de ce sexisme latent présent encore et toujours dans les médias et qui empoisonne notre société.
Le féminisme a plutôt mauvaise presse en ce moment, les septiques ont tendance à nous accuser de voir le mal partout et c'est pourquoi la lecture de Commando Culotte doit devenir un indispensable. Loin de vouloir vous dégoûter de vos films favoris, il apprend à les aborder de façon plus critique et permet de comprendre que, si le mal n'est pas forcement partout, il est insidieux et s'installe très tôt dans l'esprit des fillettes qui apprennent très vite et très tôt à se dévaloriser pour coller au mieux aux modèles faibles et sans défense qu'on leur sert, là où les garçons du même âge ont droit aux super-héros indestructibles. Commando Culotte aborde la question du genre, de sa représentation et les conséquences que cela peut avoir (coucou le harcèlement de rue, coucou les viols, coucou le plafond de verre) et déboulonne des clichés qui nous gonflent toutes (et moi en particulier) "les filles, ça n'a pas d'humour" (ou peut-être que vous n'êtes pas drôles, une idée comme ça), "si je suis gentil avec une fille et qu'elle ne veut pas coucher avec moi pour me récompenser, c'est une salope" (euuuh comment dire ? Logique imparable...) ou encore "elle a trop bu, c'est pas un VRAI viol" (non mais ALLO !). J'ai adoré ma lecture mais ça ne m'a pas empêché de pester tout du long car, si je suis plutôt bien renseignée et quasi au courant de tout ce qu'elle aborde, ça me gonfle et m'énerve toujours autant. J'ai toujours du mal à croire qu'aujourd'hui, nous en sommes toujours au point où les féministes sont vues comme des anti-mâles, qui n'aiment pas faire la cuisine, qui sont frigides et qui conspirent pour renverser le monde et, accessoirement, se faire des barbecues avec ce truc qui préoccupe tellement les hommes. Donc, lisez-le, peu importe votre sexe ou votre genre ! C'est indispensable ! Voilà. Non mais oh. Faut pas me lancer sur le sujet.
Lien : http://merlin-brocoli.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
temps-de-livres
  05 février 2016
Dans le livre Commando Culotte, on trouve principalement des films et des séries. Son autrice, Mirion Malle, critique les oeuvres par le genre et le féminisme. Au lieu d'écrire (simplement) des textes, elle s'exprime avec humour par le dessin.
Quand le label 619 s'est créé, était-on conscient des oeuvres qu'on y trouverait ? Avec une carte blanche aux auteurs et un nouveau mode d'expression graphique, le ton des livres est ouvert. Commando Culotte n'échappe pas à cette règle.
Mirion Malle a créé son blog en 2011. Elle va raconter sa vie, faire des essais de graphisme,mais aussi critiquer les films et les séries. Pour cela, elle va adopter une forme et un moyen particuliers : dénoncer le sexisme par le graphisme. C'est cette partie qui est adaptée en livre.
Il fallait oser, Mirion Malle l'a fait ! Que vous aimiez Games of Thrones, Sixteen Candles ou American Pie, Mirion pointe du doigt ce qui ne va pas et tape du poing sur la table. Si elle explique avec pédagogie, elle n'hésite pas à dénoncer tout sexisme. Au lieu de s'en prendre uniquement aux succès, elle critique aussi les films et séries qu'elle aime. le livre n'est pas qu'un catalogue de critique (le blog non plus), on y trouve des articles démystifiant une certaine idée de la femme : Barbie versus He-Man, La culture du viol, Flingue ou rouge à lèvres, etc.
Je me répète, il fallait oser et j'applaudis à cette démarche. Elever notre esprit critique face aux « divins » médias, se poser des questions sur notre façon de se comporter avec l'autre est déjà une action importante. le faire par le graphisme est original et permet à une partie du lectorat de mieux s'imprégner du discours. On pourrait discuter pendant des heures de l'aspect graphique, mais la lecture est agréable et le livre permet de voir l'amélioration de Mirion Malle. Cependant j'ai quelques réserves. La police utilisée pour le livre est plus petite que celle du blog, d'où une fatigue (personnelle) de lecture.Le vocabulaire utilisé comporte des anglicismes voire de l'anglais sans que le terme/la phrase soit expliqué(e). Pour ceux qui lisent le blog, chaque fin de note permet d'avoir des liens et des explications supplémentaires. Ces « bonus » manquent dans le livre, mais il était difficile de les y insérer. Ce ne sont que des détails vu l'ensemble du travail accompli par l'autrice et les éditions Ankama.
Adaptation du blog éponyme, Commando Culotte renverse notre monde dit « civilisé ». N'ayant pas la langue dans sa poche, étayant son propos d'exemples concrets, on en ressort secoué. Un excellent livre qui invite à re-penser notre place dans le monde et à suivre Commando Culotte.
Lien : https://tempsdelivresdotcom...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Laureneb
  12 mars 2019
Une très bonne analyse de filmés/séries de la pop culture ou de la culture geek par le biais du genre et des représentations. Comment s'identifier à des héros, quand ce ne sont que des hommes, blancs, beaux et forts ? Les femmes sot sous-représentées, mais aussi les personnes de couleur, les gros, les membres des LGBT. On peut adorer Game of Thrones, mais regarder de façon critique la représentation des femmes et des minorités. Ce livre est la pilule de Matrix qui fait voir les choses autrement !
Commenter  J’apprécie          20
Prudence
  07 février 2018
Intéressant mais je déteste les dessins : c'est brouillon, moche, bizarre, les couleurs sont horribles et l'écriture est parfois presque illisible : tout tremblant, pas écrit droit, irrégulier… Tout ce qui est de l'ordre du design ça ne passe pas.
Par contre les messages, les textes, sont plutôt bien. Il y a parfois des morceaux de texte en anglais non traduits.
J'ai plutôt apprécié le contenu et détesté le contenant.
Préface de Mar_Lard
Commenter  J’apprécie          53

critiques presse (3)
BoDoi   07 septembre 2016
Cette œuvre, grâce à l’humour, à l’équilibre texte/dessin, à la couleur, grâce à sa légèreté et à son enthousiasme, est indispensable et à glisser entre toutes les mains, comme moyen de développement de l’esprit critique.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Bedeo   18 avril 2016
L’ouvrage à ce grand intérêt de nous ouvrir les yeux sur un monde pitoyablement gonflé à la testostérone et de nous interroger sur les changements que nous voulons dans notre société …
Lire la critique sur le site : Bedeo
BullesEtOnomatopees   03 mars 2016
Commando Culotte met à la portée de tous des réflexions complexes, avec humour et férocité. L’album de Mirion Malle doit être partagé et lu, parce qu’il rend un peu plus intelligent et un peu moins dupe.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   07 octobre 2017
p.137.
En moyenne, en une semaine dans un couple :
93% ♀ / 50% ♂ ont fait la cuisine
83% ♀ / 52% ♂ ont fait la vaisselle
93% ♀ / 40% ♂ ont fait le ménage
73% ♀ / 9% ♂ ont fait le repassage

♂ : Ma mère, quelle sainte ! Femme au foyer, quel rôle merveilleux !

→ MAIS AU FINAL
♂ : Non mais bon c'est pas elle qui ramène à manger !!!

Le travail à la maison n'a aucune valeur monétaire ( 0€ ) → On attend des femmes qu'elles remplissent ces tâches, en les méprisant pour ça au passage.

♂ : Non mais c'est pas vraiment du travail !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
okkaokka   06 octobre 2017
p.80.
♀ : Au final, le résultat est qu'on croit moins (ou plus du tout) les Victimes.
♂ : Sur 75 000 viols par an, seulement 10% des victimes portent plainte ?! Pourquoi pas plus ?

Déjà, parce qu'elles sont rarement crues.
👮 : Je suis pas sûr que la justice verra ça comme ça !
→ C'est un cercle vicieux...

Ensuite, parce que c'est un processus épuisant :
👮 Vous étiez habillée comment ? Vous êtes sûre de pas avoir dit oui ?
→ L'accueil par la police laisse souvent à désirer, et du coup est très difficile à vivre...

Seulement 3% de plaintes finissent par être jugées en court d'assises.
👨‍⚖️  : C'est partit pour 3 à 5 ans de procédure !!

- Tu vas pas un peu loin ?
- Tu l'as un peu cherché...
- Tu vas ruiner sa vie !
- C'est pas vraiment du viol !
Pendant cette longue et éprouvante période, le soutien extérieur n'est pas garanti → remise en cause.

De plus une femme qui croit aux mythes sur le viol aura moins tendance à porter plainte.
> Ça s'est pas passé dans une ruelle sombre...
> C'était pas un inconnu mais mon copain...
> Y'a pas eu de violence physique (« S'il te plaît ! Sinon je me tue !! »)
> C'était probablement pas un viol...

Et bien sûr, l'horrible mythe de « La fausse accusation de viol » finit de les décrédibiliser. C'est très rare. Plus de gens mentent sur des vols que sur le viol, et devinez qui est accusé de mentir le plus souvent ?

Et faut-il préciser que si l'accusé est « sympathique »... L'opinion plublique se range souvent de son côté ?
Par exemple, dans le cas de célébrités, comme lorsque Polanski a été accusé de viol sur une mineure droguée...
♂ Costa Gàvras : 13 ans ? Elle en faisait 25 !

Affaire de Steubenville
♀ : Oui ils ont violé et photographié une fille... Mais ça va ruiner leur vie !! Snif !!
Ou encore quand les accusés sont de jeunes hommes blancs aisés...

CIMER LA CULTURE DU VIOL !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
okkaokka   06 octobre 2017
p.82.
Pour contrer la culture du viol :
♀ Il faut déjà commencer par arrêter de rejeter la faute sur les victimes !
« Vue sa tenue elle demandait que ça ! » → NON
« Il fallait pas boire autant ! » → NON
« Surveille bien ton verre ! » → NON

Il FAUT apprendre aux garçons À NE PAS VIOLER + détruire les mythes sur le viol

Ça passe aussi par traiter correctement les affaires de viols. ARRÊTER D'UTILISER DES TERMES BIASÉS
📰 Journal : Un amour passionnel mais à sens unique

♂ : « Je ne pensais pas que je faisais du mal : Ouin » 
ARRÊTER DE NE DONNER LA PAROLE QU'À L'ACCUSÉ

ARRÊTER D'ACCUSER LES VICTIMES :
« Bla bla bla l'air provocateur de la jeune fille bla. » (13 ans ?)
ENTRE AUTRES. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
okkaokka   06 octobre 2017
p.58-9.
Un exemple concret :
LE VIOL :
Quand on dit :
♂ : « Tu vas te faire violer comme ça ! »

On sous entend parmi d'autres choses :
> Les garçons ne savent pas se contrôler
> ce sont des bêtes

Donc (récapitulons) : Le PATRIARCAT dit :
« Je pense que les hommes ne sont pas asez intelligents pour se contrôler. »
Les féministes combattent le patriarcat. Les féministes combattent les préjugés :
♀ : Quoi, nous ? Ah ben on pense que les hommes sont des êtres humains comme les autres...
♀ : Doués de raison, de réflexion, tout ça...

CEPENDANT
♀ : C'est quand même un réflexe exagéré et hyper égoïste. Contrairement aux oppressées, les « dominants » gagnent quelque chose à remplir ces « conditions » : Leurs Privilèges.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
okkaokka   06 octobre 2017
p.134-5 .
Masculin/ Féminin.
On vit dans une société qui valorise les hommes, et, du coup les valeurs dites MASCULINES → Les valeurs attachées au pouvoir sont celles qu'on attache à la masculinité, et plus particulièrement à une masculinité blanche, bourgeoise et hétéro.
Force – argent – autorité – séduction – prise de risque – ambition – etc.

J'en parlais dans ma note sur Barbie et Musclor, ces valeurs créent des injonctions à la virilité pour les garçons.
♂ « Pfiou » (fatigué de courir)
♂ « Han la femmelette ! »

♂ : Mais si je remplis la plupart de ces conditions... Je reçois des privilèges !
♀ : Eeeh oui, car dans une société patriarcale l'important c'est de ne pas ressembler à une fille. TOUTES les valeurs que la société a attachées à la FÉMINITÉ sont dévalorisées. La beauté. Ou la grâce, par exemple.

[…] → Plus globalement, tout ce qui est considéré comme féminin est vu comme faible ou futile, immature.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Lire un extrait
autres livres classés : féminismeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Autres livres de Mirion Malle (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Livres et Films

Quel livre a inspiré le film "La piel que habito" de Pedro Almodovar ?

'Double peau'
'La mygale'
'La mue du serpent'
'Peau à peau'

10 questions
5182 lecteurs ont répondu
Thèmes : Cinéma et littérature , films , adaptation , littérature , cinemaCréer un quiz sur ce livre
.. ..